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Je réponds enfin à cette question

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Je réponds enfin à cette question

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous soyez prêts et prêtes à affronter la queue de l’ouragan qui frappera bientôt à nos portes. Pour ma part, rien ne me fait peur. Ni les démons des enfers, ni la foudre et encore moins tout ce que l’on nous annonce dans les nouvelles dignes des histoires de l’Apocalypse. J’en ai vu d’autres. Croyez-moi sur parole !

Ceci écrit, une de mes amies et poétesse m’a posé cette question bien légitime. Comment puis-je écrire via un ordinateur en l’absence de mains pour utiliser un clavier ? Il s’agit là d’une question qui mérite d’être répondue une fois pour toutes. Vous me direz sans aucun doute que toutes les questions se posent. Hé bien, détrompez-vous. Il y a des questions à laquelle on m’a posé qu’elles m’ont douté de manière très sérieuse de la bêtise humaine. Des questions que je me refuse de retranscrire ici dans un souci de respect envers moi-même. Et je n’exagère aucunement.

Tout d’abord, prenez note que je suis un homme ayant deux défauts majeurs. Je suis extrêmement orgueilleux et d’une rancune sans précédent. Toutefois, si je n’avais pas ces deux défauts majeurs, il est fort possible que je n’aurais pas fait la moitié du chemin que j’ai réalisé jusqu’à maintenant. Par exemple, cela m’a pris plus de 57 ans à accepter d’utiliser une chaise roulante pour mes déplacements chez-moi malgré les nombreuses blessures à mon moignon. Cependant, je compte bien crever avant d’être obligé de l’utiliser lors de mes déplacements à l’extérieur de chez-moi. Je préfère être vu debout qu’assis. Que voulez-vous ? Je suis fait ainsi.

Ensuite, pour ce qui est de ma rancune, cette dernière m’a permis de rendre coup pour coup lorsque le respect de ma personne a été bafouée par des individus sans scrupule, voire immoraux, en quelques occasions rarissimes. Il faut savoir par où je suis passé pour arriver à me comprendre.

Enfin, je tente par tous les moyens de vivre une vie des plus normale qui soit avec mes limites physiques. Des limites que j’ai, selon mes proches, outrepassées de manière fort étonnantes. Là encore, j’en ai travaillé un bon coup.

Bon, je reviens à ma question : Comment puis-je écrire via un ordinateur en l’absence de mes mains pour utiliser un clavier ? Tout simplement en utilisant mes deux bouts de bras. Exactement comme vous le faites avec vos dix doigts. Et, ma fois, je tape assez vite compte-tenu des circonstances. Il en est ainsi lorsque je mange, je prends ma douche etc. Oui, vous pouvez imaginer que j’en ai fait des efforts pour en arriver là. C’est un fait. Je reconnais que je ne suis guère le seul à vivre pareilles situations. Mais je refuse de manière catégorique d’être comparé à un autre tout comme celui-ci n’a pas à se comparer à moi. Chaque être humain a son chemin à réaliser selon son propre niveau. Car comme dit si bien un adage hindou :  » Vaut mieux accomplir son karma de manière imparfaite que d’accomplir celui d’un autre de manière parfaite « .

Je vous remercie de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais de Québec au Canada

La Sérénité

Sérénité
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

La Sérénité

La sérénité est un art à cultiver au jour le jour. Un métier à tisser où l’on doit sans cesse se remettre à la tâche. Car n’oublions pas que depuis la nuit des temps, l’être humain se submerge lui-même de multiples pensées négatives qui l’éloignent de sa véritable nature. Celle d’être en harmonie avec lui-même.

Je vous souhaite d’être sereins partout et en tout temps. Ne nous laissons pas submerger par les démons qui polluent nos esprits.

Bonne journée tout le monde

Rolland St-Gelais de Québec

Une question cruciale

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Une question cruciale

L’amour est semblable à un coup de poker.
Parfois on peut tout gagner ou bien tout perdre.

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon coeur que vous allez bien en ce début du mois d’août et que la vie soit bonne pour vous. De mon côté, je profite de chaque instant qui s’offre à moi. D’ailleurs, j’ai la chance de vivre dans l’une des plus belles villes d’Amérique. En effet, la ville de Québec a de nombreuses particularités dont celle d’être le berceau de la présence française tant au Canada qu’aux États-Unis et, fait intéressant è noter, de posséder la plus vieille église de tradition catholique en sol canadien. Que puis-je écrire d’autres ? Tout fait de Québec un lieu où il fait d’y vivre. J’aime ma ville, ma province et ma nation. Une nation qui a su lutter contre vents et marées pour préserver son identité sans pour cela rejeter l’autre dans sa différence, mais d’y voir un enrichissement potentiel pour l’intérêt commun.

Une question crucialeVous avez certainement remarqué l’utilisation du verbe aimer dans le précédent article. Certes, nous pouvons aimer une chanson, un lieu, un état d’esprit, un animal et, dans la logique des choses, une personne. L’on peut aimer de manière si intense dans le temps et l’espace que le sentiment d’un amour dit en grecque classique agapes passe à un amour de plus en plus intime pour se transformer en éros. Il n’en demeure pas moins que la notion même d’aimer apporte son lot de questions dont la plus importante d’entre toutes. En effet, que signifie donc aimer ? Voilà la question cruciale que votre humble serviteur tentera de répondre du mieux qu’il le peut. Soyez rassurés que je n’oserai jamais prétendre posséder la connaissance infuse. Après tout, je ne suis qu’un simple mortel devant l’éternité comme chacun d’entre vous.

Bien des chansons sur l’amour figurent parmi les plusSouffle du vent belles des répertoires des langues qui sont parlées, voire chantées dans ce cas-ci, sur la terre. On a qu’à penser à La vie en rose d’Edith Piaf ou bien celles composées par les Beatles ou encore Elvis Presley et bien encore d’autres pour se rendre compte que l’amour a fait rêver plus d’un chanteur, d’un poète ou un romancier. Mais, pourquoi donc? S’agirait-il d’une parcelle de divinité chez l’être humain ou plutôt la nécessité de survie qui pousse ce dernier à aller vers l’autre au point de s’unir tant sur le plan physique que spirituel? Ne serait-ce pas plutôt la crainte de se retrouver seul face à soi-même qui nous incite à trouver ce que l’on appelle dans le jargon populaire l’âme-sœur? Et, pourquoi pas, l’amour naitrait-il pas d’une construction mentale qu’on se fait soi-même de la personne aimée?

Remise en questionSelon moi, la réponse se trouve autant dans l’une ou l’autre de ces questions. Tout d’abord, nous construisons notre propre image de l’être que nous avons choisi d’aimer. C’est d’ailleurs un choix qui se fait à chaque instant de notre relation avec celui-ci. Une telle image peut être une source d’admiration quasi sans limite chez l’individu l’amenant parfois dans des situations potentiellement dangereuses. Voilà pourquoi la devise selon laquelle l’amour rend aveugle prend tout son sens. Cependant, force est de constater que l’amour qui se construit de manière quotidienne avec tous les hauts et les bas de la vie peut élever les personnes qui partagent un tel sentiment l’un envers l’autre à des sommets peu connus pour un grand nombre d’entre nous. Ici, l’amour passion s’est graduellement métamorphosé en un amour entre deux êtres spirituels. Un tel cas démontre bien que l’amour véritable est d’une certaine manière une parcelle du divin chez l’être humain. De la même façon que la haine serait un germe démoniaque en la personne qui en est atteinte. Vous comprendrez ici que de telles expressions sont de simples métaphores pour tenter autant que possible d’expliquer la réalité.

Passer sous silence la nécessité de survie qui pousse l’être humain vers l’autre au point de s’unir avec lui tant sur le plan physique que spirituel serait sans contredit une grave erreur de ma part. En effet, nul être en ce monde ne peut prétendre vivre en totale autarcie. Le besoin d’aller vers l’autre est tout aussi essentiel que de boire, manger et respirer. Ce qui est encore plus le cas en ce qui concerne le besoin d’aimer et d’être aimé. Bon ! Il est tout de même vrai que le désir de s’unir sur le plan strictement charnel varie grandement d’un individu à un autre mais sans un tel désir aucune, j’ai bien écrit AUCUNE société n’aurait pu voir le jour. Qu’on le veuille ou non tout, absolument tout, est une question de survie et pour se faire tout est bon, à plus forte raison, le désir d’être aimé et d’aimer. Voulez-vous détruire une personne de manière réellement efficace ? Empêchez-la d’être aimée et d’aimer. Le résultat vous étonnera.

À une époque où le poids effarant de la solitude pèseQue la musique est terminée sur une population de plus en plus vieillissante, la crainte de se retrouver seul face à soi-même se fait sentir chez un nombre impressionnant de nos contemporains. D’ailleurs, nous n’avons qu’à lire les rubriques de nos quotidiens dans lesquelles on raconte la découverte de cadavres de personnes vivant seules dans les centres urbains pour se rendre-compte que l’absence d’amour est le lot de nos sociétés dites civilisées. Le désir d’aimer, parfois coûte que coûte, incite plusieurs d’entre nous à trouver ce que l’on appelle dans le jargon populaire l’âme-sœur auprès des sites de rencontre qui pullulent sur le web. Est-il utile de préciser que le danger d’y trouver quelques beaux parleurs, incluant les membres de la gente féminine, y est fort présent? Fort heureusement, certaines des plus belles histoires d’amour y sont nées. Comme quoi tout est encore possible en ce monde.

AdonisEnfin, je désire résoudre cette question : pourquoi l’amour naitrait-il pas d’une construction qu’on se fait soi-même de la personne aimée? N’oublions pas que le sentiment amoureux prend ses origines dans la psyché de l’individu. Il aime bien souvent malgré lui souvent sur un coup de foudre lequel peut tomber dans l’eau la plus froide mais qui, parfois, peut être à la source d’un amour construit lentement mais sûrement sur le roc. Ce qui est d’autant plus vrai avenant le cas où le coup de foudre est réciproque chez les personnes concernées. Comme quoi Cupidon peut faire des miracles.

Miracle? Voilà en un ce seul mot ce que signifie le sentiment amoureux. Mais c’est aussi un don de la vie. Un don qui a permis aux hommes et aux femmes de traverser les époques, les siècles et d’être encore présents sur cette terre. Aussi longtemps que le désir d’aimer et d’être aimés habitera dans le cœur de l’humanité cette dernière sera capable, à l’image de la foi, de déplacer des montagnes.

Je vous souhaite beaucoup d’amour.

Merci de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Photos de nudité artistique réalisées par :

G.B. d’Allemagne : Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Rick B. d’Allemagne : DeviantArt https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

 

 

Remise en question de juillet 2019

Remise en question
Photo par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Remise en question de juillet 2019

Parfois il est nécessaire pour notre bien-être de faire des remises en question sur le parcours de notre vie. Cela fait maintenant plus de 21 ans que je vis dans la belle vie de Québec. J’ai, vous devez vous en douter, vécu une multitude d’activités et d’expériences en tout genre. Des expériences qui me feraient plaisir de vous raconter et d’autres que je préfère, pour une question bien personnelle, garder pour moi.

J’ai rencontré des gens super sympas et d’autres moins. J’ai vécu des hauts et des bas comme chaque être humain qui vit en ce monde imparfait mais parfait dans ses imperfections. J’ai eu de la peine comme d’autres en ont eu à cause de moi. Je ne peux hélas revenir dans le passé. Pourquoi le ferais je puisque c’est ainsi que l’on apprend de la vie? Ne dit-on pas que l’on apprend davantage de nos erreurs et de nos échecs que de nos bons coups et de nos succès?

Aurais-je pu faire mieux depuis que je vis à Québec? C’est fort possible. Aurais-je pu avoir d’autres objectifs que d’être modèle nu pour des écoles d’art et des ateliers en art? C’est possible. Aurais-je pu faire autre chose que d’enrichir mon blog artistique ? C’est aussi fort possible. Aurais-je pu faire ceci au lieu de cela? Tout est possible également.

Mais une chose est sûre. Ce que je suis et ce que j’ai fait, je l’assume pleinement. Pourquoi donc me diriez-vous? Tout simplement parce que cela a fait en sorte d’être le RollandJr St-Gelais qui vit en ce moment même.

C’est vrai. J’aurais pu être meilleur et faire mieux. Cependant j’aurais pu faire pire et être moins bon.

Merci infiniment de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais de Québec

Les séances de nudité artistique au C.E.G.E.P. de Drummondville : Pour clarifier les choses

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Les séances de nudité artistique au C.E.G.E.P. de Drummondville : Pour clarifier les choses

Bonjour tout le monde,

57459364_10156433294517523_3892926286573600768_oJe profite de cette journée pluvieuse pour vous expliquer le déroulement d’une séance qui m’a grandement surpris tant par l’accueil que par l’ouverture d’esprit de la part des étudiantes du cours de dessins de modèles vivants au sein du collège d’enseignement général et professionnel de Drummondville. En effet, je crois utile de développer davantage sur la journée où j’ai servi de modèle vivant pour les groupes concernés dans le cadre d’une telle activité.

Une telle initiative vient de ma volonté de clarifier56242481_10156413336567523_4275342366358896640_n certains aspects liés à une telle activité au sein d’un collège d’enseignement. Tout d’abord, la définition même d’un collège d’enseignement diffère énormément entre ce qui se trouve en Europe et ce qui existe au Québec et même du reste du Canada. C’est ainsi que le Québec a créé à la fin des années 1960 un réseau d’institutions d’enseignement afin de préparer de manière plus adéquate les étudiants et les étudiantes ayant complété leurs secondaires, l’équivalent du lycée en France, à entrer dans le milieu universitaire. Qui plus est ! De telles institutions offrent aussi à leurs élèves de poursuivre leurs études dans un domaine plus aptes à répondre à leurs capacités intellectuelles. C’est ainsi que l’on peut y retrouver des cours de techniques répondants davantage au marché de l’emploi en complétant une formation de trois ans au lieu des deux requis dans un cadre préparatoire à l’université.

IMG_20190405_163647Ensuite, il est important de retenir que le cours de dessins où votre humble serviteur a offert son savoir-faire en tant que modèle nu s’adresse avant tout à des élèves ayant déjà complété leurs cours secondaires et ce, depuis un temps assez long. De plus, chacune des poses que j’ai choisies a été élaborée à partir de mes réflexions sur deux éléments précis. En premier lieu, je devais tenir-compte de leur niveau de connaissance versus leur niveau d’expérience dans le domaine du nu artistique. Certaines d’entre elles, les classes étaient constituées de jeunes dames, possédaient déjà une expérience importante en pareille matière. En second lieu, je prenais toujours le temps d’une part, d’expliquer l’objectif de ma démarche auprès d’elles en début de chacun des deux cours, et, d’autre part, de leur demander de vive-voix et devant la professeure responsable du cours, de me dire si telle ou telle pose leur posait un quelconque problème en tout début desdites séances.

En tout temps, je réfléchissais à la pose choisie enIMG_20190405_165021 fonction de la durée allouée pour la réalisation du dessin. Ceci pouvait être en un simple croquis jusqu’à un dessin davantage élaboré. Que de fois m’étais-je dit en moi-même ? « Bon ! Celle-ci est-elle convenable ? Celle-là est-elle appropriée pour cette première heure ? Comment dois-je faire afin que chaque étudiante puisse travailler sur les mêmes angles d’approche en me rappelant qu’elles formèrent un cercle autour de moi ? Fort heureusement, avec un peu d’intelligence et en me souvenant de mes précédentes expériences, j’ai pu effectuer des poses qui répondirent à la perfection aux attentes de la professeure et au plus grand plaisir des étudiantes présentes en ces lieux.

 

56954320_10156413336467523_4126316819482935296_nJe ne le répéterai jamais assez souvent : Être modèle nu est avant toute chose une passion. Je dirais même une vocation tellement je suis imprégné par la libération que cela me procure d’être vu, connu, reconnu et apprécié non pas comme une erreur de la pharmacologie, ni une source de revenus pour des avocats qui ont flairé la chance de faire un bon coup d’argent. Une telle démarche me d’être bel et bien comme un homme certes différent en-dehors mais semblable en-dedans comme n’importe tel être humain.

Là encore, une telle réalité semble avoir été partagée par les étudiantes du cours de dessin pour lesquelles leur humble serviteur a donné le meilleur de lui-même. Merci infiniment pour cet échange pleinement vivant.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Soldat de bois

 

 

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Dessin réalisé à l’occasion de la journée de séances de nudité artistique au CEGEP de Drummondville le 4 avril 2019

Soldat de bois

 

Soldat de bois,
Où t’en vas-tu par-ci, par-là ?
Fier et droit vers les champs de bataille,
Tu n’as peur de rien même si rien n’en vaille.

 

Debout telle une blanche craie,
Qui aveuglément toujours obéirait,
Obéirait à son maître dévoué et à sa volonté,
Sans crainte de sa vie sur les champs de mars y laisser.

 

Soldat d’honneur et d’apparat,
Parcourant fièrement les villes et villages,
Pour éblouir les yeux des gens de tous les âges,
Ce que tu es beau ainsi, ce que tu es parfait comme ça.

 

Soldat appelé sous les armes ou bien de carrière,
Qui par une crainte ou bien par un choix ira à la guerre,
Deviendra peut-être un héros ou simplement de la chair à canon,
Et pour lequel on élèvera de flamboyants étendards et de nobles pavillons.

 

Soldat de chair ! Soldat de sang !
« Bravo pour ton courage » chanteront les troubadours.
Lorsqu’ils te louangeront en versant des larmes chacun leur tour,
Sous une marche militaire quand tu seras enterré près des grands d’antan.

 

Mais, réponds-moi avec franchise, cela en valait-il la peine ?
Pour ces nations de verser la dernière goutte qui coulait dans tes veines ?
Homme semblable à tous les autres sous tes habits tellement éblouissants,
Soldat pour un bref instant mais un simple être humain tout le temps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Croquer la posture

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Modèle nu ? Andrea P. de Montréal (Permission spéciale) Un projet artistique en toute intimité est prévu dans le courant du mois d’avril.

Croquer la posture

Bonjour tout le monde,

Je désire en ce premier dimanche printanier vous entretenir d’un sujet rarement développé au sein de mon blogue artistique et qui est de savoir croquer la pose. Il s’agit en l’occurrence d’avoir la capacité à transposer l’instantanéité de ce que l’on voit dans un cadre imaginaire afin de le faire apparaitre sur tout support visuel. Autrement dit, on croque la pose exactement comme si on croquerait une pomme pour en savourer le jus. Un jus qui coulerait doucement sur nos papilles gustatives afin de les faire vibrer d’émotions en tous genres.

En effet, les émotions sont chez l’être humain d’une diversité fort étonnante. Voilà pourquoi telle pose saisie sur le vif par l’artiste peut susciter tant la joie que la peine alors qu’elle peut aussi bien évoquer de tristes souvenirs. Un tel phénomène existe autant dans ce que l’on appelle « les natures mortes » que chez « le modèle vivant », notamment le nu intégral. Qu’invoque la vue d’une simple pomme sur un tableau ? Cela peut invoquer pour certains le conte de Cendrillon et pour d’autres une journée passé à la campagne lors de balade en famille. Ce qui est d’autant le cas en ce qui concerne la nudité artistique. Je pense notamment le cas où une photographie présente une certaine dose d’érotisme, de sensualité et de passion.

L’érotisme peut se manifester de manière très subtile, souvent à son insu, chez le modèle. Un écart entre les jambes, des lèvres légèrement séparées par un filet de salive suffit à susciter des émotions liées de près ou de loin à de tendres souvenirs amoureux. Il en est ainsi en ce qui a trait à la sensualité où souvent, très souvent, le regard du modèle suffit.

En ce qui concerne la passion, cette dernière est un outil majeur dans l’élaboration de poèmes et d’ouvrages littéraires. Il suffit de parcourir la littérature tant dans la langue de Molière que celle de Shakespeare pour se rendre compte de la véracité de mes propos. Par ailleurs, et sans vouloir me vanter, la majorité de mes plus beaux poèmes publiés au sein de mon blogue artistique ont été composés sous l’inspiration des photos où les modèles ont, de part leurs poses choisies, réussi à susciter les émotions les plus profondes chez votre humble serviteur.

Toutefois, il faut retenir qu’en dépit du professionnalisme du modèle et de sa recherche de l’excellence, cela ne servira à rien si l’artiste n’a pas réussi à croquer la pose afin de faire découvrir toute la saveur qui s’y cache au public concerné. C’est là une tâche plus facile à dire qu’à faire. Ici, seule une symbiose totale entre le modèle et l’artiste peut rendre possible la réalisation de faire vivre les gammes émotionnelles propres au genre humain. À cela s’ajoute une confiance mutuelle absolue entre les parties présentes, bien entendu.

Je vous remercie infiniment de votre attention.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je continuerai de …

Je continuerai de ...
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je continuerai de …

 

Aujourd’hui, j’ai décidé
De poursuivre mes rêves et ma destinée,
De reprendre enfin ma vie tel un nouveau-né,
Afin d’éviter de rejoindre le pays des regrets pour l’éternité.

 

Les pages de mon passé sont à jamais tournées,
Pour écrire des récits de ma nouvelle vie où je regarderai,
Assez de ces regrets, de ces chagrins et de ces funestes remords,
Tant que je serai en vie, nul est mon intention de nourrir le royaume des morts.

 

Ce jour est nouveau,
Car il est à mes yeux le plus beau,
J’ai décidé d’être pour toujours une femme affranchie,
Une femme libre de tous ces mensonges et toutes ces tromperies.

 

Malgré mes erreurs de jeunesse,
Celles qui en mon esprit me poursuivent sans cesse,
Celles qui m’ont enseigné l’art de l’empathie et de l’amour,
Puisqu’aucun être humain sur terre n’est parfait, et ce depuis toujours.

 

Je continuerai d’avancer sur ma route,
Avec mes erreurs, mes fautes, mes péchés et mes doutes,
Car c’est avec notre expérience et nos épreuves que l’on se construit,
Que l’on apprenne à s’élever, à se créer afin de mieux affronter la vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le soleil se pointe à l’horizon

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Séance photo avec Phylactère

Le soleil se pointe à l’horizon

Bien le bonjour tout le monde,

IMG_20181114_201609J’espère que vous, mes fidèles amis-es qui suivez le fil de mes publications, allez bien et que la vie soit belle et bonne pour vous. De mon côté, tout semble rentrer dans l’ordre tant au plan de la santé que celui de ma passion pour la nudité artistique. En effet, les derniers événements semblent indiquer que je suis sur la voie d’un rétablissement complet tout en ayant l’opportunité d’exercer ma passion de modèle vivant pour un collège d’enseignement situé dans la région des Bois-Francs au début du mois d’avril.

IMG_20190120_142959_502Je reconnais que de nombreuses questions émergèrent en mon esprit peu de temps après mon admission dans le centre où je suis traité depuis maintenant presque deux semaines. Qu’allais-je devenir suite à mon accident à mon bras gauche, celui qui est le plus utile dans mes activités quotidiennes ? Allais-je pouvoir vaquer à mes occupations ? Allais-je pouvoir rédiger mes articles de manière assidue comme je le faisais avant la date fatidique du 23 décembre où j’allais presque embrasser un trottoir suite à une chute causée par une plaque de glace qui avait échappé à ma vigilance ? Et, le plus important, allais-je pouvoir participer de nouveau à des séances en tant que modèle vivant (nu intégral) comme j’étais habitué de le faire ?

Ces quelques questions, comme bien d’autres, meIMG_20190203_095527 trottèrent en mon esprit lors de la première nuit de mon admission. Je l’avoue, sans aucune honte puisque je suis  qu’un simple être humain, qu’une réaction bien étrange avait surgi en mon fort intérieur et qui se traduit en cette toute petite interrogation :  » N’avais-je pas assez de ma situation physique à assumer sans avoir en plus vivre avec mon bras gauche hypothéqué ? Fort heureusement, la gentille infirmière m’a répondu avec une voix angélique : « Rolland, donne-toi une chance ! »

À bien y penser, elle avait bien raison dans son propos. Pourquoi n’aurais-je pas le droit de me donner la chance d’aller vers l’avant et ce, selon mon rythme ? Pourquoi devrais-je absolument être un surhomme alors que je le suis pas et ne le serai jamais ? Pourquoi n’aurais-je pas le droit de me sentir faible une fois 11235251_676422929152119_142811643_odans la vie ? Par ailleurs, cette faiblesse momentanée a permis à vote humble serviteur de prendre de nouveau conscience chaque être vivant est avant toute chose un être de faiblesse et que l’invincibilité est sans contredit l’une des pires chimères qui ont embrouillé la vision sur la nature même des êtres vivants, en particuliers les humains. D’ailleurs, le Christ n’avait-il pas vécu cet état de faiblesse sur la croix ? Et, pourtant, il est le Fils de Dieu.

Comme la nuit ne dure pas éternellement, les rayons du soleil pointeront à l’horizon au bon moment. Certes, les situations de vie varient au fil des jours, des mois et des années. Personne en ce monde est épargnée par la vieillesse. Toutefois, on peut accepter cet état de fait et l’adapter à notre avantage tout en continuant de s’accomplir dans ce que nous aimons le plus. En ce qui me concerne, je me promets de continuer ce que j’affectionne le plus en dépit des jugements de certaines personnes qui seraient potentiellement choquées par ma passion qu’est la nudité artistique.

Et pourquoi donc selon vous ? Tout simplement parce que le soleil brille pour tout le monde. Pour ma part, le soleil se pointe à l’horizon. Un horizon qui se veut prometteur. Pour se faire, je dois absolument me donner cette chance. Celle qui me permettra d’avancer un jour à la fois. À la grâce de Dieu !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

La douleur

 

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Dessin réalisé lors de ma dernière prestation de nudité artistique en date du 15 septembre 2018 à Montréal

La douleur

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous et que la fin de la saison hivernale vous soit agréable. Pour ma part, je dois avouer qu’elle a été parsemée de surprises en tout genre, mais plus particulièrement sur un trait auquel je ne m’y attendais absolument pas. Un trait qui concerne la vision que l’être humain a d’une part, de ce qui l’entoure et d’autre part, de lui-même.

On parle souvent dans les médias sociaux d’amour, de romance, d’aventures parfumées à l’eau de rose et de bien d’autres sujets aussi légers les uns que les autres. Malheureusement, un sujet semble avoir été occulté par l’ensemble des médias de masse. Et, si on en parle, c’est souvent pour saluer la manière héroïque dont certaines personnes ont du l’affronter au cours de leurs vies. De quoi s’agit-il exactement ? Cela se résume en un seul mot : douleur.

Mais qu’en est-il vraiment ? Je parle ici de celle qui est présentée par les grands quotidiens, celle qu’on subit et que bien involontairement on peut faire subir aux autres et, bien entendu, celle que l’on s’inflige à soi-même. Il y a autant de types de douleur qu’il y a des gens sur cette terre. 

Il y a aussi la douleur que l’on éprouve dans des circonstances bien précises de notre existence tels que, à titre d’exemple, la maladie, les handicaps physiques ou mentales, les peines d’amour et la perte d’un être cher. Il y a aussi la douleur qui se manifeste lors d’un mauvais souvenir qui nous vient à l’esprit. Bref, vous vous doutez sûrement que la liste de tout ce qui en est la cause est presque infinie.

Pour ma part, je peux dire que la douleur et moi-même nous nous connaissons très bien puisque nous nous sommes côtoyés en maintes reprises au cours de ma vie. Une vie parsemée d’éléments parfois agréables et parfois qui le sont moins. Je pense notamment à celles causées par mes prothèses, à mes nombreuses opérations subies durant mon enfance, à celles liées par l’assassinat de mon frère aîné en 1972 et par l’image véhiculée dans un journal de sensation alors que je n’étais qu’un gamin âgé de 11 ans en 1973. Toutefois, est-il utile de mentionner les douleurs, les souffrances et les épreuves des gens que je côtoie en ce moment même dans un centre de réadaptation physique où je suis hospitalisé depuis déjà quelques jours ? Bref, je n’ose pas trop me plaindre de mon sort.

Il y a aussi celui de mon image corporelle que je ne peux en aucun cas négliger. Comment les autres le voient-ils ? En particulier les membres de la gente féminine ? Fait intéressant à noter, et à ce que plusieurs d’entre elles m’ont affirmé, la manière dont je me présente en ayant aucun complexe rend possibles les liens amicaux avec mes pairs. Par ailleurs, c’est souvent ce que l’on croit percevoir chez autrui qui nous blesse et non pas la réalité en tant que tel.

Je pense à un exemple bien particulier pour illustrer de tels propos. En effet, c’est un peu comme si on m’attachait en ayant les yeux bandés dans un salon de massage érotique lors d’une séance sadomasochisme. Toutes les filles y seraient pour me voir souffrir et me faire souffrir. Mais, ici une question fondamentale se pose d’emblée. Qui leur permet d’agir de la sorte? Celui qui écrit ces lignes et nul autre que lui-même. Il en est ainsi dans de nombreux domaines de la vie. Les domaines amoureux, de travail et de famille en sont des exemples parfaits.

C’est un fait indéniable : L’individu est plus souvent qu’autrement l’instigateur de son malheur. N’allez pas croire que je réfute l’idée qu’il y a aussi de causes extérieures à notre souffrance. Les gens qui sont en services internes dans le centre de réadaptation où je suis n’ont certes pas choisi de vivre leurs situations souvent d’une gravité rarissime. Ce qui n’empêche pas que dans bien des cas nous-mêmes qui donnons à autrui la clé de tout ce qui nous détruit.

On peut, à l’instar de mon image précédemment montrée, avoir les yeux bandés afin d’éviter de voir la réalité. Mais, qu’on le veuille ou pas, c’est la réalité qui nous rattrape. Que pouvons-nous alors faire ? Je répondrais simplement à cette question par deux solutions certes drastiques, mais d’une efficacité éprouvée. En premier lieu, faire face à cette réalité et d’agir en conséquence, c’est-à-dire de prendre les moyens qui s’imposent et de foncer sans arrêt. Autrement dit,  » prendre le taureau par les cornes « . En second lieu, de faire sortir toutes formes de négativité dans notre vie. Ceci peut aller de se séparer de gens qui aspirent notre énergie jusqu’à faire un choix des lieux où nous avons l’habitude d’aller. Quels types de personnes nous enrichissent vraiment ? Quels genres de lieux peuvent favoriser une meilleure harmonie entre d’une part, nos valeurs les plus précieuses et d’autre part, les activités qui sont susceptibles de nous faire évoluer sur la route du bonheur véritable ? Ce sont-là quelques exemples où le négativisme peut être extirpé de notre vie.

Je vous souhaite en ce début du mois de février de trouver réellement ce qui vous convient pour votre plus grand bonheur. C’est, je crois, le meilleur souhait que l’on peut faire envers notre prochain. N’est-ce pas ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec