Archive | octobre 2020

La pauvre esclave enchaînée

La pauvre esclave enchaînée Poème de RollandJr St-Gelais Photo par par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-poor-slave-859488752

La pauvre esclave enchaînée

 

Je suis la pauvre esclave enchaînée,

Une esclave si dévouée à son maître adoré,

Et, parfois, s’il me le permet de ma maîtresse tant aimée,

Car de sa magnifique présence, j’en suis vraiment honorée.

 

Je suis et j’attends de recevoir ma correction,

Qui sera sûrement agrémentée par un long sermon,

Un sermon que je devrai écouter avec attention,

Car je devrais tirer de cet usage grande leçon.

 

Mais quelle faute ai-je commise pour mériter un tel châtiment?

Détrompez-vous! Une telle correction ne lui fait point plaisir assurément.

En fait, j’ai osé faire la cour à l’une de ses nombreuses servantes,

Qui possédait, ma fois, une de beauté fort étonnante.

 

Mais cette belle dame aux yeux d’azur et à la chevelure dorée,

À sa tendre épouse, elle était depuis toujours réservée.

J’attends donc de recevoir une douce fessée,

À laquelle assistera sa douce moitié.

 

Toutefois, j’aimerais bien recevoir de sa part une faveur,

Un privilège qui calmera quelque peu mes peurs,

Car avoir agi ainsi de regrets j’en pleure,

Que cette dame si jolie y soit en cette heure.

 

Je suis une esclave qui aime tant son maître,

Mais, qui devant une telle faute, j’en ressens un mal-être.

Puisse-t-il pardonner à son esclave qui est prête à tout lui donner,

Lui donner par amour car à lui seul elle lui appartient pour l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Soleil d’automne

Soleil d’automne Photo et poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Soleil d’automne

 

Derrière les arbres, je me suis caché,

Afin de cette rivière si calme l’admirer.

Écouter les rares oiseaux gazouiller avant de quitter,

Cet endroit où bien des gens se promenèrent tout l’été.

 

À l’ombre des arbres aux couleurs variées,

Inlassablement quelque chose allait piquer ma curiosité.

En ce temps ensoleillé, un air caressait mes joues devenues rouges.

Rouges comme les feuilles au gré du vent qui doucement bougent.

 

Me rappelant alors ce secret de ma défunte mère,

Qui quitta ce monde rempli d’amour malgré toutes les guerres,

Qui me disait que de toutes les saisons l’automne était la plus étrange,

Car c’est dans le ciel automnal que l’on peut voir les cheveux des anges.

 

Dansant dans le vent pour annoncer l’arrivé de l’hiver,

De cet hiver avec sa blanche neige et ses glaçons argentés,

Recouvrant maisons où jadis on offrait aux inconnus l’hospitalité,

Car pour bien des indigents période de joie devenait leur calvaire.

 

Elle me répéta souvent cette grande leçon,

Une sage pensée qu’elle me disait à répétition,

Afin de m’en souvenir aux instants de questions,

Au plus profond de moi j’entends alors sa lucide réflexion.

 

Souviens-toi mon fils que tu es un être éphémère,

Comme chaque être humain vivant sur cette terre,

Face aux normes tu naquis dans l’incertitude la plus totale,

Et pourtant tu relevas bien des défis à première vue fatals.

 

Il faut croire qu’un être dans le ciel veillait sur tes pas,

Car depuis longtemps on croyait que tu allais passer de vie à trépas.

Malgré cela, je suis en ce lieu où je contemple la beauté de la nature,

De tous ces êtres fragiles faits de plumes ou de fourrures.

 

Ô doux et précieux soleil d’automne,

Reste encore quelques jours parmi les hommes,

Ô doux soleil qui me regarde à travers ces branchages,

Réchauffe-moi car je vois bien que malgré tout j’avance en âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

En parcourant ce chemin

En parcourant mon chemin Photo et poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

En marchand simplement

En marchand simplement, je me suis rendu compte que rien ne pouvait être prévu pour le commun des mortels. Certes, l’être humain gagne le pain à la sueur de son front tout en faisant du mieux qu’il peut pour son avenir. Mais en réalité, seule la nature est la plus forte. Elle ne se préoccupe guère de ce qu’il arrivera car elle sait comment reprendre le dessus.

D’une forêt en flammes renaitront de jeunes pousses qui deviendront à leur tour des arbres splendides. Des rivières sortant de leurs lits nourriront le sol affamé. Des naissances succèderont aux décès des animaux jadis invincibles. Des feuilles aux couleurs d’automne laisseront leur place au manteau blanc de l’hiver lequel fondera au soleil printanier annonça la chaleur bienfaitrice de l’été. C’est la roue qui tourne de son mouvement perpétuel.

En marchand simplement, j’ai compris qu’il y a une multitude d’autres chemins. Des chemins dont seul celui qui s’y trouve en est responsable. Il fait avec ce qu’il y trouve et laissera au suivant ce qu’il en aura décidé. Voilà la responsabilité des actes de chacun face aux événements de sa vie et de la vie d’autrui.

En marchand simplement, j’ai compris qu’il y aura de nombreux lendemains. Des lendemains qui sont déjà dans le creux de nos mains. De nos mains vides de tout et pourtant remplies de tellement de possibilités. Des possibilités alimentées par nos rêves, par nos espoirs et par nos désirs.

C’est en marchand simplement que j’ai compris que c’est par ce cycle que la vie se maintiendra encore et encore.

C’est en marchand simplement que j’ai compris que je ne m’en fais pour rien.

Réflexion de RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Les oiseaux ont fait leur nid

Les oiseaux ont fait leur nid Photo et poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Les oiseaux ont fait leur nid

 

Par un beau dimanche après-midi,

Je suis allé me promener en oubliant mes soucis,

Pieds légers sur les feuilles multicolores des arbres tombées,

Sifflant allégrement un air de ma jeunesse que j’avais presque oublié.

 

Voulant admirer le paysage se trouvant devant mes yeux,

De cette rivière coulant paisiblement sous la douceur des cieux,

Je répondis à l’invitation de ce banc qui m’offrit de le retrouver,

Afin de mon âme en récitant une prière les mains jointes le calmer.

 

Levant les yeux pour le ciel bleu le contempler,

Je vis un message transmis par les dieux à déchiffrer,

Que pouvait bien vouloir dire à la cime de l’arbre ce nid suspendu?

 Allais-je survivre à l’hiver au manteau blanc une fois qu’il sera venu?

 

Car je sais bien que j’avance en âge,

Pourrais-je faire encore d’autres voyages?

Maintenant que les maux accablent mon corps vieillissant,

Et que le poids des années de labeur brise mes os bien lentement.

 

C’est alors que j’ai du sens de ma vie enfin compris,

En tant qu’être humain face à la loi de la nature je suis soumis,

Puisque bon an mal an j’ai fait tranquillement mon humble logis,

Et que je devrais à mon tour tels ces oiseaux quitter à jamais mon nid.

 

Les oiseaux font leur nid dès le printemps malgré leurs peurs,

En fondant une joyeuse famille malgré le climat et ses rigueurs,

En gazouillant avec entrain à l’abri d’un arbre tout de vert vêtu,

Sachant qu’au bon moment ils partiront vers une contrée inconnue.

 

Ainsi est la loi ultime écrite depuis l’aube des jours,

Sans jamais avoir dérogé un seul instant et depuis toujours,

Nous sommes de passage sur cette terre aux multiples visages,

C’est de tous les préceptes transmis par nos ancêtres le plus sage.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Qu’est-ce qu’il y a dans ta tête ?

Réflexion de RollandJr St-Gelais Photo par l’extraordinaire Jenovaxlilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/what-s-in-your-head-858774965

Qu’est-ce qu’il y a dans ta tête ?

 » Écrire! Écrire encore et encore ! Écrire de nouveau ! Écrivez pour vivre ! Écrire pour exister ! Écrire comme je respire, comme le sang qui coule dans mes veines. Écrire ce que je pense, ce que je n’ose pas dire ! Écrire ce que j’aimerais réaliser, faire autrement. Écrire ce qu’il y a dans ma tête afin d’éviter le pire…  »

De RollandJr St-Gelais de Québec au Canada