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Voici la lumière

Voici la lumière Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/There-is-light-890349403

Voici la lumière

 

Toute la nuit, à toi, j’ai pensé.

Attendant le soleil se lever,

Afin de mes tristes pensées,

Je les laisserai se disperser.

 

Dans la fraîcheur,

De la nuit sans peur,

Je n’ai pas vu filer les heures,

Car, vers moi, viendra le bonheur.

 

Légèrement vêtue,

Je déambulais pieds nus,

Regardant par la fenêtre les nues,

Croyant du regard une biche avoir vu.

  

Dans le calme de la forêt endormie,

Je suis sortie en évitant de faire du bruit,

Marchant sur la pointe de mes pieds telle une souris,

Quand, soudain, quelques rayons de soleil, je vis.

 

Quels bienfaits que fit dame nature,

De cette rivière où coule une eau pure,

De cette forêt où passent de magnifiques créatures,

De ce lieu où se dégage la sérénité la plus sûre.

 

Mais le bien le plus beau, le plus précieux.

Qui pénètre jusqu’à la profondeur de mes yeux,

C’est cette tendre lumière que m’offrent les cieux,

La lumière de mon ami au cœur si simple et si généreux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tant de désir tant de plaisir

Tant de désir tant de plaisir
Tant de désir tant de plaisir par RollandJr St-Gelais Photo DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Tant de désir tant de plaisir

 

Coucou ma chérie,

Je suis arrivé pour cette nuit,

Après un long voyage en train,

Dont je n’en voyais pas la fin.

 

Il n’y a pas grand-chose à faire,

Dans un train de nuit où la règle est de se taire,

Alors je me suis assoupi en rêvant de ton corps de tentatrice,

Ne point t’avoir à mes côtés me rendait un peu triste.

 

Qu’à cela ne tienne !

Car bientôt cette nuit tu seras mienne.

Je sentirais lentement la douceur de ta peau,

En admirant avec tendresse tes yeux si beaux.

 

Le train est arrivé à destination,

Je descends sans me poser de question,

Tiens ?! C’est étrange la pluie commence à tomber,

Alors que le ciel est toute illuminé par un firmament étoilé.

 

Tu n’as de cesse d’être en cet instant dans mes pensées,

Imaginant le moment où dans ton lit, je me glisserai.

Comme de fidèles amants longtemps séparés,

Attendant le bon moment pour s’aimer.

 

Arrivé à la porte de ta demeure, j’ouvre sans faire de bruit.

Malgré de te faire l’amour, j’en éprouve une telle envie.

Regardant l’horloge suspendue, il sera bientôt minuit.

Tout semblait si calme alors qu’au loin j’entendis.

 

J’entendis un souffle de plus en plus rapide,

Ressemblant aux bruits des cours d’eau en leurs rapides.

Allant doucement vers ta chambre où j’imaginais cet instant de délice,

Où nous allions vivre ces gestes de tant d’amour et de vices.

 

Tu me regardas sans te préoccuper de ma présence,

Tandis que j’admirais ta beauté preuve de l’excellence,

Sans dire un mot, je t’ai fait le plus beau de mes sourires.

J’ai souris pendant que tu gémissais de tant de désir de tant de plaisir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce lit où tu dormais

Et tu dormais
Ce lit où tu dormais Poème de RollandJr St-Gelais Source la photo : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Img-8-830407252

Ce lit où tu dormais

 

De retour de mon travail, je voulais te dire comme je t’aimais,

Te dire qu’à mes yeux la plus belle femme tu étais,

Celle que la vie m’a permis de rencontrer,

Celle que la vie m’a permis d’épouser.

 

Je t’ai rencontrée près du pont des soupirs,

Dans le pays de mes origines, de chaleur et de rires.

Là où nous sommes nés où nous avons grandi avant de le quitter,

Pour un avenir meilleur dans ce pays de nos terres tellement éloignées.

 

Tu m’as demandé de t’épouser malgré ma précarité,

Tu savais que la lune jamais je ne pourrais te l’apporter,

Mais que maintenant et pour toujours je te serai fidèle.

Car à mes yeux, tu resteras à jamais la plus belle.

 

Voyant les incertitudes en ce pays ravagé par la guerre,

Nous sommes partis pour ce pays au nord du nouveau continent.

Pour y fonder famille avec une marmaille qui t’appellerait maman,

Nous y sommes partis la vague à l’âme et le cœur gros sans regarder en arrière.

 

Aussitôt arrivés, nous avons déniché un toit pour nous y loger.

Un boulot qui pour un homme si étranger n’était pas si mal payé,

Se contentant de peu, tu veillas à ce que nous ne manquions de rien.

Alors de moi je travaillais du crépuscule jusqu’au petit matin.

 

C’est en revenant de mon travail que je suis passé prendre quelques fleurs,

Quelques fleurs pour te manifester grâce à toi tout mon bonheur,

J’avais si hâte de pouvoir te les offrir et de voir ton beau sourire,

Car en ce pays je trouve comme il fait bon d’y vivre.

 

Je suis entré sur la pointe des pieds,

Car je craignais nos voisins les déranger.

Je suis allé les déposer sur la table du salon,

Faisant attention de ne point faire de bruit comme de raison.

 

Ressentant la quiétude angélique de ce matin d’été,

Dans la chaleur de notre lit, j’ai décidé d’aller te retrouver.

Te retrouver dans le confort de tes bras qu’à chaque instant je savourais,

Dans ce lit que je te regardais avec tant d’amour, ce lit où tu dormais.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Jamais je n’aurais pensé

Par une journée
Jamais je n’aurais pensé Poème de RollandJr St-Gelais de Québec DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Jamais je n’aurais pensé

 

En cette journée,

Je me suis promenée,

Allant ici et là selon mon gré,

Point de sommeil, inutile de rester couchée.

 

Dans le calme de cette matinée,

En ce parc joli, j’y suis allé me balader.

Près de l’étang calme, je me suis installée.

Sans faire de bruit afin de ces cygnes les admirer.

 

Eaux paisibles, je me suis tellement reposée.

En écoutant les oiseaux dans les arbres chanter,

Chanter leurs mélodies que seul un dieu pouvait deviner,

Le sens caché de leurs gazouillis par le vent doux emporter.

 

Je suis restée là assise à regarder, à admirer.

Admirer la splendeur de la nature dans sa pureté,

Sans dire un mot, un mot de trop que j’aurais oublié.

Car à quoi bon briser la quiétude en ce lieu de tranquillité?

 

Mais avant d’aller au boulot pour y travailler,

Un charmant bel homme une faveur m’a demandée,

L’instant d’un moment, un souvenir de moi, il aimerait apporter.

C’est alors qu’avec un immense plaisir qu’à son souhait j’ai acquiescé.

 

Il prit sa caméra avec la douceur d’un homme expérimenté,

Pour, comme il me l’avoua, de ma féminité à jamais l’immortaliser.

Avec joie et satisfaction en mon cœur, je me suis laissé photographier.

Jamais je n’aurais pensé que cette journée allait ainsi commencer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai trouvé enfin le bon chemin dans le silence

J'ai trouvé un chemin dans le silence
J’ai trouvé enfin le bon chemin Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation par carmine_vision Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/find-a-way-in-the-silence-752003929

J’ai trouvé enfin le bon chemin dans le silence

 

Longtemps, j’ai cherché le bonheur,

À tous moments, que tu ries ou bien tu pleures.

Essayant de trouver une raison de vivre, d’exister,

Tentant de repérer une preuve d’être aimée et d’aimer.

 

J’ai connu de grands sages,

En dévorant leurs nombreux ouvrages,

De ces philosophes cherchant à donner explication,

En mon être le plus profond je me posais tant de questions.

 

C’est en marchant près d’une clairière,

Que me vinrent les paroles de ma tendre mère,

Souviens-toi ô ma fille, ô ma petite chérie, de ceci :

Va dans la forêt pour y trouver du repos, un peu de répit.

 

Écoutes bien le vent et le chant des oiseaux,

Tu comprendras jusqu’à tel point tout y est beau.

Couches-toi à un endroit où tu t’y sentiras confortable.

Cherche un lieu où tu pourras t’étendre de manière convenable.

 

 Ne fait pas de bruit, je t’en pries.

Tends l’oreille et discernes ce que la nature te dit,

Ferme doucement les yeux et sens comme l’air est bon,

Sens le vent effleurer les branches qui dansent à l’unisson.

 

Vas-y ! Il n’y a pas de raison d’avoir peur.

Je serai toujours avec toi en pensées à chaque heure,

Je voulais tant te confier ceci dans le secret de ton cœur,

Que moi aussi je faisais face à ce monde fondé sur tant de leurres.

 

Tout comme toi, je me sentais si souvent désemparée.

Tout comme toi, je ne savais pas quoi faire pour être aimée.

Tout comme toi, je cherchais un refuge pour me sentir protégée.

Tout comme toi, loin de ces foules sans âmes, je désirais m’en éloigner.

 

Moi aussi à la fin de mon adolescence,

Que de questions sans répit brisèrent mon innocence,

Suivant simplement mon instinct de survie avec grande prudence,

C’est avec patience que j’ai enfin trouvé le bon chemin dans le silence.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada