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La splendeur du corps masculin

La splendeur du corps nu masculin
La splendeur du corps nu masculin Texte de réflexion de RollandJr St-Gelais Photo par John K. Source : https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Big-Toe-840181479

La splendeur du corps masculin

Bon début de semaine tout le monde,

Comment avez-vous passé ce début de mai ? Pour ma part, ce fut jusqu’à maintenant tout à fait merveilleux surtout avec ce magnifique soleil qui resplendit de tous ses rayons lesquels nous irradient de leur chaleur si bienfaitrice. Vous ne pouvez pas savoir jusqu’à tel point j’apprécie chaque instant de la vie. Une vie avec des hauts et des bas et toute une panoplie de couleurs qui la rendent à la fois si riche et si intéressante. Enfin bref, une vie qui me convient à la perfection puisque j’ai la chance de l’admirer dans toute sa splendeur. Et, entre vous et moi, il s’agit d’une chance qui est d’une valeur inestimable.

Parmi les éléments qui nous font apprécier la vie, la santé est sans contredit la plus importante qui soit. C’est bien beau d’avoir un compte de banque garnie, mais si nous ne possédons pas la santé, toute qualité de notre existence est sérieusement mise en doute. Cela va peut-être vous sembler être un cliché, mais posséder un physique attrayant est loin d’être négligeable, et ce toutes époques confondues. Reconnaissons-le ! Un physique qui répond aux critères de perfection véhiculés dans la société est d’une aide importante dans le succès social de la personne.

Or, le rôle du modèle vivant, surtout lorsque la nudité y est présente, est loin d’approuver une telle réalité. Bien au contraire ! Il s’agit plutôt de permettre tant aux artistes en herbe, voir ici les étudiants et les étudiantes en arts, que les artistes professionnels ou amateurs de travailler avec une variété de corps. Ceci a pour double objectif d’une part, d’exposer la réalité telle qu’elle l’est et, d’autre part, de parfaire leur maitrise dans leurs champs respectifs lesquels peuvent aller du dessin jusqu’à la sculpture en passant par la peinture et la photographie.

Il va de soi qu’il existe au sein de la société toute une gamme de corps allant des plus minces jusqu’aux plus « enveloppés » en passant par les plus grands et les plus petits en y incluant les divers types de teintes de peau sans oublier les attributs physiques plus ou moins visibles. La liste est ici loin d’être exhaustive, bien entendu. Toutefois, il m’est apparu nécessaire d’en glisser quelques mots dans cet article.

Or, il est notoire que la présence de modèles féminins semble être disproportionnée par rapport à celle des modèles masculins au sein des écoles d’arts. Bon ! Je ne suis pas ici pour faire des reproches à qui que ce soit puisque l’offre semble suivre la demande. C’est tout simplement une question de demande bien légitime. Cela ne m’empêche guère de trouver dommage qu’une telle situation ait lieu à notre époque. Une situation qui fait passer outre toute la splendeur du corps masculin, surtout si celui-ci répond aux critères de perfection actuels. 1

Que puis-je affirmer de la splendeur du corps masculin qualifié de parfait ? Tout d’abord, qu’il est justement parfait. Parfait par sa force physique. Parfait par sa prestance laquelle a permis la réalisation d’œuvres d’arts grandioses. 2 Parfait par sa beauté masculine à la fois bien différente mais égale de la beauté féminine. Ensuite, sa virilité témoigne d’une certaine manière par la force qui se développe au fil des ans jusqu’à son point culminant à l’âge adulte. Une virilité souvent insoupçonnée par le maintien du membre intime en état flasque. Un peu comme si un voile invisible serait déposé à cet endroit pour y maintenir une forme de pudeur symbolique. Enfin, la diversité des corps peut se manifester notamment par la teinte et la couleur de la peau du modèle. Certes, vous me diriez que cela peut être le cas chez le modèle nu féminin. Or, dans le cas présent, le modèle nu masculin a ceci de particuliers ; sa masculinité fait de lui un modèle souvent sous-estimé malgré toute la splendeur qui l’anime. Ce qui est encore plus le cas du modèle nu masculin de couleurs.

Mais, est-ce vraiment le cas ? Une telle question peut devenir un sujet à débat. Certes, je suis loin d’être un expert dans ce domaine. Cependant, je suis de plus en plus persuadé et ce, après tant d’années à chercher des sujets afin d’alimenter mon blogue artistique, en dehors de mes articles sur mon expérience de modèle nu, qu’il est rarissime de trouver des photos de modèles nus masculins et en particuliers si ces derniers sont de couleurs. Fort heureusement, il en existe quelques-unes de qualité exceptionnelle.

Je vous remercie pour votre attention.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

1. En tant qu’homme vivant avec un handicap physique visible, je suis conscient que de posséder un physique répondant positivement aux critères de perfection peut être un atout dans la réussite sociale, professionnelle et amoureuse. Il serait illogique, voir un peu hypocrite, d’affirmer le contraire. Néanmoins, cela ne m’empêche pas d’être heureux comme je suis et d’être content pour ceux qui ont un corps, disons-le, plus avantageux.

2. L’on a, à titre d’exemple, qu’à penser au David et à la Création d’Adam par le grand Michelangelo.

Un instant de faveur

L'instant de faveur
Avec la permission de mic-ardant de la France

Un instant de faveur

J’entre dans le vif du sujet en formulant cette question : Quel est l’instant le plus important lors d’une séance de nudité artistique ? Une telle question pourrait vous sembler superflue, surtout si vous parcourez mon blogue artistique depuis le 13 janvier 2016 date de sa création. Une date qui restera longtemps en mémoire puisque la création de ce blogue a été pour moi le point tournant d’une carrière formidable. Certes, je n’ai pas la notoriété d’un rock-star, ni d’un acteur de cinéma, mais il a permis de faire connaître mon corps, via sa nudité autrement qu’une simple erreur pharmaceutique.

Oui, je le sais bien. J’aurais pu choisir d’autres options plutôt conventionnelles selon les normes sociales établies. C’est un fait que je ne peux réfuter en aucun temps. Or, je l’ai choisi et j’assume mon choix pleinement et librement sans me justifier d’une manière ou d’autre autre. Toutefois, et c’est un élément majeur qui apporte un point positif dans un tel choix, cette carrière a favorisé la rencontre de gens formidables œuvrant dans divers domaines liés de près ou de loin à la nudité artistique. Je pense notamment à la peinture, la photographie, aux cours de dessins offerts dans les facultés, les écoles et les ateliers en arts. Aurais-je pu en dire si j’avais fait un autre choix? Permettez-moi d’en douter.

Néanmoins, et après avoir noté que jamais il n’a été question d’élaborer sur le moment le plus important lors d’une séance de nudité artistique, il m’a paru nécessaire d’élaborer quoique de manière concise sur le sujet. À vrai dire, trois points majeurs font de la période où je me prépare à affronter, si je peux m’exprimer ainsi, les regards des artistes qu’ils soient professionnels ou bien simplement amateurs.

En premier lieu, la confiance en soi est la pierre angulaire en cette période cruciale. J’ajouterais même que chaque vêtement enlevé ressemble d’une certaine manière à la couche protectrice de notre âme. N’oublions pas que chaque vêtement a sa propre importance que ce soit les souliers, le gilet, le pantalon et tout le reste. Pour sa part, le peignoir demeure le dernier rempart contre les regards des gens présents.

En deuxième lieu, savoir quoi offrir et comment l’offrir constituent, à l’image d’un menu de restaurant, ce dont les personnes présentes en ce lieu ont le droit de s’attendre non seulement d’une telle activité mais encore plus de ma participation. Autrement dit, je dois connaître à la perfection les poses choisies tout en ayant une idée suscitant la créativité envers mes convives. Pour se faire, un travail de longue haleine est souvent nécessaire même si tout peut se jouer au moment où je me retrouve derrière le paravent.

En dernier lieu, est-ce vraiment ma place? Vous l’ignorez sûrement, mais le modèle vivant a un droit absolu de participer ou non à une séance, et ce en tout temps. Bon ! Il est peut-être un peu tard pour y penser. Cependant, ce droit est inhérent au respect absolu de sa personne et nul ne peut le révoquer. Toutefois, une discussion franche, honnête et sans ambiguïté entre les personnes concernées demeure l’outil par excellence pour éviter une telle situation.

En résumé, vous seriez étonnés si vous connaissiez tout ce qui peut se passer dans la tête du modèle vivant lorsque vient le temps de sa préparation à quelques minutes de monter sur la balustrade. Il s’agit d’un précieux moment où il se retrouve seul face à ses craintes, ses interrogations, ses espoirs et ses attentes. Des attentes qui, fait cocasse, sont quelques fois plus élevées que celles des autres artistes en ces lieux. Il s’agit bel et bien d’un instant de répit, de prise de conscience et surtout de faveur.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’importance de l’étude

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Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

 

L’importance de l’étude

Bonjour tout le monde,

Il me fait plaisir de discuter avec vous d’un élément fort important dans le domaine de la nudité artistique, et plus particulièrement, d’un aspect précis d’une séance de dessin. Un tel aspect est présent dans toutes les séances auxquelles j’ai eu la chance de participer depuis que je suis modèle vivant. Il s’agit de l’étude proprement dite du modèle vivant en tant que sujet de travail. Il va de soi qu’une telle étude revêt de la même importance tant pour les artistes professionnels que les amateurs ou encore les étudiants dans les écoles d’arts.

Un modèle vivant est avant toute chose un sujet d’étude.

Les personnes présentes en salle sont là pour étudier tout de lui, et ce avec un regard ressemblant presque à celui d’un aigle. Quelles sont les formes qui lui sont spécifiques ? Quelles postures prend-t-il ? Comment mettre sur papier non seulement ce qu’ils voient mais aussi ce qu’ils ressentent chez le modèle vivant ? Au fait, que peut-il bien ressentir ? Quelles sont ses particularités physiques et, surtout, comment vit-il avec ? Est-il bien dans sa peau ? Que de questions les études du modèle vivant les artistes devront répondre !

Pour ma part, j’adapte mes premières poses selon le degré d’expérience des personnes en salle. Vous comprendrez sans aucun doute que le degré de difficulté augmentera en fonction de l’expérience qu’ont les artistes avec qui je travaille. Toutefois, pour ce qui est des étudiants en arts, j’opte très souvent pour des poses couchées, sans prothèse, au tout début de mes prestations. Lesdites poses se feront graduellement debout avec ou sans prothèse afin de leur donner la “chance” d’apprivoiser mon corps.

Il y en va un peu autrement dans le cas où je pose pour des artistes d’expérience. Dès le début, les poses sont déjà plus élaborées quoique présentées de manière progressive. Qui plus est ! Il est plutôt rare que je remets ma robe de chambre lors d’ateliers professionnels afin de donner l’opportunité aux artistes d’étudier d’avantage mon aisance physique. Tout ceci constitue une aide précieuse pour eux lors de leurs premiers coups de crayon. Coups de crayon qui sont souvent les préludes à des œuvres souvent remarquables. Bref, aucune séance de nudité artistique digne de ce nom ne peut être vécue pleinement sans avoir étudié au préalable le sujet.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

À la découverte d’un modèle nu féminin

À la découverte d’un modèle nu féminin

Source : https://actu.fr/normandie/caen_14118/caen-modele-vivant-marie-pose-nue_15143249.html

 

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©Arnaud Héroult/Liberté Le Bonhomme Libre

 

Caen : modèle vivant, Marie pose nue

Depuis quatre ans, Marie Bâton de Caen est modèle vivant. Elle pose nue pour des cours de peinture, dessin ou modelage. 

Pour la première fois, le musée des beaux-arts de Caen organisait la Nuit du modèle vivant jeudi 18 janvier.

Une centaine d’élèves, étudiants ou amateurs, sont venus dessiner des nus académiques. Face à eux, quatre modèles posaient nus (3 femmes, 1 homme), dont Marie Bâton.
Une sorte de retour aux sources, mais de l’autre côté du chevalet pour la Caennaise âgée de 30 ans. « Lycéenne (au lycée Fresnel à Caen) j’ai suivi les cours du soir à l’école des beaux-arts. Cela m’avait laissé un bon souvenir. »

Sans formation particulière, il y a quatre ans Marie a posé sa candidature à l’ESAM (école supérieure d’arts et médias) à Caen. Elle a été retenue.

« Comprendre son propre corps »

« Cela a alors dépassé mes attentes », s’éclaire cette joueuse des Hippocampes, l’équipe de roller hockey de Luc-Sur-Mer. « J’ai appris en échangeant avec les professeurs et les élèves. Leurs attentes, leurs envies. Il faut comprendre son propre corps. »
Un cours, « c’est 2 à 3 h. Des fois des journées complètes de 6 h ». Seul répit pour le modèle, une pause d’un quart d’heure toutes les heures.

Métier physique, le modèle doit savoir « supporter la douleur, mais sans souffrir ». Les douleurs, ce sont toutes ces tensions, points d’appui (tête sur un genou par exemple), engourdissement ou « crampes, heureusement je n’en ai jamais », rigole Marie Bâton, qui en revanche peut avoir la tête qui tourne après une longue pose.
En revanche, se dénuder, n’est pas un souci.

La nudité : un objet d’étude

 » La nudité est synonyme d’intimité, mais lors d’un cours nous sommes un objet d’étude. C’est un travail. Il existe pourtant des modèles très pudiques ou complexés, plus souvent des femmes. Et du côté des élèves novices, ils peuvent être gênés 5 minutes, ensuite le regard change. « 

À tel point que régulièrement, Marie croise en ville un élève qui ne la reconnaît pas « du premier coup d’œil ! ». 

Pas gênée de ses formes, la jeune femme considère :
 » Qu’il faut des modèles aux gabarits différents. Il ne faut pas lasser les élèves et les professeurs. N’avoir que des corps de déesses ou d’apollon, ce n’est pas bon. Être trop squelettique n’est pas apprécié non plus. « 

En revanche, si elle est aussi une passion, « la profession de modèle vivant n’est pas reconnue. Ce sont des vacations, des contrats ponctuels. Nous n’avons aucune sécurité. »

Du yoga hard

Marie Bâton, malgré ses cours à l’ESAM ou lors d’ateliers en MJC par exemple n’arrive pas à joindre les deux bouts.

 » Je ne peux pas en vivre et pourtant c’est mon métier. Je prends donc régulièrement des boulots de nuit. « 

Les deux travails s’enchaînent parfois. Il faut alors ne pas écouter sa fatigue. Mais justement à quoi pense un modèle pendant qu’il pose ?  » À tout ! A notre liste de courses, au film qu’on veut aller voir, au ménage en retard « , rigole Marie Bâton. Mais des fois on ne pense à rien. Dans ces cas-là, le corps est toujours mis à contribution, mais l’esprit est détendu. C’est une sorte de yoga hard : on fait le vide et on morfle un peu…

Avec quelques récompenses aussi. Marie a ainsi reçu des cadeaux d’élèves. « On m’a offert des aquarelles et des croquis. » Une sorte de retour sur soi.

Une participation extraordinaire

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Votre humble serviteur accompagné de son aide

Une participation extraordinaire

Bonjour tout le monde,

Comment va votre journée ? Que se passe-t-il de beau dans vos vies ? Quels sont vos projets pour la période des fêtes ? Pour ma part, tout va à merveille. Monsieur Hiver s’est finalement installé pour les quatre prochains mois avec son beau manteau blanc accompagné par dame Labise qui nous cajole les joues de ses froids en nous laissant de mémorables souvenirs. En effet, les plus beaux souvenirs de mon enfance sont sans contredit ceux du temps des fêtes. Ce qui ne m’empêche pas d’éprouver du chagrin pour les personnes qui éprouvent de la peine dans ces moments qui devraient plutôt  être parsemés de mille plaisirs et de grand bonheur.

Enfin, je désire vous faire part d’une expérience vécue à l’occasion de 20171122_183524ma séance de nudité artistique qui a eu lieu au LiveArt de Montréal en octobre dernier. Vous savez déjà que j’y étais accompagné par une charmante jeune dame, tout de même adulte faut-il préciser, qui voulait d’une part, prendre connaissance du déroulement d’une telle séance et, d’autre part, être mon aide personnelle le cas échéant. Il est à noter que cela est assez inhabituel d’être assisté par une aide mais comme cela faisait plusieurs années que nous ne nous n’étions pas rencontrés depuis sont départ de Québec pour Montréal et que cela nous faisait plaisir de discuter de vive voix, nous nous sommes alors dit que cela en valait la peine. Aussi bien joindre l’utile à l’agréable ! N’est-ce pas ?!

C’est dans joli bistrot situé sur la rue Ste-Catherine de Montréal que nous nous sommes rencontrés afin de pouvoir non seulement discuter des modalités de son aide pour la séance qui allait avoir lieu dans les heures suivantes mais aussi de se rappeler nos beaux souvenirs et de parler sur divers sujets. À quoi nous attendions l’un de l’autre pour le déroulement de ladite séance ? Quels types de poses allais-je réaliser ? Quels genres de photos allait-elle prendre durant mes prestations ? Et, bien d’autres questions …

20171122_164436 (2)Bref, une fois nos consommations respectives terminées, nous nous dirigeâmes au LiveArt situé par tellement loin de notre bistro. Les soirées à Montréal sont tout à fait exceptionnelles. Que de vie ! Que de lumière ! Que de zones dites « underground » lesquelles sont impensables dans une ville aussi conservatrice que Québec. Tout bouge à Montréal et plus particulièrement les nuits où, comme dit le proverbe, tous les chats sont gris. J’aime Montréal pour ces nombreuses particularités qui me permettent de voir, de comprendre et de saisir qu’il est essentiel qu’il faut de tout pour faire un monde. La diversité n’est-elle pas le but ultime de la création voulue par Dieu ?

20171122_210729Ceci écrit, nous arrivâmes à l’endroit exactement à l’heure prévue pour notre rencontre avec la charmante directrice qui nous a accueillis chaleureusement. Après nos présentations d’usage, nous nous sommes dirigés au local prévu pour la séance de nudité artistique où quelques artistes amateurs y étaient déjà présents. Ce fut un local parfaitement adapté pour une telle séance où l’intimité, la tranquillité et le confort des participants étaient respectés à la lettre. Qui plus est ! Le lieu servant à ma préparation était fort spacieux. Ce qui a permis à votre humble serviteur et à son accompagnatrice d’être vraiment à l’aise. Quelques minutes suffirent pour enlever mes vêtements, y compris mes sous-vêtements, et enfiler ma robe de chambre. Fait à noter ! Ce fut la première fois où j’ai porté ma robe de chambre bleue au lieu de la rouge laquelle est plus adaptée en période estivale. 

20171122_184234L’heure « H » venue, je pries possession des lieux en respectant un ensemble de règles bien précises. Primo, faire une brève présentation de ma personne afin de briser la glace. Ce qui inclus une explication très simple des causes de ma situation physique puisque je sais très bien qu’une telle question trotte dans les têtes des artistes présents. Dans ce cas, aussi bien couper-court et y répondre une fois pour toutes. N’est-ce pas ?! Secundo, il m’est aussi un devoir d’informer les gens de me dire en toute honnêteté si telles ou telles positions les mettent mal à l’aise. Je change rapidement de pose le cas échéant. Et tertio, je les avertis que plusieurs photos seront réalisées durant ma prestation dans l’optique de publier des articles au sein de mon blogue artistique tout en leur donnant le nom dudit blogue. Et, si je puis rajouter un autre point, je tiens en compte d’éviter toutes positions qui pourraient susciter une quelconque connotation sexuelle.

Ce qui ne veut pas dire que je cacherais ma virilité au cas où un certain élément typiquement masculin arriverait, mais cela se ferait d’une manière plutôt respectueuse à la fois pour les personnes présentes et pour votre humble serviteur. « Ne rien exhiber, mais ne rien cacher. » Tel est mon mot d’ordre dans mon domaine de travail.

20171122_210331Une fois la première série de poses nues terminée et arrivé à la période de repos pour les personnes présentes, ma charmante accompagnatrice et moi-même avons eu l’idée de réaliser quelques poses nues ensemble pour la seconde partie, et ce avec l’accord de la responsable du groupe. Deux raisons nous ont incité à réaliser une telle expérience. D’un côté, il y a la volonté de permettre aux artistes amateurs de travailler avec deux modèles vivants ayant deux corps, c’est le moins que l’on puisse dire, diamétralement opposés. Et, d’un autre côté, le plaisir proprement dit de relever un tel défi tant pour mon accompagnatrice que pour votre fidèle ami. Un plaisir partagé, quoi !

Quelques minutes ont suffit pour nous préparer à la seconde partie de notre séance. Et quelle séance extraordinaire ! Douceur, respect, harmonie et  recherche de l’excellence ont été présents tout au long de nos prises de poses sans omettre une ouverture d’esprit tant que de mon accompagnatrice que de votre ami. Jamais je n’oublierai une telle première dans mes annales de modèle vivant.

Chose amusante à retenir ! Durant l’une des poses réalisées dans un20171122_210359 moment de quiétude et de sérénité sous une douce mélodie instrumentale gracieusement offerte par la responsable du groupe, mon accompagnatrice s’était endormie sur mon épaule. Voyant le confort de la jeune dame et, avouons-le, le mien aussi, la responsable eut l’amabilité d’augmenter le temps alloué. Comment aurait-elle pu faire autrement voyant le bonheur qui jaillissait au sein même du groupe ? Un de ces plus beaux moments que j’ai vécu depuis le début de ma carrière de modèle vivant pour des écoles d’arts et les ateliers tant à Québec qu’à Montréal et un peu partout dans ma belle province qui est dans le plus profond de mon cœur ma patrie bien-aimée. Je tiens en terminant ce présent article à remercier mon accompagnatrice non seulement pour son aide que j’ai appréciée mais aussi pour m’avoir permis de vivre une si belle expérience.

Et à vous mes lecteurs et lectrices, je vous remercie de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada