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Mon beau minou

Ma compagne

Très belle photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Mon beau minou 

 

Mon beau minou,
Ce que tu as le poil doux,
Dis-moi! Allez! Dis-moi, qu’as-tu vu hier soir ?
Quand mon amant et moi étions seuls dans le noir.

 

Tu sais garder un secret ?
Ne le dis à personne mais je l’aimais,
Pour lui, je me serais donnée sans retenu,
J’aurais passé les nuits avec lui entièrement nue.

 

Maintenant qu’il est enfin parti,
Nous sommes toi et moi dans mon lit,
Dans le silence du matin grisonnant sous la pluie,
Je ressens ce besoin de visiter le royaume de l’oubli.

 

Allez ! Viens te blottir dans mes bras,
Que j’entendes ton ronronnement près de moi.
Colle-toi contre moi, contre cette maîtresse désabusée,
D’avoir peut-être encore une fois de plus trop aimé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Toréador

Torréadore
« Toréador » par mon ami Joël Pèlerin Poème par RollandJr St-Gelais

Toréador

 

Toréador ! Ô toréador ! Courageux toréador !
Toréador dans la nudité de la femme tu y prends corps,
Corps de femme de toute beauté et étonnamment très élégante,
De ses mouvements faits avec douceur et légèreté, comme elle m’enchante.

 

Bras tendues avec précision !
Cherchant l’air dans une ultime vibration !
Cape rouge voguant allègrement contre le vent,
Le vent qui sous la chaleur de l’arène devient tourbillonnant.

 

Âme forte et courageuse dans une enveloppe de chair,
Tel un soldat partant au loin dans un lointain pays en guerre,
Seule devant ce redoutable ennemi aussi féroce qu’imaginaire,
Toréador ! Prends garde de ne point sortir de cette vie ordinaire.

 

Chapeau de paille en guise de parure,
Avec tes beaux seins si ronds mais si durs,
Tenant fermement sur tes jambes de ballerine,
Ô toréador ! En me regardant, aurais-tu des idées coquines ?

 

De tes mains agiles tu harangues devant toi la bête,
En te disant que tôt tard à lui ou à toi ce sera la fête,
Cachant ton regard de ton ennemi pour mieux le tromper,
Ne craignant pas le moment où sur toi il foncera tête baissée.

 

Toréador, regard devant toi,
Et dis-moi en réalité ce que tu vois,
Une chimère se nourrissant de tes peines,
S’abreuvant du poison qui coule dans tes veines.

 

Que tu es belle dans ce corps de femme,
Dans ce corps tu y transposas la ferveur de ton âme,
Viens vers moi ! Allez viens, je t’en supplie dans mon lit,
Car dans mes bras je te réchaufferai en cette fraîche nuit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je me réveille

Après je me réveille
« Je me réveille » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Mangorose

Je me réveille

 

Cette nuit j’ai rêvé à toi,
Passionnément, tu me prenais,
Avec force et entrain, en moi tu jouissais.
Je te sentais me pénétrer au plus profond de moi.

 

Je sentais monter le désir de jouir,
Enrober mon corps dans cette chaleur,
Ne sachant quoi faire pour sortir de ma torpeur,
Puis vint cette sensation de m’abandonner m’envahir.

 

N’y prenant garde, j’y acquiesça.
Malgré la morale et ses folles lois,
Coula de mon intimité un fleuve d’amour,
Que j’aurais voulu faire durer pour toujours.

 

Imaginant tes doigts visiter cet issu,
Pendant que je suis dans mon lit et nue,
Quel fantasme interdit pour la femme que je suis,
Qu’à cela ne tienne car entre toi et moi ce que j’ai joui.

 

Entendant le chant du coq annonçant la fin de mes imaginaires ébats,
Aussitôt debout, je m’appuis sur le coin de la fenêtre car j’étais dans tous mes états.
Où étais-je donc passée ? Que m’était-il donc arrivé ? Qu’ai-je pu avoir mangé la veille ?
Pour avoir fait un rêve de luxures alors que malgré moi en cet instant je me réveille.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Sous quelques notes de piano

Sous quelques notes de piano
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Sous quelques notes de piano

 

Je suis triste,
Je suis et j’existe,
Je suis et je respire,
C’est cela qui est le pire.

 

Comment puis-je connaître la joie,
Comment puis-je exister sans toi ?
Comment puis-je simplement respirer ?
Depuis que tu es partie, depuis que tu m’as quitté.

 

J’adorais entendre ton soupir,
J’adorais écouter ton tendre rire,
J’adorais regarder ton magnifique corps,
J’adorais contempler tes cheveux dès l’aurore.

 

Maintenant que tu n’es plus là,
Mes pensées passent de vie à trépas,
Maintenant que je suis seul dans mon lit,
J’ai pour seul désir de quitter à jamais cette vie.

 

Écoutant une chanson de Prince à la radio,
Je me rappelle alors que nous étions en ce pays si beau,
Nous étions assis l’un à côté de l’autre en naviguant sur ce bateau,
Je t’ai exprimé toute mon affection sans dire un mot sous quelques notes de piano.

 

Maintenant que le pianiste en moi est subitement disparu,
Et que sa douce musique pour celle que j’ai tant aimée s’est tue,
Ne sachant quoi dire et encore moins que faire sous le poids de ma douleur,
J’ai fermé mes yeux en espérant rêver de toi pour m’apporter un peu de bonheur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Noir et blanc

Noir et blanc
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Noir et blanc

 

Ô mon tendre amour,
Ce soir, je t’ai écrit un billet.
Car en moi un foudroyant venin y est,
Qui brûle mon être et rend mon esprit si sourd.

 

Mais, sache que j’ai envers toi aucune récrimination.
Simplement cette fatale sensation d’être à l’abandon.
Je voulais t’en te le dire en évitant te faire trop souffrir,
Car temps heureux nous avons su partager avec le sourire.

 

Je me souviens à l’école de notre enfance,
Que déjà je protégeais ta tendre innocence,
Te consolant avec passion tes moments de tristesse,
Tout en imprégnant dans ton cœur des instants d’allégresse.

 

Ô ma chérie te rappelles-tu au lycée,
La première fois que je t’ai embrassée ?
J’étais si maladroit dans mes mouvements,
Que tu m’as alors serré dans tes bras gentiment.

 

Nous nous sommes fréquentés très longtemps,
Et de faire l’amour, nous avons attendu le bon moment.
Car nous souhaitions nous donner l’un à l’autre pleinement,
Afin de bâtir un amour authentique qui durera éternellement.

 

Dans les jours de bonheur ou de malheur,
Nous étions ensemble contre vents et marées,
Chaque moment de ma vie, tu étais à mes côtés.
Chaque jour qui se levait, sans cesse je t’ai admirée.

 

Puis le temps passa de manière inévitable,
Jeune dame j’ai rencontrée à une soirée mondaine,
Submergeant alors en moi une pensée si impure et vilaine,
Face à son charme et ses cheveux roux, j’ai commis l’irréparable.

 

Dans son lit avec liberté j’y suis allé.
Malheur à moi ! Oui, c’est vrai que je t’ai trompée.
Sur ses lèvres si pulpeuses, j’y ai déposé mes baisers,
Dans son intimité, j’y ai laissé ma semence qui t’était alors réservée.

 

Me pardonneras-tu mon erreur ?
Me blanchiras-tu de ce péché, de cette horreur ?
Me gracieras-tu de mon crime, de mon manque d’honneur ?
Comment puis-je sécher tes larmes alors qu’en lisant cette lettre tu pleures ?

 

Tout est ma faute ! Oui, je l’admets.
La honte m’accable de tout son poids si lourd,
Vers toi ô ma chérie, oserais-je revenir un de ces jours ?
Dis-le-moi une seule fois et je te promets de disparaitre à tout jamais.

 

En une minute tout en moi est devenu si noir,
En une minute est disparu tout le blanc qui en moi s’y trouvait,
Alors que dans le fond de mon cœur, je peux le jurer, comme je t’aimais,
Par mon erreur de parcours, sur nous s’est abattue la couverture du désespoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pendant que je m’endors

Il ne m'a jamais laissé tomber

« Pendant que je m’endors » Photo par G.B. d’Allemagne

Pendant que je m’endors

 

Ce soir j’ai l’âme en peine,
Et le chagrin coule dans les veines,
Je lui ai pourtant tout donné tout sacrifié,
Sacrifié mes rêves, mes espoirs et mes pensées.

 

Que lui ai-je donc dit ou bien fait ?
Alors qu’il me disait qu’il m’aimait,
Je voulais le croire lorsqu’il mentait,
Je le désirais quand à une autre il rêvait.

 

Seule dans mon lit,
Je pense sans cesse à lui,
Serrant très fort mon ami d’enfance,
Celui qui a su préserver mon innocence.

 

Que de secrets, je lui ai confiés.
Que d’histoires je lui ai racontées,
Que de peines avec lui j’ai partagées,
C’est le cas où mon coeur est encore brisé.

 

Maintenant en qui et en quoi puis-je croire ?
Comment cesser dans ma vie de broyer du noir ?
C’est alors en mon ours en peluche que je trouve du réconfort,
Revoyant le jour où je l’ai reçu dans mes bras pendant que je m’endors.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Décontractitude

Décontractitude

Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Décontractitude

 

Je suis décontractée,
Alors là, quelle belle attitude,
Et de n’être point restée prude,
Car c’est ainsi que je me suis toujours aimée.

 

Ne pas trop m’en faire avec la vie,
Car jamais je n’ai cessé d’être éblouie,
Seule ou accompagnée dans mon lit,
Accompagnée par un amant et un ami.

 

Être en maîtrise de soi,
Là est du bonheur sa loi,
Prendre le temps de le prendre,
Car toute sérénité peut en dépendre.

 

Être nue devant vos chevalets
C’est à bien y penser ce qui me plaît
Prendre la pose voulue par le modèle
C’est ce qui je crois la rend encore plus belle.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Lueur

Lueur
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Lueur

 

Ce que j’aimerais être avec toi,
Ce que j’aimerais que tu sois dans mes bras,
Ce que j’aimerais partager mes nuits dans ton lit,
Et te voir au petit matin dès ton réveil alors que tu souris à la vie.

 

Ce que je te chérirais à chaque jour,
Ce que je te chérirais en te couvrant de mon amour,
Ce que je te chérirais en t’amenant découvrir mon pays,
Ce que je te chérirais en te chantant les chansons de ma patrie.

 

Ce que j’exalterais te voir nue,
Ce que j’exalterais te porter vers les nues,
Ce que j’exalterais te prendre avec tendresse par la main,
Ce que j’exalterais t’amener vers mon lit pour te caresser jusqu’à demain.

 

Ce que je souhaiterais être le soleil,
Ce que je souhaiterais te dire comme tu es belle,
Ce que je souhaiterais te témoigner par mon ardeur,
Par mon ardeur, je souhaiterais être sur ton corps cette lueur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les lambeaux de mon coeur

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les lambeaux de mon cœur

 

Voilà maintenant trois mois,
Que tu es parti étudier loin de moi,
Une langue étrangère sur une terre inconnue,
En nous jurant fidélité tel que nous en avions convenu.

 

Chaque nuit, je pensais sans cesse à toi.
Dans tes lettres, tu jurais de vivre pour moi.
J’attendais avec grande fébrilité tes rares appels,
Car tu me disais souvent à tel point à tes yeux j’étais belle.

 

Puis un jour, une folle idée m’a prise.
Car de toi, je te le jure, follement j’étais éprise.
De prendre le train pour te faire une surprise, j’en avais décidé
En fantasmant que nous aurions fait l’amour avec passion dès mon arrivé.

 

Parvenue sur le seuil de ton appartement,
Je sentais mon cœur saisi de tant de battements,
Espérant te rendre heureux par ma présence inattendue,
Mais en ouvrant la porte, des cris de femme en jouissance, j’ai entendus.

 

Me dirigeant irrésistiblement vers cette porte,
Cette porte de bois qui alla me mener vers l’enfer,
Te voyant ainsi nu sur cette étrangère, je ne savais que faire.
Mes rêves de mariage et d’une famille nombreuse s’envolèrent.

 

Je n’en veux pas à cette beauté radieuse,
Même si, en plus, qu’elle soit très gracieuse.
Avec ses cheveux roux et sa peau blanche comme tu lait,
Car elle n’est en rien responsable de tout le mal que tu m’as fait.

 

Quelles belles paroles lui as-tu dites ?
Quelles formules magiques as-tu prononcées ?
Pour l’amener dans ton lit bien que nous fussions fiancés ?
En un seul instant, je me suis sentie trahie et tout autant maudite.

 

Tu avais bien fait de ne point dire un mot,
En t’apercevant de ce que tu as fait comme maux,
Tout le mal a été fait et maintenant c’est hélas trop tard,
Car aucun geste, aucune excuse, ni aucune parole ne saurait réparer ce tort.

 

Retournant alors sur mes pas pour me diriger vers l’ascenseur,
Évitant de tourner vers toi mon regard de femme trahie et blessée,
En souhaitant ardemment qu’un jour peut-être je pourrai enfin t’oublier,
Dans le silence, je m’y suis engloutie afin d’y ramasser les lambeaux de mon cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Rêveur ! Ô rêveur !

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dessin réalisé par une étudiante en art du C.É.G.E.P. de Drummondville jeudi 4 avril 2019

Rêveur ! Ô rêveur !

 

Je suis dans mon lit,
Et à toi, j’ai pensé toute la nuit.
Ma chérie, en moi veillent ce dessein,
Avec tendresse, c’est de te caresser les seins.

 

C’est plus fort que moi,
Le réveil me guette à chaque heure,
Je n’y peux rien pour mon plus grand malheur,
À chaque instant, tout mon être ne vit que pour toi.

 

Je ne sais que faire,
Car mon cœur n’est pas en fer,
Par ces grandes prières, je désire m’en défaire.
Car le désir de te faire l’amour m’amènera dans les enfers.

 

Homme différent en-dehors,
Et pourtant mon amour pour toi vaut de l’or.
Homme semblable aux autres faits de chair et de sang,
Qui naissent sur terre, sur les mers et sous le firmament.

 

Te combler de baiser, voilà ma véritable destiné !
Être ensemble en cette froide nuit, voilà pourquoi je suis né !
Ô ma belle, étancher ma soif de toi avant de ce monde à jamais le quitter.
Et te glisser à ton oreille de ces mots d’amour sur la douceur de l’oreiller.

 

Viendras-tu me rejoindre ce soir ?
Je t’en pries, en moi ne brise pas cet espoir.
Le sang bouille dans mes veines faisant gonfler,
Faisant monter de désir mon phallus afin de te combler.

 

Tout de toi me donne envie d’embrasser,
Tout doucement viens, mon amour, te coller sur mon corps.
Je ne dirai point un mot afin d’entendre battre ton cœur si fort.
Tout de toi suscite en moi le souhait d’avec grande passion te caresser.

 

Alors, n’attends pas plus longtemps.
Rejoins-moi dans mes draps de soie venus d’orient,
Ô ma chérie, ne crains aucunement ma grande différence.
Car pour toi et seulement pour toi, je t’ai réservé une nuit de romance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada