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J’ai déposé mon arme

J’ai déposé mon arme Photo par Joël Pélerin Texte critique de Rolland Jr St-Gelais

J’ai déposé mon arme.

Mon cher ami,

C’est bel et bien l’une de tes œuvres photographiques les mieux réussies. En effet, tout y est dévoilé avec un professionnalisme que toi seul peux accomplir. Plusieurs éléments font de cette photo une œuvre d’art digne des plus grandes salles d’exposition. Mais, par souci d’éviter d’alourdir mon commentaire, j’en retiens les trois principaux.

En premier lieu, le jeu subtil d’ombre et de lumière qui nous présente le corps magnifique de cette dame. Un jeu qui met en relief les différentes parties de ce corps, et ce avec un respect absolu. Ce qui est d’autant plus difficile à réaliser étant donné que l’on peut admirer les parties intimes tout en les incluant dans l’ensemble de la photo. C’est là un véritable tour de force.

En deuxième lieu, la posture de cette femme met en avant la grâce de son corps. Une grâce qui s’harmonise à la perfection avec la présence de ce sabre japonais. Serait-ce un katana? Je ne saurais pas répondre à cette question. Quoiqu’il en soit, une telle posture me fait penser à une séance de combat aux sabres. En effet, l’agencement des pieds, celui du buste, des épaules et des cuisses constituent la fin du combat. Un combat qui doit se faire dans les règles de l’art.

En dernier lieu, tu es arrivé à insister sur les mains du modèle. En effet, les mains constituent la cible, si tu préfères le point de mire, de la photo. Les mains reflètent à elles seules toute la tendresse qui se dégage d’une telle œuvre d’art. Une tendresse qui contrôle le sabre. En terminant ma critique personnelle, je me permets de poser ces questions; un sabre est-il en soi une arme de guerre? Serait-il plutôt un signe de paix lorsqu’il est manié avec un esprit noble?

Encore bravo pour cette œuvre photographique remarquable.

Ton ami Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Ma passion pour toi ne veut pas se taire

Ma passion pour toi ne veut pas se taire Poème de RollandJr St-Gelais Photo par minds.i.obscure Modèle Jenovaxlilith

Ma passion pour toi ne veut pas se taire

 

Ô mon amour, te rappelles-tu?

Le jour où nous nous sommes connus

Nous avons tellement ri en faisant les cent coups

Nous nous amusions vraiment comme des fous.

 

Tu m’avais raconté que tu posais nue lors des classes d’art

Je t’ai répondu que je trouvais ça curieux comme par hasard

Car au fond moi j’imaginais te voir poser pour une séance

À vrai dire, que n’aurais-je pas fait pour avoir cette chance.

 

Admirer ton corps parfait

Moi qui ai un corps si imparfait.

Contempler ta féminité avec les yeux d’un artiste

Te voir tenir la pose improvisée tel que le ferait une actrice.

 

Tu avais deviné mes pensées

Car, une idée bizarre, tu m’as alors proposé

D’aller marcher dans les bois à l’ombre des regards

Avant que tombe la nuit et qu’il soit trop tard.

 

Aussitôt arrivés en ces lieux

Près d’une rivière, tu enlevas tes vêtements

Un par un, en prenant ton temps, si délicatement

Sous le regard des anges aux premières loges des cieux.

 

Aussitôt tes vêtements enlevés furent à tes pieds déposés

D’aller de l’autre côté de la rivière, tu m’as demandé.

Car tu désirais me faire une séance en privé

En ayant les feuilles vertes pour agrémenter ta beauté.

 

Diverses poses, tu as accomplies.

Je n’ai eu de cesse d’en être ébahi

Tellement étonné par ton unique savoir-faire

Depuis ce jour, ma passion envers toi ne veut pas se taire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

Le bain de Vénus

Le bain de Vénus
Le bain de Vénus Par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/The-Bathing-Of-Venus-850167867

Le bain de Vénus

La belle Vénus, par un bel après-midi d’été, se promena sur les plaines ensoleillées. Nue et fraîche, telle une rose, elle sentit le soleil caresser sa peau satinée. Allant ici et là, vagabondant comme bon lui semble, elle vit un lac à l’onde claire et limpide.

Se sachant seule en ces lieux cachés, en cet endroit secret parmi tant d’autres, une idée lui vint à l’esprit : ‘’Dans cette eau pure et éclatante, je vais m’y baigner avec délectation. Car ce soir je rendrai visite à mon amant chéri. Celui dont le cœur est, envers-moi, si épris.

Je lui murmurerai des mots d’amour, des mots doux, des mots tendres. Car, je l’avoue, je l’ai bien fait attendre. Avec habileté, je lui ferai découvrir la douceur de mes lèvres et la féminité de mon corps. Avec patience, je lui enseignerai l’art de faire l’amour. Sans trop le faire patienter, mais juste assez pour que le moment venu, il sache l’apprécier.’’

Plongeant lentement ses pieds dans cette eau, elle s’y laissa glisser tel un nénuphar. Rafraîchissant avec un immense bonheur son corps de femme. Corps si parfait! Corps si magnifique! Corps à la silhouette si magique!

Faites silence! C’est le moment le plus solennel en cette contrée lointaine. C’est celui du bain de la belle et sensuelle Vénus.

De

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Mouvements de l’ombre

Mouvements de l'ombre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Mouvements de l’ombre

 

Mouvements saccadés,

Avec des pas sur la pointe des pieds,

De mes pieds, après avoir tant dansé, si fatigués.

Mais, pour celui qui me regarde je continuerai à danser.

 

Car telle est ma destinée,

Ma seule raison d’être depuis que je suis née,

Née dans un pays où les pianos sont adulés par la noblesse,

Par leurs notes exprimant avec précision tant la haine que la tendresse.

 

Mais en dépit de cette fatigue, je continuerai toujours à valser.

C’est là que je trouve ma raison de vivre, ma raison d’exister.

Car c’est sous les notes de pano que je peux respirer,

Et de mes pas de danse, en ces lieux gambader.

 

Par Satie et ses quelques amis,

Qui, pour moi, composèrent ces tristes mélodies.

En voyant en ma féminité, une gnose tellement envoûtante.

Qu’ils la perpétuèrent en une complainte si étonnante.

 

Me rappelant en mon âme comme le temps peut sembler être figé.

Telle une blanche banquise figée par le vent glacial sur une mer givrée,

Et puisque le temps qui m’a fait honneur de ces mille secrets racontés,

Je jure par les mouvements de mon ombre, en moi je les garderai.

 

Je les garderai et les protègerai sans relâche à tout jamais,

De ces gens qui se croient sages mais combien ils sont niais.

À tant s’évertuer de percer les mystères de l’existence humaine,

Au sein des mots griffonnés dans des grimoires aux écritures vaines.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce lit où tu dormais

Et tu dormais
Ce lit où tu dormais Poème de RollandJr St-Gelais Source la photo : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Img-8-830407252

Ce lit où tu dormais

 

De retour de mon travail, je voulais te dire comme je t’aimais,

Te dire qu’à mes yeux la plus belle femme tu étais,

Celle que la vie m’a permis de rencontrer,

Celle que la vie m’a permis d’épouser.

 

Je t’ai rencontrée près du pont des soupirs,

Dans le pays de mes origines, de chaleur et de rires.

Là où nous sommes nés où nous avons grandi avant de le quitter,

Pour un avenir meilleur dans ce pays de nos terres tellement éloignées.

 

Tu m’as demandé de t’épouser malgré ma précarité,

Tu savais que la lune jamais je ne pourrais te l’apporter,

Mais que maintenant et pour toujours je te serai fidèle.

Car à mes yeux, tu resteras à jamais la plus belle.

 

Voyant les incertitudes en ce pays ravagé par la guerre,

Nous sommes partis pour ce pays au nord du nouveau continent.

Pour y fonder famille avec une marmaille qui t’appellerait maman,

Nous y sommes partis la vague à l’âme et le cœur gros sans regarder en arrière.

 

Aussitôt arrivés, nous avons déniché un toit pour nous y loger.

Un boulot qui pour un homme si étranger n’était pas si mal payé,

Se contentant de peu, tu veillas à ce que nous ne manquions de rien.

Alors de moi je travaillais du crépuscule jusqu’au petit matin.

 

C’est en revenant de mon travail que je suis passé prendre quelques fleurs,

Quelques fleurs pour te manifester grâce à toi tout mon bonheur,

J’avais si hâte de pouvoir te les offrir et de voir ton beau sourire,

Car en ce pays je trouve comme il fait bon d’y vivre.

 

Je suis entré sur la pointe des pieds,

Car je craignais nos voisins les déranger.

Je suis allé les déposer sur la table du salon,

Faisant attention de ne point faire de bruit comme de raison.

 

Ressentant la quiétude angélique de ce matin d’été,

Dans la chaleur de notre lit, j’ai décidé d’aller te retrouver.

Te retrouver dans le confort de tes bras qu’à chaque instant je savourais,

Dans ce lit que je te regardais avec tant d’amour, ce lit où tu dormais.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada