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Un projet de grande envergure

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Un projet de grande envergure

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, mes activités en tant que modèle vivant (nu intégral) reprendront au début du mois de juillet, et ce avec un projet de grande envergure. En effet, j’ai la chance de recevoir l’extraordinaire photographe spécialisée dans le nu artistique, dont le pseudonyme est Phylactère, ici même dans la ville de Québec.

Roland5webCe sera la troisième fois que nous collaborerons dans le cadre d’une séance photo où le nu artistique sera à l’honneur. Qui plus est ! Nous serons accompagnés par une de mes amies, qui se prénommera pour l’occasion Victoria afin de préserver un certain aura de mystère. Il est à noter qu’elle avait déjà travaillé dans un domaine connexe au nu artistique. La rencontre de nous trois, dont chacun possède une expérience qui lui est propre, apportera sans certainement une valeur indéniable tout au long de notre journée de travail. Où aura-t-elle lieu et quelle en sera la thématique ? Voilà deux aspects qui devront être gardés secret jusqu’à la publication de l’article qui portera sur la réalisation le produit final du projet. La seule chose que je peux avouer c’est qu’il s’agit d’un projet d’une originalité majeure.

L’opportunité de travailler avec Phylactère s’offrit àPhylactère_2018-2157 moi en trois occasions assez éloignées dans le temps. Éloignées dans le temps mais toujours au même endroit, c’est-à-dire dans l’agglomération urbaine de Montréal. Certains d’entre vous doivent se questionner à savoir pourquoi il me fait si plaisir de poser nu et en particulier pour cette photographe. La réponse est simple : elle possède ce que l’on nomme dans le jargon populaire « une main de fer dans un gant de velours ».

OLYMPUS DIGITAL CAMERAEn effet, ses années d’expérience non seulement dans le nu artistique mais aussi dans l’enseignement de la photographie de niveau universitaire et celui du yoga cachemirien lui ont procuré une méthode de travail de haut niveau. Ceci se traduit par trois aspects précis. En premier lieu, elle sait parfaitement ce qu’elle veut à la fois réaliser et atteindre. Volonté de réaliser de façon tel que son sens professionnel est présenté à sa juste valeur et volonté d’atteindre ses objectifs fixés selon ses critères d’excellence. En deuxième lieu, elleOLYMPUS DIGITAL CAMERA dirige la séance selon ses valeurs inhérentes à ses compétences afin de préserver l’intégrité de son nom. Ce qui se traduit par l’invitation offerte au modèle vivant de s’élever au-dessus de tout ce qui pourrait altérer son jugement à l’égard d’une séance photo où la nudité est à l’honneur. En dernier lieu, sa capacité d’adaptation face au milieu ambiant où elle travaille est un atout majeur dans l’optique où les personnes présentes tant à ses cours, ses ateliers de formation ou bien ses séances photos n’ont pas son expérience. C’est là un aspect qui, semble-t-il, est très apprécié. D’ailleurs, je persuadé que notre chère Victoria, qui est notre invitée d’honneur, l’appréciera pleinement.

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Embrasse-moi

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Réalisation artistique par Juste Angèle de la France

Embrasse-moi

 

Je suis depuis longtemps couchée,

Étendue sur mon lit, j’attends mon chéri.

Viens vers moi, de tout mon cœur, je t’en prie.

Enlève tes vêtements et installe-toi à mes côtés.

 

Je sais que tu as des choses à me dire,

De tendres secrets d’amour à me dévoiler,

Sois sans crainte, sans jugement, je t’écouterai.

Et tout ce que tu me dévoileras restera secret pour l’éternité.

 

Moi aussi, à toi, en toute simplicité, je me dévoilerai.

Depuis ton retour dans ma vie, le soleil s’est remis à briller.

En mon esprit, résonne un refrain d’une mélodie longtemps oubliée,

Celle qui me rappelle comme jadis nous nous sommes en secret tant aimés.

 

Maintenant que bien jours sont passés,

Il serait peut-être le temps de tout recommencer,

Qu’en dis-tu ? Qu’en penses-tu ? Ne me réponds pas.

Prends, mon bel homme, tout le temps qu’il te faudra.

 

Mais, avant toute chose, fais-moi cette faveur :

Comble de bonheur, ô mon amour, mon fragile cœur.

Avec grande confiance tout près de ta maitresse, étends-toi.

Et en guise de prélude de cette nuit, simplement embrasse-moi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Faire abstraction des regards

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Magnifique dessin par mon ami Eri Kel de la France

« Faire abstraction des regards »

Réalisation de Eri Kel de la France 

Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.
RollandJr St-Gelais de Québec

Je reconnais que ce dessin m’interpelle au plus profond de ma personne, et ce pour trois raisons. Lesdites raisons sont inhérentes à mon expérience de vie, parfois drôle, parfois cocasse mais aussi, parfois triste. D’ailleurs, qui d’entre nous peut se vanter de connaître que joie de vivre ou exclusivement de traverser une mer d’épreuves. Nous avons tous nos cheminements de vie. C’est, vous en conviendrez avec votre humble serviteur, ce qui nous permet d’évoluer selon nos capacités. Capacités souvent mises à rude épreuve.

En premier lieu, le regard des autres est souvent le poids le plus lourd à supporter. Peur du jugement d’autrui sur notre corps ? Crainte d’être perçu selon des critères de normalité que je qualifierais de « hors-normes » ? Enfin, comment se perçoit-on face à nos petits défauts physiques et, corollairement, à notre nudité ? Ce sont-là des éléments qui composent notre expérience de vie.

En deuxième lieu, et j’en parle en connaissance de cause, il est souvent plus aisé de poser entièrement nu puisque c’est l’ensemble de notre corps qui est présenté au public. Un public averti tout de même. Alors que le fait de poser habillé peut susciter certaines appréhensions chez le modèle vivant. Je me souviens d’avoir ressenti un certain malaise lors d’une séance où un artiste-peintre, fort courtois et sympathique, devait réaliser un tableau à son kiosque situé à quelques pas du château Frontenac de Québec. Le résultat a été bien au de-là de mes attentes. Je lui en serai toujours reconnaissant.

En dernier lieu, l’évolution de mon regard sur mon corps a été formidable depuis les 20 dernières années. Toutefois, c’est à partir de ma passion en tant que modèle nu que je me suis senti pleinement masculin, authentiquement homme et fondamentalement humain. Et non plus, comme un objet de foire lequel a permis à certains avocats de s’enrichir à mes dépends grâce à la crédulité de mes parents.

Merci de m’avoir lu !

Signé : RollandJr St-Gelais de Québec (Canada)

En direct de Mont-Tremblant

 

En direct de Mont-Tremblant

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien et que la vie soit belle et bonne pour vous. De mon côté, tout est parfait. En effet, la dernière semaine a été à la fois fort occupée et très productive mais aussi très valorisante à tous les plans.

En premier lieu, la séance de nudité artistique qui a eu lieu au sein du groupe de madame Samuelle D.-H., s’est passée de manière réellement passionnante. Son professionnalisme, son amour de l’art, sa passion pour l’enseignement et la confiance qu’elle porte à la fois à ses élèves et à votre humble serviteur font de chacune de mes prestations un véritable plaisir. Un plaisir partagé entre tous les participants.

En deuxième lieu, j’ai eu l’opportunité de vivre, je devrais plutôt écrire revivre puisque cela a déjà eu lieu voilà déjà plus d’un an,  une séance de shiwari avec une adepte de cet art  japonais. Ladite adepte est aussi photographe et  passionnée de cet art qualifié de « underground ». Un domaine artistique qui foisonne dans certains milieux de Montréal, mais un beaucoup moins au Québec. D’ailleurs, ne dit-on pas qu’il y a deux entités civiles au Québec ? Il y a d’un côté, Montréal et de l’autre côté, la province. N’y voyez pas une quelconque forme de jugement péjoratif dans mais propos. C’est une simple constatation.

Il va de soi qu’une telle séance est loin d’être ce que l’on retrouve au sein de la série intitulée « Cinquante nuance de gris ». Bien au contraire ! Tout a été pensé et réalisé dans l’optique de publier subséquemment des photos au sein de mon blogue  artistique. Pourquoi donc ? À vrai dire, je désirais depuis longtemps écrire des articles, sous formes de proses ou de poésie, sur certains aspects sombres de l’existence humaine. Des aspects encore tabous au sein de la société. Vous verrez en temps et lieu de quoi il s’agit et, croyez-moi sur parole, vous allez être surpris des futures  publications tirées d’une telle expérience.

Pour ce qui est de prendre connaissance du reste de ma semaine, je vous  invite à écouter votre humble serviteur dans sa présentation vidéo. Vidéo enregistrée à Mont-Tremblant où des artistes de la région eurent l’amabilité de m’inviter pour une séance de nudité artistique laquelle aura lieu ce dimanche de 9h00 à 12h00.

C’est tout pour  le  moment.

Portez-vous bien !

Je  vous aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Jugez-moi !

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Jugez-moi !

 » Jugez-moi autant que vous le voulez. C’est ma vie et non pas la vôtre. « 

De RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 » Rester neutre sur le jugement est une force. Ignorer les jugeurs est une force. S’engager au plus prêt de ses convictions est une force. « 

De Pascale Nicolas de la France

Vivre tout simplement

 

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

 

Vivre tout simplement

Bonjour tout le monde,

Je désire revenir sur les questions que plusieurs personnes me posent concernant ma passion en tant que modèle nu pour des écoles d’art et des ateliers d’arts. Outre les réponses précédemment développées que j’ai données aux questions, il m’est apparu à l’esprit que la réponse fondamentale est tout de se sentir vivre tout simplement.

20171129_133508Il est vrai que j’éprouve en maintes occasions cette sensation de vivre. J’ai, à titre d’exemples, les nombreuses balades en nature où il m’est possible de sentir l’air pur remplir mes poumons, entendre le rire des enfants et assister à un spectacle de groupes musicaux ainsi que de sentir la chaleur de ma chatte lorsqu’elle se blotti contre moi. La liste serait quasi sans limite.

Or, poser nu possède une aura assez particulière puisque d’une part, je me dois d’être préparé mentalement afin de me donner des pistes de travail, oui poser nu est bel et bien un travail que l’on doit en tout temps prendre au sérieux, et d’autre part, prendre en considération la catégorie d’âge des personnes qui y seront présentes. En effet, je ne peux tout de même pas utiliser de prime abord les mêmes types de poses nues devant des étudiants et étudiantes de niveau collégial que devant des artistes oeuvrant dans le domaine depuis de nombreuses années.

Là encore, je dois faire preuve de jugement car chaque séance est20171110_101223 particulière. Par exemple, je me souviens de la grande ouverture d’esprit des étudiants et étudiantes du collège de Sept-Îles en octobre et novembre dernier. Une ouverture d’esprit qui se manifesta de manière graduelle au fur et à mesure du déroulement des séances. Il va de soi, et vous le savez déjà, qu’il m’est un devoir de demander en début de séance de m’informer de tout malaise possible face à l’une ou l’autre de mes poses afin de me permettre une plus adaptée au groupe. C’est tout simplement une question de respect. Est-il utile de vous rappeler que le respect est à la base même de mon éthique de travail ?

20171129_145522Effectivement, on ne pose pas nu de manière irréfléchie. Poser nu relève d’une réflexion maintes fois faites souvent longtemps à l’avance. Quels types de poses dois-je privilégiées ? Pourquoi celles-ci plus que les autres ? Par lesquelles dois-je commencer et quelles choisir pour la fin de la séance ? Avec ou sans ma prothèse ? Sur quel thème devrais-je mettre l’accent ? Mais, avant toute chose, comment devrais-je me présenter au groupe dès mon arrivé ? Comme on dit si bien au Québec : On n’a pas une seconde chance pour faire une première impression. Quoiqu’il en soit, être authentique est toujours de mise. Après tout, nous sommes entre adultes, consentants et informés de la raison même de notre rencontre.

Chose étonnante ! Les poses les plus appréciées par les artistes20171129_135406 relèvent surtout de l’improvisation. En effet, j’utilise très souvent mon imagination en m’inspirant de mes lectures sur divers sujets dans les quotidiens pour réaliser certaines poses. J’ai, à titre d’exemple, les témoignages de certaines personnes au sein d’un courrier du cœur publié quotidiennement dans un journal fort populaire au Québec. Lesdits témoignages portèrent notamment sur  la non-volonté de certaines personnes de se libérer d’une relation amoureuse toxique sous prétexte de pouvoir profiter d’une qualité de vie « enviable » à  la fois au plan financier et au plan matériel. Or, il n’y a rien de pire que de se complaire dans son malheur et rien de plus ardu que de se libérer d’une relation dite « amoureuse » dans laquelle notre  intégrité physique, morale et psychologique est en danger de  manière permanente. Et, selon vous, avec quel objet ai-je réalisé mes poses nues pour illustrer de telles situations ? Tout simplement avec la ceinture bleue de ma robe de chambre. Comme quoi l’improvisation est sans contredit une pièce fondamentale dans mon cheminement.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’importance des témoignages

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L’importance des témoignages

Bonjour tout le monde,

Comme vous le savez déjà, il m’arrive souvent d’être à la recherche d’articles publiés sur le web où le sujet central est nul autre que la nudité artistique. C’est ainsi que je passer des heures, parfois des journées entières, à essayer de dénicher des articles sur ce sujet. Un de mes sujets de prédilection au sein de mon blogue. Parfois, je découvre des témoignages de modèles nus sur leurs parcours professionnels et, d’autrefois, des annonces d’évènements qui auront lieu à tels ou tels endroits. Bien entendu qu’il m’est un devoir de mettre en annexe les liens d’où les articles originaux sont tirés afin de respecter le droit d’auteur. C’est d’ailleurs la moindre des choses.

C’est ainsi qu’il me fait plaisir de vous présenter un texte fort intéressant où plusieurs modèles nus ont accepté de donner un aperçu de leur travail et de leur cheminent dans une voie où peu sont appelés et qu’encore très peu acceptent d’y mettre les pieds à nu. C’est là une expression fort appropriée au sein d’un tel article.

Je vous souhaite une bonne lecture !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La nuit des corps vivants

Dites «je suis modèle vivant pour des artistes», et vous aurez aussitôt une flambée de regards plus ou moins égrillards, plus ou moins perplexes, subordonnés aux clichés suivants : «Le modèle couche-t-il avec son artiste ?» «Le modèle est quand même tout nu devant tout le monde, faut pas être bien pudique.» «Faire modèle, c’est pas compliqué, tu fais tas de viande devant une classe ou un peintre-photographe-sculpteur, pas besoin de talents particuliers.» Voire pire, comme cette jeune femme que sa mère, apparemment bloquée sur le puritain XIXe siècle, traite limite de prostituée et se garde bien de dire à son entourage ce que fait sa fille dans la vie. On serait tenté de les comparer à des mannequins qui, eux aussi, vendent et donnent à voir leur image. Erreur : le modèle propose une pose et, à travers elle, une interprétation du corps, pas sa beauté ou uniquement sa plastique. Pour un tarif oscillant entre 15 et 25 euros de l’heure – pas tout à fait les prix des tops.

«Tout le monde peut être modèle, ça n’est pas comme mannequin, tous les corps sont intéressants, c’est hétérogène, ouvert à tous», explique Claire de Colombel qui gagne sa vie avec cette activité depuis trois ans, et vient de sortir un livre sur cette nudité associée à un autre regard, «très particulier, qu’on ne retrouve pas ailleurs : ni sexuel, ni dans le jugement, ni curieux, ni exhibitionniste». Un travail en fait très physique, à la fois sportif, méditatif – essayez de tenir la même pose pendant trente minutes et on en reparle – et artistique. Et qui n’est pas reconnue comme profession, malgré des manifestations de la corporation en 2008 et en 2014 pour obtenir un statut, au même titre que danseur ou comédien. Ce vendredi, jusqu’à samedi tard dans la nuit, se tient le premier marathon de dessin d’après des modèles vivants, organisé par la galerie itinérante Agnez Art Gallery et Maria Kuzma-Kuzniarska, la créatrice de Life Drawing Montmartre (des cours de dessin sans professeur, ouverts à tous les publics). Quatre modèles nous détaillent les grandeurs et misères de leur art.

«A deux, c’est magique»

Patrick Berton, 56 ans, pose aux Beaux-Arts

«Ce que j’aime dans ce métier, c’est son éternité : me dire qu’ici, aux Beaux-Arts, il y a cent ans, un modèle a vécu et ressenti les mêmes choses que moi en posant. Je suis un maillon de plus de cette même chaîne, sensible à la mémoire des lieux. L’intensité avec laquelle les gens dessinent me porte et m’inspire aussi. N’importe quel corps peut l’être, les corps ronds plus facilement. Ils peuvent se voir comme des paysages. Au total, entre les Beaux-Arts et le reste, je pose entre cinq et huit fois trois heures par semaine, debout, assis, allongé, cinq à vingt minutes, parfois quarante-cinq minutes. Il faut supporter les douleurs physiques dues à l’immobilité.

«Je m’adapte aux besoins pédagogiques des profs et des élèves, en choisissant mes poses en fonction de ce que je ressens, de mon humeur. On est créatif de manière éphémère et dans l’instant présent. Parfois on pose à deux, c’est magique : on partage le regard des dessinateurs et cela devient plus facile, léger. Il se passe tout de suite un truc, une histoire. Aujourd’hui, poser me correspond totalement, bien que l’on vive dans la précarité. Mais si on organisait trop ce métier, il perdrait cet aspect bohème, ce côté artistique. C’est cette grande liberté qui m’est précieuse.»

«On ne cherche pas à être jolie»

Florence Rivières, 25 ans, modèle pour photographes

«C’est aujourd’hui mon activité principale. Je travaille pour une trentaine de photographes, trois séances photos par semaine d’une heure à quatre heures. Au début, j’ai fait ça pour gagner de la confiance en moi, ensuite je me suis rendu compte que ça pouvait être un projet artistique.

«C’est différent avec un photographe d’avec une classe de 30 élèves : eux ne bougent pas, vous non plus. Avec le photographe, si. Il y a une communication constante, c’est un échange d’énergie ; on n’a pas à tenir les poses quinze minutes et il faut savoir trouver la lumière, l’angle, comprendre ce que veut l’autre. On ne cherche pas le beau, on ne cherche pas à être jolie, on se détache de sa propre apparence. Parfois je me dis, « je suis horrible mais la photo est géniale ». A force d’en jouer, de poser pour tellement de regards différents, ça désacralise le corps : mon image n’est pas ma personne. Ce n’est pas dans le regard du photographe qu’on valide son être ou son image. Quand je suis nue, c’est comme une tenue : la nudité c’est une autre façon d’habiller son corps.»

«Poser, c’est se poser»

Claire de Colombel, 31 ans, modèle d’écoles d’art

«On travaille dans des endroits très variés, il y a un grand nombre d’institutions ou d’associations qui ont besoin de modèles : écoles d’art, ateliers privés, cours pour adultes. Le vivant, c’est la base de l’apprentissage du dessin. Le corps est observé de manière sensible et technique, le regard n’a rien de voyeur. On choisit nos propres poses en fonction des temps annoncés. Elles vont de cinq à quarante-cinq minutes, parfois plus, mais il y a un repos indispensable de quinze minutes tous les trois quarts d’heure. Je travaille de quinze à trente heures par semaines, pour un taux horaire entre 15 et 25 euros. Immobile et silencieux, c’est pourtant un travail très physique qui demande beaucoup de concentration et de créativité. Il faut habiter son corps, être là.

Je cours souvent d’un atelier à un autre, c’est drôle quand on y pense : courir pour aller arrêter le mouvement. Poser, c’est se poser. Dans l’atelier, on entre dans une autre temporalité, il n’est plus question d’efficacité, de productivité. Rester immobile, c’est aller à contre-courant. Et c’est un véritable engagement, il y a les douleurs musculaires, articulaires, les problèmes de circulation du sang. Je m’aide de techniques de visualisation et de méditation pour soulager les tensions, c’est beaucoup d’énergie à fournir, tout le temps, comme un athlète, mais sans bouger d’un iota. Puis on pose avec sa forme ou sa fatigue du jour, sans artifices, sans Photoshop.»

«Nus par – 5°C dans la cour de la Drac»

Maria Clarck, 40 ans, fondatrice de l’association «Modèles d’art»

«Etre modèle est un état d’être qui implique une réelle qualité de présence, un engagement philosophique. C’est un métier très exigeant, physiquement et mentalement, à la croisée de la méditation et des arts martiaux. Savoir respirer est la clé. Mais contrairement aux danseurs par exemple, rien n’est prévu pour la santé des modèles vivants. Nous sommes salariés vacataires. Donc pas mal de paperasse, parfois difficile à obtenir. En 2008, il y a eu la manif des modèles, nus par – 5°C dans la cour de la Direction régionale des affaires culturelles [Drac] de Paris. La mairie avait supprimé le cornet, c’est-à-dire une vieille pratique qui consiste à faire passer une feuille de papier roulée pour récolter de l’argent complémentaire, ce qui correspondait quand même à 20 % de mes revenus. C’est à ce moment-là que les modèles se sont regroupés et mis en réseau. Au sein de notre association, nous œuvrons pour que notre activité soit mieux reconnue. Idéalement, il faudrait prendre place dans une convention collective et être dissocié des mannequins. Poser, c’est accompagner le processus artistique, c’est une histoire de rencontre et de générosité.»

Source : http://next.liberation.fr/arts/2016/04/28/la-nuit-des-corps-vivants_1449230

Un principe fondamental : Le respect envers le modèle!

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Un principe fondamental :

Le respect envers le modèle vivant !

 

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous avez passé une belle journée en ce 1er juillet 2017, date de la fête du Canada. Mon pays que j’aime tant et que je souhaite à ceux et celles qui sont venus s’y établir d’y trouver un hâvre de paix et de justice. En parlant de justice, un fait assez troublant est survenu au sein d’une polémique entourant la photographie d’une femme, un modèle féminin ayant visiblement un surplus de poids, qui est publiée dans un magazine. La polémique réside dans certains commentaires qu’une chroniqueuse a écrits concernant le physique du modèle nu.

New Image 43Je vais mettre les choses au clair afin de bien faire comprendre le fondement même de mon article : La liberté d’expression est, et doit demeurer, la pierre angulaire de la démocratie car sans une telle liberté toute société dite « démocratique » est vouée à une disparition, laissant ainsi la place au despotisme en tous genres. Oui, le droit de critiquer existe et doit continuer d’exister. Ce qui est notamment le cas, pour faire le pont avec mon sujet, à l’égard du domaine artistique.

Or, il y a une distinction à faire entre d’une part, critiquer la créationNew Image 90 artistique en tant que tel et, d’autre part, chercher à rabaisser le modèle vivant pour son physique. On peut être en désaccord total avec le concept en soi et la manière dont il a été présenté au grand public par l’artiste. C’est le cas, pour le sujet qui nous intéresse, d’un modèle vivant avec un surplus de poids très visible. À la limite, il serait même de notre devoir de fustiger l’auteur(e) de photos lesquelles dénoteraient un manque de respect envers ledit modèle. Un manque de jugement est toujours possible chez l’être humain aussi noble son intention puisse-t-elle être. Il en va de même dans toutes les professions y incluant le domaine du nu artistique.

En terminant cette missive, il est à retenir qu’en règle générale, les modèles vivants ne voient pas toujours le résultat final des réalisations pour lesquelles ils ont posées nus. Qui plus est, la vision varie d’un artiste à l’autre sans oublier que le manque d’expérience peut devenir un facteur déterminant dans la réussite, ou dans le cas présent l’échec, d’une photo. Croyez-moi sur parole ! J’en sais quelque chose.

Mais de grâce, si il y des critiques à formuler, faites-les sur la présentation, la vision et la recherche de l’artiste. Ne les faites pas sur le physique du modèle vivant. On peut être en total désaccord avec l’objectif du photographe, du moins sa façon de l’avoir fait. D’ailleurs, une critique de la vision, surtout si elle est plus que « douteuse », est toujours appropriée. Dans un tel cas, je donnerai raison sur ce point, mais en aucun cas on peut se permettre de s’attaquer au physique du modèle vivant, voire ici une femme atteinte d’obésité. La raison en est fort simple: Ne dit-on pas que nul ne connait de quoi son avenir sera fait? C’est une question de principe.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une œuvre qui interpelle.

 

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« Nude » par Roger Parry (1905-1977)

 

Une œuvre qui interpelle.

Bonjour tout le monde, Comment allez-vous ? Que se passe-t-il de beau dans vos vies respectives ? Quels sont vos projets pour la saison estivale qui frappe à nos portes ? Bref, quoi de neuf ? Que de questions ! Je le sais que trop bien. Mais, voyez-vous ?, être un modèle nu c’est aussi accepter de vivre et de partager avec authenticité en s’ouvrant au monde qui nous entoure. C’est ce que je tente de faire avec vous, et ce avec un grand plaisir.

New Image 64Sous un autre ordre d’idée, je voulais absolument vous présenter cette œuvre vraiment magnifique réalisée par le photographe Roger Parry (1905-1977). Et pour cause, puisque cette photo m’interpelle au plus profond de mon être en m’amenant à me questionner sur l’être humain et sa crainte face aux autres et, surtout, face à lui-même. Comme on dit si bien, il suffit parfois de se rendre à l’étranger pour mieux se connaître soi-même. Mon séjour en Europe prouve toute la véracité de cet adage. Enfin, c’est ce que je ressens.

Cette photo semble démontrer la crainte innée chez l’être humain du jugement. Une crainte alimentée par la religion, par la société et par la famille ainsi que par cet « autre » que l’on rencontre sur la route de notre vie. Bien que parfois une telle crainte peut être salutaire puisqu’elle nous permet d’établir des comportements pouvant servir à vivre en société, n’oublions pas que l’instinct animal est aussi présent en chacun de nous, elle peut aussi être un fardeau qui empêche l’Homme d’atteindre son plein épanouissement.

Un grand philosophe du nom de Jean-Paul Sartre a dit que «… l’enfer, c’est les autres.» Et, dans une certaine mesure, on ne peut nier qu’il ait raison. Combien d’entre nous a retenu ses élans afin de voler sur des mondes qui lui étaient inconnus et ce, parce qu’on lui disait que cela lui serait impossible ? Combien d’entre nous a refusé de faire les premiers pas vers l’autre afin de lui exprimer ses sentiments amoureux davantage par la crainte des qu’en-dira-t-on que par celle du rejet ? Combien d’entre nous a peur du regard de l’autre à son endroit et, par-dessus tout, de son propre regard envers lui-même ? Oui, la crainte du regard de l’autre et de soi-même est exprimée d’une manière sans équivoque au sein de cette photo.

Je vous pose maintenant une simple question et je vous y invite à yNew Image 62 répondre dans le silence de votre cœur. Que craignez-vous dans le regard de l’autre et, encore plus important, dans votre propre regard ? Ne serait-il pas le temps de s’accepter en toute sincérité et ce, en dépit du regard des autres à notre endroit ? Et, entre vous et moi, il y aura toujours quelqu’un quelque part sur cette planète qui sera sans cesse prête à nous juger mais qui s’abstiendra de prendre notre place dans le tombeau lorsque notre heure de quitter ce monde aura sonné. C’est là un fait que l’on devrait toujours garder à l’esprit.

Il est à noter que par un souci de respect envers l’auteur de cette photo magnifique, mais aussi de la seconde qui accompagne cet article puisqu’il s’agit du même auteur, j’ai décidé de mettre un lien en annexe afin de vous diriger vers un article trouvé sur le web qui présente de manière très intéressante ce photographe. Il va de soi qu’un autre lien vous donnant les informations sur cette exposition qui a lieu à Genève est aussi mis en annexe.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Présentation de ce photographe: https://www.photo-arago.fr/C.aspx?VP3=CMS3&VF=GPPO26_3_VForm&ERIDS=2C6NU0OBY4CR:2C6NU0OBSIV4:2C6NU0OBMJQP:2C6NU0O0XJ9F:2C6NU0ZCM3VG 

À visiter absolument: http://www.tdg.ch/culture/grob-gallery-peintres-photographes-deshabillent-corps/story/12281762

Le jugement ? De soi et d’autrui…

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Le jugement ? De soi et d’autrui…

Avis à ceux qui me jugent pour ma passion pour la nudité artistique.

New Image4Vous aimez cela? Hé bien, je vous prierais avant de me juger, de porter mes prothèses qui servent de chaussures, de parcourir mon chemin de vie, y compris les nombreux médias de masse qui ont fait leur choux gras avec ma situation physique, de vivre l’ensemble de mes chagrins, de mes douleurs, de mes doutes, et de mes petits bonheurs sans oublier mes moments de fous-rires sans toutefois oublier les êtres chers qui m’ont quitté pour un monde supposément meilleur.

Veuillez parcourir les années que j ai parcourues contre vents et marées. Vous serez certes étonnés de voir là où j’ai trébuché tout en me relevant chaque fois alors que la tentation de tout foutre en l’air était forte. D’avoir pleuré  pour le simple fait d’avoir blessé celles que j’ai tendrement aimées. Et d’avoir fait mon possible tout en réalisant, parfois et bien humblement, l’impossible…

L’on m’avait condamné à ne jamais parler, ni marcher, ni écrire et à être caché des yeux du public jusqu’à la mort. Mort qui devait survenir à l’âge de sept ans et ce, dans unDSCN0300_thumb.jpg centre pour enfants déficients intellectuels. On a abusé de la naïveté de mes parents afin de s’enrichir à mes dépends. Et, pourtant, aujourd’hui, je marche la tête haute, je crie ma joie de vivre, j’aime passionnément, et même un peu trop, et je compte bien poser nu encore pour de nombreuses années.

Poser nu avec amour et passion. Poser nu pour choquer, pour montrer que je suis fier de ce corps, mutilé certes, mais aussi beau dans son style. Poser nu pour détruire ce mythe qu’un homme avec un handicap physique apparent est un être asexué. Poser nu aussi pour le simple plaisir de le faire. Plaisir coupable mais combien agréable ! De plus, attendez la suite des choses, et vous serez étonnés par ma volonté d’aller encore plus loin dans tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. Ho que si !

Bref, ayez vécu ma vie et là vous serez peut-être en mesure de de me juger. Chose que je ne me permets pas de faire car seul le Créateur peut se le permettre. Là encore, j’en ai doute sérieusement.

Merci de m’avoir lu!

Sincèrement vôtre!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada