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Les mains m’ont toujours fasciné

Les mains
Très beau dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Les mains m’ont toujours fasciné

 

Les mains,

Quel heureux destin,

Pour celui qui par grâce les a,

Comme pour celui qui par grâce ne les a pas.

 

Mains blanches si usées et si expertes,

Mains tellement alertes, Mains de la couturière,

Quelles soient d’une jeune et belle célibataire,

Ou bien celles d’une vénérable grand-mère.

 

Mains de paix ou de guerre,

Mains qui essuient les chaudes larmes,

Versées pour les fils tombés sous les armes,

Des larmes qui coulent sur les joues des mères et pères.

 

Les mains peuvent parfois parler,

Poings fermés prêts à venger à frapper,

Mains tendues vers le prochain pour l’aider,

Poings levés au ciel devant tant d’injustice et d’adversité.

 

Les mains peuvent si bien construire,

Les mains peuvent aussi bien tout détruire,

Elles font tout ce dont on leur demande de faire,

Elles obéissent aux cœurs de chair ou bien de pierre.

 

Oui, les mains m’ont toujours fasciné.

Qu’elles soient jeunes ou dans la fleur de l’âge,

Elles nous ont laissé les œuvres des grands sages.

Elles témoignent à l’humanité la présence de la divinité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Aréoles

Auréoles des saints
Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Aréoles

 

Aréoles,
Telle une obole,
Donnée par amour,
Aux enfants depuis toujours.

 

Nourrissons gavés de lait,
Qu’ils soient beaux ou bien laids,
Car aux yeux d’une mère rien ne vaut guère,
Que le deuil de ses enfants déportés sur des terres étrangères.

 

Seins tombants légèrement,
Jadis léchés, tétés par des gourmands amants,
Qui sont accourus tels des garnements dès l’aurore de leurs vies,
Vers ce délice à la saveur exquise pour tenter de satisfaire leur soif infinie.

 

De cette envie de boire ce nectar tel un nourrisson,
Un nectar à saveur de miel tel que décrit dans un certain livre sacré,
Et dans lequel se trouvent bien des prières souvent récitées ou psalmodiées
Et qui les interpelle tôt ou tard d’une voix puissante chacun par leurs noms.

 

Aréoles tant admirées, voire louangées.
Par ces artistes chevronnés en cette séance d’une nuit d’été,
Car en leurs cœurs de chair réside le désir pouvoir les immortaliser,
Par quelques coups de leurs précieux outils, leurs crayons bien aiguisés.

 

Aréoles de ces seins expérimentés,
Témoignant d’une vie encore inégalée,
S’offrant allègrement aux personnes présentes,
Et tant pis pour celles qui en cette nuit étoilée sont absentes.

 

Aréoles plus vénérables que les auréoles des saints,
De ceux que l’on invoque en pensant à nos jeux de mains, jeux de vilains,
Saints ! Saints ! Saints ! Trois fois saints sont ces seins que l’on chante tous en chœur.
Aréoles voulues ! Auréoles distantes ! Nous souvenant que nous vivons frères et sœurs.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada