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Je me réveille

Je me réveille
Avec la gracieuse permission de Corrado Parrini

Je me réveille

 

Il est presque sept heures,

Je sors tranquillement de ma torpeur,

De mes rêves, de mes chimères avec lenteur,

Afin de retrouver une vie normale remplie de gens hypocrites et menteurs.

 

La main dans mes cheveux,

Cherchant à garder tous mes esprits,

Afin de lui permettre quelques instants de répit,

Car dans le fond, je suis parmi les plus chanceux.

 

Chanceux de pouvoir me lever,

Chanceux de pouvoir encore marcher,

De cette chance bien des gens n’osent pas imaginer,

Car il est ardu de gagner mais si aisé de tout abandonner.

 

Bon assez parlé, assez pensé, assez face à la vie, philosophé,

À quelle femme ai-je fantasmée?

Car je vois bien l’état viril de mon intimité,

Mais, entre vous et moi, j’en retire une certaine fierté.

 

Fierté d’être parmi ces hommes et ces femmes qui forment l’humanité,

Mais aussi un peu surpris d’avoir eu de chaudes visions cette nuit,

Car ma sueur ruisselle en véritables gouttes de pluie,

Gouttes de pluie ou bien gouttes parce que j’ai joui?

 

Je me réveille avec précaution afin d’éviter toutes questions,

Je prends tout le temps nécessaire pour pénétrer cet enfer,

Mais pourquoi donc tant me préoccuper tant m’en faire?

Et puis, zut! C’est décidé, je sors du lit pour voir d’autres horizons.

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Jouant nue à la guitare

Jouant nue à la guitare
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Jouant nue à la guitare

 

Jouant nue à la guitare,
Un air, une chanson de joie,
Un refrain qui animera nos pas,
En cette soirée qui je crois finira tard.

 

N’entends-tu pas cette mélodie?
Qui provient du plus profond du pays,
Un air de fête, un air de plaisir et d’amour,
Qui tourne autour de nous et dans les veines parcourt.

 

Une guitare qui appartenait à mon père,
Qui parcourait les villes et villages avec ma mère,
Et moi assise sagement sur ses genoux je fredonnais,
Un air magnifique qui au profond de mon coeur m’imprégnait.

 

Une guitare à la couleur dorée,
Un instrument que j’ai longtemps joué,
Qui possède des courbes à m’en faire rêver,
Et un manche qui à quelque chose me fait penser.

 

De ma main je caresse chacune de ses cordes,
Pour en faire sortir de belles notes tout en ordre,
Et de mon autre main, je les effleure avec prudence,
Afin d’écouter avec grande attention une si tendre romance.

 

Assis-toi et ne dis rien,
Écoute simplement ces refrains,
Que chantèrent les gens de mon patelin,
Qu’à mon tour je te ferai connaître jusqu’au matin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Où regardes-tu ?

Ou regardes-tu
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Où regardes-tu ?

 

Depuis le temps qu’on se connait,
En me souvenant de tous les coups qu’on faisait,
Des coups d’enfants et d’adolescents pas bien méchants,
Que l’on se racontait à voix basse pour ne pas inquiéter nos mamans.

 

Je me rappelle bien la cabane en bois,
Que tu avais construite pour toi et moi,
Afin de s’y réfugier lors des forts vents et des orages,
Qui nous faisaient toujours un peu peur vu notre jeune âge.

 

Les chauds étés se sont vite écoulés,
Les feuilles d’automnes se sont vites envolés,
Les neiges du blanc hiver ont vite fondu aux printemps arrivés,
Qui annoncèrent la saison où tout allait après une longue attente ressusciter.

 

C’est ainsi que tu es devenu un homme beau et vigoureux,
Que je prenais plaisir à me blottir dans ses bras pour le rendre heureux,
C’est ainsi que je suis devenue une femme belle et à tes yeux agréable à regarder,
Que tu prenais plaisir, une fois blottie dans tes bras, comme tu l’aimes lui chuchoter.

 

Nous nous sommes longtemps fréquentés,
Tu as toujours su à chaque jour me respecter,
Tes gestes de pure tendresse sans cesse je les ai appréciés,
Mes actes d’amour dans notre lit chaque nuit librement je te les ai donnés.

 

Mais, je m’aperçois qu’il y a depuis quelques temps quelque chose d’étrange.
Tu ne m’appelles plus comme jadis mon amour, ma chérie, ni mon ange.
Aurais-je fait de quoi qui aurait pu te blesser, te meurtrir, te peiner ?
Une simple réponse suffirait amplement pour me réconforter.

 

Nous avions tant de projets et de rêves à accomplir,
Maintenant je ne sais pas quoi penser et ça me fait tant souffrir,
Face à notre avenir, nous avions la même vision vers l’horizon nu.
Mais maintenant dis-le moi franchement : « où regardes-tu ? »

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pensées

Pensées
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pensées

 

Depuis tout juste hier
Dans ce bar aux lumières tamisées
Où nous avons tellement dansé et chanté
Je pense à toi qui m’a réchauffé du froid hiver.

 

Je t’avais regardé car ton physique me perturbait
Comment en arrive-t-il à avoir le sourire comme il est?
Désolé pour cette bizarre question,
Mais je ne crois pas être la seule qui se la pose. Non?

 

Et puis, je me suis lancé vers toi
Afin d’en savoir un peu plus sur moi
Tu m’as sourie comme si nous étions amis
Alors que rien ne nous engageait à être ennemis.

 

Je t’ai demandé ce que tu avais eu
Avec simplicité et sans amertume tu m’as répondu
Tu m’as demandé ce que je faisais dans la vie
Et je t’ai raconté mes unes et milles péripéties.

 

Tu ne m’as jamais jugée
Ni du regard ni de mots prononcés
Tu m’as écouté comme j’en avais besoin
Car tu as un cœur bien plus grand que mille mains.

 

Puis nous nous sommes dirigés vers la piste de danse
Là où tu m’as chanté une chanson de romance
D’un chanteur aujourd’hui décédé et longtemps regretté
Une chanson qui raconte un jardin où les amoureux vont gambader.

 

Un jardin situé au Luxembourg
Où semble-t-il merveilleux sont les jours
Tu m’as chanté cette chanson car tu ne voulais pas m’oublier
Alors que c’est moi qui maintenant à toi je ne fais que penser.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Puisque

Puisque
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Puisque

Puisque l’on ne peut empêcher les gens de penser ce qu’ils veulent sur nous raison de plus pour vivre la vie que l’on souhaite.

De serviteur RollandJr St-Gelais de Québec

À la femme que je suis

Je danse

« À la femme que je suis » Photo par G.B. d’Allemagne

À la femme que je suis

 

Aujourd’hui, je vis.
Je vis en cet instant précis.
Respirant avec grande profondeur,
Afin de mon être en extirper mes peurs.

 

Seule et nue dans cette petite pièce,
Sous une musique qui me met en liesse,
Quelques notes de musique du prodigieux Mozart,
Afin de mes pas, de mes gestes en créer une oeuvre d’art.

 

Mains libres et légères,
Oubliant ma journée d’hier,
Main gauche tournée vers l’entre-jambe,
Main droite dirigée vers le sol que j’enjambe.

 

Pied droit semblable au soleil levant,
Pied gauche qui file vers droit devant,
Du mouvement de la hanche j’accouple,
L’ombre et la lumière afin d’en faire un couple.

 

Chaleureuse lumière qui ravive la profondeur de mon corps,
Ombre délicate qui rafraîchit mon être et mon âme,
Quel plaisir de sentir fraîcheur dans les flammes,
Esprit de liberté qui vaut son pesant d’or.

 

Tête légèrement penchée,
Avec le sourire d’un être comblé,
Sous les notes de piano j’ai cessé de penser,
Et de permettre à la femme que je suis de danser.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Vive l’amour dans la langue de Molière

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Votre humble serviteur bientôt de retour en tant que modèle vivant (nu intégral)

 

Vive l’amour dans la langue de Molière

Bonjour tout le monde,

C’est avec un plaisir immense que je vous informe de ma sortie prévue pour ce vendredi 15 février. En effet, les médecins et les spécialistes du centre de convalescence où je suis hospitalisé depuis trois semaines m’ont confirmé la guérison de mon bras gauche. À vrai dire, il s’agit d’une guérison de transition puisqu’il me faudra attendre jusqu’à la fin mars avant de pouvoir me servir de mon bras de manière pleine et totale. Ici, tout sera une question de prudence pour les semaines à venir.

Sous un autre ordre d’idée, J’ai eu la chance d’assister à un mini-spectacle offert par un duo musical qui a permis aux personnes présentes en salle de se remémorer certaines des plus belles chansons d’amour de la langue française. Mais, à bien y penser, quelle est la plus belle langue au monde sinon le français ? Oui, c’est un fait. Je suis à la fois nationaliste, fier de mes racines ancestrales et passionné par tout ce qui touche au beau, au bien et au bon. Mais, je suis également un francophile. C’est-à-dire, pour ceux et celles qui ignorent ce que ce mot signifie, que je suis un amoureux de la langue française.

Pour moi, la langue française est la langue de l’amour. Je devrais même dire « des amours »: amour de la nation, de la patrie, de ses terres en y incluant les « amours » de l’amitié fraternelle, de la famille sans oublier l’amour dit des amoureux et, pourquoi pas ?, celui des amants. J’aime ma langue et elle me le rend bien.

Aurais-je autant de plaisir à composer mes poèmes dans une autre langue que le français ? C’est possible. Aurais-je la même passion d’écrire mes textes dans une autre langue que ma langue maternelle ? C’est probable. Aurais-je le sentiment d’être privilégié de vivre, de penser, d’explorer et de découvrir le monde qui m’entoure dans une autre langue que le français ? Pourquoi pas ?! Cependant, c’est dans la langue française que chaque fibre de mon corps, de mon âme et de mon esprit vibre d’une vibration incomparable en ce monde.

Bref, j’ai réellement adoré cette soirée musicale où les chansons d’amour en français étaient à l’honneur et ce, en compagnie de gens formidables. Des gens qui m’ont appris de nouveau que le véritable bonheur se retrouve dans la simplicité de la vie. Croyez-moi sur parole ! C’est là une grande leçon existentielle.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Colle-toi !

 

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Colle-toi !

Colle-toi ! 

  

Journée bizarre, 

Où j’en ai plus que marre. 

Que toutes mes nombreuses questions, 

Pour lesquelles je ne trouve pas de solutions. 

 

Suis-je une si mauvaise personne ? 

Ai-je en moi quelque chose qui soit bonne ? 

Ou bien suis-je digne des peines des enfers ? 

Car en cet instant, je ne quoi penser ni que faire ? 

 

Toutes celles que j’aimées, 

Je n’ai guère su mon amour l’exprimer. 

J’essaye de voir où j’en suis et de me comprendre, 

Cela est-il peine perdue ? Devrais-je arrêter et me rendre ? 

 

Maintenant que les feuilles d’automne tombent, 

Qui avec lenteur et sans relâche recouvriront les tombes. 

Je me demande sans arrêt : quelle aurait pu être ma vie ? 

En lisant les noms écrits sur ces pierres de gens partis. 

 

J’avance bien entendu en âge inéluctablement, 

Regardant le parcours de mon existence lentement, 

Me rappelant ceux rencontrés dans le train de ma destinée. 

De ceux qui ont été présents ou absents dès que je suis né. 

 

Puis sans y faire attention, 

Je ressens en moi cet horrible froid, 

Qui me glace le sang jusqu’au bout des doigts, 

Et qui à jamais consume joie de vivre et passion. 

 

Puis-je te demander une faveur ? 

Une requête sans que tu éprouves de la peur ? 

Ô belle dame ! Gracieuse dame ! Venue du lointain horizon. 

Colle-toi sur moi afin d’apaiser dans ma tête cette triste chanson. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

Ce n’est pas vrai.

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Ce n’est pas vrai

 

Il y a des douleurs
Qui, rien à y penser, font peur.
Des blessures à jamais ouvertes
Des acquis qui deviennent lourdes pertes.

 

Des souvenirs qui se perdent dans les méandres
De tant de gens à jamais disparus et qui nous hantent
Des temps d’illusions que l’on aurait aimés éviter
Mais qui seront gravés dans nos mémoires pour l’éternité.

 

Il y a des instants que l’on souhaite comprendre
De ces moments où l’amour croyait-on se faisait attendre.
De ces pensées où nous étions persuadés où tout était possible
Ici et là, tout était une question de temps parfois impossible.

 

On dit souvent que le décès de nos proches est la pire chose en cette existence
Moi humblement je peux vous dire sans ambiguïté ceci : ce n’est pas vrai.
Chose horrible entre toutes, c’est de constater où le mal véritable est.
Et qu’il soit trop tard pour revenir en arrière où l’amour a une présence.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mon lieu de prières

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Mon lieu de prières

Mon lieu de prières

 

Un temps pour s’arrêter,

Dans ce monde tourmenté,

Un temps nécessaire pour réfléchir,

À tout ce qui nous fait tant languir et souffrir.

 

Un moment pour penser,

À ceux qui nous ont quittés,

Vers ailleurs! Vers cette éternité,

Qui nous ont laissé des plaies à panser.

 

Des plaies dues à leurs absences,

Dues à nos souvenirs avant la démence,

Tant d’êtres chers que l’on aimerait enlacer,

Et de notre chaleur humaine leur rappeler.

 

Mais puisque je suis comme vous amis,

Un être bien vivant et mortel face à cet infini,

Et mes mots bien impuissants à les ressusciter,

Voilà pourquoi j’ai pour eux un lieu de prières à réciter.

 

De

 

Rolland St Gelais

Québec (Québec)

Canada