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L’amérindienne

Amérindienne
L’amérindienne ! Poème composé par RollandJr St-Gelais Dessin par Bpc Olivier Spoocky de Belgique

L’amérindienne

 

Je suis fille de guerrier,

D’un grand chef par la tribu admiré,

D’un homme tant vaillant que courageux,

Veillant à faire pour sa tribu tout ce qu’il peut.

 

Lui-même fils de chef d’une grande nation,

Qui habita les terres que lui donna le Grand Manitou,

Jusqu’au jour où vinrent des conquérants dont ne savait d’où,

De ces gens parlant une langue fourchue ou bien qu’avec leurs canons.

 

Amenant avec eux vitreries et bien des maladies,

Pour usurper nos aïeuls et décimer les gens de ce pays,

Et remplacer avec le temps nos tipis par des immeubles si laids,

Si affreux que je me demande souvent pourquoi nous n’avons rien fait.

 

Mon père m’a fait jurer de toujours porter,

Porter avec fierté son couvre-chef avant de me quitter,

Pour aller rejoindre le terrain de chasse dans les prairies merveilleuses,

Là où ses ancêtres bien avant lui sont parti y chasser chair délicieuse.

 

C’est en portant ses ornements chamarrés,

Que je me rends-compte d’en être sa fille est grande fierté,

Et c’est là que je me souviens des dernières paroles de mon père,

Disant face à la tribu : Si on avait su, on ne se serait pas laisser-faire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Car si je voyage avec toi

Je voyage
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Car si je voyage avec toi

 

Déjà c’est la nuit,

Depuis longtemps le train est parti,

Dans le silence mystérieux de notre wagon,

Sous la lumière tamisée nous nous aimons.

 

Les étoiles scintillantes,

Témoignent de la fraicheur bienveillante,

Après ces journées si chaudes mais suffocantes,

Qui ne cessèrent de t’écraser d’une chaleur suffocante.

 

Il ne se fait pas si tard,

Dors avant d’arriver à la gare,

Car demain nous arriverons à destination,

Le lieu de mes ancêtres fiers bâtisseurs d’une belle nation.

 

Nation un peu rebelle,

Peuplée de femmes très belles,

Et d’hommes grands et forts et si valeureux,

N’éprouvant que compassion par leurs cœurs généreux.

 

Ma chérie, tu verras là-bas.

Comme tu seras bien avec moi,

Je te ferai visiter mon humble château,

Situé tout près d’un magnifique ruisseau.

 

Un château édifié par mes lointains ancêtres,

Entouré de jardins, d’arbres fruitiers et d’hêtres 

De mes aïeuls formés par des nobles et des sorciers,

Protecteurs de la veuve et de l’orphelin et guides des aventuriers.

 

Je t’ai réservé la plus belle des chambres,

Tapissée avec soin et peinturée à la couleur d’ambre,

De miroir tu n’y trouveras pas car de ta beauté moi seul l’admirera,

Que tu es magnifique sans cesse de ma bouche tu l’entendras.

 

En mon corps sans âme, point de pouvoir n’a l’âge.

Car je suis né à l’époque que l’on appelle le Moyen Âge,

J’y ai rencontré un homme bien étrange dans ma jeunesse,

Qui me fit, en échange de mon âme et de mon sang, une vilaine promesse.

 

Une simple morsure et quelques gouttes,

Ont amplement suffit pour dissiper mes doutes,

Dors en toute quiétude encore ma tendre demoiselle,

Car si je voyage avec toi c’est pour t’offrir à mon tour la vie éternelle.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pas pour le moment

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Ce n’est pas le moment

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous avez passé une journée du poisson d’avril pas trop ennuyante vu le confinement généralisé tant en Europe qu’en Amérique et dans plusieurs pays. Pour ma part, ce fut assez calme. J’en ai profité pour réaliser quelques petits articles sur mon blogue artistique tout en prenant soin de ma douce princesse Goldy. Et pour être franc avec vous, je préfère occuper mes temps libres à faire ce que j’aime. Ceci inclus notamment la lecture, écouter de la musique et regarder des documentaires sur différents sujets.

J’aurais pu m’enfoncer dans la torpeur et l’oisiveté mais j’ai choisi de me réaliser à travers mes passions qui m’ont permis de grandir tant sur le plan spirituel qu’intellectuel. N’oublions pas que l’un ne va pas sans l’autre. En effet, comme le corps humain a besoin de ses deux jambes pour avancer, de ses deux poumons pour respirer, de ses deux yeux pour voir et de ses deux oreilles pour bien entendre, l’être humain a aussi le besoin de ces deux dimensions complémentaires pour se construire de manière équilibrée. J’ai bien écrit équilibrée car, à l’image d’un funambule perché sur un fil tendu, un débalancement aussi minime soit-il suffi à l’amener dans une exagération telle que son bien-être pourrait être compromis à tout jamais.

Certes, le confinement peut paraître de plus en plus lourd au fil du temps qui passe. Or, justement les grains du sablier du temps passent toujours et sans relâche et ce, quoiqu’il arrive. Voilà donc le bon moment pour renouer avec les êtres qui nous sont chers, à renouer avec des activités peut-être plus sédentaires mais qui resteront accessibles une fois que cette période confinement sera chose du passé. Hé oui! Comme l’ex-Beatles George Harrison chantait si bien dans la chanson intitulée All Things Must Pass. Toutes choses doivent passer car rien n’est éternel.

Le monde que nos lointains ancêtres est à l’opposé de tout ce que nous avons connu depuis les années qui ont suivi la fin du second conflit mondial. Le monde actuel est différent de ce que nous étions habitués de vivre jusqu’à il y a quelques semaines déjà. Et, que nous le voulions ou pas, il sera encore plus différent une fois que cette crise sera terminée.

Sera-t-il meilleur ? Quel tournant aura-t-il pris ? Quels seront les points positifs et négatifs ? Et surtout seront les impacts sur notre quotidien ? Tout ceci dépendra des leçons que nous aurons tirées de cette mésaventure et de notre volonté collective à prendre les choses en main, mais encore plus de nous prendre en main.

Mais pour l’instant, le plus important c’est de ne jamais baisser les bras et de toujours garder la tête haute. Et ce quoiqu’il arrive ! Ce n’est pas le moment de se laisser décourager. Et à vrai dire, gardons espoir puisque plus on éloignera de nous les moments de découragement, plus vite les beaux jours seront de retour.

De grâce, n’abandonnez jamais. Ce n’est pas le moment. Et, entre vous et moi, ce ne sera jamais le moment.

Merci d’avoir pris ce moment pour lire cet article.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Figé dans le temps

 

Par Huggo Rosso 1
Figé dans le temps ! Avec la permission de par Ugo Rosso

Figé dans le temps

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous profitez de cette période rarissime dans l’histoire pour vous ressourcer et profiter du temps qui passe lentement. Avouons-le ! C’est un fait plutôt inhabituel d’avoir la chance de suivre le temps et non pas de courir après celui-ci. Une telle opportunité n’arrive pas très souvent au sein de notre société axée sur la productivité, la consommation à outrance et la satisfaction de nos désirs par l’instantanéité. Le temps a pris tout son sens et tous ses droits.

Le temps est notre meilleur allié face à tout ce qui sePar Huggo Rosso 3 passe actuellement. Le temps de se connaître et de connaître nos proches avec lesquels nous avons négligés pour la raison que nous n’avions pas le temps de le faire. Le temps d’être et non pas de paraître. Être ce que nous sommes vraiment et non pas ce que les pressions sociales dictées par les supposés besoins économiques nous forcent à devenir. Le temps de suivre le temps.

Il est 6 heures du matin ? Vraiment ? C’est d’accord. Avoir le choix de se lever et de prendre le temps de déjeuner, c’est-à-dire de briser le temps du jeûne. De savourer ce que nous mangeons. Le temps d’écouter l’autre qui nous accompagne et non pas seulement de l’entendre ou bien de s’écouter ou d’écouter le silence.

Par Huggo Rosso 2Ce silence qui nous fait souvent si peur mais qui est notre plus grand allié face à tout ce qui nous entoure et nous agresse constamment. Un silence qui a accompagné bien des sages avant qu’ils laissent leurs marques dans l’histoire. Un silence bienfaiteur ! Un silence que seul le temps nous offre de manière tout à fait gratuite. Le silence et le temps font très souvent un excellent couple qui témoigne de la futilité de nos craintes et de nos doutes lesquels sont des constructions de notre psyché, de notre subconscient, des relents laissés par nos lointains ancêtres qui devaient faire face à des situations pires que ce que nous traversons de nos jours. N’oublions pas que nos ancêtres avaient des connaissances scientifiques plus ou moins limitées. Or, c’est grâce au temps que les connaissances se sont accrues et que nos moyens de survie et de vivre sont apparues.

Être figé dans le temps, c’est un tremplin fantastique pour se préparer à aller vers l’avant. Être figé dans le temps, c’est se ressourcer, se refaire des forces, se guérir de nos blessures accumulées par la vie trépidante de la surconsommation. Peut-on appeler cela une vie ? Permettez-moi de prendre le temps d’en douter. Être figé dans le temps ! Se laisser envahir, se laisser submerger, voir devenir un avec lui. Accepter de plein gré de s’en faire un allié formidable. À vrai dire, s’en faire notre meilleur ami. Un ami qui pourra nous suivre une fois que cette crise sera devenue une page de l’histoire de l’humanité. Une page parmi tant d’autres.

Merci d’avoir pris le temps de lire ce texte de réflexion.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Vers cet étang de sang

Vers cet étang de sang
Photographer: JenovaxLilith Model is Ashley Splooshie on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/love-829103744

Vers cet étang de sang

 

Sans cesse je suis envahie,

Et pour me protéger, je pries.

Je pries tous les dieux du panthéon,

Que prièrent mes ancêtres à l’unisson.

 

Depuis que tes yeux plongèrent vers moi,

J’ai su que j’étais dès lors possédée par toi,

Possédée de mon désir de t’appartenir tel un jouet,

Un jouet pour satisfaire ton besoin de chair tel qu’il est.

 

Je le désirais de mon aveu bien à mon tour,

Et quelque chose me disait que cela en valait le détour,

Car nul ne pouvait rester de marbre devant ma beauté de déesse,

Bien des hommes étaient prêts à mendier pour une seule de mes caresses.

 

Pour toi, ô chéri de ces terres étrangères, tout est différent,

Car je sais bien en mon âme que jamais mon cœur ne me ment,

De cette passion langoureuse qui m’anime est partagé je le sens,

De ta venue en mon humble vie, je l’attendais depuis longtemps.

 

Je n’arrives plus à respirer car sans toi je ne peux exister,

Vers cet étang de sang bien lentement je me suis enfoncée,

Car mes précieuses veines avec une lame affûtée j’ai ouvert,

Puisque sans toi mon destin est devenu un véritable enfer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada