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La morgue

La morgue
La morgue Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographique par JenovaxLilith Modèles ? Leina et Lucia Brea Quinn Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/mortuary-835396983

La morgue

 

Tout est si silencieux dans les villes,

Depuis qu’est apparue cette créature si vile,

Semant l’effroi dans les contrées et les villages,

Amenant hommes, femmes et enfants en bas âge.

 

Apparue dans l’Empire du Milieu,

Était-ce une punition envoyée par les Cieux?

Se répandant telle une traînée de poudre face au vent,

Avec un silence mystérieux elle apporta la faucheuse se déchaînant.

 

Voyageant allègrement par le vaste monde,

Elle ne connaissait point les frontières des pays,

Qu’ils soient aussi bien amis qu’ennemis, grands ou petits,

Savants constatèrent sa présence par la force meurtrière de ses ondes.

 

Bien des gens jeunes ou vieux et si insouciants,

Ignorèrent tous ces avis répétés constamment,

Préférant vagabonder ici et là au risque du trépas,

Ainsi la faucheuse les emporter à tout moment elle le pourra.

 

Soyez prudents! Restés chez-vous!

Ils leur répétèrent sans arrêt comme des fous,

Préférant ignorer avec plaisir les incessants avertissements,

Que leur firent les gouvernants sous l’appel des sages et des savants.

 

Au fil du temps la maladie et la mort firent leur œuvre,

Pourtant combien d’images avaient-ils vues comme preuves?

Mais il est maintenant trop tard car résonnent les notes de l’orgue,

Jouées pour le repos de leurs âmes pendant qu’on les portent à la morgue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Douce étreinte

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« Douce étreinte » par Juste Angèle

Douce étreinte

 

Je me souviens de ce temps,

Avant qu’apparaisse le poids des ans,

Du temps de notre belle et folle jeunesse,

Avant que viennent les maux de la vieillesse.

 

Ta voix résonnait comme une mélodie,

Qui me donnait une si magnifique vie,

Un temps de grâce et de bonheur,

Avant ce triste jour de malheur.

 

Je me rappelle encore de ton sourire,

Lorsque je t’appelais ma raison de vivre,

Ce que tu étais belle en cette journée,

Avant ce drame qui t’a loin de moi amenée.

 

Ce que j’aimerais revenir en arrière,

Afin que tu puisses éviter cette barrière,

Celle que tu as défoncée et qui t’amena,

Malgré toute ma volonté de vie à trépas.

 

Maintenant que je suis en âge avancé,

Me rendant compte de la cruelle destiné,

Et qu’en moi mes forces vives disparaissent,

Je me console en me disant que d’autres naissent.

 

Devant la crainte de la Dame faucheuse,

Je me souviens combien tu étais courageuse,

Quand tu m’avais promis avant que ta vie s’éteigne,

Que tu m’attendras pour revivre une douce étreinte.

 

De

 

Rolland St Gelais

Québec (Québec)

Canada