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Esméralda, la princesse des sables

Esméralda, la princesse des sables Dessin par Noble Roro de la France Poème de Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Esméralda, la princesse des sables

 

Je suis Esméralda,

Je suis une femme fière,

Des valeurs transmises par père et mère,

De leur sang qui coule dans mes veines ici et là.

 

De ma langue étrangère,

Qui a survécu au de-là les frontières,

Qui affronta mille périples et autant de guerres,

Lesquelles durent affronter tous mes nombreux frères.

 

Ma chevelure d’ébène,

Témoigne de mes origines lointaines,

Qui ont donné à mon être une auréole mystérieuse,

Qui a fait fantasmer mes amants devant ma peau savoureuse.

 

Parmi ces hommes, un seul a su me combler,

Car il avait trouvé les mots magiques qui m’ont fait rêver,

De sa tendre voix, il n’avait de cesse de m’appeler sa princesse,

Ces mots qu’il me glissait à l’oreille quand je succombais à ses caresses.

 

Princesse des sables qu’il me disait en cajolant mes seins,

Il serait toujours à moi qu’il répétait tel un refrain,

En découvrant avec délice mon jardin secret,

Un plaisir partagé car ce que je l’aimais.

 

Puis, un jour il est parti.

Vers d’autres cieux, un autre pays,

Mais jamais je n’oublierai comme il était doué,

Avec ses mains me faire sentir une femme vraiment comblée.

 

Je suis la princesse des sables chauds,

Sur une vaste contrée où il faut si beau,

Voyageant de lieu en lieu avec ce modeste convoi,

Je suis une princesse perdue à la recherche de son roi.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

La fête sera bientôt finie

La fête sera bientôt finie Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-party-is-over-865756527

La fête sera bientôt finie

 

C’est déjà le deux de janvier,

Il me semble que je venais juste d’arriver,

Tu avais apprêté un mets tellement somptueux,

Et ton corps de déesse parfumé d’un arôme luxueux.

 

Avec un verre de vin à la main,

En te chantant un air de mon pays lointain,

Dans le bain chaud en silence je t’ai accompagnée,

Car rien ne nous donne autant de bonheur que de nous caresser.

 

Verre de vin rouge,

Tout autour de nous, bouge,

Nous laissant aller à l’extase de cet instant,

Je voyais dans tes yeux la beauté du firmament.

 

J’étais ton amoureux,

Tu étais celle envoyée par les cieux,

Comme ce premier jour fut si merveilleux,

Car cette nuit était réservée que pour nous deux.

 

Moment exquis digne du paradis,

Que même les anges dans le ciel nous envient,

Allez mon amour ! Profitons de chaque baiser, de chaque étreinte.

Car qui sait si les nuits qui suivront ne seront pas vaines?

 

Que de mots doux je t’ai à l’oreille murmuré,

Que de gestes intimes nous avons avec lenteur échangés,

Que de fois nos cœurs ont remplacé nos lèvres pour exprimer,

Notre amour, notre passion, notre raison d’exister pour l’éternité.

 

Collés l’un contre l’autre, nous nous sommes apaisés.

Dans les draps de satin, nous avons fait la grasse matinée.

Je humais la senteur enivrante de ta peau douce comme un pétale,

Un pétale d’une fleur inconnue à mes yeux qui sont devenus pâles.

 

Car je sais bien que ton époux arrivera par le dernier train,

Comme je voudrais t’avoir pour tous ces lendemains,

Être là à tes côtés, te faire l’amour jusqu’à l’infini.

Même si, malgré moi, la fête sera bientôt finie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

J’ai trouvé enfin le bon chemin dans le silence

J'ai trouvé un chemin dans le silence
J’ai trouvé enfin le bon chemin Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation par carmine_vision Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/find-a-way-in-the-silence-752003929

J’ai trouvé enfin le bon chemin dans le silence

 

Longtemps, j’ai cherché le bonheur,

À tous moments, que tu ries ou bien tu pleures.

Essayant de trouver une raison de vivre, d’exister,

Tentant de repérer une preuve d’être aimée et d’aimer.

 

J’ai connu de grands sages,

En dévorant leurs nombreux ouvrages,

De ces philosophes cherchant à donner explication,

En mon être le plus profond je me posais tant de questions.

 

C’est en marchant près d’une clairière,

Que me vinrent les paroles de ma tendre mère,

Souviens-toi ô ma fille, ô ma petite chérie, de ceci :

Va dans la forêt pour y trouver du repos, un peu de répit.

 

Écoutes bien le vent et le chant des oiseaux,

Tu comprendras jusqu’à tel point tout y est beau.

Couches-toi à un endroit où tu t’y sentiras confortable.

Cherche un lieu où tu pourras t’étendre de manière convenable.

 

 Ne fait pas de bruit, je t’en pries.

Tends l’oreille et discernes ce que la nature te dit,

Ferme doucement les yeux et sens comme l’air est bon,

Sens le vent effleurer les branches qui dansent à l’unisson.

 

Vas-y ! Il n’y a pas de raison d’avoir peur.

Je serai toujours avec toi en pensées à chaque heure,

Je voulais tant te confier ceci dans le secret de ton cœur,

Que moi aussi je faisais face à ce monde fondé sur tant de leurres.

 

Tout comme toi, je me sentais si souvent désemparée.

Tout comme toi, je ne savais pas quoi faire pour être aimée.

Tout comme toi, je cherchais un refuge pour me sentir protégée.

Tout comme toi, loin de ces foules sans âmes, je désirais m’en éloigner.

 

Moi aussi à la fin de mon adolescence,

Que de questions sans répit brisèrent mon innocence,

Suivant simplement mon instinct de survie avec grande prudence,

C’est avec patience que j’ai enfin trouvé le bon chemin dans le silence.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Viens à moi

Viens à moi
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Viens à moi

 

Viens à moi,
Viens comme il se doit,
Viens simplement tel que tu es,
Viens vers moi car à mes yeux tu es parfait.

 

Viens que je puisse sentir ton parfum,
Car lui et toi, c’est vrai, vous ne faites qu’un.
Viens sentir le battement effréné de mon cœur,
En cette nuit où je n’en finis plus de compter les heures.

 

Me remémorant ton sourire,
Que tu avais fait pour me faire rire,
Alors que je me sentais si seule en cette journée,
Où tout semblait autour de moi mal aller.

 

Tu as su trouver les mots pour me rassurer,
Tu as su avec tendresse m’écouter,
Moi, qui avais besoin de parler,
D’une oreille à qui me confier.

 

Au fil de notre discussion,
Je me rendis compte comme tu étais bon,
Nous nous sommes alors promenés dans le jardin,
Admirant les couleurs d’automne tombées à pleines mains.

 

De ces couleurs qui annoncèrent l’arrivée d’une dame,
Dont sa fraîche bise nous brûlera les joues telle une flamme,
Une dame bien solitaire parmi trois hommes aux couleurs gaies,
De ces couleurs variées qui ravivent du printemps jusqu’à la fin d’été.

 

Couleurs d’un bel automne,
Où je fis la rencontre d’un charmant homme,
Et avec le sable du sablier du temps qui sans relâche coule,
La passion de l’amour s’établit dans nos cœurs qui maintenant roucoulent.

 

J’ai voulu bien te connaître avant de m’offrir,
Tant ceux de jadis, mon cœur ont si fait souffrir.
Voilà pourquoi je t’ai demandé d’attendre patiemment,
Le moment favorable où j’allais me donner tout à fait librement.

 

Maintenant, je te veux plus que tout,
Car je vois bien depuis les jours qui défilent,
Que la toile de notre amour est bâtie sur un solide fil,
Et que nous vivons toi et moi un amour vrai, un amour fou.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’adore ce goût

J'adore le goût
« j’adore le goût » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

J’adore ce goût

 

Chérie, Ô ma chérie.

De toi, j’ai tellement envie.

Envie depuis que je t’ai rencontrée,

Le jour où dans ma triste vie tu y es entré.

 

De ces journées où je t’ai saluée,

Jusqu’au moment où tu m’as embrassé,

Après nous avoir si patiemment fréquentés,

Main dans la main pendant nos longues soirées.

 

Je te revois au restaurant,

Où je t’écoutais passionnément,

Me raconter tes exploits et tes déceptions,

Je sentais battre nos coeurs se mettre au diapason.

 

Le moment tant voulu arriva,

Ce moment que je ne soupçonna,

Qu’en toi, avec secret, tu désirais si ardemment,

Et que mon âme craignait d’être repoussée violemment.

 

Tu m’invitas à prendre un verre chez toi,

Un verre de vin savoureux digne d’un grand roi,

Une fois assise à mes côtés, à mon oreille, un mot tu as glissé,

Une proposition, une requête, une demande qui m’a vraiment étonné.

 

Ouvrant alors tes jambes magnifiques,

Tu me présentas une zone tellement féérique,

En me suppliant de savourer ton liquide d’amour,

Qui coulait de cette fontaine chaque goutte tour à tour.

 

Tel un esclave ne voulant point à sa maitresse désobéir,

Je me suis penché vers cette zone humide pour ton bon plaisir,

Quelle saveur exquise que tu m’as fait découvrir, que tu m’as fait goûter.

En léchant chacune de ces gouttes jusqu’à ce que je sois comblé et rassasié.

 

Oui, c’est un fait que d’emblée je reconnais,

T’avoir donné entièrement satisfaction fut ma récompense,

Et recommencer autant que tu le voulais m’a rempli d’une douce démence,

Et qui pour unique source te démontrer par ce geste comme je t’aimais.

 

J’adore tout de toi mais une chose en particulier,

C’est de me placer à genoux devant toi afin de te savourer,

Te déguster, te satisfaire tout en sentant l’arôme suave de ton intimité,

J’adore ce goût qui me rend fou, et ce toute la nuit jusque tard dans la matinée.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada