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Femme du matin

15-08-2018c(p)

Dessin réalisé par Gérard Teillot

Femme du matin

 

Bon matin ô jolie jeune dame, 

Avez-vous bien dormi dans l’ardeur de mes flammes ? 

Dans la fraîcheur de la nuit accompagnée de ces cigales, 

Qui chantèrent une chanson d’amour d’un certain vassal.

 

De ces étoiles témoins de nos ébats, 

Souriant de nos gestes parfois maladroits, 

Mais aussi attentionnées par nos mots tendres, 

Qu’elles adorèrent avec grande discrétion entendre.

 

Que le temps passe quand on fait l’amour, 

Alors que l’on voudrait qu’il demeure pour toujours, 

Nos corps entrelacés et mots étouffés par ces mille baisers, 

Jusqu’à ces mouvements de va-et-vient qui nous ont tant essoufflés.

 

Femme aux plaisirs interdits, 

Femme aux rêves sans cesse inassouvis, 

Femme provenant d’une terre étrangère et d’un pays lointain, 

Femme au regard si mirifique qui me rappelle la grâce du matin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Assoupie en liberté

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Primeur offerte par mon amie Angélina de la France

 

Un de mes plus beaux poèmes à ce jour

Assoupie en liberté

 

Je suis simple fille d’une mère,

Qui est née durant la dernière guerre,

D’un père mort sur les champs d’honneur,

Pour son malheur mais pour sa patrie son bonheur.

 

Je naquis dans un village de Provence,

Où j’ai grandi jusqu’à la fin de mon adolescence,

J’y ai fredonné des chansonnettes de mon enfance,

Tout en faisant la rencontre de mes premières romances.

 

Mais nécessité oblige j’ai quitté ces lieux,

Pour me diriger sous d’autres cieux,

Remplaçant le parfum des fleurs,

Par celui de la faim et de la peur.

 

Dans cette ville-lumière,

J’y ai vécu la pauvreté et l’enfer.

Mais, parfois, des mots tendres prononcés,

Par des hommes aux mains baladeuses et mal intentionnés.

 

Je n’en pouvais plus de satisfaire ces notables,

Aux dents blanches et à la parole si facile,

Pour qui tout devait leur être si docile,

Et pour qui tout leur était redevable.

 

Dans la bise de la nuit,

Je me suis rappelé mon village chéri,

Où les gens avaient un cœur toujours attendri,

Et une main toujours secourable pour les démunis.

 

Décidée de rejoindre gens de mon pays,

De cette contrée aux milles champs fleuris,

Où sonnèrent cloche d’église et mille clochettes,

Celle de mon église et de toutes ces charmantes biquettes.

 

Je fis ces quelques pas,

Toujours en allant tout droit,

Sans jamais un seul instant me retourner,

Car au fond de mon âme autre devait être ma destiné.

 

Quel beau village où je suis née,

Quel magnifique village où je suis retournée,

Quel prés vert de celui de mon ami Jacques et tous ses vers,

Que j’aimais tant écouter sans dire mots lorsqu’il prenait un verre.

 

Aussitôt arrivée à la clairière de la forêt,

J’ai préféré me diriger vers les champs et y faire un arrêt,

C’est en entendant les oiseaux de ces bois chanter,

Que je me suis finalement assoupie en liberté.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada