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Ce que tu es belle, Justine!

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Justine Guay artiste, photographe, étudiante! Photo avec la permission de Eric Guay

Ce que tu es belle, Justine !

 

À une époque où tout est remis en question,

Un temps où viennent de multiples interrogations.

Il est bon de se rappeler que la jeunesse est encore,

Encore et pour longtemps précieuse comme l’or.

 

Dans une ère où règnent mauvaises nouvelles,

Crimes, peines et châtiments sans pareils.

Il est bien de se souvenir l’existence,

De gens qui donne vie avec aisance.

 

On oublie trop souvent ces gens,

Qui passent au fil du temps et des ans.

Alors qu’il suffirait de les remercier avec simplicité,

D’avoir été là à nous regarder avec une grande authenticité.

 

Voilà pourquoi je profite de cet instant,

Pour écrire ces mots dans le temps présent.

Des mots qui illustrent bien à tel point tu es divine,

Ou pour te dire avec une immense joie: Ce que tu es belle, Justine!

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

P.S. J’ai eu la chance incroyable d’avoir servi de modèle vivant dans le cadre d’une formation collégiale où Justine Guay était parmi les nombreux élèves. Ces séances ont été très riches en émotions et en réalisations.

Douce quiétude

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Dessin par Eri Kel de la France

Douce quiétude

 

Ô douce nuit,

Passée en amants et en amis,

Dans la volupté des draps imprégnés,

De nos sueurs et de nos envies de commettre ce péché.

 

Entendant chanter la cigale,

Nous n’avions que faire de cette morale,

Qui interdit notre amour, notre passion et notre satisfaction,

Mais qui apprécie tous ces crimes commis au nom de la raison.

 

Sous la lune comme ultime bannière,

Nous avons préféré faire l’amour au lieu de la guerre,

Malgré les bruits au loin de ceux que véhiculent journaux,

Des vipères qui jubilent face à ce sang tel un présent à des enfants.

 

Dans la fraîcheur de tes bras,

J’ai ressenti tes peines et tes joies,

Par la chaleur de mon corps qui t’était offert,

J’ai voulu t’extirper des profondeurs des enfers.

 

Maintenant que je suis à toi,

Désormais et à jamais tu seras à moi,

Dorénavant d’âmes et en esprits nous serons trois,

Et nos cœurs dans leur pureté seront pour l’éternité en émois.

 

N’aies craintes ma chérie,

N’aies pas peur pour le reste de ta vie,

Car je serai là en cette nuit et pour notre destiné,

Te protéger contre tous les périls, voilà pourquoi je suis né.

 

Les Titans pourront sortir de l’Hadès,

Essayant de nous effrayer, ô telle foutaise!

Car notre amour résidant en un royaume sans inquiétude,

Nous serons à l’abri de ces maux et vivrons en douce quiétude.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que s’achèvera ma destiné

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Église St-Basile-le-Grand de Québec

Que s’achèvera ma destiné

 

En cette belle journée ensoleillée

J’ai simplement décidé d’y aller,

Y aller pour humblement prier,

Une prière modeste pour aimer.

 

Une prière pour ceux qui n’en ont pas le temps,

Pour tous ces gens trop occupés bon an mal an.

Une prière d’action de grâce pour ses bienfaits,

De nos joies et peines ainsi nos destins sont faits.

 

Par un jour magnifique de printemps,

Alors que l’été canadien nous annonce sa venue,

Et que les chaleurs nous réchauffent nos corps presque nus,

Je me suis dirigé en ce lieu sacré comme nos ancêtres firent tous les ans.

 

Rares sont les moments de gratitude,

En ce monde rempli de terribles servitudes,

Et pourtant, qu’avons-nous à perdre à rendre grâce?

Si ce n’est quelques minutes de nos vies éphémères, hélas?

 

En cette journée, j’ai pris quelques instants.

En ce lieu saint, je suis devenu sage tel un enfant.

De mes mains imaginaires, je les ai jointes avec humilité.

Car c’est dans l’Amour de Dieu que s’achèvera ma destiné.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mer déchaînée

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Photo prise à partir de l’hôtel Riotel de Matane

Mer déchaînée

 

Revoyant les souvenirs de mon enfance,

Le parcours de  ma vie dès mon adolescence,

Là où tout devenait possible où tout était libre de tout,

De ce temps où je croyais qu’un jour j’allais devenir amoureux fou.

 

De mes joies et de mes peines,

De ce noble sang qui coule dans mes veines,

De ces instants où Dieu merci j’ai tendrement aimé,

De ces nuits sombres où mort dans l’âme j’ai tellement pleuré.

 

De ces jours ensoleillés où je voguais sur l’océan,

À côté de cette femme de grande beauté que mon cœur aimait tant,

De celle qui occupait mon cœur venue d’une terre si lointaine,

Et qui pourtant croyait que mon cœur était remplie de haine.

 

Parfois, j’aimerais revoir ceux que j’ai connus.

Simplement pour leur dire, pour leur exprimer,

Mes mots d’amour et de reconnaissance,

D’avoir été là dès ma naissance.

 

Mais, maintenant que malgré moi j’avance en âge,

Même si je ne suis pas et de loin  très sage,

Car en moi réside encore cette passion,

De la jeunesse en éternelle perdition.

 

De mes pensées surgissent tant de rêves,

Tant de femmes qui pourraient devenir une nouvelle Ève,

Pour une nuit de plaisir charnel pour un moment intemporel,

Au risque d’allonger ces expiations du purgatoire pour un péché véniel.

 

De ces femmes magnifiques d’un temps de jeunesse,

Alors que viennent à moi le futur d’une incertaine vieillesse,

Alors qu’aujourd’hui tout autour de moi disparaît au fil du temps qui coule,

De ces beautés qui se collèrent près de moi loin de ce monde de cette foule.

 

Que me restera-t-il des conseils paternels ?

De la précieuse tendresse toute maternelle ?

De la présence de ces douces amitiés qui m’ont consolé,

Alors que je versais toutes les larmes de mon cœur esseulé ?

 

Je me sens telle une mer déchaînée,

Voulant gruger les rivages grisâtres du passé,

Alors que les saisons font leurs œuvres de manière inexorable,

Et de mes erreurs les réparer, j’en suis malheureusement incapable.

 

Calme-toi ! Reprends sur toi ! Je t’en prie. Ô mer froide et violente !

N’agit pas sur le coup des émotions telle une dangereuse démente.

Car sache, et tout sage te le dira,  qu’aux prochaines années,

Mon cœur et Mon âme à l’unisson sauront mieux aimer.

 

Ô mer déchaînée de cette journée pluvieuse en ce jour de printemps,

Emporte avec toi mes peines et mes fautes alors qu’il en est encore le temps,

Car je le jure avec vérité devant Dieu et tous les saints du Ciel avant le dernier jugement,

Que toutes les femmes qui ont peuplé en mon humble vie, je les ai aimées passionnément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

Lettre à ma mère

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Ma mère m’a enseigné à ne pas avoir honte de mon corps.

Lettre à ma mère

Bonjour chère maman,

Cela fait maintenant plus de 21 ans que tu as quitté ce monde que tu aimais tant. Tu adorais entretenir ton jardin de fleurs, prendre soin de la demeure familiale, recevoir tes enfants partis depuis le jour de leurs noces afin de fonder à leur tour leurs familles sans oublier le cadet dont tu étais si fière. Fière d’avoir fait mentir les plus sombres pronostics à son endroit. Tu étais là dans nos moments de peines comme de joie. Tu partageais nos instants de bonheur tout en nous épaulant dans nos moments de tristesse. Tu nous as inculqué des valeurs chrétiennes si précieuses à tes yeux.

DSCN0257 (2)Ta foi en la vie, en l’amour et en Dieu est devenue mienne au fil du temps. Oui, j’ai foi en la vie car elle est de part sa précarité tellement précieuse que jamais je ne voudrais la perdre pour des futilités. Oui, j’ai foi en l’amour car qu’importe ce que nous sommes sur cette terre, vivant dans l’opulence ou bien essayant de survivre dans la médisance, savants au grandes connaissances ou petites gens aux humbles d’esprit, peau couleur d’ébène ou bien blanc comme de la crème, nous ne pouvons vivre sans amour. Oui, j’ai foi en Dieu. Celui que tu m’as fait connaître à travers tes gestes de bonté et de miséricorde, en ne pas jugeant autrui sur les apparences mais de tendre la main sans compter car nul trésor ne nous suivra dans la tombe une fois notre heure venue.

Pourtant, j’ai tant de choses à te dire, tant de secrets à te dévoiler, tantNew Image 43 de chagrins à te confier. Mais, par-dessus toute chose, j’aimerais avoir réponse à cette modeste question : pourquoi ai-je tendance à blesser les femmes qui m’ont aimé ? Je ne crois pas être une mauvaise personne et jamais, ne fut-ce qu’un seul instant, j’ai souhaité mauvais sort à autrui. Et pourtant, c’est la honte qui m’envahit dans la tournure de mes souvenirs. J’ai tellement désiré avoir une femme à combler, à chérir et à toujours respecter.

Pourtant, malgré mes gestes de bonté et mes marques de respect, j’ai si souvent blessé que je ne sais plus qui je suis. Tu sais. Je n’ai jamais rien refusé à celle qui allumait la flamme dans mon cœur, encore plus lorsque celle-ci me réchauffait dans le silence le plus complet. Je suis loin de regretter mes voyages, mes aventures et mes soirées avec toutes celles que j’ai réellement aimées. Bien au contraire !

20171130_135019 (1)Maintenant que l’automne tire à sa fin et que l’hiver installe son manteau blanc, je ne peux m’empêcher de revivre mes plus beaux souvenirs. Souvenirs qui me hantent dans mes rêves aux plus sombres de mes nuits. Me réveillant en sursaut, je t’appelle. Maman ! T’ai-je donc fait !? La douleur qui m’accable ne s’apaise que dans les strophes de mes poèmes.

Et, que Dieu m’en soit témoin, ce que je les ai aimées. Ce qui ne m’a pas empêché de les blesser. Malgré moi, malgré les valeurs que tu m’as transmises, je n’ai pas su être à la hauteur. À la hauteur de leurs attentes. Mais, ce qui m’accable le plus, c’est de voir que celle que j’ai en secret le plus aimée, est celle dont j’ai fait le plus souffrir.

Dis-moi maman, me répondras-tu la prochaine fois que je t’appellerai en pleine nuit ? Tu sais maman, j’aurais tellement de choses à te dire, de secrets à te confier et de péchés à te confesser. La prochaine fois, je t’en supplie pour l’amour de Dieu, réponds-moi.

Ton fils qui t’aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que lisez-vous?

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Que lisez-vous?

 

Pardonnez-moi !
Dites-moi, que lisez vous ?
Est-ce un roman rempli de remous ?
Un récit mirifique aux mille joies ?

 

Quoi de plus merveilleux ?
Qu’un livre surtout quand il est vieux.
Pour passer le temps avant qu’il nous dépasse,
Et de cette vie à l’autre plus vite qu’on le croit on en trépasse.

 

Je ne voulais pas vous déranger,
Simplement savoir ce que vous lisez,
Car, voyez-vous?, les livres sont parmi mes fidèles amis.
Ceux qui me consolèrent de mes peines en cette vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Escoumins (Québec)
Canada

Ce soir

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Ce soir

Ce soir,
Je ressens le besoin de boire,
De boire en moi tout mon désespoir,
Car j’ignore qui je suis où je vais : Ciboire !

Un gros mot,
Qui exprime bien des maux,
En moi coule le sang de mes aïeux,
Qui m’ont transmis la noblesse d’être valeureux.

Mes dents sont ceux d’un loup,
Mon regard plonge dans la nuit à chaque coup,
De mon corps blessé par les médecins et leurs scalpels,
Et pourtant, je crie, je hurle et au loin des terres j’appelle.

Ce soir, je suis seul.
Seul de corps et d’esprit,
Ainsi en a voulu la vie et c’est ainsi.
Qui d’entre vous me suis ? Qui bien le veuille ?

Boire un verre imaginaire,
Pour effacer mes peines de cet hier,
Trouver le courage de continuer le combat,
Protéger le futur de ma nation, de ma patrie de ces faux pas.

Ce soir ou cette nuit,
Ou bien serait-ce un autre demain ?
Où le peuple se prendra peut-être en main ?
Alors là, entre vous et moi, je n’en sais vraiment rien.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

L’échelle de Jacob

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Photo : Jérôme Bertrand

L’échelle de Jacob

 

Montez ! Descendez !
Qui que vous soyez ! Ô anges éternels !
Jacob dans le désert du cœur des hommes vous surveille,
Dévalez la montagne sainte sur laquelle nos pères ont jadis prié !

 

Était-ce un songe ou une illusion,
D’entendre les voix des chérubins chanter à l’unisson ?
De ces antiennes psalmodiées dans la douce pureté de la nuit,
Venir y calmer par des caresses maternelles les torpeurs de la vie.

 

Jacob, mon frère ! Réveille-toi !
Prends le bâton du pèlerin et poursuis ton chemin,
Va par-delà les routes ! Témoin privilégié de l’histoire des humains,
En défiant l’Ange de Dieu, tu lui montras force et honneur tel un roi.

 

Grand sage ! De ton immense courage,
Ô fils du désert ! Il en est sorti résistance et rage,
À nous tes enfants de la terre tu léguas détermination et résilience,
Afin de survivre sous le soleil, tu nous inculquas hardiesse et patience.

 

Ô chérubins si divins !
Allez ! Présentez aux cieux nos prières !
Nos joies et nos peines, ceux d’aujourd’hui comme hier.
De ces moments de plaisirs où coulèrent quelques gouttes de vin.

 

Séraphins du grand chœur céleste,
Chantez un air joyeux pour éloigner de nous nos tristesses,
Archanges des armées invincibles et chefs des légions divines,
Détruisez ce Mal qui nous entoure et qui ne désire que notre ruine.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Réflexion dominicale du 28 août 2016

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Réflexion dominicale du 28 aout 2016

Bonjour mes amis et amies,

Comment allez-vous en cette fin du mois d’août 2016 ? Pour ma part, tout va très bien. Hé oui ! Je profite du soleil pendant qu’il est encore parmi nous tout en me promenant dans les nombreux parcs situés dans la belle ville de Québec. Quoi de mieux pour se ressourcer que la beauté offerte par Dame Nature? Avouons-le ! Rien de ce qu’ont fait les mains des hommes ne peuvent égaler la grandeur et la simplicité de la nature. Grandeur présente en chacun des êtres vivants qui composent la diversité de nos forêts et simplicité au sein même de la vie qui les anime.

12799116_10153455660108513_1686137347576414897_nIl y a là de grandes leçons que nous devrions tous retenir de l’enseignement que nous fait Dame Nature. Parmi celles-ci, j’en retiens trois. En premier lieu, accepter la vie comme elle est. Ce qui englobe les joies, les peines, les surprises belles et moins belles, nos expériences vécues au fil des jours, nos espérances et bien entendu nos déceptions et nos chagrins. Pourquoi ne pas accepter ce que la vie est tout simplement? Agir ainsi est faire preuve d’une certaine sérénité face à ce que nous vivons.

En deuxième lieu, il est impératif d’avoir l’humilité d’accepter que l’on soit un être humain avec ses forces, ses faiblesses, ses qualités et ses Simon Dupuis 2 (2)défauts si nous voulons ne pas sombrer dans la folie de la perfection à tout prix. Être humble peut parfois nous sauver la vie. Attention! Il n’est pas question de faire preuve d’abnégation de soi-même et de s’auto-flageller. Mais plutôt de trouver un juste équilibre entre nos idéaux et la réalité de tous les jours sans pour autant chercher à vouloir atteindre un certain sommet en retenant bien que jamais il ne sera atteint. Ce qui nous interdit pas de donner le meilleur de soi-même. Bien au contraire! Offrir à la vie le meilleur de ce que nous sommes, en retenant l’avoir fait avec nos possibilités du moment présent, permettra à toute personne de bonne volonté de pouvoir marcher la tête haute face au destin et de lui répondre que mieux vaut une vie imparfaite qu’une vie non vécue.

Simon Dupuis 2 (5)En dernier lieu, la faculté de voir devant soi avec sérénité et d’apprendre de nos erreurs du passé sans avoir de regrets inutiles mais plutôt une volonté de s’améliorer est un gage d’une réussite spirituelle. Comme l’athlète qui endurcit son corps contre la fatigue, le découragement et la tentation de tout abandonner afin de monter sur le podium de la victoire, chaque être humain se doit de se relever, de continuer d’avancer malgré les douleurs et les frustrations et, enfin, d’aiguiser à la fois son âme et son esprit dans l’optique grandir à chaque jour. Oui, les erreurs ont une certaine utilité. Et l’une d’entre, c’est de savoir reconnaître que nous sommes loin d’être des êtres divins.

Pourquoi un tel article au sein de mon blogue artistique? me diriez-vous, et ce avec raison. C’est que, voyez-vous?, on ne peut guère séparer le Simon Dupuis 2 (6)modèle nu de la réalité dans laquelle il vit. En effet, être modèle nu implique d’abord et avant tout être un modèle qui vit SA réalité, qui possède SA propre expérience de vie dans laquelle il en tire des leçons qui LE façonne, LE transforme et, à l’image d’un potier qui pétrie son moule pour lui donner la forme désirée, LUI donne un nouveau visage adapté au gré du temps qui passe et qui ne reviendra jamais. Autrement dit, travailler avec un modèle nu que ce soit pour le dessin, la peinture, la photographie ou encore la sculpture est plus qu’un travail proprement dit. Et pour cause puisque l’on travaille avec une personne semblable à chacun d’entre nous lequel a un parcours de vie qui lui est particulier.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Je crois en la vie et je crois en Dieu.

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Je crois en la vie et je crois en Dieu.

Bonjour tout le monde,

Je tiens tout d’abord à vous souhaiter de Joyeuses Pâques et que la paix, la sérénité et la joie règnent dans vos cœurs. Oui, je suis croyant. Croyant en la vie qui m’a été gracieusement transmise par l’amour d’un père et d’une mère qui se sont tendrement aimés. Un père et une mère dévoués à leurs enfants. Ma foi en la vie qui est la mienne est un don magnifique qu’ils m’ont offert dès mon plus jeune âge, et ce malgré les nombreux obstacles qui se sont érigés au cours de mon existence.

Croire en la vie implique bien entendu le fait d’assumer pleinement qui je suis: Un homme sexué, avec ses forces et ses faiblesses, ses rêves, ses espoirs, ses peines et ses joies. Homme sexué fier de sa virilité! Homme avec ses forces lesquelles doivent être utilisées à bon escient. Homme avec ses faiblesses lui rappelant qu’il est vulnérable et semblable au commun des mortels. Homme avec rêves qui l’incitent à aller plus loin et plus haut de ce qu’il aurait même pu envisager. Homme avec ses espoirs en un lendemain toujours meilleur. Homme avec ses peines qui le ramènent parfois de manière cruelle à la réalité de la vie. Homme avec ses joies qui se multiplient lorsqu’il les partage avec ses frères et sœurs en cette humanité.

Mais, ce que l’on doit surtout retenir, c’est la grande fierté que m’ont inculquée mes parents de vivre avec un corps particulier. Un corps qui fait, c’est le moins que l’on puisse dire, de moi un être unique en son genre. Je n’ai pas de mains, mais j’écris. Je n’ai pas de pieds, mais je réussis à parcourir le monde à ma façon. Je n’ai pas de langue, mais je réussis à partager avec autrui, et ce de manière fort satisfaisante. Certes, mon corps est loin d’être celui d’un bel Adonis, et pourtant je suis heureux de pouvoir être un modèle vivant (nu) lorsque l’occasion m’est donnée. Tout ceci, je le dois à mes parents qui jamais de leurs vies ont chercher à me soustraire aux yeux des autres, de ces inconnus qui, pour la majorité d’entre eux, ont accepté de m’ouvrir leurs bras. Bien sûr que certains ont manifesté une forme ou une autre de mépris ou de curiosité malsaine à mon endroit, mais cela fait belle lurette que loin est de moi l’idée de m’en préoccuper.

Toutefois, un autre legs que me firent mes tendres parents consiste à croire en un Dieu d’amour en qui je pourrai toujours avoir confiance. Une confiance qui est basée sur ma foi en tant que son enfant, un enfant parmi ceux et celles qui forment l’ensemble de la fraternité humaine, et ce indépendamment  de sa race, de sa religion, de ses options politiques et de bien d’autres éléments. Seule compte sa foi en Lui.

Personnellement, je suis catholique pratiquant. Mais attention! Cela ne fait pas de votre humble serviteur une grenouille de bénitier. Ma foi est enrichie par ma pratique et cette dernière donne un sens à la première. Un peu à l’image d’une paire de jambes sur lesquelles l’homme, et bien entendu la femme, doit s’appuyer en alternance si il désire avancer vers le chemin qui lui donne un sens à son existence. Une existence qui prend toute sa valeur par son caractère éphémère puisque chacune de ses décisions aura une conséquence pour le reste de sa vie et … une seule vie.

Voilà pourquoi j’ai librement choisi de croire en la vie, il en est ainsi de ma foi chrétienne, tel que mes parents ont bien voulu m’inculquer. Savez-vous quoi?! C’est-là ma plus grande richesse laquelle je désire vous transmettre au sein de cet article rédigé en cette fête de Pâques. Que cette fête soit pour vous l’occasion de renouer avec la vie, de lui faire confiance et, si cela vous le dit, d’ouvrir votre cœur à Dieu.

Joyeuses Pâques à chacun(e) d’entre vous.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada