Archives de tags | dernier soupire

L’indomptable

L’indomptable Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-untamable-894740770

L’indomptable

 

Je suis un être de chair,

Une femme fière et belle,

Une femme libre de voler de ses ailes,

Une femme libre de voguer dans les airs.

 

Vous voulez m’asservir?

N’y pensez pas même dans vos rêves.

Car je suis descendante de Lilith et non d’Ève,

Pour ma liberté, je combattrai jusqu’à mon dernier soupir.

 

Ma conscience m’appartient,

Mon corps est mon bien le plus précieux,

Le donner, je le ferai seulement quand je le veux.

Je suis fière d’être ce que je suis et je sais que je le vaux bien.

 

J’enlève ce vêtement qui m’étouffe,

Ce vêtement qui n’est pas fait de chair,

Cette tenue que vous vouliez que je porte pour vous plaire,

Car à vos yeux, je suis simplement que de la bouffe.

 

Je crie ma liberté avec pleine fierté,

Je suis celle que vous ne dompterez jamais,

Femme d’aujourd’hui, et non d’hier, c’est ce que je voulais.

L’indomptable! Voilà qui je suis maintenant et pour l’éternité.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Une femme admirant le paysage

Une femme admirant le paysage Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture par Maryse Veysseyre de la France

Une femme admirant le paysage

 

Jadis lorsque je n’étais encore qu’une gamine

Mes parents me disaient souvent que j’avais bonne mine

Quand nous venions à notre modeste cottage passer tout l’été

Je profitais de l’occasion pour parcourir les sentiers avec curiosité.

 

Car, belles choses, je découvrais chaque fois que j’y allais

Vous ne me croiriez pas, ce que j’ai découvert, si je vous le racontais

Les arbres avaient si grandi alors qu’à l’automne ils étaient si petits

Lorsque la première neige de l’hiver les avait de son manteau ensevelis.

 

Me promenant au gré du temps et de la chaude saison

En mon esprit, vint y surgir une drôle de question

Reviendrais-je en ces lieux lorsque j’aurai à mon tour grandi?

Y penserais-je lorsqu’un époux j’aurai choisi et une famille établie?

 

Car nul ne sait en ce monde de quoi sera fait son avenir

Aux premières larmes d’un enfant naissant succède le dernier soupir

Tout peut arriver à la vitesse d’une étoile filante dans le firmament

Santé et jeunesse font place à la maladie et à la vieillesse malheureusement.

 

Les années sont passées tel un coup de tonnerre et en un éclair

Diplôme avec mention honorable! De leur fille, mes parents étaient fiers.

Fiers de la femme belle et charmante que je suis devenue

Grande joie en leurs yeux émerveillés! Quel bonheur j’ai vu.

 

Enseignante en art, tel est mon choix de carrière.

L’art du pinceau j’ai enseigné tant aux enfants qu’aux mères

Voir se développer avec passion bien des talents cachés

Qui me demandèrent qu’à être avec précaution dévoilés.

 

Ayant aimé en secret une femme

À qui j’aurais tant aimé exprimer ma flamme

J’ai choisi de faire comme si rien n’était vu ce monde si incertain

Mieux être chez-moi pour ne point cacher mes larmes de mes mains.

 

Je suis devenue avec le temps si sage

Que pour préserver cet amour impossible en gage

J’ai retenu en mon cœur cet ultime secret d’un autre âge

Je ne suis maintenant qu’une femme admirant le paysage.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada