Archives de tags | mémoires

Je n’y suis pour rien

Je n’y suis pour rien. Poème de RollandJr St-Gelais Photo et modèle : gfriedberg

Je n’y suis pour rien

 

Appuyé sur le cadre de la fenêtre,

Je ressens en moi tout mon mal-être,

Un profond mal-être qui n’en finit plus,

Étouffé par mes vêtements alors que je suis nu.

 

Regardant au loin pour y trouver refuge,

Loin de ce frère qui n’avait pas compris et qui me juge,

Alors que je voulais protéger le repos de notre mère,

La prémunir de revivre de nouveau ce véritable enfer.

 

Pourquoi tourner le fer rouge dans nos plaies?

Rappeler en pensées ce drame si horrible, si laid?

Ouvrir des livres écrits à l’encre si sombre, si noire?

De ces livres longtemps enfouis dans nos mémoires.

 

Méritais-je de me faire traiter de Juda?

Alors que je souhaitais garder ce triste souvenir,

Cet événement qui arracha à jamais mon plus beau sourire,

Pour toujours loin de mon âme, de mon être, de mon corps, de moi.

 

Je n’y suis pour rien dans toute cette histoire,

Qu’on me laisse tranquille tant mon esprit avant que vienne le soir,

J’ai depuis longtemps tourné la page de cette période de mon enfance,

Pour être franc, puisque tu n’as pas compris, maintenant je m’en balance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans le noir

Dans le noir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dans le noir

 

J’ai une drôle d’envie,
Ce n’est peut-être pas la première fois,
Une envie à laquelle ne m’empêche guère ma foi,
Et pour être franche avec toi, plus j’y pense plus je souris.

 

Une envie ? Un fantasme ? Un peu des deux.
Je t’invite de bon cœur à la vivre avec-moi si tu le veux,
Un rêve qui restera gravé dans nos mémoires lors des vieux jours,
Quand toi et moi vivrons loin de tous ces gens qui maintenant nous entourent.

 

Viens avec moi dans mon appartement si modeste,
Car j’aimerais tant te faire connaître mes tendres caresses,
Avec belle patience, avec grande douceur, avec toute ma délicatesse,
Je te masserai telle une professionnelle de la tête jusqu’à tes si belles fesses.

 

Mais, avant d’accomplir mille péchés de la chair.
J’ai quelque chose à te proposer et qui va sûrement te plaire,
Apporte avec toi ton appareil photo celui que tu préfères le plus,
Car, en cette nuit romantique, j’en suis certaine, tu en auras plein la vue.

 

Je porterai avec fierté mon manteau de cuir,
Celui que tu m’as offert pour l’anniversaire de mes vingt ans,
Que toi et moi avions fêté dans un restaurant il n’y a pas si longtemps,
Pour ensuite passer un bon moment au cinéma ou nous avions eu le fou-rire.

 

Et pour ton bonheur mais aussi le mien,
Je mettrai en dessous de ce manteau absolument rien,
Si ce n’est que mon slip lequel sera descendu jusqu’aux genoux,
Dans le noir aura lieu ce prélude avant de commencer à s’amuser comme des fous.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Qu’elle puisse vivre dans nos mémoires

Qu’elle puisse vivre dans nos mémoires

Bonjour tout le monde,

Je viens juste de lire un texte écrit par la chroniqueuse Sophie Durocher et publié au sein d’un journal populaire dans la province de Québec.* La lecture dudit texte m’a profondément bouleversé. En effet, on y raconte que l’une des plus grandes chanteuses du Québec vit ses derniers moments suite à une maladie foudroyante qui gruge petit à petit la mémoire de la personne qui en est atteinte. Et j’ai nommé la maladie de l’Alzheimer.

Une maladie sans pitié, sans moral et sans-coeur. Une maladie qui nous enlève lentement mais inexorablement de la mémoire de ses victimes. Une maladie qui touche de plus en plus de gens au fil des années. Personnellement, une de mes tantes maternelles est décédée des suites de cette pathologie. Comme quoi, je ne peux en aucun cas rester indifférent lorsque je lis un article traitant d’un tel sujet.

Mais, ce qui m’a le plus interpelé dans l’article en question, c’est l’image où un peuple tout entier semble être atteint de ce fléau. Je parle ici, à l’instar de la chroniqueuse, du peuple québécois. Ce qui est d’autant plus triste que la devise du Québec est nul autre que  » je me souviens « . Mais de quoi les québécois se souviennent-ils vraiment ? Je serais porté à répondre de pas grand chose.

Toutefois, je me console en me disant que c’est l’ensemble du monde occidental qui est atteint d’Alzheimer. Serait-ce une conséquence directe de l’instantanéité prévalant dans le monde actuel ? Consommer toujours plus vite afin de jeter encore plus rapidement. Voir maintenant, parfois entendre mais rarement écouter pour aussitôt oublier ? Oublier afin de se croire vivant. Mais, quel peuple peut effectivement vivre si il oublie ceux et celles qui lui ont prêté leurs voix au cours de son histoire tant politique, journalistique et, dans le cas présent artistique ?

Aurais-je pu passer sous silence la disparition de madame Renée Claude de notre mémoire collective ? Aurais-je pu continuer de rédiger mon blogue certes dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie sans rendre hommage à cette artiste du Québec ? Aurais-je pu me proclamer nationaliste sans faire mention, ne serait-ce qu’une seule fois, de cette dame qui fut une figure de proue du nationalisme québécois lorsque ce mouvement fut à son apogée dans les années 1970 ? À toutes ces questions, la seule réponse est un non catégorique.

C’est pourquoi j’ai décidé de perpétuer l’image de cette chanteuse au sein de mon blogue artistique. C’est bien peu comme action, mais si j’ai pu préserver son nom dans notre mémoire en permettant à mes nombreux abonnés de la découvrir, en souhaitant que mes compatriotes d’une certaine génération en fassent de même, je pourrais dire mission accomplie. Bref, je désire que, un peu grâce à cet article, madame Renée Claude puisse vivre dans nos mémoires, et ce pour toujours. 

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

*Il s’agit du Journal de Québec édition du lundi 11  février 2019

*Je profite de l’occasion pour remercier madame Sophie Durocher de m’avoir donné sa permission de m’inspirer de son article au sein de sa chronique.

Arbres enneigés

Photo : Pascale Nicolas

Arbres enneigés

 

Aujourd’hui sur Paris,

Dans la ville des amoureux,

Dans la cité des gens aux regards merveilleux,

Là où tout est permis pour les cœurs épris.

 

Sont tombés ces milles flocons,

En douceur telle une tendre chanson,

En silence recouvrant jardins et champs Élysée,

De leurs empreintes firent disparaître bien des baisés.

 

En une nuit,

Tout fut fait. Tout fut fini.

Froideur boréale et lieux de glace,

Dans la ville lumière eurent droit de cité et prirent place.

 

Pourtant, résonnent encore les mots doux.

Ceux qu’on ne peut oublier et qui nous rendent fous,

Qui égayent le temps du passé peuplant nos mémoires,

De nos lointains souvenirs qui hantent nos derniers espoirs.

 

Arbres si rarement enneigés,

Qui témoignent de cet heureux passé.

Garder en vos sèves endormis ces actes d’amour,

Que firent les amants dans le secret de ces derniers jours.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Envers et contre tout

17904232_1925292107701890_6493016918687049643_n

Envers et contre tout

 

Envers et contre tout,

Je me tiendrai toujours debout,

Contre vents violents et marées sombres,

Je saurai garder vives les mémoires de tous ces hommes.

 

Défendre leurs honneurs,

D’avoir sacrifié leurs vies en ces heures,

Pour leur foi en Christ leur unique Sauveur,

Et de mettre leur espoir en un monde toujours meilleur.

 

Levons l’étendard contre les tyrannies,

Qui de nos existences avec cruauté le nient,

Offrons nos bras meurtris aux indigents de cette terre,

Sur cette terre où tant de gens ignorent que Dieu est le Père.

 

Protégeons en tous temps nos valeurs,

Celles que transmirent nos ancêtres de bon cœur,

Sur ces quelques arpents de neige d’une blancheur si pure,

Et de ces arbres d’automne tellement fiers de leur si belle parure.

 

Pays du nord si froid en hiver,

Contrées sauvages si chaudes en été,

Patrie émerveillée par son automne coloré,

Terroir de mes aïeux dont éternellement j’en serai fier.

 

Héritage à nos futurs descendants,

Sans oublier à tous leurs précieux enfants,

Souvenez-vous de ceux qui plantèrent une croix,

En ce sol destiné à perpétuer notre sang et garantir notre foi.

 

Se souvenir de tous nos nombreux frères morts au combat,

Rien de plus valeureux pour la liberté que de passer de vie à trépas,

Déposons ces gerbes de fleurs sur ces pierres témoins de leur courage,

Afin de perpétuer en souvenir leurs noms maintenant et d’âge en âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada