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La sirène

La sirène
La sirène Poème par RollandJr St-Gelais Photo réalisée par G.B. d’Allemagne devianArt : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-mermaid-848589563

La sirène

 

En cette journée ensoleillée,

Dans les bois, je me suis promené.

Dans les sentiers des arbres verdoyant,

J’y suis allé gambader bien joyeusement.

 

Tout me paraissait d’un calme presque divin,

Que je ne pensais plus à tous ces improbables lendemains,

Respirant à profusion l’air pur que m’offrait mère Nature,

Oubliant les problèmes de ce monde car j’en avais cure.

 

Puis vint l’instant tant souhaité tant attendu,

Où j’allais pouvoir être libre et enfin me mettre nu,

Près de la rivière possédant une eau d’une pureté sans pareille,

Je me vis déjà m’y baigner en admirant les oiseaux battant des ailes.

 

Arrivé sur les lieux, j’enlevai mes vêtements.

Sans aucune gêne me croyant seul évidemment,

Car ces lieux étaient bien à l’abris des yeux d’inconnus,

Jusqu’au moment où je vis cette dame toute menue.

 

Quelle a été mon désarroi,

De voir cette dame les yeux fixés sur moi,

Me regardant sans dire un mot et sans bouger,

Comme si elle attendait que j’aille la trouver.

 

Elle leva lentement les yeux,

Tout là-haut, vers le ciel si beau si bleu.

Les recouvrant de lunettes colorées marrons,

Se caressant les cheveux qui sentirent si bon.

 

Se tenant assise sur une souche,

Je rêvais à l’embrasser sur sa bouche,

Mais aurait-il été possible de réaliser ce rêve?

Ce rêve où je vis cette sirène comme étant ma nouvelle Ève?

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En écoutant au loin résonner La Marseillaise!

En écoutant au loin résonner La Marseillaise
En écoutant au loin résonner La Marseillaise Poème par RollandJr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-01011-847582429

En écoutant au loin résonner La Marseillaise!

 

Te souviens-tu ma douce France ?

Quel temps magnifique il faisait ce jour-là.

Je t’avais rencontrée au bistro à deux pas de chez-moi,

Tu m’avais enjôlé par le jeu bien subtil de tes belles hanches.

 

J’y étais allé savourer un verre de pastis,

En y dégustant un je-ne-sais-quoi aux épices.

Dès mis en ma bouche, une saveur tellement inoubliable.

En mes pensées dès l’instant je t’ai vue tellement inavouables.

 

Apercevant mon regard, tu me souriais.

Distinguant ton léger sourire, je te le rendais.

Sans gêne et d’un pas léger, vers moi tu avanças.

Ton charme bien français, je l’avoue allègrement m’étonna.

 

Nous échangeâmes quelques paroles,

Qui sonnèrent étrangement à une drôle de parabole,

Car tu compris vite la solitude d’un homme loin de sa mère-patrie,

Un homme qui a besoin de tant de tendresse par un bel après-midi.

 

Sans dire un mot, tu me pris par mon bras meurtri par la vie.

Car pour une aventure sans lendemain, ton cœur envers moi était épris.

Et de mon cœur, je te le jure, jamais je ne saurais t’oublier.

Car tu incarnais en toi toute la France et sa beauté.

 

En ta demeure, tu m’y amenas,

Dans ta chambre là-haut, aussitôt on y monta.

Ébahie par la vigueur de mon membre fier tel un coq gaulois,

Qui conquis par le charme de tes courbes, se tenait bien droit devant toi.

 

Se laissant aller à nos caresses avec bel ardeur,

Sentant le parfum de ta peau envahie par une telle chaleur,

Tu t’étendis sur le drap blanc empoignant ma hampe d’une main assurée,

Je me laissai entraîné par cette ultime passion vers ta suintante intimité.

 

Sentant tes jambes serrer le haut de mes hanches avec force,

Je te mordais gaiement le cou en t’entendant crier telle une bête féroce,

Au profond de moi une substance se préparait à sortir avec puissance,

Nos gestes d’amour aboutirent en une extraordinaire jouissance.

 

Cherchant à reprendre notre respiration,

Tu me supplias de recommencer car c’était si bon.

Les désirs de gente dame sont pour moi ordre à obéir,

Voyant mon hampe prête à te satisfaire de nouveau tu fis un beau sourire.

 

J’ai cru vivre une chanson de Serge Gainsbourg,

Car je venais allègrement entre tes reins tel un refrain.

Un refrain que nous chantions en jouant à ces jeux de mains,

J’allais et je venais comme tu le voulais en grognant tel un vieil ours.

 

À ton signal et sans attendre, je laissai sortir ce jet d’amour.

Ce jet que je retenais depuis si longtemps depuis toujours,

Ô ma belle France, dans ce lit, nous étions si à l’aise.

En écoutant au loin résonner La Marseillaise!

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec) Canada

Première page

Première page
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Première page

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. De mon côté, je dois avouer que la chaleur de ces derniers jours m’est totalement insupportable. Mais, il n’est pas question de me lamenter puisque l’été dure qu’un instant et qu’il sera remplacé par l’automne et sa grisaille bien qu’il s’agit d’une saison d’une beauté extraordinaire avec ses arbres aux feuilles dorées.

En parlant de beauté extraordinaire, c’est avec un immense plaisir que je vous présente au sein de mon blogue consacré à la nudité artistique une photo réalisée par mon fidèle ami Rick B., d’Allemagne. Une photo mettant en vedette, et à sa juste valeur, un modèle féminin possédant un charme naturel indéniable.

Ce qui m’a le plus étonné se rapporte à la simplicité avec laquelle mon ami Rick B., a réussi à immortaliser une telle pose. Une pose qui présente à la fois la fragilité et la féminité du modèle concerné. À mon humble avis, il s’agit d’un pure chef d’œuvre lequel mérite d’être publiée en première page d’un magazine spécialisé dans le nu.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Une bouffée de fraîcheur

Une bouffée de fraîcheur
Une bouffée de fraîcheur Poème par RollandJr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-01025-848249495

Une bouffée de fraîcheur

 

Me berçant bien tranquillement,

Je pensais à ma jeunesse en souriant,

En écoutant une vieille chanson d’une groupe jadis populaire,

Un groupe sur des îles où j’étais partie jadis faire cette lointaine guerre.

 

Fraîchement arrivé en ces lieux,

J’avais sûrement l’air avec un peu mystérieux,

Avec mon manteau d’un soldat parlant peu la langue du pays,

C’est alors qu’est apparue cette dame qui m’a tout simplement souri.

 

Elle m’invita à prendre le thé et quelques biscuits,

Elle m’apprenait les coutumes des gens de l’endroit,

Afin d’être toujours sur le bon chemin celui est le plus droit,

Ce qui ne nous pas empêchés d’avoir de bon cœur souvent ri.

 

Les jours et les semaines ont si vite passé,

Jusqu’au jour où j’ai dû pour le front embarquer,

Lui annonçant que je m’absenterai pour longtemps,

Sans lui dire, secret de guerre oblige, où j’allais précisément.

 

C’est alors qu’elle me tendit avec une larme à l’œil de cette photo,

Qui allait devenir parmi mes souvenirs le plus beau des cadeaux,

Cette photo que j’ai réalisée parce qu’elle me l’avait demandée,

Et devant sa grande beauté, à sa demande je n’ai pu résister.

 

Une photo que je conservais bien précieusement,

Tout près de mon cœur presque religieusement,

Qui me protégeait tel un puissant talisman,

Le jour fatidique du Débarquement.

 

Jusqu’à ce moment j’ignorais pourquoi j’étais là,

Mais dans le sable couvert de sang que j’ai compris,

Qu’enfin tout avait un sens dans ma modeste vie,

J’ai découvert que tout mon amour était pour toi.

 

Ton doux visage me donna ardeur,

Mon amour pour toi éloignait mes frayeurs,

Jusqu’à cette journée bénie où vint la capitulation,

Qui mit fin à cette querelle entre de nombreuses nations.

 

Je suis retourné vers ta natale Angleterre,

Afin qu’avec moi tu viens découvrir une autre terre,

Où nous fonderont famille heureuse avec de beaux enfants,

Ce à quoi tu me répondis avec plaisir bien évidemment.

 

Les années passèrent dans le sablier du temps,

De ces années de mille bonheurs que je me rappelle souvent,

Jusqu’au jour la maladie t’emporta bien tristement,

Mais un jour je te rejoindrai certainement,

Alors je ne m’en fais pas vraiment.

 

Car lorsque je regarde cette photo que tu m’as donnée,

Je sens quelques larmes sur mes joues couler,

Des larmes venant d’un si grand bonheur,

Que je ressens comme une bouffée de fraîcheur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Rouge

Rouge
Rouge Poème de RollandJr St-Gelais Modèles : JenovaxLilith Photo by Bille Mitchell Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/red-791726605

Rouge

 

Couleur rouge,

Quelle belle couleur!

Couleur de l’amour et parfois de frayeur,

Du drapeau à l’étendard qui au vent bougent.

 

Couleur aux multiples symboles,

Qui du sang versé est une noble obole,

Du sang coulant dans les veines des soldats sacrifiés,

De ces hommes ayant donné leurs vies pour leurs bien-aimées.

 

Rouge vif de ce boudoir,

Que dame si belle porte ce soir,

Serait-ce pour un de ses nombreux amants?

Qui l’a attendue depuis tellement longtemps.

 

Femme à la peau de satin,

Et que dire de la douceur de ses mains?

Portant avec fierté les bijoux offerts par un cœur épris,

Qui lui aurait tout sacrifié par une passion absolue n’eut été de lui.

 

Sachant avec brio exhiber sa nudité,

Une nudité parfaite sans aucune arrière-pensée,

Ayant pour parure celle d’une lointaine princesse étrangère,

Une châtelaine pour qui preux chevaliers face à l’ennemi la libérèrent.

 

Ce que j’aimerais être ce doux vêtement,

Car sur ses épaules, je me déposerai délicatement.

Afin d’être maintenant et pour toujours plus près d’elle,

Et sentir son parfum si doux tel que le vol d’une hirondelle.

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada