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La diseuse

« La diseuse » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Who-Is-Chill Source : https://www.deviantart.com/who-is-chill/art/La-Diseuse-877600363

La diseuse

 

Qui que vous soyez,

Votre futur, vous le saurez en toute vérité.

Je vous en prie, assoyez-vous confortablement,

Les lignes de votre avenir, vous connaitrez absolument.

 

Dans mes cartes se trouvent les réponses à vos interrogations,

Dans ma boule de cristal se trouvent à vos problèmes les solutions,

Donnez-moi votre main et j’y lirai les chemins de votre destiné,

À moins que vous préfériez que je lise dans une tasse de thé.

 

Donnez-moi votre date de naissance,

Et je vous dirai tout de votre passé avec aisance,

Votre carte du ciel je vous la divulguerai avec précision,

Je vous dévoilerai avec grand plaisir vos futures réalisations.

 

Allez ! Allez ! Choisissez bien une carte.

Ayez une seule pensée et que rien ne vous en écarte.

De son numéro dépend votre sort, car à chacun sa destinée,

Car à tous un numéro par les cieux lui est pour toujours attribué.

 

Je suis une diseuse de bonne aventure,

N’ayez crainte, je vois en vous une âme tellement pure.

Ma boule de cristal ou mes seins de chair ? Excellente question.

Car, voyez-vous, ce sont là des attributs qui me vont à la perfection.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le Jour du Seigneur : Mettons nos croix de côté

Le Jour du Seigneur Texte par RollandJr St-Gelais Photo Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Francisco-Masriera-y-Manovens-859901151

Le Jour du Seigneur

Mettons nos croix de côté

Aujourd’hui, c’est le Jour du Seigneur.

Un jour qui n’est pas comme les autres. Un jour où, telle est sa divine volonté, le repos est de mise. Pour se rappeler que l’homme ne doit être en aucun temps dépendant de son travail, de ses préoccupations, de ses questions et de ses prévisions.

En effet, le travail lui permet certes de se nourrir et de subvenir à ses besoins et, pourquoi pas, se gâter lorsque l’occasion se présente. Mais, il ne doit jamais en devenir l’esclave. Et quoi de pire pour les maux de l’âme de devenir obsédé par les préoccupations qui peuvent assaillir notre être à chaque instant? Or, aucune préoccupation ne vient sans avoir les bonnes solutions en temps voulu. Que de questions peuvent aussi émerger de notre esprit! Des questions, somme toute, n’ayant que peu d’importance. Que se passera-t-il pour l’avenir? Combien de fois nous nous demandons au cours de la journée? Et pourtant, savons-nous exactement ce dont l’avenir est fait? Nul d’entre nous le sait. Et, pour ce qui est de prévoir? Il en est ainsi. Certes, nous devons prévoir ce qui est en soi prévisible.

Toutefois, la vie est en soi si imprévisible. Laissons de côté toutes les croix que nous portons en semaine. Des crois que nous fabriquons e toutes pièces du moins pour la majorité d’entre elles. Des croix qui nous empêchent d’être ce que nous sommes appelés à devenir, des êtres de lumière et non pas des serfs pour des maîtres imaginaires.

Voilà pourquoi, votre humble serviteur désire prendre le Jour du Seigneur pour se reposer, pour faire le vide intérieur, pour se ressourcer et surtout pour prendre le temps de vivre. Prendre conscience du temps présent. Le temps qui passe inexorablement dans le sable du sablier. Le sablier qui m’a été décerné en cette vie bien éphémère.

Éphémère tels les bourgeons dans les arbres au printemps naissant. Bourgeons qui deviendront belles feuilles sur les arbres verdoyant de nos campagnes, de nos jardins et de nos villas. Feuilles resplendissantes de grâce sous le soleil d’été qui s’endormiront, le moment venu, en se couvrant de parures dorées, de feux flamboyants et de bronze éternel. De ces couleurs qui nous rappellent que nous sommes des êtres mortels aspirant à l’immortalité.

Jour sacré! Jour béni! Jour de repos entre tous ! Que ce jour soit bon pour vous tous. Ne salue-t-on pas notre prochain en ces termes : ‘’ Bonjour!’’ Que ce jour soit bon pour vous.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

La douleur

 

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Dessin réalisé lors de ma dernière prestation de nudité artistique en date du 15 septembre 2018 à Montréal

La douleur

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous et que la fin de la saison hivernale vous soit agréable. Pour ma part, je dois avouer qu’elle a été parsemée de surprises en tout genre, mais plus particulièrement sur un trait auquel je ne m’y attendais absolument pas. Un trait qui concerne la vision que l’être humain a d’une part, de ce qui l’entoure et d’autre part, de lui-même.

On parle souvent dans les médias sociaux d’amour, de romance, d’aventures parfumées à l’eau de rose et de bien d’autres sujets aussi légers les uns que les autres. Malheureusement, un sujet semble avoir été occulté par l’ensemble des médias de masse. Et, si on en parle, c’est souvent pour saluer la manière héroïque dont certaines personnes ont du l’affronter au cours de leurs vies. De quoi s’agit-il exactement ? Cela se résume en un seul mot : douleur.

Mais qu’en est-il vraiment ? Je parle ici de celle qui est présentée par les grands quotidiens, celle qu’on subit et que bien involontairement on peut faire subir aux autres et, bien entendu, celle que l’on s’inflige à soi-même. Il y a autant de types de douleur qu’il y a des gens sur cette terre. 

Il y a aussi la douleur que l’on éprouve dans des circonstances bien précises de notre existence tels que, à titre d’exemple, la maladie, les handicaps physiques ou mentales, les peines d’amour et la perte d’un être cher. Il y a aussi la douleur qui se manifeste lors d’un mauvais souvenir qui nous vient à l’esprit. Bref, vous vous doutez sûrement que la liste de tout ce qui en est la cause est presque infinie.

Pour ma part, je peux dire que la douleur et moi-même nous nous connaissons très bien puisque nous nous sommes côtoyés en maintes reprises au cours de ma vie. Une vie parsemée d’éléments parfois agréables et parfois qui le sont moins. Je pense notamment à celles causées par mes prothèses, à mes nombreuses opérations subies durant mon enfance, à celles liées par l’assassinat de mon frère aîné en 1972 et par l’image véhiculée dans un journal de sensation alors que je n’étais qu’un gamin âgé de 11 ans en 1973. Toutefois, est-il utile de mentionner les douleurs, les souffrances et les épreuves des gens que je côtoie en ce moment même dans un centre de réadaptation physique où je suis hospitalisé depuis déjà quelques jours ? Bref, je n’ose pas trop me plaindre de mon sort.

Il y a aussi celui de mon image corporelle que je ne peux en aucun cas négliger. Comment les autres le voient-ils ? En particulier les membres de la gente féminine ? Fait intéressant à noter, et à ce que plusieurs d’entre elles m’ont affirmé, la manière dont je me présente en ayant aucun complexe rend possibles les liens amicaux avec mes pairs. Par ailleurs, c’est souvent ce que l’on croit percevoir chez autrui qui nous blesse et non pas la réalité en tant que tel.

Je pense à un exemple bien particulier pour illustrer de tels propos. En effet, c’est un peu comme si on m’attachait en ayant les yeux bandés dans un salon de massage érotique lors d’une séance sadomasochisme. Toutes les filles y seraient pour me voir souffrir et me faire souffrir. Mais, ici une question fondamentale se pose d’emblée. Qui leur permet d’agir de la sorte? Celui qui écrit ces lignes et nul autre que lui-même. Il en est ainsi dans de nombreux domaines de la vie. Les domaines amoureux, de travail et de famille en sont des exemples parfaits.

C’est un fait indéniable : L’individu est plus souvent qu’autrement l’instigateur de son malheur. N’allez pas croire que je réfute l’idée qu’il y a aussi de causes extérieures à notre souffrance. Les gens qui sont en services internes dans le centre de réadaptation où je suis n’ont certes pas choisi de vivre leurs situations souvent d’une gravité rarissime. Ce qui n’empêche pas que dans bien des cas nous-mêmes qui donnons à autrui la clé de tout ce qui nous détruit.

On peut, à l’instar de mon image précédemment montrée, avoir les yeux bandés afin d’éviter de voir la réalité. Mais, qu’on le veuille ou pas, c’est la réalité qui nous rattrape. Que pouvons-nous alors faire ? Je répondrais simplement à cette question par deux solutions certes drastiques, mais d’une efficacité éprouvée. En premier lieu, faire face à cette réalité et d’agir en conséquence, c’est-à-dire de prendre les moyens qui s’imposent et de foncer sans arrêt. Autrement dit,  » prendre le taureau par les cornes « . En second lieu, de faire sortir toutes formes de négativité dans notre vie. Ceci peut aller de se séparer de gens qui aspirent notre énergie jusqu’à faire un choix des lieux où nous avons l’habitude d’aller. Quels types de personnes nous enrichissent vraiment ? Quels genres de lieux peuvent favoriser une meilleure harmonie entre d’une part, nos valeurs les plus précieuses et d’autre part, les activités qui sont susceptibles de nous faire évoluer sur la route du bonheur véritable ? Ce sont-là quelques exemples où le négativisme peut être extirpé de notre vie.

Je vous souhaite en ce début du mois de février de trouver réellement ce qui vous convient pour votre plus grand bonheur. C’est, je crois, le meilleur souhait que l’on peut faire envers notre prochain. N’est-ce pas ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec

Colle-toi !

 

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Colle-toi !

Colle-toi ! 

  

Journée bizarre, 

Où j’en ai plus que marre. 

Que toutes mes nombreuses questions, 

Pour lesquelles je ne trouve pas de solutions. 

 

Suis-je une si mauvaise personne ? 

Ai-je en moi quelque chose qui soit bonne ? 

Ou bien suis-je digne des peines des enfers ? 

Car en cet instant, je ne quoi penser ni que faire ? 

 

Toutes celles que j’aimées, 

Je n’ai guère su mon amour l’exprimer. 

J’essaye de voir où j’en suis et de me comprendre, 

Cela est-il peine perdue ? Devrais-je arrêter et me rendre ? 

 

Maintenant que les feuilles d’automne tombent, 

Qui avec lenteur et sans relâche recouvriront les tombes. 

Je me demande sans arrêt : quelle aurait pu être ma vie ? 

En lisant les noms écrits sur ces pierres de gens partis. 

 

J’avance bien entendu en âge inéluctablement, 

Regardant le parcours de mon existence lentement, 

Me rappelant ceux rencontrés dans le train de ma destinée. 

De ceux qui ont été présents ou absents dès que je suis né. 

 

Puis sans y faire attention, 

Je ressens en moi cet horrible froid, 

Qui me glace le sang jusqu’au bout des doigts, 

Et qui à jamais consume joie de vivre et passion. 

 

Puis-je te demander une faveur ? 

Une requête sans que tu éprouves de la peur ? 

Ô belle dame ! Gracieuse dame ! Venue du lointain horizon. 

Colle-toi sur moi afin d’apaiser dans ma tête cette triste chanson. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada