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Je suis la sorcière

Je suis la sorcière

Magnifique photo réalisée par Tastethewine Modèle ? Elena

Je suis la sorcière

 

Je l’avoue, je suis la sorcière,
Et la croix tatouée est à l’envers,
Mes pouvoirs, je les retiens de ma mère,
Qui m’enseigna les secrets des plantes de la terre.

 

Des sortilèges, je vous ai jetés.
Au nom de mes sœurs bien-aimées,
Celles que vous avez faites périr sur les bûchers,
Au Nom de votre Dieu d’amour alors que vous êtes sans pitié.

 

De vos prières, j’ai répondu par mes incantations.
De vos craintes, vous m’avez répondu par une excommunication.
Et de vos rites insensés, je m’en moquais avec grande satisfaction.
En allant danser pour rendre grâce à mère Nature en parfaite communion.

 

Allez-y ! Torturez-moi ! Fouettez-moi pour me faire avouer,
Tous les crimes que vous avez faits et que je ne saurais m’accabler.
Ne craignant point la mort qui m’ouvre ses bras telle le ferait une sœur.
Allez-y ! Suppliciez-moi ! Écartelez-moi ! Car de la mort je n’en ai point peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Qu’elle puisse vivre dans nos mémoires

Qu’elle puisse vivre dans nos mémoires

Bonjour tout le monde,

Je viens juste de lire un texte écrit par la chroniqueuse Sophie Durocher et publié au sein d’un journal populaire dans la province de Québec.* La lecture dudit texte m’a profondément bouleversé. En effet, on y raconte que l’une des plus grandes chanteuses du Québec vit ses derniers moments suite à une maladie foudroyante qui gruge petit à petit la mémoire de la personne qui en est atteinte. Et j’ai nommé la maladie de l’Alzheimer.

Une maladie sans pitié, sans moral et sans-coeur. Une maladie qui nous enlève lentement mais inexorablement de la mémoire de ses victimes. Une maladie qui touche de plus en plus de gens au fil des années. Personnellement, une de mes tantes maternelles est décédée des suites de cette pathologie. Comme quoi, je ne peux en aucun cas rester indifférent lorsque je lis un article traitant d’un tel sujet.

Mais, ce qui m’a le plus interpelé dans l’article en question, c’est l’image où un peuple tout entier semble être atteint de ce fléau. Je parle ici, à l’instar de la chroniqueuse, du peuple québécois. Ce qui est d’autant plus triste que la devise du Québec est nul autre que  » je me souviens « . Mais de quoi les québécois se souviennent-ils vraiment ? Je serais porté à répondre de pas grand chose.

Toutefois, je me console en me disant que c’est l’ensemble du monde occidental qui est atteint d’Alzheimer. Serait-ce une conséquence directe de l’instantanéité prévalant dans le monde actuel ? Consommer toujours plus vite afin de jeter encore plus rapidement. Voir maintenant, parfois entendre mais rarement écouter pour aussitôt oublier ? Oublier afin de se croire vivant. Mais, quel peuple peut effectivement vivre si il oublie ceux et celles qui lui ont prêté leurs voix au cours de son histoire tant politique, journalistique et, dans le cas présent artistique ?

Aurais-je pu passer sous silence la disparition de madame Renée Claude de notre mémoire collective ? Aurais-je pu continuer de rédiger mon blogue certes dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie sans rendre hommage à cette artiste du Québec ? Aurais-je pu me proclamer nationaliste sans faire mention, ne serait-ce qu’une seule fois, de cette dame qui fut une figure de proue du nationalisme québécois lorsque ce mouvement fut à son apogée dans les années 1970 ? À toutes ces questions, la seule réponse est un non catégorique.

C’est pourquoi j’ai décidé de perpétuer l’image de cette chanteuse au sein de mon blogue artistique. C’est bien peu comme action, mais si j’ai pu préserver son nom dans notre mémoire en permettant à mes nombreux abonnés de la découvrir, en souhaitant que mes compatriotes d’une certaine génération en fassent de même, je pourrais dire mission accomplie. Bref, je désire que, un peu grâce à cet article, madame Renée Claude puisse vivre dans nos mémoires, et ce pour toujours. 

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

*Il s’agit du Journal de Québec édition du lundi 11  février 2019

*Je profite de l’occasion pour remercier madame Sophie Durocher de m’avoir donné sa permission de m’inspirer de son article au sein de sa chronique.

Je vous obéirai

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Avec la permission de la Galerie Jon-art

Je vous obéirai

 

 

Oh tendre maîtresse, 

Qui de votre douce voix, 

Sais faire un esclave de moi, 

Vous me mettez en liesse.

 

 

D’un claquement de doigts, 

Je vous obéi comme il se doit, 

Sachant manier l’art de l’insulte, 

Vous pouvez mettre mon orgueil en lutte. 

 

Oui j’ai besoin de vos ordres .

Car au fond de moi je ne suis qu’un ogre, 

Qui doit être dominé, abusé, fouetté et sans pitié. 

Pendant cette nuit jusqu’à l’aube levée.

 

 

Ne vous gênez pas ô ma divine, 

Même si vous avez l’air si coquine, 

De mon corps avec joie il sera pour vous source de plaisir, 

Alors que vous me ferez parvenir à la jouissance en me faisant souffrir.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada