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Croix de femme

Croix de femme
 » Croix de femme  » Poème de RollandJr St-Gelais Magnifique photo par Emilie alias Tokatun sur DeviantArt 

Croix de femme

 

Porter le poids de l’humanité,
En son sein bien avant qu’elle soit née,
Soutenir le fardeau des péchés que l’on nous a inculqués,
Entretenir la charge des fautes que l’on nous a sans cesse accusées.

 

Être femme tant convoitée,
Être femme pécheresse et tant désirée,
Être celle par qui le péché originel arriva sur la Terre,
Être celle par qui tout le mal surgit des profondeurs des enfers.

 

Tellement aimée par ses pères,
Bien souvent rejetée inévitablement par ses pairs,
Crainte pour sa beauté envoûtante bien qu’éphémère,
Pour laquelle tant d’hommes sacrifièrent leurs vies à la guerre.

 

Mère qui donna aux hommes le premier des assassins,
Mère qui livra l’homme divin en holocauste comme ultime destin,
Cet être à la fois humain et divin sorti de ses entrailles de son immaculée sein,
Cet être de sang et de chair telle sa tendre Mère offert par ses gracieuses mains.

 

Et pourtant, qu’avons-nous fait de son corps ?
Qu’avons-nous fait de ce joyau précieux comme l’or ?
L’avons-nous traité comme notre égal, en droit et en dignité ?
L’avons-nous accueilli avec le respect tant en amour qu’en amitié ?

 

Ne savez-vous donc pas qu’elle porte plus que sa croix ?
Que par le simple fait qu’elle soit femme souvent elle n’a plus de droit ?
Qu’il n’y a rien de pire en ce monde pour le cœur d’une épouse, d’une mère,
Que de porter la lourde croix de femme car elle possède un goût des plus amers.

 

Croix latine ou croix byzantine,
Car peu importe réellement sa véritable origine,
La croix de femme est sans contredit la plus lourde,
Car de ses souffrances bien souvent on lui fait l’oreille sourde.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Faites l’amour

Faire l'amour
Avec la permission de spitting-to-windward

Faites l’amour

 

Faites l’amour,
Faites-le ! Et non pas la guerre,
Utilisez vos mains pour autre chose qu’une prière,
Faites l’amour, pas la guerre ! Tel slogan utilisé depuis toujours.

 

Remplacez vos balles par des baisers,
Remplacez votre désir de tuer par celui de caresser,
Changez dès maintenant tant de haine et tant de colère,
Car ces deux esclaves amènent inexorablement vers les enfers.

 

Souvenez-vous que vous avez un corps pour aimer,
Un corps parfois beau, d’autrefois laid, ainsi il est fait.
Un corps d’homme, un corps de femme, toujours magnifique il l’est.
Parole de grande sagesse, sans ces corps, jamais vous n’auriez été créés.

 

Combien de tendres mots d’amour ont remplacé de ces guerres leurs cris ?
Combien d’amants étreints en une nuit ont leur enlevés leurs cœurs épris ?
Combien d’innocents a-t-on expédiés en pâturage aux champs d’honneur ?
Combien de ces hommes sortis à peine de l’enfance ont-ils connu l’horreur ?

 

Faites l’amour avant qu’il soit trop tard,
Car la faucheuse à votre rencontre n’est jamais en retard,
Aimez-vous pendant qu’il est encore le temps et le moment,
Car ce bonheur peut pour assouvir les riches expirer à chaque instant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’aime le riz

J'aime le riz

Photo réalisée par Joël Pèlerin et poème composé par RollandJr St-Gelais

J’aime le riz

 

J’aime le riz,
Source de la vie,
Dans bien des contrées et des pays,
Qui a de toute l’histoire de nombreuses nations nourries.

 

Je me souviens de ce que me racontait mère,
À l’époque heureuse où elle vivait avec mon père,
Il y a de cela bien longtemps avant que n’éclate la guerre,
Dans laquelle les hommes valides dans les armées s’enrôlèrent.

 

Ma mère me raconta qu’elle lui avait offert un simple bol,
Un bol de riz préparé avec amour tel aux dieux une obole,
Car la crainte de le perdre la faisait rendre folle,
Pour se rassurer, elle dansait une farandole.

 

C’est en voyant ce riz de mes doigts couler,
Que je me remémore les yeux de ma mère leur beauté.
Malgré toutes les larmes lorsque cette histoire elle m’a racontée,
Elle espérait tant le revoir dès que la guerre serait terminée.

 

Les saisons ont sans cesse passé,
Le soleil s’est maintes fois levé et couché.
La lune a en bien des occasions le ciel de sa splendeur éclairé,
Des dates de son calendrier, elle en a bien souligné.

 

Puis, un jour elle a reçu une lettre officielle,
Lui annonçant une bien triste nouvelle,
Celui qu’elle aimait depuis toujours,
Fut tué un de ces derniers jours.

 

Pour se consoler de sa peine,
Que je lui ai offert telle une reine,
Un simple bol de riz sauvage à mon tour,
Afin qu’elle sache qu’elle aura à jamais tout mon amour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mais si c’était la volonté de Dieu ?

Mais si c’était la volonté de Dieu
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Paroles écrites par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Mais si c’était la volonté de Dieu ?

 

Marchant seule,
En faisant mon deuil,
De ma pure innocence,
Et un peu de mes croyances.

 

Désabusée
De cette humanité,
Mon esprit ne fait que vagabonder,
Errer ici et là perdu dans mes étranges pensées.

 

On m’enseigna un Dieu d’amour,
Qui voulait un monde parfait pour toujours,
Où la faim et la guerre seraient que des mots du dictionnaire,
Un Dieu qui connaitrait nos besoins avant même d’entendre nos prières.

 

Mais je regarde ce qui survient,
Tant de misère et de larmes et tout ce qui vient,
Mes certitudes firent place à de nombreuses questions,
Foi joyeuse à jamais perdue face à toutes mes tristes désillusions.

 

Mais, en moi reste cette étincelle appelée espérance,
Qui dans le cœur de chaque homme fait une gracieuse danse,
Qui dans le cœur de chaque femme chante une si belle chanson,
Car c’est dans la pureté de leur nudité qu’ils furent créés bons.

 

C’est en pensant à cela,
Que renaît ma bien petite foi,
Voilà pourquoi je suis entièrement nue,
Devant cette cathédrale si connue et tant vue.

 

Car ce n’est point dans les religions,
Qu’un nouveau monde, nous construirons.
Ni dans les livres saints que nous bâtirons un meilleur lendemain,
Et encore moins en récitant inutiles prières en se joignant les mains.

 

Mais si c’était la volonté de Dieu ?
Que de vivre tout simplement et heureux,
D’être vrai en évitant l’hypocrisie des gens pieux,
Tout en étant auprès de tous ces gens si malheureux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dans cette ambiance

Dans cette ambiance
« Dans cette ambiance » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

Dans cette ambiance

 

Quelle nuit inoubliable,
Quel corps tellement délectable,
Lèvres si savoureuses à embrasser avec tendresse,
Moment de pure extase vécu avec toi ma belle déesse.

 

Je m’avançai vers toi d’un pas mièvre.
Délicatement, tu me fis signe de la main.
En me regardant d’un sourire un peu coquin,
Tandis que ma langue s’offrit tes intimes lèvres.

 

Savourant la sève couler abondamment,
Chaque goutte sur ma langue assurément,
À chacun de mes coups, ton plaisir était le mien.
À tes mouvements de hanche mon plaisir devenait le tien,

 

Tout en entendant ton souffle entrecoupé par tes halètements,
Tu m’invitas non sans peine à m’étendre sur toi délicatement,
Car tu ne savais quoi choisir entre le plaisir donné par ma langue,
Ou bien par celui offert par ma hampe gorgée de sang et qui te nargue.

 

M’étendant sur ton corps tout chaud tout beau,
Je te défonce avec une force virile alimentant ton soubresaut.
Me sollicitant sans cesse jusqu’à en pleurer de joie et d’allégresse,
De mon membre mâle ces grands coups accompagnés de mes caresses.

 

De nos poitrines collées,
J’entendis nos cœurs bien s’amuser,
Des cœurs heureux en cet instant si précieux,
Un moment si secret que seuls pouvaient voir les dieux.

 

À force de faire ce va-et-vient,
Avec à la fois grande passion et bel entrain,
Je sentis tes parois se refermer sur ma verge prisonnière,
Séquestrée dans celle que je désirais depuis mon retour de la guerre.

 

Au moment que nous avons tant désiré,
À cet instant que nous avons tant souhaité,
De ma verge si fière sortirent les jets de ma semence,
C’est alors que nous criâmes de jouissance et de démence.

 

Dans cette ambiance d’un conte de fée,
Liés ensemble en cet éther presque mystique,
Qui nous recouvrait d’un bonheur si magnifique,
Je te voyais, ô mon amour, à la fois enchantée et comblée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le charme

Charme
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Le charme

 

Le charme !
Voilà vraiment une belle arme,
Devant laquelle je baisse les bras,
Car nul homme ne peut risquer un faux pas.

 

Charme féminin,
Fait succomber de désir,
Et parfois pousse aux longs soupirs,
Hommes esseulés devant ses chagrins.

 

Charme de la grâce et de la beauté,
Qui en ma vie n’a de cesse de m’étonner,
Car nombreux rois à la guerre pour elle y sont allés,
Des royaumes furent bâtis et apparurent de nobles lignés.

 

Femme à la chevelure soyeuse,
Paraissant ainsi davantage courageuse,
Perçant de son regard hommes imprudents,
Mais qui sait réconforter les malheureux enfants.

 

Que serait-ce la nature sans lui ?
Car à l’image du soleil qui sur un lac reluit,
Il prolonge toute sa richesse jusqu’à nos âmes,
Pour y raviver à jamais le désir de vivre telle une flamme.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Qu’est-il arrivé ?

Qu'est-il arrivé

« Qu’est-il arrivé ?» Photo par G.B. d’Allemagne

Qu’est-il arrivé ?

 

Qu’est-il arrivé ?
À mon tendre foyer.
À ma famille tant choyée,
À tous ceux que j’ai tant aimés.

 

Jadis, nous vivions en paix et à l’aise,
Ni riches, ni pauvres, nous étions heureux.
Femmes fières et belles ! Hommes si valeureux,
Puis un jour est apparue la guerre et son cortège.

 

Son cortège de tant de malheurs et de misères,
Qui sur gens incrédules et désespérés se jetèrent,
Grondant dans le ciel des avions inconnus s’approchèrent,
Récitant leurs chapelets de bombes alors que nos larmes coulèrent.

 

Devant ma demeure je suis si dévastée,
Au petit matin alors qu’un nouveau jour s’est levé,
Ayant fui le carnage alors que j’étais simplement drapée,
Me retrouvant maintenant seule avec ce drap pour recouvrir ma nudité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour toi mon frère Hermann

Hermann St-Gelais 1

Hermann St-Gelais 15 février 1950-11 mai 1972

 

Pour toi mon frère Hermann

 

En cette journée du mois de mai,
Brutalement, la vie te fut arrachée.
Sous le soleil printanier où tout te souriait,
Un étranger sans crier gare dans une foule te fauchait.

 

J’ai une lointaine souvenance de mon enfance de ce jour,
De ce moment, de cette pensée, qui sera en moi pour toujours,
Où tu es parti selon tes dires pour un instant pour ne jamais plus revenir,
Sans oublier les battements du cœur de notre mère qui n’a jamais fini de souffrir.

 

Je n’avais pas encore dix ans,
Que la douleur m’accabla éternellement,
Perdre son frère des mains d’un assassin ayant un nom,
Un nom qui sera gravé en ma mémoire pour toujours pour de bon.

 

Je me souviens de cette journée,
Où famille et foule nombreuse t’avaient porté,
En ta dernière demeure où mon baiser sur ta tombe j’ai déposée,
Me jurant de ne jamais t’oublier et de ton nom à jamais je commémorerai.

 

Et puis, les années passant, j’ai grandi,
J’ai connu grandes peines et milles joies : ce qu’est la vie.
Mais jamais je n’ai oublié celui qui trop tôt m’a quitté, est parti.
Aussi longtemps que je vivrai, son nom sera dit maintenant et à l’infini.

 

Un homme m’a enlevé mon grand frère,
Comme s’ils étaient partis se faire la guerre,
Un inconnu aigri fonça dans cette énorme foule,
Faisant ainsi que mon enfance bien innocente s’écroule.

 

À toi mon frère, j’ai composé cet humble poème.
Afin que tu saches là où tu es, où tu te trouves, que je t’aime.
Et que ton nom ne soit jamais oublié aussi longtemps que je vivrai,
Car c’est ainsi que ma raison de vivre et d’exister enfin je trouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Armée

Armée par Tastethewine
Photo par Tastethewine. Modèle : Elena

Armée

 

En cette sombre nuit, je fais le gué.
Car l’ennemi héréditaire est à nos portes,
Malheur à lui puisqu’il trouvera femme forte,
Femme aguerrie et à l’arme blanche bien entraînée.

 

Longeant la chaussée usée par les pas,
De mes sœurs qui étaient là longtemps avant moi,
Et de nos ancêtres qui jurèrent de défendre la patrie,
Celle qui est depuis des myriades tant convoitée.

 

Dans mon plus simple apparat,
Comme firent mes sœurs d’armes,
Affrontant le danger sans verser une larme,
Il y a belle lurette que je me prépare à cet ultime combat.

 

Femme si belle et bien en chair,
Femme au corps parfait mais au cœur de pierre,
Car c’est là, bien malgré moi, l’unique loi de la guerre,
Cela dit, je verserai leurs gouttes de sang jusqu’à la dernière.

 

Armée d’une nouvelle compagne d’une baïonnette,
Avec laquelle je verserai ma sueur à coup de goutelettes,
Armée de mon courage issu par tant d’années d’expérience,
Que j’ai tout oublié de ma vie même ma plus lointaine enfance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Soldat de bois

 

 

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Dessin réalisé à l’occasion de la journée de séances de nudité artistique au CEGEP de Drummondville le 4 avril 2019

Soldat de bois

 

Soldat de bois,
Où t’en vas-tu par-ci, par-là ?
Fier et droit vers les champs de bataille,
Tu n’as peur de rien même si rien n’en vaille.

 

Debout telle une blanche craie,
Qui aveuglément toujours obéirait,
Obéirait à son maître dévoué et à sa volonté,
Sans crainte de sa vie sur les champs de mars y laisser.

 

Soldat d’honneur et d’apparat,
Parcourant fièrement les villes et villages,
Pour éblouir les yeux des gens de tous les âges,
Ce que tu es beau ainsi, ce que tu es parfait comme ça.

 

Soldat appelé sous les armes ou bien de carrière,
Qui par une crainte ou bien par un choix ira à la guerre,
Deviendra peut-être un héros ou simplement de la chair à canon,
Et pour lequel on élèvera de flamboyants étendards et de nobles pavillons.

 

Soldat de chair ! Soldat de sang !
« Bravo pour ton courage » chanteront les troubadours.
Lorsqu’ils te louangeront en versant des larmes chacun leur tour,
Sous une marche militaire quand tu seras enterré près des grands d’antan.

 

Mais, réponds-moi avec franchise, cela en valait-il la peine ?
Pour ces nations de verser la dernière goutte qui coulait dans tes veines ?
Homme semblable à tous les autres sous tes habits tellement éblouissants,
Soldat pour un bref instant mais un simple être humain tout le temps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada