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Solo

Solo
« Solo » réalisation photographique par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da

Solo

 

Voilà plusieurs jours que je n’ai plus de tes nouvelles,

Toi, celle que j’aime de tout mon cœur, ô ma toute belle.

Sans toi, mon existence n’est vraiment plus la même.

Quelle chanson puis-je composer sans celle que j’aime?

 

Allant ici et là dans mon humble appartement,

Faisant les cent pas depuis ce confinement,

Cherchant quoi faire de mes dix doigts,

En pensant sans cesse à toi.

 

Me remémorant nos moments de bonheur,

Lorsque je jouais quelques notes de guitare,

Ces notes voguant sur leurs ondes la nuit noire,

Tout en te donnant un air de si belle humeur.

 

Je me rappelle cet instant que je voulais immortaliser,

Prenant de ma main tremblotante mon appareil-photo,

Si soucieux de rendre perpétuel ce moment si beau,

Sans dire un mot, avec précaution, je t’ai photographiée.

 

Légèrement éclairée par le clair de lune,

Je pouvais contempler tes courbes telles des dunes,

Envier pour un moment ma guitare entre tes mains,

Même si je savais que nous ferions l’amour jusqu’au matin.

 

Mais maintenant que puis-je faire ?

De cette vie en solo, de ce drôle d’enfer,

Dieu merci ! J’ai retrouvé ce doux souvenir,

Que je colle sur mon cœur avec un grand soupir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Figé dans le temps

 

Par Huggo Rosso 1
Figé dans le temps ! Avec la permission de par Ugo Rosso

Figé dans le temps

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous profitez de cette période rarissime dans l’histoire pour vous ressourcer et profiter du temps qui passe lentement. Avouons-le ! C’est un fait plutôt inhabituel d’avoir la chance de suivre le temps et non pas de courir après celui-ci. Une telle opportunité n’arrive pas très souvent au sein de notre société axée sur la productivité, la consommation à outrance et la satisfaction de nos désirs par l’instantanéité. Le temps a pris tout son sens et tous ses droits.

Le temps est notre meilleur allié face à tout ce qui sePar Huggo Rosso 3 passe actuellement. Le temps de se connaître et de connaître nos proches avec lesquels nous avons négligés pour la raison que nous n’avions pas le temps de le faire. Le temps d’être et non pas de paraître. Être ce que nous sommes vraiment et non pas ce que les pressions sociales dictées par les supposés besoins économiques nous forcent à devenir. Le temps de suivre le temps.

Il est 6 heures du matin ? Vraiment ? C’est d’accord. Avoir le choix de se lever et de prendre le temps de déjeuner, c’est-à-dire de briser le temps du jeûne. De savourer ce que nous mangeons. Le temps d’écouter l’autre qui nous accompagne et non pas seulement de l’entendre ou bien de s’écouter ou d’écouter le silence.

Par Huggo Rosso 2Ce silence qui nous fait souvent si peur mais qui est notre plus grand allié face à tout ce qui nous entoure et nous agresse constamment. Un silence qui a accompagné bien des sages avant qu’ils laissent leurs marques dans l’histoire. Un silence bienfaiteur ! Un silence que seul le temps nous offre de manière tout à fait gratuite. Le silence et le temps font très souvent un excellent couple qui témoigne de la futilité de nos craintes et de nos doutes lesquels sont des constructions de notre psyché, de notre subconscient, des relents laissés par nos lointains ancêtres qui devaient faire face à des situations pires que ce que nous traversons de nos jours. N’oublions pas que nos ancêtres avaient des connaissances scientifiques plus ou moins limitées. Or, c’est grâce au temps que les connaissances se sont accrues et que nos moyens de survie et de vivre sont apparues.

Être figé dans le temps, c’est un tremplin fantastique pour se préparer à aller vers l’avant. Être figé dans le temps, c’est se ressourcer, se refaire des forces, se guérir de nos blessures accumulées par la vie trépidante de la surconsommation. Peut-on appeler cela une vie ? Permettez-moi de prendre le temps d’en douter. Être figé dans le temps ! Se laisser envahir, se laisser submerger, voir devenir un avec lui. Accepter de plein gré de s’en faire un allié formidable. À vrai dire, s’en faire notre meilleur ami. Un ami qui pourra nous suivre une fois que cette crise sera devenue une page de l’histoire de l’humanité. Une page parmi tant d’autres.

Merci d’avoir pris le temps de lire ce texte de réflexion.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

C’était en mars 2020

 

Mère Nature

Réalisation par Shelley Shemaria ! Modèle Magikstock Source : https://www.deviantart.com/silentplea/art/Mother-Nature-251568657

C’était en mars 2020
(Je viens de recevoir ceci par courriel. C’est magnifique)

C’était en mars 2020

Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.

Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait plus tôt.

C’était en mars 2020

Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n’y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.

Mais le printemps ne savait pas, le temps d’aller au jardin arrivait, l’herbe verdissait

C’était en mars 2020

Les gens ont été mis en confinement. pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.

Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.

Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d’autres valeurs.

Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s’était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.

Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l’ont appris à la télé. Le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.

Et c’est là que l’été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.

Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous, et vous profiterez de la vie.

Auteur ? Excellente question !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

Je n’ai pas trop idée

Je n'ai pas idée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je n’ai pas trop idée

 

C’est maintenant le matin,

Le soleil est depuis longtemps levé,

Je le perçois malgré le temps si enneigé,

Je me suis endormi tôt dans mes draps de satin

 

Dans mes draps en pensant à toi ma beauté,

De mes pensées dans la nuit tranquille se sont envolées,

Envolées au pays des songes peuplés par de magnifiques fées,

Enveloppant avec douceur mon corps tout entier de mes draps satinés.

 

Mais, chose si étrange à chaque nuit.

Je me réveille toujours en plein milieu de la noirceur,

Et malgré mes icônes et mes chapelets bénis, j’éprouve de la peur.

Peur de ces fantômes qui me poursuivent de mes inavouables envies.

 

De cette envie de te retrouver,

De cette envie de pouvoir te consoler,

De cette envie de pouvoir te serrer dans mes bras,

De cette envie de t’écouter avec attention comme il se doit.

 

Mais avant la venue de l’aurore,

Dans l’obscurité je ferme les yeux et je me rendors,

C’est pourquoi je n’ai pas trop idée quand je me réveille,

Voilà pourquoi bien souvent dans ma chambre, tranquille je veille.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le temps d’un soupir

Le temps d'un soupir
Dessin réalisé par Amani Lizah Glaise

Le temps d’un soupir

 

Le temps d’un soupir,

Le temps de quelques larmes,

Le temps que j’ai passé sous les armes,

Le temps de mes amours et de quelques rires.

 

Voilà ce dont je me souviens,

En ce délicieux et doux matin,

En pensant à celles que j’ai aimées,

Et que bien malgré moi j’ai tant blessées.

 

Étendu sur l’herbe fraîche et verte,

De ce temps à vagabonder quelle pure perte,

Je revois les amis qui ont pris femmes et épouses,

Alors que j’ai préféré rester sur ma moto et avec ma blouse.

 

À parcourir les routes de mon pays,

À y découvrir les gens du plus grand au plus petit,

Qui m’ont enseigné à leur façon comment est la vie,

De cette vie qui malgré nos craintes on voudrait qu’elle soit infinie.

 

C’est en pensant à eux,

Au moment lorsque je devrais partir,

Partir là où on ignore ce qu’est le verbe souffrir,

Quand viendra l’instant de prendre ma moto pour aller vers les Cieux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Blogue de madame Amani Lizah Glaise :
https://amani-lizah-glaise.blogspot.com/