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Rouge

Rouge
Rouge Poème de RollandJr St-Gelais Modèles : JenovaxLilith Photo by Bille Mitchell Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/red-791726605

Rouge

 

Couleur rouge,

Quelle belle couleur!

Couleur de l’amour et parfois de frayeur,

Du drapeau à l’étendard qui au vent bougent.

 

Couleur aux multiples symboles,

Qui du sang versé est une noble obole,

Du sang coulant dans les veines des soldats sacrifiés,

De ces hommes ayant donné leurs vies pour leurs bien-aimées.

 

Rouge vif de ce boudoir,

Que dame si belle porte ce soir,

Serait-ce pour un de ses nombreux amants?

Qui l’a attendue depuis tellement longtemps.

 

Femme à la peau de satin,

Et que dire de la douceur de ses mains?

Portant avec fierté les bijoux offerts par un cœur épris,

Qui lui aurait tout sacrifié par une passion absolue n’eut été de lui.

 

Sachant avec brio exhiber sa nudité,

Une nudité parfaite sans aucune arrière-pensée,

Ayant pour parure celle d’une lointaine princesse étrangère,

Une châtelaine pour qui preux chevaliers face à l’ennemi la libérèrent.

 

Ce que j’aimerais être ce doux vêtement,

Car sur ses épaules, je me déposerai délicatement.

Afin d’être maintenant et pour toujours plus près d’elle,

Et sentir son parfum si doux tel que le vol d’une hirondelle.

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon fruit mûr

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Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Mon fruit mûr

 

Belle femme te voir ainsi,

Mon regard en est si ébloui,

Ébloui pour avoir admiré ton dos,

Ton dos si fort, si tendre mais si beau.

 

Voir perler les gouttes d’eau,

Tout le long, tels de longs ruisseaux.

Ruisseaux descendants vers ces lieux mystérieux,

Ces lieux si souvent, par pudeur ou par hypocrisie, loin des yeux.

 

Loin de tous ces yeux curieux,

De ces merveilles voulues par les Cieux,

Et qui étrangement gouttes d’eau y sont retenues,

Telles que des gouttelettes de pluie retenues par les nues.

 

Sachant avec soin cacher ton visage,

Pour que je ne puisse deviner ton âge,

Cet âge que ton sein magnifique semble trahir,

Ce sein légèrement illuminé par bonheur et pour mon plaisir.

 

Mais, je t’en prie, charmante modèle.

Modèle sur un bois perchée telle une hirondelle,

Ne m’en veux pas pour ces quelques pensées impures,

Car te voir assise ainsi me donne l’envie de t’offrir mon fruit mûr.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Le rêve du philosophe

Le rêve du philosophe
« Le rêve du philosophe » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Le rêve du philosophe

 

La soirée est enfin terminée,
Alors qu’à toi souvent j’ai pensée,
En souhaitant te dire comme je t’ai aimée,
Tout en voyant que le temps de dormir était arrivé.

 

Lentement je me suis glissé sous le drap,
Même si toi chérie, malgré moi, tu n’y étais pas.
Fermant les yeux en écoutant la pluie tomber doucement,
Tout en imaginant pouvoir t’embrasser ô mon amour tendrement.

 

Aussitôt mes pensées se transformèrent en un monde imaginaire,
Dans lequel cessèrent d’exister la haine, la misère et toutes les guerres.
Me retrouvant en l’espace d’un instant dans une forêt tellement extraordinaire,
Que j’ai cru être dans un conte de fées que jadis me racontait ma défunte mère.

 

Vagabondant allègrement à travers les arbres verdoyant,
Respirant l’air pur que la nature m’offrit si abondamment,
Tout évitant de déranger les tourterelles dans les bois chantant,
Car rien de plus beau d’entendre en cette vie leurs mélodieux chants.

 

Alors que je ne m’y attendais guère,
Je te vis en habit d’Ève dans une clairière,
Que tu étais belle et si naturelle telle une hirondelle,
Prête à s’envoler, au moindre bruit, d’un simple battement d’ailes.

 

Pour la première fois de mon existence,
Les mots d’amour me brûlèrent de leur absence,
Car aucun mot ne pouvait exprimer ce que je ressentais,
Dans le rêve du philosophe que je suis malgré la joie qui m’animait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ses nouveaux souliers

Ses nouveaux souliers
« Ses nouveaux souliers » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ses nouveaux souliers

 

Hier soir, j’ai rencontré une jeune dame.
Pour qui mon coeur était tous feux, tous flammes.
Je lui offert un petit café dans un bistro près du métro,
Ah ce que j’étais bien avec elle car tout paraissait si beau.

 

Aimeriez-vous venir chez-moi ? Lui demandais-je.
Avec plaisir elle me répondit avec un regard tellement coquin,
Un regard qui m’invita à la prendre dans mes bras jusqu’au matin,
Une fois chez-moi elle s’est empressée d’être nue. L’embrasser le devais-je?

 

Allez mon bel homme ! Tu as aussi envie de moi que moi de toi, me dit-elle.
Nous allons des lors prestement dans ma chambre telle une joyeuse ribambelle,
Sentant le parfum des lavandes de sa France, pays de ces femmes si belles.
Étendue dans mon lit je la savourais jusqu’à l’expédier au septième ciel.

 

Une fois notre appétit charnel comblé et notre soif rassasiée
Une fois ma chaude et blanchâtre semence en elle par jets versée,
Comme de vieux amants, nous nous sommes l’un dans l’autre endormis.
Ne me doutant pas de la drôle de surprise que j’aurai sur le coup de midi.

 

Elle avait apporté ses délicats sous-vêtements faits en dentelle,
Elle avait apporté sa robe de satin qui lui donnait un air d’hirondelle,
Mais par un geste de grande bonté afin que je ne puisse jamais l’oublier,
Elle avait déposé à côté du lit du péché avec délicatesse ses nouveaux souliers.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

L’été d’autrefois

L'été d'autrefois
« L’été d’autrefois » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

L’été d’autrefois

 

En faisant le ménage du printemps,
J’ai trouvé cette photo de ma jeunesse,
Que de beaux souvenirs et que de tristesse,
Elle a fait surgir en mon âme bien brusquement.

 

De nos vacances où nous nous sommes rencontrés,
De tes gestes de tendresse que j’avais tant appréciés,
De tes paroles de réconfort qui me réchauffèrent le coeur,
De ton attention qui m’incita à éloigner de moi bien des peurs.

 

Tu me racontas que tu étais professeur d’arts,
De tes cours tu as piqué ma curiosité comme un dard,
Comment font les modèles pour être dévêtus devant des inconnus ?
C’est alors que sans pression tu m’offris la chance de poser entièrement nue.

 

Devant ma gêne légendaire, tu as su trouver les mots pour me plaire.
C’est ainsi que derrière un buisson j’enleva tout et me retrouva les fesses à l’air,
Ressentant comme jamais la chaleur bienfaitrice du soleil sur ma tendre peau claire,
Je m’aperçus qu’être ainsi nue en ces lieux sauvages n’était certes pas pour me déplaire.

 

M’avançant prudemment sur le sable chaud,
Ce que j’avais trouvé le temps particulièrement beau,
Pendant que tu aiguisais tes crayons et préparais le tableau,
Je me dirigeas allègrement vers le sol qui embrassera ma peau.

 

Tu me fis signe de la tête de me tenir prête en ne disant pas un mot,
C’est ainsi qu’autour de nous se construisit un mystique cerceau,
Là où seuls les chants mélodieux des oiseaux environnants,
Agrémentèrent de leurs chants ce merveilleux moment.

 

Comme je voudrais tant revivre cet été des jours heureux, cet été d’autrefois.
Tant d’années sont passés depuis le jour où nous nous sommes mariés,
Nous avons fondé famille heureuse avec de nombreux enfants,
A travers lesquels je te vois quand je les regarde à chaque fois.

 

Sans cesse tu me disais que j’étais belle,
Tu répétais souvent que j’étais devenue ta muse,
Quand j’y pense, certes je peux dire que cela m’amuse.
Surtout tu me confias que ma gêne te faisait penser à une hirondelle.

 

Jamais je ne pourrai oublier cet instant précis,
Quand tu m’as demandé d’être ta compagne de vie,
Alors avec grande joie en mon coeur je t’ai répondu << oui >>,
Une réponse que je ferai de nouveau même si de toi la maladie m’a ravi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada