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Ange blessé

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Photo: LEONID MOCHULSKY

Ange blessé

 

Ange ou femme,

Qui ravive la flamme,

En ces jours incertains,

Où semble régner le Malin.

 

Tes craintes sont légitimes,

Tes pensées sont tellement intimes,

Tes peines et douleurs si nombreuses,

Face à cette foule tout autant ténébreuse.

 

Femme nue,

Femme tombée des nues,

Ange meurtrie ou bien déchue,

Devant tant de cruauté, qui l’aurait crû ?

 

Tu as décidé de te couper les ailes ?

Et de ne plus chanter comme une hirondelle ?

Alors viens près de moi mon amour, ma toute belle.

Je saurai te caresser avec douceur ma chère tourterelle.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dame argentée

Dame argentée

 

Ô dame argentée,

Ce que vous êtes belle

Vous êtes une merveille,

Je me mettrais à vos pieds.

 

Dame argentée !

Dame mystérieuse !

Vous me semblez moqueuse,

En fuyant cette si triste réalité.

 

Du haut de votre escabeau,

Vous ne voyez que ce qui est beau,

Vous contemplez notre état de mortels,

En vous caressant vos jambes en guise d’ailes.

 

Attendez-moi !

Dans vos bras emmenez-moi !

Vers votre grande beauté éternelle,

Où je vous chanterai un air d’hirondelle.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Au plaisir de te revoir

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Au plaisir de te revoir

 

Mon cher ami,

J’ai appris la nouvelle,

Par le message d’une hirondelle,

Qu’aujourd’hui tu es au loin parti.

 

Cela m’a fait plaisir,

De t’avoir quelques fois fait rire,

D’avoir écouté avec attention le récit de ta vie,

Malgré tes grandes souffrances tu as toujours souries.

 

Jamais un mot pour se plaindre,

Tu avais toujours celui qui voulait vaincre,

Tu gravais dans la chair de bien des gens meurtris,

Leurs histoires de vie, leurs péripéties et leurs amours épris.

 

Devrais-je pleurer?

Là est la question de la journée!

J’ai choisie tout simplement de prier,

Pour toi qui a aimé cette vie sans en arrière regarder.

 

Tu as aimé,

Tu as enduré sans maugréer,

Tu as su garder le moral en tout temps,

Luttant contre des géants et ces forts vents.

 

Repose en paix,

Sois entouré d’amour là où tu es,

Les jours continueront d’arriver matin et soir,

C’est pourquoi je te dis : « Au plaisir de te revoir ! »

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ici et maintenant

New Image1Ici et maintenant

Que puis-je dire de ma lointaine enfance, de sa folie et de sa candeur ?

En ces temps où tout me faisait rire et où rien ne me faisait peur ?

De la tendresse maternelle et de la protection paternelle,

Où dans la vie j’ai appris à voler telle une hirondelle.

De la chaleur du foyer familial où fratrie était gage de bonheur,

Où l’on s’appuyait dans la joie comme dans le malheur,

Des chicanes y naquirent mais bien éphémères,

Sous la bienveillance de notre mère.

De mon adolescence naquit le goût de découvrir la terre,

Encouragé avec prudence par la sagesse de mon père,

Contempler toute la diversité de ces peuples variés,

Serait-ce pour y déceler une femme à marier ?

Voir toute la richesse incommensurable de cette précieuse vie,

Accomplir avec docilité mon destin jusqu’à ce qu’il soit fini,

Assumer mes choix bons et mauvais comme de raison,

Devenir homme libre et fonder ma propre maison.

Voyant arriver à petits pas dame vieillesse avec ses cheveux blancs,

Coût pénible à payer pour qui veut vivre plusieurs ans,

 En témoignent rides et chevelure clairsemée,

Et souvent la perte d’êtres chers et aimés.

Grande vérité que peu importe la richesse que possède l’être humain,

Cela ne vaut rien si perdre son âme est son souci chaque matin,

Bien acquis avec labeur ne pourra éloigner l’heure fatidique,

Où devant l’Éternel il paraîtra au moment critique.

Alors à quoi bon rêver à mes futilités de mon lointain passé ?

À songer aux femmes si belles que j’aurais aimé embrasser ?

À imaginer toutes ces mystérieuses chimères venues du néant ?

Si je ne peux vivre en toute simplicité l’« Ici et maintenant ».

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

La sieste

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Artiste-peintre: Isabelle Gourvil de France

La sieste

 

Me promenant dans la claire forêt,

J’entendis une jeune dame qui haletait,

D’une respiration saccadée en témoignait,

Et de son plaisir coupable mon désir naissait.

 

M’approchant tout doucement à travers les branches,

Je contemple avec délice son corps qui se déhanche,

Voyant ses tendres mains qui allégrement la caressent,

De ses fesses rondes jusqu’aux seins dignes d’une déesse.

 

M’ayant aperçu  non loin d’elle avec le souhait de la combler,

Elle m’invita par un sourire de venir avec délicatesse la trouver,

Quelques modestes pas vers elle suffirent pour lui prouver ma virilité,

Elle me fit signe de baisser pantalon afin de montrer ma masculinité.

 

Appréciant la droiture de mon phallus en léchant ses lèvres desséchées ,

Fixant avec convoitise ce membre dressé devant ses yeux alléchés,

Elle ouvrit ses jambes me laissant entrevoir son merveilleux jardin,

Succombant avec passion je lui rendis hommage avec joie et entrain.

 

Sentant la suavité de nos peaux collées par la moiteur,

Nous menions les coups de nos bassins avec force et ardeur,

De ses lèvres inférieures, je grimpais le mont de la déesse Vénus,

Et de mes mains, je palpais ce corps entièrement nu.

 

Mille baisers, sans jamais dire un mot,

De crainte d’être découverts par ces dieux là-haut,

Étreintes sans fin et volupté pécheresse,

Mais point de honte, je vous le confesse!

 

 « Encore! Encore! » Me lança-t-elle,

De sa voix chantant telle une hirondelle,

Augmentant avec puissance et fougue la cadence,

Je sentis sortir de moi ma chaude et onctueuse semence.

 

C’est alors qu’elle décida simplement sans m’en avertir,

De prendre avec précaution la chose en main, si j’ose dire,

Et de sa bouche épicurienne, elle engloba mon sexe circoncis,

De mon gland jusqu’à sa base, croyez-moi, je vous le dis.

 

Mes jets puissants, je les sentais frapper les joues de mon hôtesse,

Voulant me savourer telle un dessert mérité, elle me pompa sans cesse,

Puis, s’efforçant de garder sur mon membre ses lèvres bien serrées,

Elle avala chacune des gouttes afin de les retenir telles des sœurs cloîtrées.

 

Que pouvait-elle faire de plus pour combler l’homme que je suis?

Que pouvais-je faire pour la remercier? Dites-moi le je vous supplies.

C’est ainsi qu’avec une complicité assouvie, nous étions en liesse,

Et nous terminâmes notre aventure interdite par la sieste.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Sur la route ! Sur la route ! Sur la route !

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Sur la route ! Sur la route ! Sur la route !

 

Sur la route ! Sur la route ! Sur la route !

J’ai rencontré ma bien-aimée sans qu’elle se doute,

Que je la regardais en silence avec mes yeux si doux,

Qui n’avaient de cesse d’admirer ses longs cheveux roux.

 

Sur la route ! Sur la route ! Sur la route !

J’ai rencontré dame fière et tellement belle,

Que sa grâce me faisait penser à une hirondelle,

Qui m’annonça mon printemps sans aucun doute.

 

Sur la route ! Sur la route ! Sur la route !

J’ai contemplé avec un plaisir silencieux ,

En rêvant de l’embrasser tel un amant respectueux,

Et de l’enlacer avec délicatesse jusqu’à la fin de la route.

 

Sur la route ! Sur la route ! Sur la route !

Comptant les notes d’une tendre mélodie,

Celle que je fredonnais pour lutter contre cette envie,

D’aller la rejoindre peut importe ce que cela me coûte.

 

Sur la route ! Sur la route ! Sur la route !

J’ai porté mon regard vers ce feu verdoyant qui enflammait,

Ma forêt qui attendait ce signe béni qu’un jour à nouveau j’aimerais,

Et dans la vie peine d’amour ne dure pas toujours quelque soit sa route.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

Je suis mère, nous sommes mères.

Je suis mère, nous sommes mères.

Dès cet instant où j’ai senti en moi jaillir cette chaude et onctueuse source de vie,

Par une calme, telle que je ne pourrai jamais oubliée, et douce nuit.

Où j’ai offert mon corps nu comme une vierge sans aucune retenue,

Dévoilant  ma plus grande intimité à celui qui me fit la grâce de me voir nue.

Dès cet instant où j’ai senti en moi naître les prémisses d’une nouvelle existence,

Par ces mouvements que tu fis en mon sein au rythme d’une tendre cadence.

Où je t’ai donné gîte et nourriture sans rien te demander en retour,

Tout simplement parce que je te montrais avec délicatesse tout mon amour.

Je suis mère des temps jadis qui demeurent en nos âmes pour ne point mourir,

Mère d’une autre époque qui ne connaissait que le temps de souffrir.

Mère de ses enfants offerts à la nation en guise d’offrande à chaque moisson,

Mère qui demande à ses semblables de lui répondre à sa question à l’unisson.

Dis-nous, nous t’en supplions, ce qui te tracasse notre chère sœur?

Nous te répondrons du mieux que nous le pourrons avec franchise, n’aie pas peur.

Nous sommes, tel que toi, des êtres fragiles en nos corps et en nos âmes.

Parfois aimées, parfois craintes et, hélas trop souvent abusées, par les hommes.

Dis-nous ce qui te tourmente, toi l’enfant de ta mère, de nos mères.

Lance loin de toi cette question telle une bouteille à la mer,

Nous la recueillerons avec une grande précaution,

Nous l’ouvrirons avec une infinie attention.

Ô mes chères sœurs en cette triste humanité,

Je ne saurai vous cacher cette vérité.

Cette question infernale qui me tourmente :

« Quel monde laisserai-je à mon enfant? Que diantre! »

Pourtant, je suis prête à me sacrifier pour mon enfant.

Avec espérance et grande joie, je l’ai tiré du néant,

Avec amour et tendresse, je le protège de ce monde cruel,

Je lui fredonne mille chansons telle que ferait une hirondelle.

N’aie de crainte ô notre tendre sœur dans ta maternité.

Nous te le disons aujourd’hui et à jamais, c’est la pure vérité.

Nous connaissons tes peurs et tes doutes qui sont notre lot à toutes.

Va, regarde devant toi, sans te retourner, et poursuis ta route.

Toi qui portes la vie en ton sein, ne crains pas pour les futurs lendemains.

Car nous te prendrons la main pour t’amener vers d’autres chemins.

Chemins encore vierges cachés à des explorateurs de jadis.

Chemins inconnus qui attendent d’être découverts tel un Paradis.

De tous temps, il y a eu des gens ignobles.

Mais, il y a aussi des gens de bien, des hommes au sang noble.

Des hommes qui nous aiment dans notre féminité,

Et qui veuillent construire un monde meilleur pour l’éternité.

Puissiez-vous avoir raison mes amies,

Je vous le souhaite de tout mon cœur épris.

Épris de liberté et d’amour pour vous et pour nos enfants,

Ceux d’aujourd’hui comme ceux nés au gré du vent.

Je suis mère qui donne la vie sur les rives de cette mer.

Nous sommes des mères qui te répondons d’Outremer.

Je suis une mère qui vous présente le fruit de ses entrailles,

Nous sommes des mères, et nous serons là tels des anges avec leurs ailes.

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada