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Je t’ai tant cherché

Je t’ai tant cherché Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/nT-ksjytfyibj53gny5j7qn0n1f-923246121

Je t’ai tant cherché

 

Te voici enfin,

Entre mes mains,

Un si précieux souvenir,

De cette époque où il faisait bon vivre.

 

J’étais persuadé de t’avoir perdu.

Tu étais longtemps loin de ma vue.

J’avais oublié où je t’avais laissé.

Parmi toutes les boîtes du passé usé.

 

Je ressentais le besoin de me rappeler,

D’une demoiselle que j’avais immortalisée,

Sur un papier acheté dans un kiosque français,

Accompagné d’un crayon et d’un café bien frais.

 

Les vacances d’été commencèrent.

Je venais d’arriver en cette contrée étrangère.

Ne connaissant pas un seul des gens de la région.

J’ai loué une chambre d’hôtel bien simple comme de raison.

 

Les journées et les nuits passèrent allègrement.

Profitant du rivage et du bon temps quotidiennement.

Et du confort des bistrots et de l’art culinaire du coin.

Nul ne peut être au fait d’un lieu sans y satisfaire sa faim.

 

Plage dorée illuminée par les rayons du soleil d’été.

Quoi de plus agréable si ce n’est un modèle à dessiner ?

Avec précaution, j’ai installé ma chaise à l’ombre des arbres

Et, je restai là, dans un silence absolu et immobile tel du marbre.

 

Puis, contre toute attente, le moment attendu arriva.

Une jeune femme, sans crier gare, se mit devant moi.

Dans le plus simple apparat, elle s’agenouilla sous mes yeux.

Offrant à mon regard une véritable œuvre d’art de la part des cieux.

 

Crayon de plomb glissant sur le papier neuf

Rendre hommage à cette beauté, tel était mon vœu.

D’une main, je fis le va-et-vient tel un plaisir solitaire

Estimant à juste mesure de la perfection mes critères.

 

Comme par magie, elle se retourna et elle comprit.

Que je fis un croquis pour immortaliser cet instant de la vie !

Par un grand sourire, elle répondit à mon ultime question.

Avec un regard enjôleur, elle me donna son entière bénédiction.

 

Oscillations incessantes de ma main envoûtée.

Sur la feuille, le crayon bougea pareil à un pantin ensorcelé.

Tels des jets de semences onctueuses sur le corps d’une pucelle.

La consécration fut atteinte inéluctablement en y captivant cette fleur si belle.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

 

Vaccination

Vaccination Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Amelkovich Source : https://www.deviantart.com/amelkovich/art/Vaccination-2-922360445

Vaccination

 

Aujourd’hui, je suis allé,

À mon rendez-vous, me faire vacciner,

C’était une clinique médicale un peu spéciale,

Réservée à une clientèle à l’esprit loin d’être banal.

 

J’étais avec raison au début un peu nerveux,

Car c’était la première fois, j’étais en ce lieu,

Mais, tout était agencé pour mon confort,

Où l’on me servait un whisky un peu fort.

 

Les infirmières étaient légèrement vêtues,

Sans pour cela dévoiler à mes yeux leurs vertus,

Elles avaient un je-ne-sais-quoi qui me plaisait bien,

L’une d’entre elles est venue vers moi avec bel entrain.

 

Avec un sourire singulier, elle m’invita à la rejoindre,

Ce que j’ai fait sans plus attendre et sans me plaindre,

Pourquoi refuser une pareille invitation venant d’une beauté ?

S’il y en va du bien le plus précieux qui soit, c’est-à-dire de ma santé.

 

Une fois entrés dans cette pièce peinte en rouge,

Elle me regarda avec attention sans qu’elle bouge,

Voulant que je retire au grand complet mon beau tailleur,

De sa voix suave, elle a su éloigner de moi mes frayeurs.

 

Ici, voyez-vous, nous offrons un service assez particulier,

Si vous êtes sage, croyez-moi, vous serez bien gratifié,

C’est moi qui vous ferai l’injection et ce sera sans douleur.

Laissez-vous faire ! Je vous promets que j’irai tout en douceur.

 

Une fois que j’ai reçu mon vaccin comme un bon garçon,

Elle me dit qu’à des choses plus sérieuses nous passerons,

Vous avez tellement fait ça que vous êtes dignes d’une libéralité,

Elle retira son habit d’infirmière me laissant admirer sa beauté.

 

Maintenant, étendez-vous sur la table pour vous masser,

Et laissez-vous, par mes mains expertes, caresser et cajoler,

Je vois bien que vous êtes trop ces jours-ci tellement nerveux,

Je vous jure que grâce à moi, tout ceci disparaîtra sous peu.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

J’attendrai

J’attendrai Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/50-00223-893734799

J’attendrai

 

J’attendrai,

En quoi j’espèrerai?

Pourquoi, je souhaiterai?

Mais, j’attendrai, ça je le sais.

 

J’écouterai les tic-tacs de l’horloge,

Dont les secondes sans cesse délogent,

Celles qui passent dans le couloir vers une loge,

Qui transmettent leurs secrets sous leurs noires toges.

 

Que le temps me paraît être d’une langueur,

Une langueur sans pour autant que je pleure,

Car, qui sait ce que seront les prochaines heures,

De mes pensées succèderont des songes bien meilleurs.

 

J’attendrai comme ça sans raison,

Dans le confort mélancolique de ma maison,

En appuyant ma tête sur ma main sans autre façon,

Cherchant en ce jour automnal en cette vie une leçon.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’être humain est curieux par nature

L’être humain est curieux par nature

Bonjour tout le monde,

Eh bien oui, j’ai vieilli d’une année de plus. Une année qui s’ajoute à celles qui m’ont permis de découvrir quelques-unes des facettes de la vie. Il va de soi que la vie possède diverses facettes. De telles facettes sont impossibles de découvrir en une seule existence pour le commun des mortels. Voilà pourquoi nous devons respecter le cheminement de notre prochain. Il doit, en effet, explorer la route de sa vie tout en accomplissant ses réalisations.

Je dois tout de même vous avouer quelque chose d’important à mes yeux. Un aveu qui va certainement vous surprendre. En effet, après avoir réfléchi sur les caractéristiques chez l’être humain, j’ai conclu qu’il est curieux par nature. Mais, attention! Il ne s’agit pas là d’un quelconque reproche à son égard. Bien au contraire!

En effet, c’est grâce à sa curiosité que les plus grandes inventions ont été réalisées. Par exemple, le fait d’avoir découvert l’électricité et le moyen de le transmettre par câbles ont permis à la civilisation de faire un pas de géant. Un pas qui est sans aucune mesure avec tout ce que l’on a connu dans l’histoire moderne de l’humanité. Je pense notamment au simple fait que je rédige le présent texte à l’aide de mon ordinateur personnel dans le confort de mon loyer. Un texte qui serait impossible à publier sans la découverte de l’électricité. 

Cependant, il y a aussi bien d’autres formes de curiosités. Je pense, entre autres, à la curiosité à l’égard de l’autre. Certes, cela peut être malsain même si cela peut aussi être sans méchanceté envers l’autre. Qui d’entre nous ne sait jamais poser cette question :  » que lui est-il arrivé?  » Vous conviendrez que cela est une question qui relève de retenue et, avenant le cas où on ose la poser à la personne concernée, cela doit se faire avec les mots appropriés et avec un respect à son égard.

La curiosité n’a rien de mauvais en soi. Elle est ce qu’elle est tout simplement. Le seul problème réside dans sa finalité. Pourquoi se poser telle ou telle question ? Est-il nécessaire de le faire ou non ? Est-il souhaitable de connaître la réponse ? Et, surtout, quelle en sera la conséquence sur notre vie ? Comme quoi la curiosité requiert en chaque occasion une ligne de conduite qui sert de garde-fou tant à ce que l’on cherche et davantage à ce que l’on fera de notre découverte. 

Merci infiniment de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Ce lit où tu dormais

Et tu dormais
Ce lit où tu dormais Poème de RollandJr St-Gelais Source la photo : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Img-8-830407252

Ce lit où tu dormais

 

De retour de mon travail, je voulais te dire comme je t’aimais,

Te dire qu’à mes yeux la plus belle femme tu étais,

Celle que la vie m’a permis de rencontrer,

Celle que la vie m’a permis d’épouser.

 

Je t’ai rencontrée près du pont des soupirs,

Dans le pays de mes origines, de chaleur et de rires.

Là où nous sommes nés où nous avons grandi avant de le quitter,

Pour un avenir meilleur dans ce pays de nos terres tellement éloignées.

 

Tu m’as demandé de t’épouser malgré ma précarité,

Tu savais que la lune jamais je ne pourrais te l’apporter,

Mais que maintenant et pour toujours je te serai fidèle.

Car à mes yeux, tu resteras à jamais la plus belle.

 

Voyant les incertitudes en ce pays ravagé par la guerre,

Nous sommes partis pour ce pays au nord du nouveau continent.

Pour y fonder famille avec une marmaille qui t’appellerait maman,

Nous y sommes partis la vague à l’âme et le cœur gros sans regarder en arrière.

 

Aussitôt arrivés, nous avons déniché un toit pour nous y loger.

Un boulot qui pour un homme si étranger n’était pas si mal payé,

Se contentant de peu, tu veillas à ce que nous ne manquions de rien.

Alors de moi je travaillais du crépuscule jusqu’au petit matin.

 

C’est en revenant de mon travail que je suis passé prendre quelques fleurs,

Quelques fleurs pour te manifester grâce à toi tout mon bonheur,

J’avais si hâte de pouvoir te les offrir et de voir ton beau sourire,

Car en ce pays je trouve comme il fait bon d’y vivre.

 

Je suis entré sur la pointe des pieds,

Car je craignais nos voisins les déranger.

Je suis allé les déposer sur la table du salon,

Faisant attention de ne point faire de bruit comme de raison.

 

Ressentant la quiétude angélique de ce matin d’été,

Dans la chaleur de notre lit, j’ai décidé d’aller te retrouver.

Te retrouver dans le confort de tes bras qu’à chaque instant je savourais,

Dans ce lit que je te regardais avec tant d’amour, ce lit où tu dormais.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada