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Ce lit où tu dormais

Et tu dormais
Ce lit où tu dormais Poème de RollandJr St-Gelais Source la photo : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Img-8-830407252

Ce lit où tu dormais

 

De retour de mon travail, je voulais te dire comme je t’aimais,

Te dire qu’à mes yeux la plus belle femme tu étais,

Celle que la vie m’a permis de rencontrer,

Celle que la vie m’a permis d’épouser.

 

Je t’ai rencontrée près du pont des soupirs,

Dans le pays de mes origines, de chaleur et de rires.

Là où nous sommes nés où nous avons grandi avant de le quitter,

Pour un avenir meilleur dans ce pays de nos terres tellement éloignées.

 

Tu m’as demandé de t’épouser malgré ma précarité,

Tu savais que la lune jamais je ne pourrais te l’apporter,

Mais que maintenant et pour toujours je te serai fidèle.

Car à mes yeux, tu resteras à jamais la plus belle.

 

Voyant les incertitudes en ce pays ravagé par la guerre,

Nous sommes partis pour ce pays au nord du nouveau continent.

Pour y fonder famille avec une marmaille qui t’appellerait maman,

Nous y sommes partis la vague à l’âme et le cœur gros sans regarder en arrière.

 

Aussitôt arrivés, nous avons déniché un toit pour nous y loger.

Un boulot qui pour un homme si étranger n’était pas si mal payé,

Se contentant de peu, tu veillas à ce que nous ne manquions de rien.

Alors de moi je travaillais du crépuscule jusqu’au petit matin.

 

C’est en revenant de mon travail que je suis passé prendre quelques fleurs,

Quelques fleurs pour te manifester grâce à toi tout mon bonheur,

J’avais si hâte de pouvoir te les offrir et de voir ton beau sourire,

Car en ce pays je trouve comme il fait bon d’y vivre.

 

Je suis entré sur la pointe des pieds,

Car je craignais nos voisins les déranger.

Je suis allé les déposer sur la table du salon,

Faisant attention de ne point faire de bruit comme de raison.

 

Ressentant la quiétude angélique de ce matin d’été,

Dans la chaleur de notre lit, j’ai décidé d’aller te retrouver.

Te retrouver dans le confort de tes bras qu’à chaque instant je savourais,

Dans ce lit que je te regardais avec tant d’amour, ce lit où tu dormais.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Veux-tu ?

Veux-tu
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Veux-tu ?

 

Bonsoir mademoiselle,
Devrais-je plutôt dire jolie tourterelle?
Car tu me fais penser aux oiseaux du printemps,
Qui nous ont quitté en ce début d’automne fort malheureusement.

 

Sincèrement, je te remercie,
D’avoir répondu gentiment à ma petite réclame,
Car cette soirée s’annonçait pour moi seul beaucoup trop calme,
Où avais-je donc la tête? Entre et prend une place, je t’en prie.

 

Comme tu dois t’en douter,
Toi et moi sommes là pour travailler,
Tu seras ma modèle nue immortaliser sur une toile,
Quelle belle séance nous aurons en cette nuit aux milles étoiles.

 

Mais, je te promets que tu n’as rien à craindre de moi.
Tout ce que je désire, c’est d’avoir un doux souvenir de toi.
Un souvenir qui me redonnera enfin confiance en mon talent,
Car mes doigts fatigués commencent à me faire douter depuis longtemps.

 

Allez ! Déshabille-toi ! Fais comme si je n’existais pas.
Et pour ton confort, je t’ai préparée une chaise qui est juste là.
Choisis la pose que tu désires de tout ton cœur pour perpétuer à la postérité,
Comme si de leurs yeux, gens du futur, verront que de toi en amour je suis tombée.

 

Si je me rappelle bien, c’est la première fois.
Qu’être entièrement nue devant un étranger tu seras?
Allons n’aie pas peur, j’en ai vu bien d’autres, sûrement tu le sais.
J’en ai rencontrées de tous les styles aux plus vivantes jusqu’aux plus hébétées.

 

Alors, qu’attends-tu ? Allez, mets-toi nue.
Afin que je puisse admirer la beauté de ton corps d’ébène,
Que derrière mon chevalet je puisse imaginer la chaleur de tes veines,
Mais, avant de réaliser mon œuvre, dis-moi : Être nue, vraiment le veux-tu?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je marche dans la nuit

Je marche dans la nuit

« Je marche dans la nuit » Photo par G.B. d’Allemagne

Je marche dans la nuit

 

Je marche dans la nuit,
J’y vois tout ce qui y vit,
Des êtres des plus étranges,
Parfois démons, parfois des anges.

 

Dans la fraîcheur de cette belle nuit d’été,
J’aperçois comme les hommes sont désespérés,
Cherchant un amour illusoire dans les bras d’inconnues,
Pour un peu d’argent en échange de bon temps très vite perdu.

 

D’autrefois, j’y découvres des femmes égarées dans leurs rêves brisés.
Des rêves de jeunes filles par la vie maintes fois désabusées,
Des rêves d’adolescentes aux corps et à l’esprit fragilisés,
Par des promesses aussi vite dites, aussi vite oubliées.

 

Je marche en silence pour ne point déranger,
Ces amants qui pour instant font semblant de s’aimer.
Pour ceux qui croient en l’amour même pour les désillusionés,
Pour ceux qui dans le confort de leurs lits dorment à poings fermés.

 

Je marche pieds nus et le coeur léger,
Je marche avec grâce et les épaules dénudés,
Je marche en regardant droit devant moi jambes croisées,
Je marche vers celui qui saura d’un coeur sincère ma beauté apprécier.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je ne t’oublierai jamais

Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-Y

Je ne t’oublierai jamais

 

Pendant mon voyage,
Alors que j’avançais en âge,
Une période de joie et de bonheur,
Tu avais choisi ce moment comme ton heure.

 

Dans le silence d’une nuit,
Tu as décidé de laisser ainsi la vie,
Sans faire de bruit tu as quitté cette terre,
Pour aller rejoindre celle de tes sœurs et frères.

 

Me laissant avec mes souvenirs,
Ceux qui me réconfortent et me font sourire,
De ce temps où tu étais légère comme une plume,
De ce temps qui disparaît de ma mémoire telle une brume.

 

Avec les journées qui ont passées,
Tu es devenue belle chatte apprivoisée,
Que j’aimais caresser avec mes mains imaginaires,
En écoutant ton ronronnement qui égaya les tristes soirs d’hiver.

 

De tes espiègleries bien innocentes,
Qui me récomfortaient de mes moments de solitude,
Durant les temps où mes amours ressemblèrent à des femmes si prudes,
Et que les jours passèrent dans des douleurs si accablantes et lancinantes.

 

Installée avec confort près de moi,
Je te flattais avec la douceur d’un noble roi,
Te prenant parfois dans mes bras l’espace d’un court instant,
En respectant ton désir légitime de ne point être trop insistant.

 

Puis vient le temps de nos étés,
De ces rares périodes de grandes festivités,
J’y allais avec plaisir mais comme de raison avec précaution,
De voir à tes besoins comme il se doit avec attention.

 

Car jamais il n’aurait été question d’oublier,
Toutes ces simples promesses auxquelles à toi j’étais lié.
De voir en tout temps à ton bien-être sans omettre de te choyer,
Ce que je fis avec amour à chaque jour où tu étais avec moi mon adorée.

 

Maintenant que tu n’es plus en ce monde,
Ni en mon cœur blessé et qui s’effondre,
Tu es partie sans me dire au revoir,
Alors que je te revenais au soir.

 

Sur la route du retour comme le voulait mon destin,
J’ai ressenti sur le pavé chaotique cet ultime chagrin,
Celui, ô combien cruel, ne pas t’avoir dit comme je t’aimais,
Et sache Dame Plume qu’au plus profond de moi je ne t’oublierai jamais.

 

De

 

Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Bien assise

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« Bien assise »
« Bien assise ? Confort assuré, oeuvre bien réalisé. »
Par François S. Modèle : Anna-Luisa
Un véritable chef-d’oeuvre
Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.
RollandJr St-Gelais de Québec