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À tes côtés

À tes côtés Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1669-899403267

À tes côtés

 

En fouillant dans une armoire,

Lieu qui sert à raviver ma mémoire.

J’y ai découvert des photos d’une autre ère,

Une époque où je vivais avec mon père et ma mère.

 

Il y avait tant de photos de toutes les variétés,

Certaines m’ont fait rire, quelques-unes m’ont attristée.

La plupart d’entre elles m’ont rappelé de beaux souvenirs,

Fait étrange ! Une d’entre elles m’a fait tellement sourire.

 

Elle a été prise lors de notre voyage dans la ville de Paris,

Un séjour qui m’a fait découvrir comme tu es belle, ma chérie.

Nous avions parcouru les rues, vu tellement de gens.

Nous avions découvert des lieux si différents.

 

J’aimais entendre ta voix,

Alors que nous étions dans un café toi et moi,

Sur l’une des nombreuses terrasses qui jalonnèrent ces lieux,

Ces lieux où de pauvres bougres faisaient pour vivre de leur mieux.

 

Certains vendirent des cartes postales,

D’autres écrivirent des poèmes tant bien que mal,

Mais, parmi tous ces gens, un possédait un étrange appareil.

À ce que l’on disait à cette époque, il s’agissait d’une vraie merveille.

 

Je me suis approché d’un jeune homme.

J’ai demandé pour une photo, c’est quelle somme.

En lui expliquant que je souhaitais être photographiée avec mon amie,

C’était pour nous deux, la première fois que nous visitions une ville si jolie.

 

Portant alors son regard vers nous deux,

J’étais fort impressionnée par la douceur de ses yeux,

Des yeux bleus comme l’azur qui m’a transportée vers un monde pur.

Il répondit : « Avant de vous faire un prix, essayez-vous sur le banc près du mur. »

 

Ce que nous avons fait sans dire un mot comme il se doit.

Avec confiance, nous lui avons obéi à l’œil et au doigt.

J’avais placé mon bras sur tes épaules telle une voile,

Afin d’immortaliser cet instant sur une imaginaire toile.

 

Nos joues collées montraient notre profonde complicité,

Et, je le reconnais d’emblée, une si particulière amitié.

Quelques clichés réalisés faits par des mains expertes en deux temps,

Et quelques poses suggérées par notre hôte, nous avons fait en un mouvement.

 

Quand fut venu le temps de régler l’addition,

J’ai alors demandé, pour ce travail, combien nous lui devions.

Rien du tout, je vous offre cette photo, charmantes dames.

Car jamais de ma vie, je vous le jure, je n’ai vu de si belles âmes.

 

Avec délicatesse, il me tendit cette pièce précieuse,

Qui me rappelle maintenant comme j’étais avec toi heureuse.

Ce que je donnerais pour être en ce lieu en ce temps transportée.

La vie m’avait tellement comblée lorsque j’étais assise à tes côtés.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Laisse-moi !

Laisse-moi ! Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo : Auteur inconnu Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/A-1-871996041

Laisse-moi !

 

Laisse-moi !

Être près de toi,

Sentir ton parfum,

Avec toi, ô chérie, faire un.

 

Mettre ma main sur ta fesse,

Je le ferai avec une grande délicatesse,

Déposer un baiser sur tes lèvres tel un châtelain,

Un baiser comme un prélude à l’amour jusqu’au matin.

 

M’étendre avec douceur sur ton corps,

Ton corps si précieux à mes yeux comme de l’or,

Entendre battre ton coeur dans ta poitrine généreuse,

Voir dans tes yeux en cet instant comme tu es heureuse.

 

Que je place ma main autour de ta taille,

Et faire des gestes de passion sans aucune faille,

Car de ta féminité je ne pourrai jamais la brusquer,

Et de notre union à jamais elle ne sera jamais terminée.

 

L’union de la chair dure qu’un moment

Mais, celle de deux âmes dure éternellement.

L’âme est, selon toutes les religions, immortelle. Dit-on ?

Deux âmes amoureuses? Davantage, et ce, avec raison.

 

Laisse-moi t’aimer en cette nuit,

Vois ô ma chérie comme j’en ai envie.

Que notre passion née de notre pureté de cœur,

Témoigne de notre fidélité sans crainte et sans peur.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

En parcourant la forêt

En parcourant la forêt Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/20-00414-893849425

En parcourant la forêt

 

En parcourant la forêt,

De cette zone, je découvrirai,

Sur cette broussaille, je vagabonderai,

Bien des formes magnifiques, je distinguerai.

 

Y plongeant ma langue, je savourerai.

Toutes les saveurs avec plaisir, je dégusterai,

Je saurai avec délice et délicatesse la combler,

Car ma raison d’être c’est simplement de la gâter.

 

Femme d’une autre époque,

Où la véritable beauté nul ne choque,

Où les idées et les goûts s’entrechoquent,

Car la nudité tout le monde en soi s’en moque.

 

Laissez-moi goûter votre lait,

Et, votre nectar, pendant qu’on y est.

Avant que je revienne à mes jours si ternes,

Si tristes que je pense à m’ouvrir les veines.

 

Laissez-moi, je vous en prie, y glisser ma verge.

Que je découvre ce terrain si pur et si vierge,

Que votre recherche incessante du plaisir,

Soit, par mes gestes, comblée de désir.

 

Belle dame à la fente généreuse,

Permettez-moi de vous rendre heureuse,

Et que la rencontre répétée de nos lèvres,

Vous amène dans les cieux près de la belle Ève.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

À la plage

À la plage Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Ba3fa415f2f7-897431597

À la plage

 

À la plage,

Nous étions allés,

Par une belle journée,

Sous un ciel sans l’ombre d’un nuage.

 

Un jour de vacances,

Loin des cités et de leur vacarme,

Sous le soleil vint l’occasion d’admirer son charme,

Et d’entendre le vent murmurer des mots de romance.

 

Ayant les idées un peu coquines,

J’avais lancé le ballon loin sur les vagues,

Car, chaque fois que je voyais sa silhouette, je divague.

Comment aurais-je pu faire autrement devant ces lignes si fines?

 

J’ai profité de cette occasion,

Pour en cet instant précis la photographier,

Car, ce moment de bonheur, je voulais l’immortaliser.

Le perpétuer, puisqu’un jour je serai vieux comme de raison.

 

En effet, bien malgré nous la vie nous a séparés,

Elle poursuivit des études alors que je fus sous les drapeaux,

Elle a fait carrière en médecine pour soulager sur la terre bien des maux,

De mon côté, lors d’une expédition, sur une mine, mon camion a sauté.

 

Quelque temps après, j’ai été soigné puis en ma patrie ramené.

Homme inapte aux combats du service militaire on me retira,

Comment un soldat peut-il servir alors qu’aveugle, il vivra?

Tout au plus, pour le restant de ses jours, il sera interné.

 

Coup du destin, un médecin fraîchement diplômé s’occupa de moi.

Une de ces femmes qui ont bousculé les multiples conventions,

Ces anges qui ont soulagé tant de souffrance au sein des nations,

Mais, celle-ci avait un je-ne-sais-quoi, si ce n’était sa voix.

 

Les jours sont inévitablement passés,

Elle m’avait juré, la vue j’allais recouvrer,

Je crois certes aux miracles, il ne faut pas exagérer.

Car, des morceaux d’acier, dans mes yeux, ont traversé.

 

Avec une attention particulière,

Elle me prodigua de minutieuses opérations,

De ses mains, elle veilla à réaliser la meilleure réparation.

Lui étais-je familier ou bien un héros d’une guerre étrangère?

 

Puis, vint un grand jour, le jour « J ».

Un terme que j’avais appris dans l’armée.

Une armée qui avait formé mon caractère et ma destinée,

Ce jour, je l’espérais, allait être le début d’une nouvelle vie.

 

La docteure voulait elle-même retirer le bandage,

Qui recouvrait mes yeux laissant y entrer une lueur,

De sa voix étrangement connue, elle calma ma peur.

Avec délicatesse, j’ouvrais les paupières sur un nouvel âge.

 

Cet ange de lumière se pencha vers son miraculé,

J’ai reconnu aussitôt un doux lointain souvenir d’été,

Alors que j’ignorais quoi dire quoi faire pour la gratifier,

Elle me remercia d’avoir ce moment de bonheur conservé.

 

Elle avait pris cette belle photo.

Que j’avais faite d’elle un peu à son insu,

Elle aimait bien être en ma présence entièrement nue,

Voilà pourquoi elle me l’avait dérobée dès que je fus appelé sous les drapeaux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La chaise de bois

La chaise de bois Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-chair-891540651

La chaise de bois

 

En ce samedi,

Je me suis promenée,

Afin de profiter de cette journée,

Sous le soleil qui avec joie m’éblouit.

 

Marchant avec lenteur sur l’herbe verte,

Songeant en cet instant de calme à tout et à rien,

Seule, sous le regard des arbres de feuilles d’or et d’airain,

Avec plaisir j’ai enlevé mes vêtements me laissant découverte.

 

À quoi bon me priver de cette intimité?

De ces dernières chaleurs de la saison estivale,

Succéderont l’automne et ses jours de plus en plus glacials,

Jusqu’à l’avènement de l’hiver et ses nuits qui sembleront une éternité.

 

Que vois-je? Me suis-je alors demandé.

Un souvenir lointain de ma petite enfance,

Une de ces pièces sorties de mon adolescence,

Une chaise faite de bois et d’amour à ce que l’on m’a raconté.

 

Voulant profiter des chauds rayons du soleil,

Je me suis assise avec délicatesse sur cette pièce de bois,

Ne sachant en ce moment quoi dire tellement j’étais sans-voix.

Est-il utile de dire un mot alors qu’il suffit de vivre une telle merveille?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada