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Mots inutiles

Mots inutiles

Modèles : Phylactère et RollandJr St-Gelais

Bonjour tout le monde,

Je désire en cette journée du mois d’octobre m’entretenir sur un sujet qui semble être tabou au sein de la société actuelle. Une société pour laquelle tout doit s’exprimer par des mots. Des mots qui, à force d’être utilisés à tors et à travers, en arrivent à perdre leurs sens premiers. Des mots qui sont galvaudés à tous vents et qui sont corrodés par des gens se voulant se donner une certaine importance auprès de leurs pairs.

L’on a qu’à prendre, à titre d’exemple, les mots utilisés par quelques personnages politiques en ayant pour optique la déformation de la réalité. Il en est de même de quelques chroniqueurs peu soucieux de donner un minimum de crédibilité dans leurs propos. Et que puis-je affirmer du manque flagrant de respectabilité du français tant écrits que parlé dans le monde de la francophonie ? À vrai dire, je n’ose pas l’imaginer. Seule consolation ? Un tel phénomène se trouve également tant anglophone que germanophone. Quel en est l’ampleur ? Excellente question à laquelle je n’ai point de réponse.

Toutefois, un aspect fondamental semble échapper à notre époque et qui est l’inutilité des mots. En effet, bien que vivre c’est avant toute chose communiquer, il ne suffit guère de le faire par des mots. Souvent, un regard prolongé, un geste fait de manière brève ou bien tout en douceur ou bien encore la promiscuité de deux corps peuvent en dire plus qu’un long discours. D’ailleurs, ne dit-on pas qu’une image vaut mille mots ? À cela viennent s’ajouter les émotions auxquelles chacun d’entre nous ont eu à expérimenter au cours de son existence. Certes, on peut décrire telle ou telle émotion à l’aide de mots. Mais aucun d’entre eux ne pourra faire vivre ladite émotion. Pourquoi donc ? Une émotion se vit avant toute chose.

La plus belle expérience qui démontre hors de tout doute l’inutilité des mots est bien les sentiments amoureux. Combien de mots peuvent expliquer la joie d’être en présence de la personne aimée ? Combien de mots peuvent faire vibrer un coeur lors d’un échange de baisers ? Combien de mots peuvent décrire la douceur d’une caresse tant reçue que donnée lors d’une relation intime ? La liste peut être quasi infinie.

Je dois reconnaître, lorsque je relis le présent texte, que cela peut paraître contradictoire de développer un tel sujet en utilisant autant de mots. Et pourtant, il m’est si souvent arrivé de vivre des émotions fortes que je n’arrivais pas à les décrire tellement la tempête me charroyait sur les vagues profondes de mon âme. Était-il utile d’écrire un tel texte ? Pas vraiment ! Car je peux aisément deviner qu’en votre fort intérieur, vous y avez déjà longuement réfléchi sans dire un mot.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Comment je me trouve ?

Comment je me trouve
Votre humble serviteur

Comment je me trouve ?

Texte dédié à la belle Émilie

Bonjour tout le monde,

Enrichir son blogueJ’espère que vous allez bien et que vous vous préparez pour la saison automnale qui frappe à nos portes. Pour ma part, tout va pour le mieux. En effet, outre quelques problèmes de dos qui m’ont quelque peu perturbé mon existence depuis les derniers jours, la vie poursuit son cours inlassablement à l’image d’une rivière longeant une des nombreuses contrées de mon beau coin de pays. Certes, mon pays ne possède pas l’histoire du continent européen et encore moins celui de l’Asie ni de l’Afrique, mais c’est mon pays et je ne l’échangerais pour aucun autre.

Cette réflexion sur mon coin de pays m’amène àIMG_20190623_153018 répondre à une question d’ordre existentialiste : Comment je me trouve ? Question bizarroïde puisque je passe d’une réflexion sur mon coin de pays à celle sur ma vision de mon corps. Une vision qui s’est construite au fil des années, du temps, des expériences de vie et de mon cheminement quotidien. En effet, tout est une construction liée de près à son existence de tous les jours. Puisque la vie est semblable à une ligne continue faite de milliards de petits points noirs qui se collent les uns sur les autres, il en est ainsi des secondes qui nous quittent dès leurs apparitions faisant ce que nous sommes. Je devrais plutôt écrire « ce que nous décidons d’en faire » puisque tout est relié à notre décision finale et à elle seule.

 

AdonisCe que je suis en ce moment même où je compose le présent texte est différent de ce que je serai une fois que j’aurai terminé. Certes, une différence minime mais tout de même présente puisque ma réflexion sur un tel thème s’est posée sur un texte en utilisant des mots ayant chacun une signification précise. Autrement dit, je suis passé d’une réflexion abstraite à une réflexion, s’il est possible d’utiliser une telle expression, plus concrète. Il en est ainsi pour nous tous car, que nous le voulions ou pas, nous changeons tout aussi lentement qu’inexorablement.

Certes, il y a des événements qui peuvent nous marquer tellement au fer rouge que notre fort intérieur peut être transformé à tout jamais. J’ai, à titre d’exemples, des deuils de personnes qui nous ont quitté et dont leurs départs ont laissé un grand vide, des peines d’amour qui nous fait douter de notre capacité d’aimer et surtout d’être aimés et, le dernier exemple, des rejets voir même des insultes non méritées. La liste pourrait s’allonger presqu’indéfiniment.

Il est vrai que l’image que j’ai de mon corps, de saScreenshot_20190823-170943 différence, de ses forces, de ses faiblesses et de tout ce qu’il me reste à découvrir est intimement liée à mon parcours de vie. En effet, ayant souvent été utilisé par des avocats sans scrupules et immoraux dont leur seul objectif était de s’enrichir au dépend de la crédulité de mes parents tout en servant de cobaye pour faire avancer la science dans l’espoir de réparer les erreurs du domaine pharmaceutique aurait pu m’amener à me révolter. Or, il en n’est strictement rien.

IMG_20190802_162232_587Un vieil adage amérindien affirme que le meilleur moyen de se venger du mauvais sort c’est de lui faire un grand sourire et de poursuivre son chemin. C’est ce que j’ai fait et jamais je ne l’ai regretté. Oui, certaines personnes m’ont déjà insulté sur mon physique et en des termes que par un souci de respect envers moi-même je me refuse de les retranscrire tellement ils dignes du zéro kelvin en ce qui a trait sur le plan intellectuel. Et ce, même dans des lieux de cultes. Certes, cela ne m’est guère arrivé souvent. Quoiqu’il en soit, c’est loin d’être agréable. Chose amusante à retenir, je n’ai jamais vécu de pareilles situations en des lieux où tout bon chrétien n’oserait pas y mettre les pieds. Et comme je n’ai guère la prétention de me définir comme un chrétien exemplaire mais plutôt comme un modeste pécheur, j’adore y mettre les pieds à l’occasion.

Un autre élément à souligner : C’est un fait. Je suis très orgueilleux. Il n’est pas question pour moi de m’agenouiller devant qui que ce soit, si ce n’est à Dieu et à lui seul. C’est à la fois ma principale qualité mais aussi mon plus grand défaut. En effet, d’un côté, je me serais refusé de réaliser bien des choses n’eut été mon orgueil. Je pense notamment à ma volonté d’être autonome, de faire bien des choses que le commun des mortels n’oserait pas essayer de faire, même pas en pensées, de franchir des barrières presque à la limite de la permissivité. Mais attention ! Toujours en ayant un respect mutuel entre les personnes concernées. Un orgueil qui m’a fait comprendre que je suis plus qu’un animal de foire ni un être sur qui on va s’enrichir. Toutefois, mon orgueil m’a aussi joué de vilains tours tout en y apprenant des leçons parfois amères mais toujours profitables. Ainsi va la vie !

IMG_20190901_113123Suis-je beau ! Comme j’ai répondu à une amie sur le réseau social Facebook, je ne suis peut-être pas le plus bel homme au monde, mais je possède tout de même une belle humeur et un optimisme qui me donne, semble-t-il, un certain charme auprès de la gente féminine. À cela s’ajoute mon goût prononcé pour les vêtements haut de gamme et une présentation soignée de ma personne. Et puis comme je le répète souvent : « La beauté n’est point un péché, mais la laideur est loin d’être une vertu ». Qui plus est ! La beauté est un concept des plus difficiles à définir, à lui mettre garde-fous, et même à circonscrire dans le temps et l’espace. De plus, chacun d’entre nous a sa propre vision de ce qu’est la beauté. Pour certains, la beauté se résume au plan physique tandis que pour d’autres, cela sera davantage au plan cérébral et pour d’autres … la liste pourrait être sans limite.

Pour ma part, j’ai décidé de me trouver beau tout simplement. Pourquoi donc ? Il faut d’abord plaire à soi-même avant de vouloir plaire coûte que coûte aux autres. Aucune autre personne que soi-même peut réellement nous sentir belle même si la beauté se trouve dans les yeux de … celui qui regarde.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une question cruciale

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Une question cruciale

L’amour est semblable à un coup de poker.
Parfois on peut tout gagner ou bien tout perdre.

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon coeur que vous allez bien en ce début du mois d’août et que la vie soit bonne pour vous. De mon côté, je profite de chaque instant qui s’offre à moi. D’ailleurs, j’ai la chance de vivre dans l’une des plus belles villes d’Amérique. En effet, la ville de Québec a de nombreuses particularités dont celle d’être le berceau de la présence française tant au Canada qu’aux États-Unis et, fait intéressant è noter, de posséder la plus vieille église de tradition catholique en sol canadien. Que puis-je écrire d’autres ? Tout fait de Québec un lieu où il fait d’y vivre. J’aime ma ville, ma province et ma nation. Une nation qui a su lutter contre vents et marées pour préserver son identité sans pour cela rejeter l’autre dans sa différence, mais d’y voir un enrichissement potentiel pour l’intérêt commun.

Une question crucialeVous avez certainement remarqué l’utilisation du verbe aimer dans le précédent article. Certes, nous pouvons aimer une chanson, un lieu, un état d’esprit, un animal et, dans la logique des choses, une personne. L’on peut aimer de manière si intense dans le temps et l’espace que le sentiment d’un amour dit en grecque classique agapes passe à un amour de plus en plus intime pour se transformer en éros. Il n’en demeure pas moins que la notion même d’aimer apporte son lot de questions dont la plus importante d’entre toutes. En effet, que signifie donc aimer ? Voilà la question cruciale que votre humble serviteur tentera de répondre du mieux qu’il le peut. Soyez rassurés que je n’oserai jamais prétendre posséder la connaissance infuse. Après tout, je ne suis qu’un simple mortel devant l’éternité comme chacun d’entre vous.

Bien des chansons sur l’amour figurent parmi les plusSouffle du vent belles des répertoires des langues qui sont parlées, voire chantées dans ce cas-ci, sur la terre. On a qu’à penser à La vie en rose d’Edith Piaf ou bien celles composées par les Beatles ou encore Elvis Presley et bien encore d’autres pour se rendre compte que l’amour a fait rêver plus d’un chanteur, d’un poète ou un romancier. Mais, pourquoi donc? S’agirait-il d’une parcelle de divinité chez l’être humain ou plutôt la nécessité de survie qui pousse ce dernier à aller vers l’autre au point de s’unir tant sur le plan physique que spirituel? Ne serait-ce pas plutôt la crainte de se retrouver seul face à soi-même qui nous incite à trouver ce que l’on appelle dans le jargon populaire l’âme-sœur? Et, pourquoi pas, l’amour naitrait-il pas d’une construction mentale qu’on se fait soi-même de la personne aimée?

Remise en questionSelon moi, la réponse se trouve autant dans l’une ou l’autre de ces questions. Tout d’abord, nous construisons notre propre image de l’être que nous avons choisi d’aimer. C’est d’ailleurs un choix qui se fait à chaque instant de notre relation avec celui-ci. Une telle image peut être une source d’admiration quasi sans limite chez l’individu l’amenant parfois dans des situations potentiellement dangereuses. Voilà pourquoi la devise selon laquelle l’amour rend aveugle prend tout son sens. Cependant, force est de constater que l’amour qui se construit de manière quotidienne avec tous les hauts et les bas de la vie peut élever les personnes qui partagent un tel sentiment l’un envers l’autre à des sommets peu connus pour un grand nombre d’entre nous. Ici, l’amour passion s’est graduellement métamorphosé en un amour entre deux êtres spirituels. Un tel cas démontre bien que l’amour véritable est d’une certaine manière une parcelle du divin chez l’être humain. De la même façon que la haine serait un germe démoniaque en la personne qui en est atteinte. Vous comprendrez ici que de telles expressions sont de simples métaphores pour tenter autant que possible d’expliquer la réalité.

Passer sous silence la nécessité de survie qui pousse l’être humain vers l’autre au point de s’unir avec lui tant sur le plan physique que spirituel serait sans contredit une grave erreur de ma part. En effet, nul être en ce monde ne peut prétendre vivre en totale autarcie. Le besoin d’aller vers l’autre est tout aussi essentiel que de boire, manger et respirer. Ce qui est encore plus le cas en ce qui concerne le besoin d’aimer et d’être aimé. Bon ! Il est tout de même vrai que le désir de s’unir sur le plan strictement charnel varie grandement d’un individu à un autre mais sans un tel désir aucune, j’ai bien écrit AUCUNE société n’aurait pu voir le jour. Qu’on le veuille ou non tout, absolument tout, est une question de survie et pour se faire tout est bon, à plus forte raison, le désir d’être aimé et d’aimer. Voulez-vous détruire une personne de manière réellement efficace ? Empêchez-la d’être aimée et d’aimer. Le résultat vous étonnera.

À une époque où le poids effarant de la solitude pèseQue la musique est terminée sur une population de plus en plus vieillissante, la crainte de se retrouver seul face à soi-même se fait sentir chez un nombre impressionnant de nos contemporains. D’ailleurs, nous n’avons qu’à lire les rubriques de nos quotidiens dans lesquelles on raconte la découverte de cadavres de personnes vivant seules dans les centres urbains pour se rendre-compte que l’absence d’amour est le lot de nos sociétés dites civilisées. Le désir d’aimer, parfois coûte que coûte, incite plusieurs d’entre nous à trouver ce que l’on appelle dans le jargon populaire l’âme-sœur auprès des sites de rencontre qui pullulent sur le web. Est-il utile de préciser que le danger d’y trouver quelques beaux parleurs, incluant les membres de la gente féminine, y est fort présent? Fort heureusement, certaines des plus belles histoires d’amour y sont nées. Comme quoi tout est encore possible en ce monde.

AdonisEnfin, je désire résoudre cette question : pourquoi l’amour naitrait-il pas d’une construction qu’on se fait soi-même de la personne aimée? N’oublions pas que le sentiment amoureux prend ses origines dans la psyché de l’individu. Il aime bien souvent malgré lui souvent sur un coup de foudre lequel peut tomber dans l’eau la plus froide mais qui, parfois, peut être à la source d’un amour construit lentement mais sûrement sur le roc. Ce qui est d’autant plus vrai avenant le cas où le coup de foudre est réciproque chez les personnes concernées. Comme quoi Cupidon peut faire des miracles.

Miracle? Voilà en un ce seul mot ce que signifie le sentiment amoureux. Mais c’est aussi un don de la vie. Un don qui a permis aux hommes et aux femmes de traverser les époques, les siècles et d’être encore présents sur cette terre. Aussi longtemps que le désir d’aimer et d’être aimés habitera dans le cœur de l’humanité cette dernière sera capable, à l’image de la foi, de déplacer des montagnes.

Je vous souhaite beaucoup d’amour.

Merci de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Photos de nudité artistique réalisées par :

G.B. d’Allemagne : Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Rick B. d’Allemagne : DeviantArt https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

 

 

Un beau souvenir

Un beau souvenir
« Un beau souvenir » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par Joël Pélerin

Un beau souvenir

 

En faisant un petit ménage,
Dans mon grenier qui prend de l’âge,
J’y ai découvert une surprise bien agréable,
Qui me rappela avec nostalgie que j’avance en un âge vénérable.

 

Il y avait tant d’objets hétéroclites dans mes malles,
Que de m’y retrouver un seul instant j’en avais bien mal,
Heureusement j’ai retrouvé de vieux magazines aujourd’hui disparus,
Des magazines d’art méconnu comme ces jolies femmes aux seins nus.

 

De ces revues qui me passionnèrent par leurs couvertures,
Contrairement à celles que je vois aujourd’hui uniformes,
Qui n’ont que pour seul objectif d’avoir belles formes,
Au détriment d’enrichir leurs unes de riches parures.

 

Quelle pauvre société,
Dans laquelle tout doit être aseptisé,
Afin de ne point heurter les supposées âmes sensibles,
Mais qui devant la beauté réelle ne sont que des pensées insensibles.

 

Je regrette ce temps où l’homme pouvait être fier,
De sa virilité sans de tous les maux actuels s’accuser,
Et de pouvoir ces belles dames avec grande joie courtiser,
Voilà maintenant une époque si lointaine et à jamais révoquée.

 

Un tel souvenir m’a fait penser à cette belle noire,
Au corps magnifique avec ses yeux de rubis et aux dents d’ivoire,
Que j’ai connue en un pays au sein d’une mer reluisante telle une émeraude,
Si j’ai bonne mémoire malgré tout le temps qui passe elle se prénommait Maude.

 

Une telle photo m’a permis d’être en paix avec moi-même,
Sans honte que j’avoue que c’est la grâce des femmes ce que j’aime,
Grâce aussi mystérieuse que profonde aussi longtemps que je me souvienne,
Et que je voulais partager avec vous avant que mes derniers jours sur terre viennent.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une très belle journée à la fois patriotique et artistique

Une très belle journée à la fois patriotique et artistique

Bonjour tout le monde,

IMG_20190623_130735J’espère que vous allez bien et que votre début de saison estivale se déroule selon vos attentes. Pour ma part, j’ai eu la chance de vivre une célébration tant patriotique qu’artistique haut en couleurs. En effet, je suis allé assister aux activités de la St-Jean-Baptiste, communément appelé Fête nationale du Québec depuis 1977 dans ma belle province, ce dimanche 23 juin. Et, je dois dire que j’ai été agréablement surpris à maints égards.

Tout d’abord, je dois avouer que je suis à la foisIMG_20190623_101419 patriotique et nationaliste. J’aime autant la terre où je suis né que l’ensemble du peuple qui y vit depuis des générations. Le peuple québécois est fier de ses racines tout en étant tourné vers l’avenir. C’est aussi un peuple attaché à ses principes tout en étant ouvert à la différence et au respect d’autrui. Un respect qui doit aller dans les deux sens. Un peuple qui désire garder sa culture, sa langue et ses traditions lesquelles ont pour fondement la recherche de la paix. À ce sujet, saviez-vous que le Québec est l’une des rares nations, peut-être même la seule, où l’amour est la pierre d’angle de l’œuvre de son auteur ? Un auteur natif de la même région que votre humble serviteur qu’est la côte-nord et j’ai nommé Gilles Vigneault.

Bref, cette journée revêt pour moi une importance capitale en tant que membre de la seule nation francophone en Amérique qui possède ses institutions politiques et ses principaux leviers économiques tout en promouvant la beauté de la langue française.

IMG_20190623_143401Ensuite, les festivités auxquelles j’ai assisté m’ont permis de découvrir un trio musical aux talents formidables. À vrai dire, cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu des chansons aussi bien jouées par des artistes de Québec. Des voix féminines sublimes, des chansons chantées de manière à la fois simple et remplie de chaleur humaine, le tout accompagné très sobrement. Le résultat a été fort respectable. J’ignore si vous le saviez, mais je ne rate jamais l’occasion de discuter avec les artistes quand ces derniers veuillent bien m’accorder quelques minutes de leur précieux temps. C’est ainsi que j’ai eu la chance de rencontrer les membres féminins du trio musical connu sous le nom de Barbara Tempête tout de suite après leur spectacle.

Quelle belle chaleur humaine qui se dégage dans lesIMG_20190623_153018 yeux de ces charmantes dames ! Quelle gentillesse qui se manifeste dans chacune de leurs paroles et quelle courtoisie sublime qui s’exprime dans leur attention qu’elles eurent envers votre humble serviteur ! À vrai dire, ce fut l’un de mes plus beaux moments de la journée. J’ai tellement aimé leur prestation que je profite de cet instant pour vous présenter une vidéo réalisée par ce trio au sein même de mon blogue artistique dédiée à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi que par un phénomène de ricochet aux découvertes que je fais dans ma vie. Une vie remplie de belles surprises.

IMG_20190623_160847Enfin, comment puis-je passer sous silence la présence formidable d’un trio féminin d’origine amérindienne, plus précisément de la nation huronne-wendat, qui vit dans la grande région de Québec ? Est-il utile de vous expliquer que sans l’aide inestimable des amérindiens la présence du peuple québécois aurait été léguée aux oubliettes de l’histoire ? En effet, ils ont été présents à chaque fois où les canadiens-français, le nom que nos ancêtres portaient fièrement, avaient besoin d’eux. D’ailleurs, les relations entre les québécois et les amérindiens vivant sur les terres qui allèrent devenir le Québec ont été plutôt positives. On ne peut pas en dire autant des relations amérindiennes et de l’envahisseur britannique. Mais, c’est une autre histoire.

La prestation de ce trio huron-wendat a été faite sousIMG_20190623_161032-ANIMATION la forme de danses traditionnelles. Non seulement, la foule présente a eu droit à un petit cours de spiritualité amérindienne mais elle a eu l’opportunité de participer elle-même à l’une de ces danses. Je dois lever mon chapeau pour ces dames costumées en habits traditionnels aux couleurs flamboyantes et qui ont su maintenir l’attention des gens présents sur les lieux. Ce fut pour moi un moment inoubliable car, rappelons-le, je suis originaire de la ville de Sept-Îles où vit deux importantes communautés amérindiennes.

Je vous remercie de votre attention et bonne fête nationale aux Québécoises et aux Québécois tant de souche que d’adoption.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Qu’elle puisse vivre dans nos mémoires

Qu’elle puisse vivre dans nos mémoires

Bonjour tout le monde,

Je viens juste de lire un texte écrit par la chroniqueuse Sophie Durocher et publié au sein d’un journal populaire dans la province de Québec.* La lecture dudit texte m’a profondément bouleversé. En effet, on y raconte que l’une des plus grandes chanteuses du Québec vit ses derniers moments suite à une maladie foudroyante qui gruge petit à petit la mémoire de la personne qui en est atteinte. Et j’ai nommé la maladie de l’Alzheimer.

Une maladie sans pitié, sans moral et sans-coeur. Une maladie qui nous enlève lentement mais inexorablement de la mémoire de ses victimes. Une maladie qui touche de plus en plus de gens au fil des années. Personnellement, une de mes tantes maternelles est décédée des suites de cette pathologie. Comme quoi, je ne peux en aucun cas rester indifférent lorsque je lis un article traitant d’un tel sujet.

Mais, ce qui m’a le plus interpelé dans l’article en question, c’est l’image où un peuple tout entier semble être atteint de ce fléau. Je parle ici, à l’instar de la chroniqueuse, du peuple québécois. Ce qui est d’autant plus triste que la devise du Québec est nul autre que  » je me souviens « . Mais de quoi les québécois se souviennent-ils vraiment ? Je serais porté à répondre de pas grand chose.

Toutefois, je me console en me disant que c’est l’ensemble du monde occidental qui est atteint d’Alzheimer. Serait-ce une conséquence directe de l’instantanéité prévalant dans le monde actuel ? Consommer toujours plus vite afin de jeter encore plus rapidement. Voir maintenant, parfois entendre mais rarement écouter pour aussitôt oublier ? Oublier afin de se croire vivant. Mais, quel peuple peut effectivement vivre si il oublie ceux et celles qui lui ont prêté leurs voix au cours de son histoire tant politique, journalistique et, dans le cas présent artistique ?

Aurais-je pu passer sous silence la disparition de madame Renée Claude de notre mémoire collective ? Aurais-je pu continuer de rédiger mon blogue certes dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie sans rendre hommage à cette artiste du Québec ? Aurais-je pu me proclamer nationaliste sans faire mention, ne serait-ce qu’une seule fois, de cette dame qui fut une figure de proue du nationalisme québécois lorsque ce mouvement fut à son apogée dans les années 1970 ? À toutes ces questions, la seule réponse est un non catégorique.

C’est pourquoi j’ai décidé de perpétuer l’image de cette chanteuse au sein de mon blogue artistique. C’est bien peu comme action, mais si j’ai pu préserver son nom dans notre mémoire en permettant à mes nombreux abonnés de la découvrir, en souhaitant que mes compatriotes d’une certaine génération en fassent de même, je pourrais dire mission accomplie. Bref, je désire que, un peu grâce à cet article, madame Renée Claude puisse vivre dans nos mémoires, et ce pour toujours. 

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

*Il s’agit du Journal de Québec édition du lundi 11  février 2019

*Je profite de l’occasion pour remercier madame Sophie Durocher de m’avoir donné sa permission de m’inspirer de son article au sein de sa chronique.

J’aime ma langue.

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J’aime ma langue.

 

Bien que je n’ai pas de langue. La vie m’a permis de parler malgré ce fait. Pour que je puisse parler la plus noble des langues. Celle de mes ancêtres venus bâtir ce pays, y construire maisons.Y fonder familles nombreuses pour leur transmettre la passion de vivre. De vivre et de s’exprimer en français sur cette terre que l’on a ensemencée, avec nos larmes, nos rires, notre sueur et parfois au péril de nos vies.

Vive la langue française !

Rolland St-Gelais de Québec au Canada

Un témoignage qui m’a fait du bien.

Séance du 27 novembre 2017 3

Un témoignage qui m’a fait du bien.

Être modèle vivant, c’est témoigner de la joie de vivre.

 

Conte de Noël,

Je suis arrivée trop tôt à l’hôpital. J’ai passé presque tout de suite. En sortant de la salle, comme « le petit poucet », je suivais les points verts sur le plancher pour retourner vers la sortie. L’esprit ailleurs à gérer mon mal de tête, je manque une curve. Je me cherche, je suis perdue et là un ange apparaît Sabrina Asselin me montrant les points verts vers la porte de sortie que j’avais manquée.

Je me dis :  Tien! Tiens! Allons manger une pizza végétarienne  » chez Pierrot ». Je m’y rends encore en me lamentant de mon fichu mal de tête. Je passe ma commande après un fou rire avec la caissière (serveuse et bien d’autres fonctions). Je m’assois et je remarque un homme qui mange et là je me dis :  » Odette ta gueule avec tes lamentations.

Je reçois ma commande, la dame me dit les vœux de bonne fêtes. Ce client fait de même. Et à mon tour, je lui formule mes vœux sans m’arrêter. Tout à coup, je m’arrête, rebrousse chemin et lui dit : « Monsieur, je me lamente de mes maux de tête causés par mes sinusites mais en vous regardant manger, sans mains avec vos mognions avec votre cuillère, je n’ai franchement aucune raison de me lamenter, en réalité. Vous venez de faire disparaître mes problèmes. Il rit et me répond…. moi je fais de l’arthrite aux doigts en pouffant de rire. QUEL COURAGE CET HOMME !!! IL RÉUSSIT À FAIRE DES FARCES AVEC SON HANDICAP. Je l’ai eu dans les dents en maudit.

C’est çà, la magie du Temps des Fêtes!!!

Témoignage de Odette S. sur sa page Facebook

Ce soir

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Ce soir

Ce soir,
Je ressens le besoin de boire,
De boire en moi tout mon désespoir,
Car j’ignore qui je suis où je vais : Ciboire !

Un gros mot,
Qui exprime bien des maux,
En moi coule le sang de mes aïeux,
Qui m’ont transmis la noblesse d’être valeureux.

Mes dents sont ceux d’un loup,
Mon regard plonge dans la nuit à chaque coup,
De mon corps blessé par les médecins et leurs scalpels,
Et pourtant, je crie, je hurle et au loin des terres j’appelle.

Ce soir, je suis seul.
Seul de corps et d’esprit,
Ainsi en a voulu la vie et c’est ainsi.
Qui d’entre vous me suis ? Qui bien le veuille ?

Boire un verre imaginaire,
Pour effacer mes peines de cet hier,
Trouver le courage de continuer le combat,
Protéger le futur de ma nation, de ma patrie de ces faux pas.

Ce soir ou cette nuit,
Ou bien serait-ce un autre demain ?
Où le peuple se prendra peut-être en main ?
Alors là, entre vous et moi, je n’en sais vraiment rien.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une image vaut mille mots

Une image vaut mille mots

Bonjour tout le monde,

20170914_185159Je désire partager avec vous mon enthousiasme à l’égard de la magnifique soirée passée lors de l’exposition sur l’art érotique qui a lieu à Montréal jusqu’au 17 septembre. Une exposition dont le titre évocateur ne laisse aucun doute sur le thème des oeuvres qui y sont exposées pour un public averti. Hé bien oui ! Le titre est tout simplement S.E.X.Position. D’ailleurs, il y avait là des artistes de grande renommée dans le domaine de la nudité artistique. Leur renommée ne les a en aucune façon empêché d’échanger avec chacune des personnes venues assister à cette grande première. Par exemple, je fus chaleureusement accueilli par monsieur Jean-François O’Kane dès que j’ai eu le privilège de lui adresser la parole. Qui plus est ! Il a accepté d’être photographié en compagnie de votre humble serviteur qui, soit-dit en passant, a fait le voyage aller-retour Québec-Montréal uniquement pour être présent à une telle soirée. Difficile à croire ! N’est-ce pas ?! Les photos sont là pour corroborer mes propos.

Croyez-moi sur parole ! Je suis vraiment satisfait de cette soirée où20170914_185324 tout a été réalisé avec un sens professionnel hors-pairs. De plus, tout a été fait pour éviter que ladite exposition a été élaborée pour des gens à la recherche d’obscénité et de vulgarité. En effet, c’est tout à fait l’opposé puisque les oeuvres qui y sont exposées ont pour fondement la rigueur du travail, la recherche de la perfection et, fait amusant, de faire ressentir au public la créativité de certains des artistes présents en cette occasion. Oui, la rigueur du travail transparaissait dans chacune des oeuvres puisque rares sont celles qui ne m’avaient pas suscité d’émotions en mon fort intérieur.

Je pourrais élaborer davantage sur le déroulement de ladite exposition. Mais, devant le fait que j’ai eu l’idée de filmer une courte séquence afin de partager avec vous ce que je voyais, il me parait davantage utile d’arrêter ici mes propos. « Et pourquoi donc ? » me diriez-vous ? Ce à quoi je vous réponds avec joie qu’une image vaut certes mille mots mais qu’un extrait vidéo en dit encore plus. Qu’en pensez-vous ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada