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Je me repose

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Photo prise à Montréal lors d’un de mes voyages professionnels de modèle nu

Je me repose

 

Je me repose

Tout simplement entre deux poses,

Fatigué de lutter contre l’image sans cesse véhiculée,

Qu’un homme handicapé ne peut être synonyme de virilité.

 

Et pourtant combien ont-ils laissé de leurs vies,

Sur les champs de bataille des peuples libres ou conquis ?

De leur sang sont abreuvées rapides rivières,

Et de leur chair nourries terres lointaines et étrangères.

 

Corps fatigué ! Corps épuisé !

Âme blessée par toute cette méchanceté inépuisée,

Que me reste-t-il devant tant de cruauté si ce n’est mon désir d’amour ?

Que puis-je faire pour sortir à jamais des flammes de cet infernal four ?

 

Je ne suis ni Hercule à la force gigantesque,

Ni un troubadour jouant de sa flûte aux motifs arabesques,

Je ne suis qu’une âme parfois sage parfois frivole,

Incarnée en cet être fragile aux pensées qui au gré du vent s’envolent.

 

Se reposer nu sur ce drap,

Afin de libérer son âme de ce qui le rend las,

Être là et simplement là et sans chercher à comprendre,

Car de son bon vouloir rien en la vie ne peut réellement en dépendre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ô belles muses de ces bois !!!

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Crédit artistique: Ed Freeman Photography

Ô belles muses de ces bois !!!

 

Me promenant près d’une rivière,

Accompagné de pensées à mon cœur si chères,

À mes souvenirs de ces chaudes nuits d’été australes,

Et être en paix avec moi-même et loin de tous ces vandales.

 

Respirant cette fraîcheur automnale,

Regardant couler l’eau pure tel un conte proverbial,

Ne me souciant pas un seul instant j’allais y découvrir,

De ces beautés mirifiques j’ai vues dès que mes yeux s’ouvrir.

 

Trois dames nues,

Aux corps si fragiles et si menus,

Et que par crainte de les voir loin de moi s’enfuir,

Point de mes mots si futiles de ma bouche ne purent sortir.

 

Femmes de toute beauté,

Vous m’avez exposé votre tendre nudité,

Sans gêne aucune et sans cette fausse pudeur,

Avec une pleine confiance envers moi votre humble serviteur.

 

Ô belles muses de ces bois !!!

Ce que j’aimerais vos seins caresser, croyez-moi.

Que dis-je ? Les embrasser et les cajoler jusqu’à perdre la raison.

Mais, qui suis-je pour vous parler ô grandes rêveuses de ma passion ?

 

De vos corps élancés,

Ce que j’aimerais doucement les enlacer,

M’unir à vous en me laissant transporter par le courant,

Accomplir les actes d’amour loin de ce monde tellement répugnant.

 

Tour à tour et pour toujours,

Vous offrir plaisir tel un troubadour,

Vous donner ma riche et onctueuse semence,

Afin qu’à partir de ce jour, je sois libéré de ma démence.

 

Attendez-moi, Ô dames mystérieuses !

Tendez vos bras de soie vous qui semblez si heureuses,

Que je puisse de ce bonheur enfin y goûter et à mon tour en vivre,

Engouffrez en cette eau limpide mon être dénudé même au risque d’en mourir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Source photographique: http://www.edfreeman.com/