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Arbre tout enneigé

Arbre tout enneigé Photo par Séléné Alsace Poème de Rolland Jr St-Gelais

 

Arbre tout enneigé,

Témoin du temps passé,

De ces actes tellement héroïques,

De ces récits et de ces contes épiques.

 

Arbre, de flocons blancs, vêtu.

De ces flocons saupoudrés des nues,

Sur les branches asséchées du vent d’hiver,

Qui glisse sur les hauteurs peuplées de sapins verts.

 

Arbre isolé qui jadis accueillait des amoureux,

Par un bel après-midi d’été en des jours heureux,

Arbre qui se camoufla des chaudes couleurs automnales,

Qui finirent sur le sol alimentant la terre d’un banquet proverbial.

 

Arbre de l’Alsace qui dort d’un sommeil bienfaiteur,

Aux douces lueurs printanières se réveillera en son heure,

De cette froide saison, tu sortiras en temps voulu de ta torpeur.

Arbre enneigé du temps présent qui attend les jours de bonheur.

 

Arbre d’été ou d’hiver, tu es un arbre alsacien.

De cette région de la France aux accents si anciens,

Arbre si longtemps germanique, mais désormais et toujours français,

Me cacher sous tes branches en une journée d’été tel est mon souhait.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Quitte cet esprit

Quiite cet esprit Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo & modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/leave-this-spirit-867512133

Quitte cet esprit

 

Aujourd’hui, je choisi une autre route.

Avant que je sois en pleine déroute,

Pendant qu’il est encore le temps,

Car rien ne sera comme avant.

 

Je prends un autre chemin,

Par changer à jamais mon destin,

Et de prendre ma vie à pleines mains,

Que je puisse vivre un heureux lendemain.

 

Refaire ma vie est chose impossible,

Mais en construire une autre est bien possible,

Le chemin parcouru a fait de moi un être évolué,

Mes choix actuels m’amèneront de belles opportunités.

 

Mais avant toute chose, je dois en mon fort intérieur.

Affronter depuis mon enfance mes craintes et mes frayeurs.

Dans cette eau du creux de la terre, seule je me suis baptisée.

Tel un enfant pur, un être tellement fragile à l’image d’un nouveau-né.

 

Dans la noirceur des profondeurs de la terre,

Je me nourrirai du silence bienfaiteur du ventre de cette mère,

Avant d’en ressortir pour admirer la lumière du jour nouveau,

De ce jour où je pourrai enfin espérer des jours si beaux.

 

Je jetterai loin derrière moi tous mes vieux cailloux,

Pour les remplacer par des fleurs magnifiques et des mots doux,

À jamais et pour toujours, je prends une nouvelle voie, celle de la vie.

De cette culpabilité toxique, pour le reste de mes jours, je quitte cet esprit.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La cueillette de la lavande

La cueillette de la lavande Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture au couteau par Maryse Veysseyre de la France

La cueillette de la lavande

 

Je me souviens de mon patelin

Où je vivais lorsque j’étais tout jeune gamin

Un modeste village de ma douce et belle France

Un village où circulait une senteur de belle romance.

 

Je parcourais avec curiosité les quelques rues de mon village

En y apercevant des gens de tous les milieux, de tous les âges

De ces jeunes amoureux enlacés et de ces gens esseulés

Aux personnes, du bistro de la place centrale, bien attablées.

 

C’était un humble patelin comme on en voit en mon pays

De ce pays aux régions diverses mais qui ont une seule patrie

De ces régions aux accents parfois rudes, parfois chaleureux

Mais qui sont peuplées de gens tout aussi fiers que valeureux.

 

Mais ce que j’aimais par-dessus tout de mon hameau

C’était de voir ces gens cueillir les lavandes par un temps si beau

Un souvenir qui me revient dans mon cœur rendu usé avec le temps

Le temps qui fuit quand je pense à l’époque où je n’étais qu’un enfant.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La vieille veste de cuir

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

La vieille veste de cuir

 

Je ne suis qu’une vieille veste de cuir

J’ai parcouru bien des pays et des contrées

J’y ai vu des gens à la recherche d’une âme à aimer

Des gens comme bien d’autres qui n’en finissent plus de souffrir.

 

Mon maître possédait une moto sur laquelle il voyageait

Partout où en ce monde il y allait, jamais il ne m’oubliait

Dans ses randonnées en terres étrangères, il croisait belles dames

Qui ravinaient en lui d’un vieil amour une auguste flamme.

 

Nous dormions souvent à la belle étoile

De ces étoiles brillantes dans le ciel qui lui servaient de voile

Que ce temps de ses chansons de bonheur me paraît si lointain

Quand je me rappelle toutes ces mélodies, tous ces refrains.

 

Puis, il fut un jour ou bien peut-être même une nuit

Pardonnez-moi, je ne me souviens plus tellement je m’ennuie

Il rencontra au bar d’une auberge une dame à la beauté exquise

Quel coup de foudre ! Combien de fois, se sont-ils fait la bise?

 

Oh surprise ! Le grand amour était au rendez-vous.

Comme des enfants devant un jeu, ils étaient un peu fous.

Devinant au plus profond de moi mon souhait tenu si discret

Sa vieille veste de cuir, il lui pria de la mettre afin de voir s’il lui allait.

 

Quelle nuit de plaisir interdit, de passion charnelle et de volupté

Comme des amants portés dans leur extase, ils ont ensemble passé

De toutes les vestes de cuir en ce monde, j’étais sûrement le plus heureux.

Car pour combler de caresses cette femme si jolie, nous étions deux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le pont de pierre

Le pont Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture par Maryse Vesseyre de la France

Le pont de pierre

 

Il y avait à l’époque de mon enfance,

Un endroit où bien des gens y allèrent,

En dansant, quelques pas en avant, et en arrière.

Y raconter leurs plus beaux contes de belle romance.

 

Un pont fait de pierres sculptées,

Et amenées au-dessus d’une rivière,

Par des gens si pauvres et bien solitaires,

Et qui n’avaient que pour outils leurs mains fatiguées.

 

Après chaque célébration du dimanche,

Courtisans y allèrent gaiement pour se rassembler.

Jeunes femmes si éprises, de leurs soupirants, par un baiser.

Jeunes hommes épris, de leurs élues, par la grâce de leurs hanches.

 

Que de paroles d’un amour frivole,

Y furent maintes et maintes fois prononcées,

Que des regards remplis de tendresse y furent partagés,

Des paroles et des regards qui au fil du temps ont pris leurs envols.

 

Sur ce pont, bien des cœurs se sont noués,

Sur ce pont, bien des promesses ont été formulées,

Sur ce pont de pierre, bien des cœurs se sont fracassés

Sur ce pont, au-dessus de cette rivière, des rêves se sont parfois réalisés.

 

Sur ce pont, j’y ai appris une grande leçon.

Que l’amour peut naître à tout moment, à tout instant.

Que de belles paroles et autant de regards si beaux, si rafraîchissants.

Sont vrais que s’ils concrétisent dans les jours mauvais comme les bons.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada