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Argile

Argile
Argile Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographique: Sleepy Selfies modèle: JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/clay-835792186

Argile

 

Argile,

Êtres si fragiles,

Que l’on soit garçon ou fille,

Hommes ou femmes face à la vie qui défile.

 

Souviens-toi de ceci disait-on tu es poussière,

Que tu retourneras en poussière et tu ne peux rien y faire,

D’autres étaient ici bien avant toi et le seront longtemps après moi,

Riche ou pauvre, beau ou laid, jeune ou vieux, mendiant ou roi?

 

Argile pétrie par l’amour,

Je désire tant vivre pour toujours,

Comme bien des peuples désespérés devant ce fait,

J’ai ma propre foi et croyance afin de faire face à ce qui est.

 

Façonnée par les expériences de ma vie,

Toutes choses doivent passer ! Voilà ce que j’ai appris.

Parcourant sans cesse le long des sinueuses ou droites routes,

Je cherchais bien de réponses à tant de questions, à tant de doutes.

 

Ce qui ne m’a jamais empêché d’aimer et d’être aimée,

Ce qui ne m’a jamais empêché de pleurer d’amour et de faire pleurer,

Mais, n’est-ce pas ce qui donne toute noblesse à cet argile tirée de la terre?

D’aimer à en perdre la raison, à chercher l’être aimé par de-là les mers.

 

Mais aujourd’hui je suis là tout au bout du chemin,

Et vraiment je n’ai pas l’intention que ce soit déjà la fin,

Car je veux être libre de mes choix et du parcours de mon destin,

Sentir la brise fraîche à chaque fois où je me promènerai dans mon jardin.

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Mon cher ami

Mon cher ami
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Mon cher ami

Mon cher ami,

Je ne sais pas quoi dire tellement cette photo m’a ébahi dès l’instant que mes yeux l’ont vue. D’ailleurs, admirer serait le verbe le plus approprié dans les circonstances, En effet, tout y est présenté d’une manière artistique rarement égalée depuis que je m’intéresse à cet art extraordinaire.

Tout y est parfait. Je pense notamment à l’angle proprement dit de la photo, au choix de l’avoir réalisée sur un fond noir, à la présence de gouttelettes d’eau sur ce sein et à la rondeur de ce dernier. Une rondeur qui illustre, c’est ma vision des choses, celle de la terre. Comme le sein nourrit l’enfant que la mère a porté, la terre nourrit les êtres vivants qu’elle porte . Fort malheureusement de toutes les créatures vivantes, seuls les êtres humains semblent ignorer le fait que sans elle, ils se condamnent eux-mêmes à leur disparition.

Quelques mots sur le fond en noir me fait penser au néant qui entoure la terre. Tout comme ce sein, la terre est tirée du néant auquel nous sommes tous confrontés d’une manière ou d’une autre. À cela s’ajoute la tendre luminosité sur le sein me rappelant la chaleur bienfaitrice du soleil. Une chaleur dont tous les êtres vivant sur terre a impérativement besoin pour vivre et pour transmettre la vie.

En résumé, je te félicite pour cette oeuvre photographique qui est, à mon humble avis, parmi celles que tu as les mieux réalisées jusqu’à ce jour. Ce qui n’enlève rien à toutes les autres. Bien au contraire !

Amitiés sincères!

RollandJr St-Gelais de la ville de Québec au Canada

Robe écarlate

Robe écarlate
Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/scarlett-829737540

Robe écarlate

 

En cette belle et fraîche nuit,

Une seule chose de toi j’ai vraiment envie,

Ô toi mon amour, ma raison de vivre, ma bien-aimée.

Voudrais-tu porter cette robe écarlate et devant moi danser?

 

Cette robe se voulait être mon présent,

Que j’offrirais à celle avec qui je vivrais éternellement,

Car, comme  tu le sais si bien, toi et moi sommes condamnés.

À ne point mourir, à ne point rendre l’âme et à vivre pour l’éternité.

 

Dans nos corps loin de la lumière,

Voilà l’ultime sentence prononcée par les enfers,

Où toi et moi avons été rejetés sur cette terre et réprouvés,

Condamnés à vagabonder sur les chemins de ces pays étrangers.

 

C’est-là le châtiment d’avoir succombé à la tentation,

Pour avoir goûté ce sang afin de ne pas embrasser les lèvres de la mort,

Ce sang de cet être damné des Carpates ne doutant pas comme nous avions eu tort.

Car en nous abreuvant de son sang nous acceptions à jamais son éternelle damnation.

 

Maintenant réfugiés dans ce château,

Le plaisir de t’offrir de tout ce qui a de plus beau,

Me comble à chaque heure d’un mystérieux bonheur,

Comme quoi il y a autre chose dans notre soif de sang que le malheur.

 

Je t’en prie mon tendre amour, accepte ce don.

Puisque mon souhait c’est de te donner de moi ce qui est bon

Car à tes côtés quoiqu’il arrivera quoique l’on nous fera je resterai,

De mon amour envers toi et face au temps qui passe toujours je te le prouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je pense donc je suis

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Je pense donc je suis

 

Devant ma fenêtre,
M’envahit un mal-être,
Surgit en moi une idée, une réflexion.
À laquelle je dois réfléchir avec appréhension.

 

Qu’est-ce qui fait de nous des hommes?
Bien des sages ont tenté de résoudre cette question.
Certains essayèrent d’y répondre par le culte des religions,
D’autres élaborèrent des concepts assez semblables en somme.

 

Serait-ce par les idées que glapissent ces gens tels des hiboux?
De ces idées saugrenues dont s’énorgueillissent ces savants et ces fous,
De ces savants fiers de leurs théories et de ces fous pas si fous que ça,
Car il faut bien que certains des pauvres gens pensent à ce qu’ils voient.

 

À vrai dire une seule question demeure,
Que je me dois de répondre avant que je meure,
Ce que je suis en mon fort intérieur existera-t’il ?
Face à l’éternité qui nous attend tous, semble-t-il.

 

Avouons-le même si cela nous dérange,
Aucun de nos aïeux est venu nous raconter,
De l’autre côté de la porte une fois qu’elle est fermée,
Pas même un saint, pas même un pécheur, encore moins un ange.

 

Mes pensées divaguent au fil des années,
Parfois elles vont, elles viennent, elles ne font que se répéter.
Des pensées parfois nobles, parfois vilaines souvent coquines,
Surtout en la présence de quelques femmes blondes ou rouquines.

 

Mais d’où vient cette incroyable faculté?
Celle de pouvoir penser la nuit jusqu’en matinée,
Au risque de passer nuit blanche avec des idées noires,
Alors qu’à l’aube apparait de la splendeur de la vie sa gloire.

 

Même si je pense, plus je comprends tard,
Oui, c’est une situation si étrange et si bizarre,
Puisque devant tant de questions nulle réponse tienne bon,
Devant la bêtise des hommes j’ai constaté depuis jeune garçon.

 

Parfois, je pense à des blessures profondes et jamais guéries,
À de nombreuses cicatrices béantes et jamais refermées,
Ne serais-je qu’un vagabond sur cette terre damnée?
Voilà là une énigme maintes fois posée.

 

Quelques fois je me demande ce qu’est l’amour,
Serait-ce qu’un vœu pieux digne d’un conte de fée?
Un conte des mille et une nuit que Shahrazade aimait raconter,
Mais trop vouloir y songer m’a fait craindre le pire pour toujours.

 

Car, croyez-le ou non, trop penser peut tuer.
Tuer nos rêves, nos espoirs, nos illusions et nos désirs,
Voilà la raison pourquoi je préfère et de loin simplement vivre,
Pour me sortir de ce parcours ténébreux, je vais plutôt aller me balader.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

En cette après-midi

En cette après-midi
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

En cette après-midi

 

Combien de fois encore aurai-je besoin de le dire?
Sans à avoir à sans cesse et toujours vous le redire?
Que je suis en période de repos en somme une pause,
Quelques minutes où je prends le temps de bien faire cette pose.

 

J’écoute les moindres parcelles de ma peau qui me supplient,
De prendre tout le temps afin de leur accorder un bon répit,
Un doux instant en cette journée d’un automne vraiment grisonnant,
Où je me suis étendue dans le lit cherchant à oublier l’hiver envahissant.

 

Il est presque trois heures déjà et la pénombre de la nuit annonce sa venue,
À la femme nue que je suis, à celle qui chercha refuge en une terre de bienvenue,
Sur une terre étrangère peuplée de gens différents en apparence mais si semblables en vérité,
Des gens qui ont connu ce qu’est l’amour et la douleur tout comme l’espoir devra arriver.

 

En cette après-midi, je demande qu’un peu de temps à me consacrer,
Que je puisse me dorloter, me satisfaire en rêvant à ces hommes qui me font pécher,
En pensées osées, en paroles inaudibles, par actions délicieuses et par omission effrontée.
Il est l’heure de retourner au boulot en ce fin de jour même si bientôt le nuit sera tombée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada