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Je vois bien

Je vois bien
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je vois bien

 

Il est quatre heures du matin,
Je ressens en moi tout ce chagrin,
Cette peine que tu vis depuis longtemps,
Pour le comprendre cela m’a pris trop de temps.

 

Comment pourrais-je revenir sur mes pas ?
Afin de pouvoir encore t’ouvrir mes bras,
Et avec larmes te demander cette grâce,
De me laisser près de toi une place.

 

Pourtant c’est ton bonheur,
Que je désirais à chaque heure,
Sans cesse te combler de présents,
Être près de toi en silence à chaque instant.

 

Mais lorsque sérieusement j’y pense,
Lorsqu’en moi s’efface toute cette romance,
La vérité éclate avec amertume au grand jour,
Dans ton cœur je n’y serai jamais maintenant et pour toujours.

 

Pourtant j’étais prêt à tout te donner,
À te laisser-vivre ta vie celle que tu as aimée,
Être ce que tu es tout simplement,
Parce que je t’aimais vraiment.

 

Je t’entends respirer,
Alors que je désire t’embrasser,
Te faire l’amour avant de te quitter et de partir,
De tes yeux je serai loin pour toujours pour ne plus souffrir.

 

Je vois bien qu’il n’est pas trop tard,
Pour extirper cette douleur provoquée par ce dard,
Par ce dard, lancé par ce cupidon, que l’on nomme “amour”,
Et qui brise tant de vies sans effort et sans aucun détour.

 

Je vois bien que c’est inutile,
Que ma volonté et mes efforts sont si puérils.
Je vois bien que je ne serai jamais à la hauteur de tes attentes,
Alors loin de ton cœur j’irai chercher autre terre pour y planter ma tente.

 

Je vois bien que mes gestes ne remplaceront pas mon corps,
Qui malgré bien des apparences vaut son pesant d’or,
Je vois bien que ta grande beauté légendaire,
Est réservée pour celui qui saura te plaire.

 

Je vois bien qu’il est préférable de tout abandonner,
Je vois bien qu’il mieux de tout quitter,
Afin de cesser à jamais de te blesser,
De te blesser jusqu’à nous tuer.

 

Dans la noirceur de notre chambre,
Je revois cette photo de toi couleur d’ambre,
Je me rappelle d’avoir vu un si beau sourire
Lorsque tu approchas de moi avec un fou-rire.

 

Mais aujourd’hui je vois bien que c’est fini,
Même si dans mon cœur tu y vivras à l’infini,
Mais en cette nuit je vois bien que c’est terminé,
Sois sans crainte, mon amour, mes erreurs je les assumerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La douleur

 

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Dessin réalisé lors de ma dernière prestation de nudité artistique en date du 15 septembre 2018 à Montréal

La douleur

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous et que la fin de la saison hivernale vous soit agréable. Pour ma part, je dois avouer qu’elle a été parsemée de surprises en tout genre, mais plus particulièrement sur un trait auquel je ne m’y attendais absolument pas. Un trait qui concerne la vision que l’être humain a d’une part, de ce qui l’entoure et d’autre part, de lui-même.

On parle souvent dans les médias sociaux d’amour, de romance, d’aventures parfumées à l’eau de rose et de bien d’autres sujets aussi légers les uns que les autres. Malheureusement, un sujet semble avoir été occulté par l’ensemble des médias de masse. Et, si on en parle, c’est souvent pour saluer la manière héroïque dont certaines personnes ont du l’affronter au cours de leurs vies. De quoi s’agit-il exactement ? Cela se résume en un seul mot : douleur.

Mais qu’en est-il vraiment ? Je parle ici de celle qui est présentée par les grands quotidiens, celle qu’on subit et que bien involontairement on peut faire subir aux autres et, bien entendu, celle que l’on s’inflige à soi-même. Il y a autant de types de douleur qu’il y a des gens sur cette terre. 

Il y a aussi la douleur que l’on éprouve dans des circonstances bien précises de notre existence tels que, à titre d’exemple, la maladie, les handicaps physiques ou mentales, les peines d’amour et la perte d’un être cher. Il y a aussi la douleur qui se manifeste lors d’un mauvais souvenir qui nous vient à l’esprit. Bref, vous vous doutez sûrement que la liste de tout ce qui en est la cause est presque infinie.

Pour ma part, je peux dire que la douleur et moi-même nous nous connaissons très bien puisque nous nous sommes côtoyés en maintes reprises au cours de ma vie. Une vie parsemée d’éléments parfois agréables et parfois qui le sont moins. Je pense notamment à celles causées par mes prothèses, à mes nombreuses opérations subies durant mon enfance, à celles liées par l’assassinat de mon frère aîné en 1972 et par l’image véhiculée dans un journal de sensation alors que je n’étais qu’un gamin âgé de 11 ans en 1973. Toutefois, est-il utile de mentionner les douleurs, les souffrances et les épreuves des gens que je côtoie en ce moment même dans un centre de réadaptation physique où je suis hospitalisé depuis déjà quelques jours ? Bref, je n’ose pas trop me plaindre de mon sort.

Il y a aussi celui de mon image corporelle que je ne peux en aucun cas négliger. Comment les autres le voient-ils ? En particulier les membres de la gente féminine ? Fait intéressant à noter, et à ce que plusieurs d’entre elles m’ont affirmé, la manière dont je me présente en ayant aucun complexe rend possibles les liens amicaux avec mes pairs. Par ailleurs, c’est souvent ce que l’on croit percevoir chez autrui qui nous blesse et non pas la réalité en tant que tel.

Je pense à un exemple bien particulier pour illustrer de tels propos. En effet, c’est un peu comme si on m’attachait en ayant les yeux bandés dans un salon de massage érotique lors d’une séance sadomasochisme. Toutes les filles y seraient pour me voir souffrir et me faire souffrir. Mais, ici une question fondamentale se pose d’emblée. Qui leur permet d’agir de la sorte? Celui qui écrit ces lignes et nul autre que lui-même. Il en est ainsi dans de nombreux domaines de la vie. Les domaines amoureux, de travail et de famille en sont des exemples parfaits.

C’est un fait indéniable : L’individu est plus souvent qu’autrement l’instigateur de son malheur. N’allez pas croire que je réfute l’idée qu’il y a aussi de causes extérieures à notre souffrance. Les gens qui sont en services internes dans le centre de réadaptation où je suis n’ont certes pas choisi de vivre leurs situations souvent d’une gravité rarissime. Ce qui n’empêche pas que dans bien des cas nous-mêmes qui donnons à autrui la clé de tout ce qui nous détruit.

On peut, à l’instar de mon image précédemment montrée, avoir les yeux bandés afin d’éviter de voir la réalité. Mais, qu’on le veuille ou pas, c’est la réalité qui nous rattrape. Que pouvons-nous alors faire ? Je répondrais simplement à cette question par deux solutions certes drastiques, mais d’une efficacité éprouvée. En premier lieu, faire face à cette réalité et d’agir en conséquence, c’est-à-dire de prendre les moyens qui s’imposent et de foncer sans arrêt. Autrement dit,  » prendre le taureau par les cornes « . En second lieu, de faire sortir toutes formes de négativité dans notre vie. Ceci peut aller de se séparer de gens qui aspirent notre énergie jusqu’à faire un choix des lieux où nous avons l’habitude d’aller. Quels types de personnes nous enrichissent vraiment ? Quels genres de lieux peuvent favoriser une meilleure harmonie entre d’une part, nos valeurs les plus précieuses et d’autre part, les activités qui sont susceptibles de nous faire évoluer sur la route du bonheur véritable ? Ce sont-là quelques exemples où le négativisme peut être extirpé de notre vie.

Je vous souhaite en ce début du mois de février de trouver réellement ce qui vous convient pour votre plus grand bonheur. C’est, je crois, le meilleur souhait que l’on peut faire envers notre prochain. N’est-ce pas ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec

Je suis femme noire

Fabuleux dessin par Noble Roro de la France

Je suis femme noire

 

Je suis et je vis
Je vis avec la fierté de ma couleur
Celle de mes ancêtres qui n’ont pas peur
Je suis pleine d’amour et profite de chaque instant de ma vie.

 

Je suis toujours fière
Autant aujourd’hui qu’hier
Et de mon corps et de mes seins
Et j’avance avec foi et sans regrets.

 

Femme noire
Femme de bois d’ébène
Sang noble coule dans mes veines
Semblable à à celui du Christ dans le ciboire.

 

Car bien de mes ancêtres
Ont donné de leur sang pour cette terre
Afin d’en faire un pays si beau et si prospère
Alors que leurs maîtres se cachèrent sous les hêtres.

 

Je suis descendante de fils d’esclaves
Comme bien d’autres gens et même des slaves
Mais aujourd’hui je suis libre et à jamais
Voilà ma simple vérité et tout ce qu’il en est.

 

Je ne regarde pas derrière
Car en réalité, je n’en sais que faire
Je suis femme noire et mon lait est blanc
Blanc comme neige ou les étoiles dans le firmament.

 

Je suis femme aux seins invitants
Quels beaux seins si tentants
Je suis femme ! Je suis femme !
Et en moi l’amour est ma flamme.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Arrache! Délivre-moi!

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Arrache! Délivre-moi!

 

Arrache! Vas-y, arrache!

Enlève-moi mes vêtements

Avec force et sans ménagement

Je suis l’arbre qui attend le coup d’hache.

 

Vas-y sans fausse pudeur

Car de toi je n’ai point peur

Je t’offrirai chaque parcelle de mon corps

Tel un terrain qui renferme un grand trésor.

 

Tu me pénétreras avec joie, avec force

Car de cette envie je suis une bête féroce

Mes seins pointus n’attendent que tes mains

Tes mains de velours sur leur peau de satin.

 

Sens monter en toi mon désir

Mon souhait que tu puisses en moi jouir

Délivre-toi à jamais de cette interdiction

De cette moral hypocrite qui brise nos pulsions.

 

Arrache! Arrache! Arrache! Ô oui!

Bénie soit mille fois cette nuit où nous ensemble

Nous faisons l’amour jusqu’à ce que la terre tremble

Et que cette nuit soit dédiée à l’amour à la vie.

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec

La chute

Dessin par Eri Kel de la France

La chute

 

Je suis un homme

Fils de père et de mère

Par delà les cieux et la terre

Avec forces et faiblesses en somme.

 

Comment suis-je apparu en ce lieu?

Par un pur hasard ou la volonté des dieux?

Je ne suis ni un ange bienheureux ou bien déchu

Parfois de ma fortune ou de mon malheur j’en suis repu.

 

Tombé? Je me relève

Car coule en moi cette sève

Cette volonté irrésistible d’exister

Même si mes jours sont depuis toujours comptés.

 

Oui, plus souvent qu’autrement je chute

Mais je tends allègrement vers le ciel les yeux

Car je perçois qu’il y a quelque chose de merveilleux

Et l’idée d’abandonner je vous le jure me rebute.

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec

Puisse cette eau

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Photo par Phylactère

 

Puisse cette eau

 

En un temps il faut se purifier,

Et est une chose à faire par nécessité,

En un temps plus que certain se confesser,

 Et est chose nécessaire pour ses péchés se libérer.

 

Mais de tous les symboles sacrés,

Que ce soit le sel protecteur contre les forces obscures,

Les pendentifs que pieusement nous portons et qui perdurent,

Un seul pourtant garde avec force nos âmes loin des lieux damnés.

 

C’est en réfléchissant à cette vérité,

Que bien sereinement j’ai laissé sur moi l’eau couler,

Couler en méditant sur ma vie tant actuelle que passée,

Couler en sachant que cette photo sera peut-être immortalisée.

 

Ai-je bien réussi mon chemin ?

Ai-je vraiment assumé mon destin ?

Pourrais-je décrire mon parcours sur un parchemin ?

Aurais-je à en tirer fierté en le donnant à Dieu de main à main ?

 

C’est vrai que j’aurais pu faire mieux,

Comme il est tout aussi vrai que j’aurais pu faire pire,

Certes, je n’ai point construit d’église ni bâti un empire,

Mais, sous l’ordre du Christ, j’ai pris ma croix et marché sous les cieux.

 

Affrontant bien des regards malsains,

Tout en ayant pitié de ceux qui craignent des lendemains,

Car qui suis-je pour juger autrui de leurs erreurs face à leurs peurs ?

Comme cette terre et tous ceux que nous aimons nous quitterons à notre heure.

 

Alors voici mon humble vœu !

Une requête que j’adresse à mon Dieu,

Puisse cette eau purifier mon corps et mon esprit,

Afin d’entreprendre avec grande joie une nouvelle vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Entends mon cri, mon frère !

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Photo prise à l’Espace Mushagalusa de Montréal

Entends mon cri, mon frère !

 

Entends mon cri, mon frère !

N’entends-tu pas l’appel de notre sœur, la terre ?

Qui nous implore de mettre fin à son triste destin,

Qui nous exhorte de choisir maintenant un autre chemin.

 

Écoute cette parole de sagesse !

Que m’ont transmise les âmes remplies de tristesse,

De voir ce que nous avons fait de ces rivières et de ces mers,

De constater jusqu’à tel point vous avez préféré nous faire la guerre.

 

Discerne le sens de mes paroles !

Que m’ont données les esprits sacrés telle une obole,

Une offrande d’amour qui nous transformera pour toujours,

Qui pourra peut-être si nous le désirons façonner de meilleurs jours.

 

 

Entends ma voix pendant qu’il est encore le temps,

Le temps de transformer la fatalité de nos descendants,

Un avenir toujours possible enfoui au plus creux de nos mains,

Car nous avons encore le pouvoir de transformer nos lendemains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pourquoi ?

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Photo prise à l’Espace Mushagalusa de Montréal

Pourquoi ?

 

Bonjour mon ami,

J’ai des questions pour toi,

Qui sont aussi un peu pour moi,

Auxquelles pour y répondre prend une vie.

 

À vrai dire, il s’agit de « pourquoi ? »,

Bien des « pourquoi ? » qui régissent les lois,

Des lois qui détruisent les êtres humains,

Depuis les temps les plus anciens.

 

Pourquoi ressentons-nous ce  besoin,

De se croire supérieur à notre prochain ?

Pourquoi désirons-nous s’accaparer de richesses,

Alors qu’ils nous suffirait de partager avec adresse ?

 

Pourquoi certains hommes bafouent les femmes,

Lorsque l’on pense qu’ils  sont nés d’une mère ?

Pourquoi pilons-nous les fruits délicieux des mers

Alors que jadis réussissaient à nourrir familles bien des pères  ?

 

Pourquoi détruire cette terre

En nous faisant depuis toujours la  guerre ?

Pourquoi sommes-nous si lents à nous aimer, à nous respecter ?

Alors que nous sommes si prompts à nous haïr et à nous entre-tuer ?

 

Que d’interrogations parcours mon esprit !

Que d’incompréhension envahit ma tête !

Tout ça, avec raison, résonne en moi un mal-être,

Voilà pourquoi chercher les réponses en ce moment, je n’ai plus envie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis obsédé

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Réalisation photo : Mélanie Dufresne Modèle : RollandJr St-Gelais

Je suis obsédé 

 

Je suis simplement obsédé 
Par ta grande beauté, 
Par ta franche chaleur, 
Ô mon amour ! Ô mon cœur. 

 

Comment pouvais-je vivre ? 
Dans ce monde où je ne peux que survivre, 
Où la haine fit place à l’amour et au désespoir, 
Où les gens sont devenus des robots matin et soir. 

 

Je suis obsédé à l’idée, 
De retrouver la véritable liberté, 
Celle où nous étions jadis prédestinés, 
Depuis notre souffle lorsque nous sommes nés. 

 

Je suis obsédé par le goût de l’aventure, 
De franchir le pas de ma devanture, 
Et d’aller au loin découvrir cette terre, 
Par-delà les océans et les mers. 

 

Dis-moi ma chérie ! 
Réponds-moi, je t’en prie ! 
Sois franche, je t’en supplie ! 
Es-tu prête à me suivre en ces lointains pays ? 

 

Je suis obsédé à chaque heure, 
Simplement pour réaliser ton bonheur, 
Car je sais bien que sans toi à mes côtés, 
Une seule chose est sûre, c’est que je mourrai. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais  
Québec (Québec) 
Canada 

Être seul

Photo par Mélanie Dufresne

Photo par Mélanie Dufresne Modèele nu : RollandJr St-Gelais

Être seul

 

Petite planète bleue,
Où les gens tentent d’être heureux,
Terre qui tourne sur elle-même,
Qui vraiment l’aime ?

 

Peuples aux langues diverses,
Qui s’abreuvent à même les averses,
Peuples aux croyances religieuses variées,
Qui prient de si nombreuses divinités.

 

Quelques privilégiés repus,
D’avoir tant mangé et tellement bu,
Masses souffrant de la soif et de la faim,
Qui craignent à chaque jour pour le lendemain.

 

Oui, c’est une triste vérité.
De se savoir condamnés à la mortalité,
Mais quel est le pire devant une telle fatalité ?
C’est d’être seul face à l’éternité.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada