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Surprise dans la forêt

Surprise dans la forêt Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Surprise-in-the-forest-919981672

Surprise dans la forêt

 

En ce 21 de ce mois,

Je suis allé me promener,

En cette forêt pour y respirer,

Un air si pur, très loin de chez-moi.

 

Il faisait tout de même frais,

Pour le début de la saison estivale,

Retirant de ma mémoire la température hivernale,

Celui d’une femme rencontrée dans un bar où je m’y trouvais.

 

Une dame à la beauté resplendissante,

Qui, après avoir pris quelques verres de bière.

Elle m’a accompagné en ma maison sans faire de prières.

Quelle nuit torride j’ai partagée avec cette blonde éblouissante !

 

Après avoir baisé avec une passion telle que de vieux amants,

Elle profita de mon sommeil pour partir sur la pointe des pieds,

Ce qui, à mon réveil tardif, m’avait, je l’avoue, fort étonné.

Quel merveilleux souvenir soit ainsi envolé au vent !

 

Continuant dans un silence monacal mon chemin,

Écoutant avec simplicité de cœur les oiseaux chantants,

Leurs douces mélodies transportées vers les lieux environnants,

J’ai aperçu une silhouette familière venant vers moi avec entrain.

 

Comme la vie fait parfois bien les choses dans les moments de solitude.

Cette dame à la chevelure dorée avec qui j’ai partagé mon intimité.

S’approcha avec un sourire angélique et une incroyable gaieté.

Quelle belle surprise dans la forêt malgré mes incertitudes !

 

L’existence de l’être humain est ainsi faite.

Tout est sujet à mille questions, mille interrogations.

Que l’on vit dans la chasteté absolue ou dans la plus délectable fornication,

Que l’on expérimente sans cesse les victoires ou bien que l’on sombre dans les défaites.

 

Savoir maîtriser le temps qui passe et des souvenirs qui restent.

Connaissons-nous vraiment de notre avenir et de notre destin ?

La réalité dépend parfois d’un coup de dés par une bonne main.

Il suffit alors pour continuer la route que laisser tomber du lest.

 

Ô, nature splendide. Quelle surprise en cette forêt,

De revoir celle qui m’a fait découvrir la légèreté de la vie.

Depuis ce temps, le cœur heureux, mon chemin, je poursuis.

Tant qu’en moi restera sa présence, joyeux et serein, je serais.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Faire face à ma détresse

Faire face à ma détresse Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo et Modèle par JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Volva-the-Seeress-914376104

Faire face à ma détresse

 

En cette profonde forêt,

Je me suis enfuie de ce qui est.

De ces horreurs, de ces crimes que l’on nous présente.

À travers cette boîte mystérieuse dont tant de gens dépendent.

 

En parcourant à travers les bois.

J’ai trouvé un bien obscur endroit.

Où je m’y suis réfugiée sans mes vêtements.

J’y ai découvert un calme si surprenant, si étonnant.

 

Une ténébreuse noirceur m’entourait.

Prise d’une lourde fatigue, je m’endormais.

Et pourtant, j’étais consciente de mon environnement.

C’est alors que des rayures parurent inexplicablement.

 

Tout autour de moi planait sur un profond silence.

Je me sentais dans le placenta d’avant ma naissance.

Puis, avec lenteur, un vent mystérieux caressa les tiges,

Des arbres qui dansèrent jusqu’à ce que je me fige.

 

Étrangement, je n’y éprouvais aucune crainte.

Seulement, une envie irrésistible de me plaindre.

De verser jusqu’à la dernière goutte les larmes de mon corps.

Est-il un crime que d’avouer de ne pas être le plus fort ?

 

J’ai écouté mon âme se confier à mon cœur.

Qui cache par des sourires sur mon visage ses pleurs.

Pour une première fois, j’étais loin de ce monde qui stresse.

C’est alors que j’ai pu enfin faire face à ma détresse.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un monde paradoxal

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un monde paradoxal

 

Bonjour mon ami.

Écoute-moi, je t’en prie.

J’ai quelque chose à te dire.

Un secret qui me fait tellement languir.

 

Crois-moi, j’ai longuement réfléchi.

À tout ce que je vois maintenant dans cette vie.

Je n’aurais jamais cru que cela aurait pu se produire.

J’éprouve tellement de douleur que j’en ai perdu le goût de vivre.

 

Devrais-je adresser une prière à un saint, à un ange ou même à Dieu ?

Je suis loin d’avoir au plus profond de moi un cœur dévolu et pieux.

Tant de questions demeurent en suspense telles des gouttes d’eau.

Que s’est-il passé en ce monde, que je croyais en mon âme, si beau ?

 

Une multitude de gens ont tant voulu la paix pour tous les humains.

Tant d’êtres chers ont sacrifié leur belle jeunesse. Mais, en vain !

Tant de fois, j’ouvre la télévision pour ne voir qu’un tragique destin.

Un monde qui pleure sur leurs rêves brisés, submergé par tant de chagrin.

 

Quel monde paradoxal situé entre le rêve et la réalité !

Tant de gens souffrant de la faim ou ayant mangé à satiété.

Quelle perte de temps entre les luttes pour le respect et les défaites !

Tant de gens exploités par des riches à croire que les choses sont ainsi faites.

 

Ce que j’aimerais vivre l’époque de mes parents.

Je les voyais rêver d’un avenir meilleur dès le soleil levant.

Ils m’ont conçue d’une passion véritable dès l’astre se couchant.

En échangeant des gestes d’affection qui les transportaient dans le vent.

 

Mais, quel monde paradoxal dans lequel je tente de survivre !

Il y a tant de gens à la recherche de l’amour, qui ne cessent de souffrir.

Quel monde cruel dans lequel je cherche sans arrêt la sortie !

Aide-moi, mon ami ! Où est-elle ? Dis-moi ! Je t’en supplie !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

En ce temps de carême

En ce temps de carême poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par rasmus-art Source : https://www.deviantart.com/rasmus-art/art/The-Nun-and-I-905809079

En ce temps de carême

 

En ce temps de privation, de carême,

Avec allégresse, je fais le péché que j’aime.

Celui du bien-être que me donne celui de la luxure.

Auprès de ces dames fort jolies aux idées impures.

 

Tous les péchés sont mortels, même les véniels.

Depuis la chute d’Adam et d’Ève, nous ne sommes pas éternels.

Ô, quelle désolation, quel chagrin, pour chaque être vivant !

Que, par un coup du destin, leurs âmes voleront au vent !

 

Ainsi en a voulu la vie depuis l’aube des jours jusqu’à aujourd’hui.

Que nous naissions par un chaste désir ou une honteuse envie.

Souvent par un noble geste d’amour ou par une libertine passion.

Pour mourir, au crépuscule de notre existence, malgré nos aspirations.

 

En ce temps de carême qui porte à tant de réflexion.

Trouvant nos réponses chez Platon ou dans les livres de Sion.

Quoiqu’il en soit, nulle sagesse n’est née sans une véritable expérience.

Voilà pourquoi, savoir-faire l’amour, est la plus exaltante des sciences.

 

Quoi que l’on vous ait dit, ne vous y trompez pas, chers amis.

C’est d’abord dans le péché de la luxure qu’est l’origine de la vie.

Bien que ce soit par la guerre qu’aient émergé les nations.

C’est dans les aventures pécheresses que sont nées les populations.

 

C’est dans les livres d’histoire que l’on raconte le glorieux passé.

Mais, c’est dans les plaisirs de la chair que nous apprenons à aimer.

Pensez-vous que je suis un malotru, un être immoral, un pervers ?

Pourtant, ce que j’en ai aimé de ces femmes aux yeux bleus ou verts.

 

Des femmes si sensuelles pour lesquelles je ferai n’importe quoi.

Car, elles ont su rejoindre mon âme au plus profond de moi.

Et puis ? Comment pouvons-nous faire une bonne confession ?

Si, de la luxure, nous n’avons pas su tirer du plaisir à profusion.

 

Raspoutine ! Cher Raspoutine ! Apprends-moi dès maintenant à danser.

Ô, moine venu de la steppe, de la Sibérie ! Apprends-moi à chanter.

Toutefois, que je ne meurs point, comme toi, dans une eau glacée.

Mais, que mon corps repose dans les bras de mes amantes adorées.

 

En ce temps de carême, il faut savoir choisir son péché favori.

Pour ma part, j’ai pris la luxure puisqu’à mon humble avis.

Le plaisir est autant à celui qui le donne qu’à celui qui reçoit.

Avant de mourir, l’accomplir une seule nuit, permettez-le-moi.

 

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Neuf années sont passées

Neuf années sont passées Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par K.W. Oliver des États-Unis

Neuf années sont passées.

 

Je suis seul en cette forêt.

Profitant allègrement de cette paix.

Ayant pour témoins les oiseaux qui chantèrent,

Dans les cimes des arbres qui attendent le réveil de la terre.

 

Loin des nouvelles de guerre et de conflits,

Je profite de cet instant merveilleux que m’offre la vie.

Pour me rappeler que rien en ce monde ne pourra me toucher,

Si ce n’est qu’un enfant à secourir, un indigent à aider et une femme à aimer.

 

 Je foule la neige doucement balayée par le vent.

Cette neige qui périra, malgré sa beauté, dès le printemps.

Que mon désir d’être transporté dans le temps passé puisse se réaliser !

Que je puisse revivre mon premier amour, mon premier baiser.

 

Neuf années sont passées depuis que tu es parti vers le paradis.

Emportant avec elles, mes rêves, mes espoirs et mes envies.

Je me remémore ces paroles que tu avais prononcées.

Peu de temps avant que la maladie t’a emportée.

 

« Nous serons toujours ensemble, mon chéri. »

« Car, avec toi, j’ai connu un aperçu du paradis. »

C’est alors que je prends conscience de la chance que j’ai.

D’avoir pu rendre vraiment heureuse la femme que j’ai aimée.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada