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Le sacrifice

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Le sacrifice

(Version officielle)

Prologue

Ne pouvant pas aller voir mon père en cette période de restriction dans nos déplacements, restriction imposée par les autorités gouvernementales face à la pandémie du coronavirus, j’ai décidé d’aller passer une semaine dans un chalet situé dans la belle région de Portneuf. Région située tout près de la belle ville de Québec où je vis depuis plus de 22 ans.

Je m’étais arrangé avec quelques copains pour faire un aller-retour de Québec au chalet où j’allais passer la semaine en vacances. Des vacances bien méritées vu le début d’année difficile par lequel bon nombre de Québécois durent traverser. Être confinés dans nos demeures en plein hiver est loin d’être drôle pour le commun des mortels. Bref, je m’étais préparé pour une semaine qui se devait d’être agréable. Or, contre toute attente, cela n’allait pas être le cas.

Dès mon arrivée, mes copains eurent la gentillesse d’installer tout ce dont j’allais utiliser pour mon séjour dans les pièces mises à ma disposition tel que, à titre d’exemples, mes valises dans ma chambre et mes victuailles dans le garde-manger et la nourriture dans le réfrigérateur. Nourriture préparée à l’avance, vêtements de rechange propres et tout le nécessaire était au rendez-vous.

La première journée se passa sans incident. La piscine et le spa étaient à ma disposition et le soleil me réchauffait allègrement. Que pouvais-je demander de plus? Un bon vin? Être près d’un feu ou bien la présence de deux jolies femmes? Pourquoi pas! Mais, comme l’affirme le dicton : Il faut faire attention à ce que l’on désire car cela peut très bien se réaliser. Ce que j’allais découvrir dans les heures qui suivirent le soir venu.

Ayant pris mon repas du soir peu après le crépuscule, je me détendis auprès d’un bon feu. Buvant avec délice un vin rouge capiteux tout en fumant un joint, chose rarissime dans ma vie, je profita de ce moment de pur bonheur. Ne me doutant point que tout allait basculer de manière inattendue dans les heures qui allaient suivre.

Les douces brebis

Screenshot_20200806-220202M’étant assoupi devant le feu, deux belles jeunes dames vinrent à ma rencontre et me réveillèrent en s’excusant de me déranger. Elles se présentèrent chacune avec un sourire radieux qui illuminèrent leurs visages angéliques. Comment pouvais-je leur en vouloir de m’avoir réveillé en cette première soirée de vacances? Et puis, ma passion pour la beauté féminine était plus que comblée par leur présence. Peut-on me le reprocher?

La première se prénommait Victoria. Une belle grande blonde avec des yeux d’une douceur que je qualifierais de mystérieuse. Son accent particulier me fit comprendre qu’elle était d’origine slave. Fait étonnant puisque les gens d’une telle origine sont loin d’être légion en cette région du Québec. Pour ce qui est de la seconde, elle se présenta sous le prénom d’Eider et semblait, pour sa part, d’origine germanique puisque son accent ressemblait quelque peu à de l’allemand ou à du néerlandais. Il est possible que je me trompe, mais bon.  Un peu moins grande que la première, noiraude mais possédant un regard d’une vivacité fort étonnante tout en ayant un physique trahissant une vie de travail sur les terres. Deux femmes à la fois aux styles différents et complémentaires. Différents mais tout aussi jolis et agréables à regarder. Et, je l’avoue d’emblée, un petit quelque chose me plaisait chez chacun d’elles.

Quoi de mieux qu’une belle discussion sous le ciel étoilé117195660_10157732357622523_7571057464347432306_n (2) en dégustant quelques verres de vin autour d’un foyer pour nouer une relation somme toute amicale, sinon courtoise? Une discussion qui alla prendre un chemin auquel je ne m’y attendais vraiment pas. Un chemin qui alla me précipiter dans un rituel que je croyais faire partie du folklore ou du mythe en cette période où la science, du moins à première vue, a la prédominance sur la superstition. Deux femmes sachant user de leurs charmes pour mieux attendrir un homme en manque d’affection, et ce par un doux baiser accompagné d’un verre de vin dans lequel l’une des deux comparses aurait versé un somnifère. Comme quoi, l’homme est en soi un être bien faible devant l’élégance féminin.

Quelques gorgées de cet élixir suffirent pour amenerScreenshot_20200806-220202 (2) votre humble serviteur dans les bras tendres et réconfortants de Morphée. Dans quel état serais-je réveillé? Que m’arrivera-t-il? Et, le plus important, me réveillerais-je? Et, surtout, qui sont véritablement ses femmes? Étaient-elles si innocentes que je pouvais le croire au début de notre rencontre? Oui, sous une peau de brebis se cache parfois une louve aux dents acérés et à l’imagination pour infliger les pires des souffrances à ses victimes.  C’est ce que j’ai appris à mes dépends à mon réveil.

Les louves se dévoilent

Ne sachant ni où je me trouvais, ni avec qui et, le pire des questions qui venaient en mon esprit, qui j’étais, j’ouvris les yeux avec grande difficulté. Ne distinguant que des ombres qui allèrent et vinrent en tous lieux, je m’aperçois de ma nudité que de manière graduelle au fil du temps où l’élixir perdit de son efficacité.

À vrai dire, j’avais pour seuls vêtements qu’un ensemble de je-ne-sais-quoi. En effet, j’étais entrelacé à la fois par des cordes et un costume sorti tout droit de l’imagination d’un être que l’on pourrait qualifier de totalement pervers. Bref, je ne pouvais à peine bouger et respirer.

Une voix retentit derrière moi. J’ai deviné par l’accent germanique qu’il s’agissait de la grande femme aux cheveux blonds. « Nous sommes ma copine et moi les protectrices de la nature et ce, peu importe l’endroit où nous voyageons. Nous punissons les hommes qui osent, à nos yeux, maltraiter la terre-mère depuis maintenant bon nombre d’années. Mais, jamais, nous ne nous en prenons ni aux femmes, ni aux enfants. Ces premières étant nos sœurs et ces derniers ayant encore l’âme pure de l’innocence. Toutefois, nous ne nous gênons pas pour corriger l’homme qui par hasard se trouve sur notre chemin surtout si ce dernier tire sa fortune de l’exploitation de la forêt. »

« Moi? Tirer fortune de l’exploitation de la forêt? Vous faites une grave erreur. » J’ai eu droit pour seule réponse qu’une série de baffes que je me rappellerai toute ma vie. Si je parviens à me tirer de cette posture, bien entendu.

« Nous allons t’apprendre ce qu’est que de souffrir à en mourir tel que tes semblables et toi faites à mère-nature depuis toujours. Tu serviras d’exemple aux hommes de ce pays. De cette terre que tes ancêtres ont volée aux premières nations. À celles qui, pour une fois, vivaient avec la nature en parfaite communion. » Murmura à mon oreille celle qui, semblait-il, étaient l’instigatrice de ce jeu sordide et cruel.

117242481_304324773976265_7023739626019018469_n (2)C’est alors que dans un geste inattendu, elles me prirent et m’installèrent face à un mur situé près de l’une des portes d’entrée du chalet. Sans dire un mot de plus, un mot de trop, sous l’ordre de l’instigatrice, la cadette empoigna son fouet et me lacéra le haut de mon dos. Un dos qui était à leur merci pour combler leur besoin de me châtier pour un crime que, selon elles, j’ai commis par le simple fait d’être un homme. Un vulgaire homme, de surcroit blanc et chrétien. Coupable de tous les maux de la terre.

Me sachant être à la merci de ces dames à la fois si116587558_2839047452992286_1068193292499587332_n (3) splendides et si féroces, j’en éprouvais de manière assez curieuse et à ma grande surprise un certain plaisir, une certaine jouissance. Était-ce un fantasme inavoué longtemps enfoui au profond de mon subconscient? Étais-je en mon fort intérieur un masochiste qui s’ignorait? Chaque coup de fouet exorcisait-il en moi toute la souffrance accumulée au fil des ans? Comme dit si bien le proverbe : « Dieu seul le sait et le diable s’en doute. » Et puis? L’âme ne cache pas en elle tous les secrets de l’être qu’elle anime? Des secrets qui seraient souvent bien de ne jamais être dévoilés au grand jour.

Encore, encore et encore! Chaque coup me fit prendre conscience de ma fragilité, de mon humanité et du caractère éphémère de mon existence. Une existence qui était tenue entre les mains de mes tortionnaires. Tel un animal devant l’abattoir, je me suis résolu à mon sort. Un sort qui ne dépendait en aucune façon de ma volonté. Une volonté qui allait être mise à rude épreuve dans les heures qui allèrent se poursuivre au sein de ce rituel expiatoire.  Mais d’ici là, advienne que pourra.

Entre les mains de mes tortionnaires

La nuit arrivée à son apogée, mes tortionnaires allumèrent un feu de foyer près de mon chalet. Un feu de foyer paraissant à première vue bien banal n’eut été la présence de signes étranges gravés sur quelques-uns des arbres entourant ce lieu. Un lieu qui devait être au départ un endroit de repos, de quiétude et de pur bonheur. Des signes qui me firent penser à ces époques où les légendes de sorcières pullulèrent sur le vieux-Continent.

Par trois fois, ces mots résonnèrent à travers bois et forêt : “ Mutter Natur! Mutter Erde! Wir stehen vor dir. Nimm diese Opfergabe an, die wir dir als Sühne für unsere Sünden anbieten.

117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (3)Laissant entrevoir le pire des cauchemars chez votre humble serviteur. Des mots répétés par les voix à la fois enchanteresses et diaboliques de ces femmes revêtues d’habits d’un autre âge. Rouge et noir pour celle qui allait m’offrir tel un holocauste. Marron et pourpre pour sa servante.  Deux comparses qui savaient si bien manipuler le fouet et le couteau. Instruments de souffrance et de libération. Souffrance pour la chair. Libération pour l’âme.

La servante se dirigea vers moi et me tendit une coupe de vin en m’ordonnant de la boire jusqu’à la dernière goutte. Une coupe de vin dans laquelle elle eut versé au préalable une mixture ayant pour but de rendre chez-moi impossible toute volonté de révolte. Tel un esclave résigné face à son destin, j’avala d’un trait cette potion au goût amer.

« Bien mon esclave ! Tu as obéi à moi grande prêtresse de cette terre et à sa fidèle compagne gardienne des secrets anciens. Tu auras ta récompense le moment venu. Une fois que tu auras de plein gré avoué tes crimes à l’égard de mère-nature, de notre mère sacrée. » Me dit-elle avec un calme déconcertant.

Que devais-je avouer? Lui répondis-je cherchant ma115950034_10157718913677523_6827048223825567104_o respiration avec peine et misère. Qu’à l’instar de l’humanité, j’ai abusé, exploité et détruit les richesses dont mère nature était la seule tributaire? Qu’à la suite de mes semblables j’ai tellement pollué la terre que j’en ai hypothéqué les générations à venir? Que par les guerres et les conflits mondiaux, une quantité incroyable de produits chimiques a été déversée dans des contrées les rendant ainsi invivables pour les populations? Que l’avidité de l’homme a détruit la terre dans ses moindres recoins?

Mais, à bien y penser, elle n’avait pas tout à fait tort. De tous les êtres vivants sur la terre, aucun d’entre eux n’a posé de gestes aussi destructeurs que l’homme. En effet, il sème tôt ou tard la destruction partout où il passe et ce, au détriment de mère nature. L’histoire est remplie d’exemples qui prouvent une telle affirmation.

Étais-je atteint du syndrome de Stockholm? Voilà maintenant que je commençais à raisonner comme mes agresseurs. Jusqu’où mon adhésion à leur philosophie allait m’amener? Étais-je prêt à sacrifier mon corps en guise d’holocauste pour le pardon des péchés de l’homme? Une sensation de folie envahit alors mon esprit.

Le rituel

117037698_311716220185671_2894995238239918260_nLa grande prêtresse s’avança vers moi et me dit : « Tu as enfin compris combien grandes sont tes fautes par le simple fait que tu sois un homme. » Chose étonnante, elle me parla ainsi d’une voix tellement douce que je n’ai pas su comment réagir. De toute façon, je dois reconnaître qu’il m’était impossible de faire quoique ce soit vu la position peu enviable dans laquelle je me trouvais. Ligoté, nu, battu et fouetté tel un supplicié d’une époque que je croyais être révolue depuis longtemps.

Elle tendit à sa comparse un long couteau en lui117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (4) ordonnant de faire son devoir. Le saisissant sans discuter, elle vint en ma direction. Son visage caché par un masque que je qualifierais de loufoque dans les circonstances, je vis ses yeux me regardant des pieds à la tête tout en s’arrêtant prestement sur mes parties intimes. Aurais-je été accusé de tous les maux de l’humanité sans celles-ci? Sûrement pas!

Puis sans crier gare, elle se pencha vers mon pied gauche et le sectionna d’un coup sec. Quelle douleur atroce je ressentis dès l’instant où la lame pénétra la chair. Le froid de la lame fit place à la brulure de la chair lacérée de part en part. Toutefois, et à mon plus grand regret, je ne perdis point conscience.

J’ai compris en voyant le sourire machiavélique de la grande prêtresse qu’il ne peut y avoir d’expiation absolue sans une souffrance à la hauteur de mes crimes. Des mes crimes commis par le seul fait que je suis un homme et, de surcroît, blanc, occidental et, comble de l’horreur, chrétien. Me vidant de mon sang, je sentais le peu de mes forces fondre comme la neige au printemps. Voyant mon heure venir, je tendis mon cou à celle qui allait me donner le coup de grâce et qui alla mettre fin à mon agonie.

VictoriaDuhaime 6.pngMon souhait, aussi abominable puisse-t-il être, a été réalisé de manière somme toute rapide. Deux pas vers l’arbre où j’étais attaché suffirent à l’exécutrice pour être près de mon torse. Se penchant avec réserve sur celui-ci, elle saisit mon cou, y appuya avec force la lame et d’un geste rapide comme l’éclair, elle le fit glisser en permettant au peu de sang qui se trouvait encore dans mon corps de gicler au rythme du battement de mon cœur. Un rythme qui alla en diminuant jusqu’à disparaître dans un silence. Un silence issu de la profondeur du néant.

Constatant avec stupeur la rapidité de mon décès, les116916291_298902014502757_8629429313539979300_n deux comparses mirent mon corps, du moins ce qu’il en restait, dans un sac de plastique afin de l’enterrer avant l’aube. L’enterrer aussi profondément que possible afin de pouvoir être au loin lorsque l’on alla remarquer ma disparition. Après tout, cela paraitra étrange pour mes amis et mes connaissances de ne pas recevoir de mes nouvelles de ma part. Moi qui aime bien dire quelques mots sur les réseaux sociaux. Un tel comportement finira bien par alerter quelques-uns d’entre eux.

Cependant, il m’est impossible d’où je suis de savoir ce qui adviendra de la suite des choses. Il fait d’ailleurs si noir et si froid là où je suis. Comment puis-je même affirmer que je suis alors que je ne suis tout simplement plus. Mon âme vague ici et là cherchant un lieu sacré où dormir, entendre une prière pour son repos éternel. Oui, elle sait que ses désirs, les seuls qui lui restent, se concrétiseront un jour ou l’autre. Mais d’ici là, elle a que ce noir et ce froid pour compagnons.

Épilogue

Entouré par cette noirceur glaciale, je vois défiler devant mes yeux le déroulement de ma vie, de mes insouciances et de mes illusions. Une vie en apparence qui était tout à fait ordinaire comme bien des hommes qui vivent sur cette terre.

Vivre? Ce que je donnerai pour sortir de ce lieu et pouvoir vivre, oui j’ai bien écrit vivre, de nouveau. Vivre avec moins d’indifférence à l’égard de tout ce que me donnera mère nature en évitant l’erreur de croire que tout m’est dû par l’idée trompeuse que je suis un homme.

Combien de fois ai-je haussé les épaules en regardant les nouvelles télévisées lorsque l’on y annonça tel ou tel cataclysme écologique en me répétant que cela ne me concernait guère? Oui, cela me concernait et concerne encore plus de nos jours tous les êtres qui liront ce témoignage venu d’outre-tombe.

117305767_1091071384641629_1246651039427814578_n (2)La terre nous en offre tant et nous oublions souvent, trop souvent hélas, comme il est bon d’y vivre. Cessons d’être dupes ! Jamais, nous découvrirons une planète semblable à la nôtre dans tout l’univers. Aucune n’offre autant que celle-ci pour notre bonheur et ce, en demandant en retour qu’un simple respect de notre part.

C’est sur cette terre et seulement sur celle-ci que nos ancêtres y ont vécu et que nos descendants pourront à leur tour y vivre. Or, c’est aux hommes de notre temps que revient la tâche de prendre les choses en mains afin d’en inverser l’ordre. Demain, il sera trop tard. Peut-être l’est-il maintenant?.

Mais en terminant cette missive, je vous exhorte mes amis de prier pour mon âme. J’ai tellement froid dans cette noirceur qui m’entoure. Prier pour moi, je vous le demande. Que je vois enfin la lumière et sa chaleur bienfaisante.

Feu RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Ce sera là mon seul trésor

Ce sera là
Ce sera là mon seul trésor que je te léguerai Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Waiting-Room-c-783255998

Ce sera là mon seul trésor

 

Tout contre moi, je te serre.

Mes pensées dans le vent errent,

J’ignore quoi te dire et surtout quoi faire,

Je te colle contre moi pour mieux me taire.

 

Reste près de moi et écoute bien mon cœur

Que ferais-je pour éloigner de toi toutes les peurs?

Tu sais, je suis ta mère mais aussi une simple femme.

Une femme qui vit à une époque où on ignore le mot dame.

 

Je me rappelle lorsque ma mère me demanda,

Ce que je souhaitais ardemment dans l’avenir,

Je lui ai répondu une raison d’aimer et de sourire,

Elle me dit alors : ma fille une cause tu trouveras.

 

Les années ont bien entendu passé,

J’ai grandi et j’ai vieilli et l’amour j’ai rencontré.

Ton père et moi après belles fréquentations, nous nous sommes mariés.

Peu de temps après ta naissance, en devoir de policier, il a été tué.

 

Ceux qui ont juré de protéger la veuve et l’orphelin,

Sont devenus des parias dans nos sociétés sans lendemain,

Ceux qui abusent de l’innocent sont devenus les héros des foules,

Bon ordre, moralité et pierres angulaires de l’éthique enfin s’écroulent.

 

J’aimerais tant mon enfant chéri,

Pour le bien de ton avenir te donner ma vie,

Un avenir où le respect et l’amour ont de l’importance,

Je ne suis pas riche, mais je t’enseignerai le gros bon sens.

 

Laisse-toi te guider par ma voix,

Je te montrerai avec patience mes propres pas,

Avoir en toi pleinement confiance, je t’enseignerai.

Mon enfant, ce sera là mon seul trésor que je te lèguerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Qui es-tu?

Je t'ai rencontrée
Qui es-tu ? Poème par RollandJr St-Gelais Modèle : JenovaxLilith Photographe : David Hobbs Photography Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/who-are-you-831831881

Qui es-tu?

 

J’étais couché et à toi j’ai pensée,

J’ignorais comment te l’avouer,

Comme tu es tellement belle,

Une vraie merveille.

 

Serais-tu un ange envoyé par le Ciel?

Pour m’envoûter de tes yeux de miel,

Je ne sais que dire car je suis bouche-bée,

Fasciné par ta prestance par ta céleste beauté.

 

Répond à cette simple question,

Mais sans de ma part aucune pression,

Je respecterai ton silence comme il se doit,

C’est pourquoi je ferai attention à mes premiers pas.

 

Je serai ton plus fidèle protecteur,

Veillant sur toi de jour comme de nuit chaque heure,

J’accomplirai mon devoir d’ami, d’amant et bien silencieusement

Mais dis-moi, qui es-tu? Dis-le! Que je le sache éternellement.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Combat de filles

Combat de filles
Combat de filles par James Fraser. Modèles Paige et Tatiana. Source : https://www.deviantart.com/mtl3/art/Girl-Fight-8-827273057

Combat de filles

Bonjour tout le monde,

Combat de filles 3Vous savez probablement déjà que le domaine de la nudité artistique renferme toute une panoplie de facettes d’une variété que je qualifierais non sans gêne de déconcertante. J’ai bien écrit non sans gêne puisque certaines desdites facettes peuvent susciter un certain malaise auprès de personnes peu ou bien pas habituées à de telles initiatives. Des initiatives qui peuvent repousser les limites de l’imagination. D’ailleurs, repousser les limites de l’imagination ne serait-il pas le devoir de tout artiste digne de ce nom ? Poser la question est à mes yeux y répondre.

Parmi les réalisations qui peuvent choquer unCombat de filles 4 public peu ou mal informé de la possibilité des poses de nudité artistique, celles qui mettent en valeur le mouvement de deux modèles nus féminins occupent certainement le haut du pavé. Ce qui semble aller de soi puisqu’il est tout de même rarissime que de telles réalisations photographiques soient faites de nos jours. En effet, la grande majorité des photos de nu sont prises lorsque les modèles posent de manière, disons-le, plus conventionnelle.

Combat de filles 5Pour ce qui est des créations photographiques du nu mettant, si je puis dire, en vedette un duo des modèles féminins en mouvement, le fait d’en avoir une certaine expertise est un pré requis indéniable pour arriver à créer une œuvre digne de mention. Comme dirait le Christ : « Beaucoup d’appelés, peu d’élus » Mais, fort heureusement, il y a parmi mes précieux collaborateurs, un photographe qui a un talent formidable pour ce genre de photos. 1

James Fraser, photographe britannique, est à monCombat de filles 6 humble avis l’un des meilleurs photographes œuvrant dans ce style assez inusité. En effet, son sens professionnel transpose dans l’ensemble de ses œuvres lesquelles démontrent une patience presque angélique de Paige et de Tatiana ses modèles féminins qui, je l’avoue, sont d’une beauté tout à fait exquise. La beauté n’est point un péché lorsqu’elle peut servir à enrichir la nature profonde de l’art. Et, en particuliers, l’art du nu.

Et quoi de plus innovateur sur le plan artistique que de photographier deux modèles nus féminins dans des poses imitant un combat à mains nues? 2 Des poses qui dénotent, je suppose, deux éléments d’une importance capitale dans le déroulement de la séance photo. En premier lieu, une complicité complète entre Paige et Tatiana sans laquelle une telle séance aurait été impossible. Et, en second lieu, une confiance absolue de leur part envers James Fraser. En effet, peu de modèles accepteraient de prendre des poses plus ou moins explicites devant une lentille de caméra même si cela est fait notamment sous un angle presque eurythmique.

Combat de filles 2Enfin, je terminerai mon propos en soulignant l’originalité d’un dessin réalisé par un artiste utilisant le pseudonyme de CapitaPerdu sur la photo de présentation de cet article. Un tel dessin représente de manière assez remarquable l’ensemble de la photo et d’une façon tout à fait agréable à contempler. Certes, ce ne sont pas tous les éléments qui y sont rapportés mais bien les principales composantes, et ce avec un certain cachet. Un cachet qui m’a incité à faire le va-et-vient entre ledit dessin et la photo originelle. Comme quoi, toute représentation de nudité artistique peut devenir en elle-même une source d’inspiration pour un autre support visuel lui donnant ainsi une deuxième vie.3

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

  1. J’ai déjà eu l’opportunité de rédiger certains articles, parfois sous formes de proses, parfois sous formes de poésie, au sein de mon blogue.

  2. J’ajouterais qu’il n’y a pas que leurs mains qui soient nues dans le cas présent.

  3. Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Harsh-Struggle-840101217

L’esclave

Esclave
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

L’esclave

 

Debout,
Parfois à genoux,
Corps de sa beauté jaloux,
Grâce féminine qui peut rendre fou.

 

Statue de cire,
Qui devant la bêtise,
Des hommes de bien mauvaise surprise,
Préfère se taire même si parfois elle aimerait en rire.

 

Immobile depuis des lustres,
Ne sachant que faire cela me frustre,
Car devant cette beauté de femme j’aimerais lui parler,
De mes souvenirs, de mes rêves et de mes illusions lui raconter.

 

Cachant ses yeux remplis de tristesse des miens,
Que je lui donnerais pour pallier la lacune de mes mains,
Je lui offrirais avec amour mon épaule afin qu’elle puisse enfin pleurer,
D’avoir vu tant de désespoir, de méchanceté et de crimes sans pouvoir se révolter.

 

Bras replié sur sa chevelure,
Reflétant la pureté de sa parure,
Parure de noblesse ayant traversé les barrières,
Barrières du temps et de l’espace ne craignant pas les enfers.

 

Esclave de chair, d’os et de sang
Toute immobile depuis sa tendre création,
Faite par un artiste esseulé avec une infinie précaution,
Statue de pierre brute à qui il lui donna la vie éternellement.

 

Esclave ayant pour devoir de nous rappeler,
Que malgré nos erreurs, nos réussites et notre bonne volonté,
Sur cette terre à vivre ensemble nous y sommes tous condamnés,
Et que peu importe les origines, les religions et autres lubies, il faut savoir s’aimer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada