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Vois la lumière

Vois la lumière Photo et poème par Rolland Jr St-Gelais

 

Vois la lumière

 

Trop tard pour reculer.

Tu dois maintenant avancer.

Tu as gravi les marches de l’escalier.

C’est le moment de décider pour l’éternité.

 

Faire le choix de la force pure et le judicieux pouvoir,

Être ce que tu es jusqu’à l’avènement du dernier soir.

Il est plus que temps de t’accomplir et non pas de subir.

Regarde ces cierges, c’est alors tu commenceras à vivre.

 

Remets-toi avec fierté en chemin !

Laisse cette croix et réalise ton destin !

Dans le fond des ténèbres existe une lumière,

Qui donnera à ton âme la puissance d’une guerrière.

 

Trois bougies rayonnent dans la nuit.

La première remplira d’ardeur ton esprit.

La deuxième comblera ton cœur de la volonté.

La dernière te préviendra de tous les dangers.

 

Mais, prends bien garde à mes recommandations.

Tu subiras de la part des hommes bien de condamnation.

Tu seras perçu comme un être étrange qui sans cesse les hante.

Tu auras l’avantage de connaître leurs intentions malfaisantes.

 

Avance et touche ces flammes qui brûlent devant toi !

Tu cesseras d’être une simple esclave et ta vie tu gouverneras.

De ton avenir, désormais, tu en seras la maîtresse à jamais.

Maintenant, c’est le moment d’évoluer en ce que tu es.

 

Vois cette lumière qui resplendit dans ton cœur.

Il serait peut-être le temps d’arrêter d’avoir peur.

Je te porterai afin que ton pied ne heurte aucune pierre.

Va vers l’avant et surtout ne pense plus à tes fautes d’hier.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La chaise de bois

La chaise de bois Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-chair-891540651

La chaise de bois

 

En ce samedi,

Je me suis promenée,

Afin de profiter de cette journée,

Sous le soleil qui avec joie m’éblouit.

 

Marchant avec lenteur sur l’herbe verte,

Songeant en cet instant de calme à tout et à rien,

Seule, sous le regard des arbres de feuilles d’or et d’airain,

Avec plaisir j’ai enlevé mes vêtements me laissant découverte.

 

À quoi bon me priver de cette intimité?

De ces dernières chaleurs de la saison estivale,

Succéderont l’automne et ses jours de plus en plus glacials,

Jusqu’à l’avènement de l’hiver et ses nuits qui sembleront une éternité.

 

Que vois-je? Me suis-je alors demandé.

Un souvenir lointain de ma petite enfance,

Une de ces pièces sorties de mon adolescence,

Une chaise faite de bois et d’amour à ce que l’on m’a raconté.

 

Voulant profiter des chauds rayons du soleil,

Je me suis assise avec délicatesse sur cette pièce de bois,

Ne sachant en ce moment quoi dire tellement j’étais sans-voix.

Est-il utile de dire un mot alors qu’il suffit de vivre une telle merveille?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada