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Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »

Une facette méconnue du modèle nu : La foi

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Une facette méconnue du modèle nu :

La foi

Bonjour tout le monde,

24231905_2037039459860487_5200393152169769299_nJ’espère que tout va bien pour vous. De mon côté, j’ai décidé de poursuivre la publication des diverses facettes méconnues du modèle nu en choisissant d’élaborer un aspect tout à fait particulier, et qui est le domaine de la foi. Peut-on être passionné par le nu artistique, et qui peut sous-entendre le nu érotique, tout en étant croyant ? Je fais référence, car je ne peux pas parler à la place de n’importe qui, à ma foi chrétienne de tradition catholique axée sur le culte marial. En effet, cela fait environ plus de 40 ans que j’assiste régulièrement aux célébrations eucharistiques, ce qui inclus la récitation du rosaire et une foi absolue en la protection de la Vierge-Marie.

Bien entendu, j’ai pleinement confiance en l’amour de Dieu et au sang rédempteur de son Fils unique mort sur la croix pour mes fautes, souvent petites, parfois grandes et malheureusement quelques-unes énormes. Je ne suis guère un saint et je ne le serai jamais. Quoiqu’il en soit, ma foi en l’intersession de la Vierge-Marie et au sang précieux du Christ alimente mon quotidien lequel, comme pour nous tous, se terminera un jour pour reprendre auprès de ceux et de celles que j’ai aimés-es dans un Amour indescriptible.

Pourquoi alors œuvrer dans un domaine où la nudité, si sacrée aux20171129_150920 yeux des théologiens tant catholiques que protestants sans omettre les orthodoxes, est omniprésente ? Je vous répondrais que l’ensemble de ma passion est loin de toute impureté tant morale qu’éthique. À vrai dire, l’ensemble de mes réalisations se fait avec un respect absolu tant de ma personne que celles avec qui je travaille. Un respect que, permettez-moi cet exemple, même Michel-Ange devait ressentir lorsqu’il réalisait ses œuvres qui allèrent devenir un témoignage de la perfection religieuse pour la chrétienté.

Est-il utile de vous rappeler que je tente par tous les moyens d’assister 24300908_2035965099967923_6485334766205420772_nà la célébration eucharistique dans un lieu de culte catholique lors de mes nombreux déplacements pour mes séances de nudité artistique ? C’est notamment le cas lorsque je suis allé à Shawinigan pour une séance qui a eu lieu dans un atelier. Pourquoi vouloir retourner chez-moi à Québec alors que le lieu de culte mariale par excellence se trouvait à quelques minutes, en taxi je dois préciser, de mon hôtel ? Qui plus est ! Notre-Dame-du-Cap est situé dans la ville où ma défunte mère vit le jour. Dans ce cas, il me paraissait bon d’y aller faire un petit pèlerinage surtout en cette période de l’Avent.

Je profite à chacune de mes visites en ces lieux saints pour rendre grâce à Dieu pour la chance magnifique de me réaliser dans ce domaine, et ce malgré ma différence physique. Là-encore, nous sommes tous différents les uns des autres. C’est là la volonté de Dieu. Une telle volonté nous permet à la fois de se découvrir mais aussi de découvrir la richesse de l’autre et de tout ce qui nous entoure.

20171130_134000D’ailleurs, connaître peut se définir ainsi : Naître par la communion. Il en est de même à chacune de mes prestations de nudité artistique. En effet, chaque dessin, chaque peinture, chaque photo où j’ai servi de modèle nu présente un être tout à fait nouveau. Je renais dans chacun des regards portés par l’artiste. Ce qui est d’autant plus le cas lorsque je pose nu pour des artistes féminins puisque, fait extrêmement difficile à expliquer, je ressens la présence réelle de la Vierge-Marie non seulement dans mon cœur mais également près de moi. D’ailleurs, je lui offre chacune de mes prestations afin qu’elle protège chaque personne qui y participe.

Dernier élément à retenir ! Chaque modèle nu possède ses propres20171129_133508 raisons de se réaliser via ce domaine. Je ne suis pas ici pour les juger comme je ne permettrai jamais à qui que ce soit de juger la valeur même de ma passion. Toutefois, une chose est sûr. Poser nu est avant toute chose un moyen d’expression et cela se vit d’abord au plus profond de son être. Une profondeur qui ne peut être comprise que par le modèle nu lui-même. Pour ma part, cette profondeur rejoint les hauteurs de ma foi car c’est dans la foi que peut ressurgir toute la valeur même de ma passion.

Je termine cette missive en demandant à la Vierge-Marie de vous protéger et au sang précieux du Christ d’abreuver votre soif d’absolu. Un Absolu qui se trouve dans l’Amour inconditionnel du Père dans l’unité de l’Esprit-Saint.

C’est à suivre …

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Discussion fort intéressante

 

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais à la Factrie 29 novembre 2015

 

Discussion fort intéressante

Bonjour tout le monde,

Voici une discussion entre deux artistes oeuvrant dans le milieu du nu artistique à qui j’ai demandés leurs opinions en vue d’un article qui est en voie de préparation pour le 31 décembre prochain. Ledit article sera de la plus grande importance. est actuellement en préparation. Un article qui vous fera très certainement plaisir de lire.

D’ici-là, je tiendrai à jour mes publications tel que je fais avec passion et entrain.

Bonne suite dans vos préparatifs du temps des fêtes.

Discussion entre Bruno Martel et Pascale Nicolas

Bruno Martel : C’est tout à votre honneur d’être modèle vivant nue! Je crois qu’il faut déjà se surpasser pour se mettre à nu, et j’imagine encore plus quand on a un handicap physique. Je vous lève mon chapeau de démystifier la chose et je crois que vous êtes un avant-gardiste. Félicitations !

Pascale Nicolas : Non il ne faut pas se surpasser pour poser nue…. Disons que les modèles ont compris que la nudité dans l’histoire de l’art c’est la transmission du vivant à travers les cultures et les générations. Un modèle n’est pas nu il se met à nu grosse différence. (Note de votre humble serviteur: Je reviendrai sur le sujet dans un article à venir en 2018.)

Ceci dit Rolland St-Gelais semble effectivement être une force de la nature en tout cas une bien belle personne positive dynamique et déterminé… une vraie personnalité qui a son empreinte donc un très bon modèle.

En réalité, tous les modèles ont leur univers, leur empreinte et leur personnalité. C’est ce qui fait la richesse de ce métier et sa force. Force physique et psychique !

Non, je ne regrette pas !

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Dessins réalisés par Brian étudiant au C.E.G.E.P. de Sept-Îles

Non, je ne regrette pas !

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien et que la poursuite de la saison automnale se fasse dans la quiétude, la douceur et la sérénité. Pour ma part, je vais très bien. D’autant plus que j’ai passé la fin du mois de septembre et le tout début du mois d’octobre dans ma ville natale qui est Sept-Îles.

20171006_100452En effet, j’ai eu la chance d’avoir été invité par une enseignant de niveau collégial afin d’être modèle vivant (nu intégral) pour des séances offerts à ses élèves. Vous avez sans aucun doute deviné que cela a été un grand honneur pour moi que l’on m’est offert une telle opportunité laquelle j’ai accepté avec une joie indescriptible. J’y ai fait la rencontre d’élèves extraordinaires, respectueux de ma personne et qui ont su apprécier mon savoir-faire dans un domaine qui me passionne depuis maintenant plus de six ans. Six ans de pratiques afin de parfaire mes prestations, à m’adapter aux gens pour qui je pose et à chercher à toujours donner le meilleur de moi-même.

Sous un autre d’idées, je tiens à préciser que je suis fier de tout ce dont20171002_1043202 (2) j’ai accompli jusqu’à maintenant même si parfois, le mot « parfois » est d’une importance cruciale dans mes propos, j’ai réalisé quelques séances de type plutôt «underground» voire même érotique, à ne pas confondre avec la pornographie. Bien au contraire ! D’ailleurs, j’ai souvent reçu des commentaires fort élogieux de la part de gens qui travaillent dans le nu artistique de catégorie internationale sans oublier le fait que plusieurs articles sur mon expérience ont été publiés dans des revues spécialisées ces dernières années.

Tenez-vous le pour dit, et ce une fois pour toute, je ne regrette strictement rien de ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant. Je l’ai accompli avec un sens professionnel indéniable, un respect envers toutes les personnes que j’ai rencontrées jusqu’à maintenant et je ne me suis jamais retenu d’aller là où mes services ont été requis. Cependant, l’élément fondamental réside avant toute chose : la fierté que mon père exprime dans sa voix lorsqu’il me répète souvent que ma défunte mère et lui-même ont toujours voulu que je sois heureux et fier d’être comme je suis et de m’accomplir dans ce que je fais.

Non je ne regrette pas !

Merci de m’avoir lu.

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un excellent reportage sur le nu

http://www.arte.tv/fr/videos/042325-000-A/le-nu-absolu

Un excellent reportage sur le nu

Bonjour tout le monde,

J’ignore si vous le savez mais je suis membre d’un collectif de modèles18685527_10154922784478462_810170271_n vivants francophone, et ce depuis quelques mois déjà. Notre réseau de liens nous permet de discuter des multiples sujets propres au nu artistique et à cette belle profession qu’est le modèle vivant. Une profession qui est teintée de mystères, de secrets multiples et de, malgré moi, confrontée à de nombreux préjugés. Comme quoi, les hommes jugent toujours ce qu’ils ne connaissent pas. Nous échangeons souvent des documentaires trouvés sur le web.

Plusieurs de ces documents sont vraiment très bien réalisés et riches en informations sur le nu en tant que tel. Un de ces documentaires est présenté sur une chaîne de télévision francophone. J’ai jugé bon de le partager avec vous puisqu’on y fait un excellent résumé de ce qu’est le monde de la nudité artistique entre autre au plan historique et social. Je vous souhaite un bon visionnement.

Sincèrement !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le nu et la religion ? Un débat sans fin …

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Le nu et la religion ? Un débat sans fin …

Aujourd’hui, il sera question d’une problématique qui a longtemps trotté dans la tête de votre humble serviteur. Une telle problématique se pose d’autant plus que je suis profondément catholique et que j’adore plus que tout au monde poser nu pour des écoles d’arts et des ateliers à l’intention d’artistes professionnels ou amateurs. Une passion qui n’a jamais cessé de grandir au fil des années et de mes expériences lesquelles ont été jalonné de moments extraordinaires et de rencontres avec des gens merveilleux.

new-image98Toutefois, il me semble impératif d’apporter mon grain de sel dans l’éternel débat qui sévit sur le lien entre d’un côté, le nu artistique et d’un autre côté, celui du domaine religion. Autrement dit, existe-t-il un quelconque lien entre ces deux composantes qui forment une partie importante de l’être humain ? Est-il nécessaire de vous rappeler que nous naissons tous entièrement nus et que l’aspect religieux fait partie inhérente des êtres humains ? Bref, la nudité et l’esprit forment un tout en chacun d’entre nous. Nul d’entre vous ne peut le nier.

Il est vrai, et je le rappelle par un souci d’honnêteté intellectuelle, qu’un article ayant pour thème ma foi à l’égard de ma profession en tant que modèle nu a déjà été publié au sein de mon blogue artistique. Cependant, il s’agit dans le cas présent de ma vision personnelle sur la notion même de la nudité à travers les yeux de la religion qu’est la mienne, c’est-à-dire le catholicisme. Je vous le dis d’emblée, ma formation universitaire en théologie a eu une grande influence dans la rédaction du présent article. Ce qui est encore plus le cas si on se souvient que ma volonté de devenir modèle nu a surgi au sein de mon esprit suite à une recherche sur l’eugénisme dans le cadre d’un exposé écrit de longue haleine.

Soyons d’accord sur certains points précis concernant la nudité et la religion. Tout new-image5d’abord, la nudité fait partie de l’être humain de notre naissance jusqu’au moment où l’âme quitte son enveloppe corporelle. Il n’y a pas de mal propre à cet aspect de l’existence humaine. Qui d’entre nous n’a pas déjà lu le récit du jardin d’Éden où Adam et Ève vécurent entièrement nus et en n’avaient point honte ?[i]  L’élément à retenir ici est bel et bien de ne pas avoir ressenti une honte face à la nudité laquelle était saine et loin de toutes formes de perversité.[ii] Ensuite, il est possible de transposer cette vision de la nudité au domaine artistique car tout ce qui y recherché relève davantage d’une vision où la pureté du regard se situe aux antipodes de la pornographie.[iii] Enfin, et contrairement à la croyance populaire, il n’existe aucun dogme concernant la sexualité au sein même des nombreuses proclamations faites par les souverains pontifes comme il n’a pas non plus de théologiens dignes de ce nom qui auraient pu élaborer sur la notion même de la nudité.

cropped-st-jc3a9rc3b4me-1.pngNon, la nudité est loin d’être un péché. Il s’agit plutôt de son instrumentalisation afin de satisfaire une mainmise par des tierces-personnes. Ce qui est d’autant plus grave au cas où l’exploitation sexuelle, notamment de mineurs, y est présente. Oui, la nudité peut être utilisée afin d’y découvrir toute la beauté qui s’y dégage. D’ailleurs, plusieurs des œuvres des plus remarquables se trouvent au sein même du berceau de la chrétienté, c’est-à-dire le Vatican.[iv]

Je termine mon propos sur cette petite réflexion : « Il sera impossible aux hommes, malgré toute leur bonne volonté, de vivre en harmonie avec leur être le plus profond, voire ici leurs âmes, tant et aussi longtemps qu’ils porteront un regard réprobateur sur leur propre nudité. Cette dernière nous rappelle que notre nature véritable est fondamentalement bonne et féconde. » Il est dommage de constater qu’une telle réalité ne sera certes pas pour bientôt. D’où l’existence d’un débat sans fin… Et vous ? Qu’en pensez-vous ?! Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

[i] Genèse 2.4-25

[ii] Genèse 2.25

[iii] Personnellement, et pour avoir jadis réalisé une séance de nudité érotique en compagnie d’une charmante dame et sous l’œil chevronné d’un photographe extraordinaire, je dois reconnaître qu’une certaine pornographie peut aussi être qualifiée de réalisation artistique. Toutefois, il est triste de constater que c’est loin d’être la majorité des cas.

[iv] L’impérialisme romain, de par sa Pax Romana, a favorisé la diffusion de cette nouvelle branche du judaïsme, laquelle fut tirée de l’enseignement d’un certain Jésus de Nazareth, par le biais de ses nombreuses routes qui ont jalonné cet empire. Ceci est tout de même cocasse si on pense aux récits des persécutions que les premiers chrétiens ont dû subir au début de l’ère chrétienne.

L’art du nu sous le noir et blanc

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Réalisation Edmond Nowak et avec la permission de Sandrine C.

L’art du nu sous le noir et blanc

Bonjour tout le monde,

new-image55Comment allez-vous ? Qu’avez-vous fait de bon en ce début de semaine ? Comment se passe vos derniers jours de l’hiver ? Que de questions ?! Je le sais que trop bien. Veuillez me pardonner mon intrusion au sein de vos vies, mais sachez que vous comptez beaucoup à mes yeux. Voilà pourquoi, il me semble important de m’intéresser à vous afin de prendre un peu de mes nouvelles. De mon côté, la vie est belle avec ses multitudes de teintes et de couleurs aussi variées les unes que les autres. Oui, la vie possède des couleurs qui se manifestent de différentes façons. Qui d’entre vous n’a jamais fait référence, à titre d’exemples, au blanc pour signifier un moment de tranquillité, le rose pour un moment passé en amoureux, au vert pour marquer son optimisme ou bien au rouge pour souligner un moment de colère ou de révolte au cours de sa vie ? C’est un fait. La vie se manifeste sous diverses formes dont la gamme des couleurs en fait partie. Pensez un seul instant aux quatre saisons qui jalonnent l’année. Que de variétés et de beauté grâce entre autres aux nombreuses couleurs qui nous font vivre une foule d’émotions, parfois de joie et parfois de tristesse.

new-image39Pourtant, il existe un domaine où les couleurs jouent un rôle particulier dans le but recherché par le photographe et corollairement par son modèle. Vous avez sans doute deviné qu’il s’agit du domaine du nu artistique (1). En effet, toute séance où la nudité du modèle est requise doit se faire sous un choix judicieux du photographe en ce qui concerne le résultat final. Une photo réalisée en couleurs n’aura pas le même impact qu’une autre produite en noir et blanc. Une telle différence réside en de multiples causes dont les lieux où les séances auront lieu, les préférences tant du modèle nu que du photographe sans omettre le nombre d’années d’expérience de celui-ci et, enfin, ce que l’on désire ou non réaliser.

C’est un fait notable que les endroits où lesdites séances ont lieu peuvent dscn1577grandement influencer la vision de l’artiste. Ici, ce que ses yeux découvrent peut être au diapason de ce que le commun des mortels seraient porter à voir aux premiers coups d’œil. Autrement dit, un endroit précis, aussi simple soit-il, peut renfermer une multitude de possibilités de créativité. Pour ce qui est des préférences de poses tant du modèle nu que du photographe, l’essentiel est et demeurera pour toujours le respect des limites de chacun. De telles limites peuvent bien évidemment influencer tant les poses recherchées que le choix de faire ou non les photos en couleurs ou bien en noir et blancs. Qui d’entre vous n’a jamais vibré en admirant une photo de nu réalisée en couleurs et être de marbre devant la même photo mais en couleurs ? Le contraire peut tout aussi bien être le cas.

new-image28Il va de soi que le nombre d’années d’expérience que le photographe a y est aussi pour quelque chose. Avouons-le ! Un novice aura rarement le même coup d’œil qu’un congénère ayant une expérience accrue dans ce domaine, même si parfois, certains photographes amateurs ayant peu de d’expériences peuvent réaliser des oeuvres dignes de mention. J’en ai personnellement connus au cours de la dernière année. Le cas de Simon Douville illustre à la perfection mon propos (2). De plus, que veut on réellement faire lors d’une telle séance ? Ici, la recherche ou non d’un certain érotisme, une vision pouvant être qualifiée de puérile ou encore la volonté de s’inspirer d’une oeuvre d’art déjà reconnue dans l’art aboutiront à des résultats totalement différents. Des résultats certes différents, mais tout aussi magnifiques. Croyez-moi sur parole, j’en sais quelque chose (3).

Toutefois, je dois reconnaître qu’il y a au sein de mes amies Facebook qui possèdel3w46qqy8h un talent inouï pour ce qui est de la pose nue. Elle sait à la fois se mettre en valeur afin de permettre aux photographes de découvrir en elle ce petit-quelque-chose d’unique dans sa nudité. Cela fait maintenant quelques années que nous correspondons via ce réseau social afin d’échanger sur divers sujets mais, vous l’avez sans doute pensé, sur notre passion commune du nu artistique. Des échanges qui nous ont mutuellement beaucoup enrichie et, j’en suis convaincue, continueront de nous être profitables. Je profite de l’occasion pour la saluer et pour la remercier de ses partages avec votre humble serviteur. Merci beaucoup chère Sandrine pour tes nombreux partages (4).

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) En ce qui me concerne, je préfère utiliser le terme de nudité artistique pour des raisons qui me sont strictement personnelles.

(2) Voir le lien suivant: https://modelevivantaquebec.com/seance-avec-le-photographe-simon-douville/ 

(3) Voir le lien suivant: https://modelevivantaquebec.com/seance-de-nudite-erotique-se-decouvrir-cest-saimer/  et celui-ci: https://modelevivantaquebec.com/seance-de-nudite-erotique/ 

(4) Un article lui sera consacré sous peu.