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La possédée

La possédée Poème de Rolland Jr St-Gelais avec l’autorisation d’Alixia Busch et de Tancrède Szekely

La possédée

 

Il est trois heures du matin.

C’est le moment préféré du Malin.

Je sens monter en moi un feu ardent,

Un désir insatiable de plaire à mes amants.

 

Tout tourne avec violence autour de mon être,

Quelle inquiétante sensation de tout ce mal-être.

Le miroir renvoie une image de femme adultère,

Même si, je l’avoue, j’ai fréquenté bien des pères.

 

À mesure que les lampions noirs illuminèrent la cérémonie,

Mon âme, de toutes les tentations, en fut tellement remplie.

J’ai sans cesse, à mes nombreuses convoitises, succombé.

De cette nuit démoniaque, ma féminité fut imprégnée.

 

Ô, Méphistophélès, quel piège m’as-tu tendu ?

Pendant que j’étais étendue devant ces femmes nues.

Elles récitèrent dans une langue inconnue leurs incantations.

Alors qu’elles se penchèrent vers moi en citant leurs invocations.

 

« Solve ! Coagula ! » Elles se répétèrent inlassablement !

« Entra en Ella Satanas ! » Elles réitérèrent infatigablement !

Une émanation venue de nulle part s’est propagée en ce lieu.

Un endroit si sombre que même Dieu ne pouvait voir de ses yeux.

 

Dans les flammes éternelles, je me suis immergée.

Dans la fournaise de la Géhenne, je me suis engouffrée.

La diablesse de la luxure a ainsi pris le contrôle de mon esprit.

J’ai alors compris quelle maîtresse je servirai pour le reste de ma vie.

 

Ô, mon révérant ! Je vous en supplie, Délivrez-moi de cet abysse.

Pour me libérer, que je fasse sur ce crucifix, une pieuse bise.

Écartez de moi tout le mal à l’exception du péché de la chair.

Il est véridique que la joie bacchanale est loin de me déplaire.

 

Je suis celle que l’on appelle « La possédée ».

De cette nuit, j’ignore réellement ce qui s’est passé.

Sur cette table, ces comparses m’ont offert telle une obole.

Depuis cette célébration satanique, je crois être devenue folle.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Quelle belle inspiration

Quelle belle inspiration Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Xposeyourart Source : https://www.deviantart.com/xposeyourart/art/Beata-Blue-Inspiration-931964230

Quelle belle inspiration

 

Bonsoir ma chérie,

Fait comme chez toi, je t’en prie.

Sais-tu pourquoi tu es avec moi ce soir ?

Oui, je t’ai appelé bien qu’il se fît tard.

 

Mais, il y a des choses à éclaircir,

Même s’il faut peut-être en souffrir.

Ne dit-on pas, « qui aime bien châtie bien » !

Et qu’une bonne correction éloigne son âme du malin.

 

Nous sommes allés dans une place de perdition,

Un endroit extraordinaire de volupté et de gaspillage,

Un lieu d’orgies et de suavité sans retenue où l’on y engage,

Des femmes magnifiques en provenance de toutes les nations.

 

Nous avons loué la chambre numéro huit,

Un lit où un miroir était au-dessus suspendu,

Qui nous permettait d’en avoir plein la vue,

Mais, nous en avions eu assez très vite.

 

Heureusement, une pièce se trouvait juste à côté.

Un lieu où toi et moi allions bien nous distraire,

Et, par ton sourire, cela semblait vraiment te plaire.

D’un pas décidé, sans plus attendre, nous y sommes entrés.

 

Nous avons repéré avec étonnement une très jolie salle.

Une croix de Saint-André recouvert d’un cuir reluisant,

Un chevalet de métal avec des harnais et divers instruments,

Et, bien d’autres choses trônèrent un peu partout à ce lieu spécial.

 

J’ai observé ton regard porter sur une chaise en bois,

Une cravache bien solitaire était suspendue sur le mur.

Sans attendre, tu t’y es dirigé avec grâce et fière allure.

Ce fantasme par ce geste de le réaliser, tu me demandas.

 

Quelle vue sublime à mes yeux, tu as daigné m’offrir !

Les bas de nylon baissés jusqu’à tes jolis pieds,

Une telle vision pouvait irrésistiblement m’hypnotiser,

En imaginant que ces fesses allèrent bientôt rougir.

 

Avec grand soin, j’allais accomplir mon devoir d’amant.

Tu te souviendras de chaque coup sur ton postérieur,

Que je te prodiguerai avec générosité en cette heure,

Dès que tu diras le mot secret, j’arrêterai en un instant.

 

Les jours et les nuits sont passés,

Mais une question en mon esprit,

N’a pas encore trouvé une seconde de répit.

Ton désir, pourquoi ne m’avais-tu jamais avoué ?

 

Voilà pourquoi, en cette soirée, je t’ai invitée.

Je me suis procuré une chaise et une verge de cuir.

Elles serviront à revivre cette expérience pour notre plaisir.

Quelle belle inspiration que tu as dès lors en mon âme insufflée !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je n’en doute pas un seul instant

Je n’en doute pas un seul instant Poème par Rolland Jr St-Gelais

Photo par Samo19 Source : https://www.deviantart.com/samo19/art/Yellow-to-orange-911330445

Je n’en doute pas un seul instant

 

Il y a des jours et des nuits,

Où je me sens tellement envahi.

Par tant de questions tant d’interrogations.

Une parmi plusieurs gruge toute ma raison.

 

Où va-t-on, où se dirige-t-on ?

Nous avons que la terre pour maison.

Partout des rumeurs de conflits armés.

Est-ce si difficile de se respecter, de s’aimer ?

 

Nous vivons une seule fois.

En dépit de toutes les différentes fois.

Y a-t-il un Dieu qui gouverne notre destin ?

Voilà une question semée en nos cœurs par le Malin.

 

Oui, en dépit de nos religions et de nos croyances.

Il suffit pour être heureux de voir avec les yeux de l’enfance.

Est-ce si difficile de comprendre qu’il ne faut pas attendre à demain ?

En effet, il est encore le temps de choisir un autre chemin.

 

Les riches rêvent encore et toujours de s’enrichir,

Sur le dos de gens qui ne cessent pas de s’appauvrir.

Les militaires rêvent de conquêtes et de grande gloire,

Sur le dos des gens qui recherchent un peu d’espoir.

 

Les temps passés regorgent de conquérants avides de dominations.

En passant au fil de l’épée une grande quantité d’innocentes populations.

Parfois, je me dis qu’il serait peut-être temps d’apprendre de nos erreurs.

Que de vivre dans l’amour et le partage vaut mieux que la souffrance et la peur !

 

Oui, de l’histoire, il est impossible de faire marche arrière.

Raison de plus pour éviter une nouvelle guerre si meurtrière.

Que les armes se taisent pour laisser la place aux rires des enfants.

Il est encore le temps d’agir, je n’en doute pas un seul instant.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Un coq fier

Un coq fier
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin Poème par RollandJr St-Gelais

Un coq fier

Poème dédié à Maurice le plus célèbre coq Français

 

C’est un coq fier,
Qui chante le cocorico,
Ah comme il est fier et beau,
Ce qu’il doit faire la fierté de sa mère.

 

Un coq perché sur un si joli cul,
Car c’est ainsi qu’il est tellement connu,
Sans oublier de son chant matinal entendu,
Entendu par les gens du village heureux et nus.

 

Le charmeur, il faut bien le comprendre,
Car de ce beau cul il aimerait bien le prendre,
Alors pour se consoler de ne pouvoir se satisfaire,
Il lui fait la cour en chantant un de ces joyeux airs.

 

Chante ! Chante mon ami,
Chante ! Car la vie vous sourit,
Être sur un si beau cul est un privilège,
Mais attention de ne point tomber dans un piège.

 

Mon ami, vous feriez moins le malin,
Si vous étiez transformer en coq au vin,
Par son époux quelque peu jaloux de vous,
De ne pas chanter, ce qui le rend un peu fou.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une de ces chaudes journées

Une de ces chaudes journées
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Paroles écrites par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Une de ces chaudes journées

 

Un de ces jours,
Je te ferai l’amour,
Un jour qui durera toujours,
Afin de te combler, ô mon amour.

 

Jamais tu n’en reviendras,
Jamais de mes talents tu ne le croiras,
Jamais tu ne pourras trouver autre amant tel que moi,
Jamais aucun homme ne saura te satisfaire comme un roi.

 

En une journée de juin,
Je ferais avec grande joie le malin,
Pour te courtiser avec un bel entrain,
En te cajolant avec douceur tes délicates mains.

 

Je te chanterais une chanson de Gainsbourg,
Dès que le soleil se pointera le nez au petit-jour.
Une de ses chansons interdites par ses mots inédits,
Car moi aussi je ferai bien en toi ce va-et-vient jamais assouvi.

 

En une journée de juillet,
Dès l’aube où la beauté renait,
Je te fredonnerais un air de Queen,
Afin de te donner un air joyeux, une bonne mine.

 

Sans faire de pression,
Car je veux vivre avec toi à l’unisson,
Ce jour de péché mortel me menant dans les flammes,
Dans les flammes de l’enfer où se trouvent jolies jeunes dames.

 

En un jour du mois d’août,
Peu importe lequel je m’en fou,
Je te couvrirai de baisers à rendre jaloux,
Bien des hommes en pensant bien sûr à ton époux.

 

De mes bras tu seras tendrement serrée,
De ma poitrine tu entendras mon cœur t’aimer,
De nos corps enlacés tu ressentiras la chaleur y monter,
De ma verge gonflée du désir de te posséder en toi tu la sentiras pénétrer.

 

Avant que l’été prenne fin,
Que nous puissions satisfaire notre faim,
Avant le retour fatidique de la morte saison,
Mon seul souhait est de te faire l’amour à en perdre la raison.

 

Avant que n’arrive l’automne,
Et que cesse en moi l’envie d’être ton homme,
Avant que viennent les nuits si froides de l’hiver,
Et que ma vie sans ta présence devienne en mon âme un calvaire.

 

Avant que mon heure de quitter ce monde arrive,
C’est seulement avec toi qu’en chaque instant je désire vivre,
Sentir à jamais nos corps s’unir en une ultime étreinte,
Avant que mon âme quitte mon corps et qu’en moi la vie s’éteint.

 

Une journée pas comme les autres,
Où dans ton lit de concubine je me vautre,
Une journée qui me précipitera vers ma destinée,
C’est d’être avec celle que mon cœur en secret a tant aimée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada