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C’était en mars 2020

 

Mère Nature

Réalisation par Shelley Shemaria ! Modèle Magikstock Source : https://www.deviantart.com/silentplea/art/Mother-Nature-251568657

C’était en mars 2020
(Je viens de recevoir ceci par courriel. C’est magnifique)

C’était en mars 2020

Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.

Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait plus tôt.

C’était en mars 2020

Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n’y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.

Mais le printemps ne savait pas, le temps d’aller au jardin arrivait, l’herbe verdissait

C’était en mars 2020

Les gens ont été mis en confinement. pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.

Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.

Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d’autres valeurs.

Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s’était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.

Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l’ont appris à la télé. Le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.

Et c’est là que l’été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.

Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous, et vous profiterez de la vie.

Auteur ? Excellente question !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

Le handicap physique

Le handicap
Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Le handicap physique

Bonjour tout le monde,

Hé oui! Nous sommes déjà rendus au 30 décembre 2019. Une journée propice à une rétrospection, non seulement de nos bons et moins bons coups que nous avons réalisés au courant de l’année en cours, mais aussi à établir une liste de nos résolutions aussi minime soit-elle pour celle qui frappe à nos portes. Bon ! Je le reconnais que l’année 2019 a été somme toute assez intéressante même si elle avait débuté par un long séjour à l’hôpital.

Un tel séjour a permis chez votre serviteur quelques remises en question lesquelles se sont poursuivies tout au long de cette année. Des remises en question qui d’une part, m’ont conforté dans mes valeurs judéo-chrétiennes et qui, d’autre part, m’ont amené à percevoir certaines réalités avec des points-de-vue différents. C’est un fait. Je tiens mordicus à ces valeurs qui m’ont été transmises par mes parents et par les religieux qui enseignèrent dans l’établissement scolaire que je fréquentais durant mon adolescence. C’est aussi un fait que bien des gens peuvent avoir des pensées, des opinions et des modes de vie bien différentes que les miennes. Une telle diversité rend la vie fort intéressante.

Ceci m’incite à répondre à une question que plusieurs de ces personnes me posent à quelques occasions au fil de nos discussions sur le réseau social Facebook. Une question qui semble provenir de leurs pensées, leurs interrogations, de leurs opinions et, dans quelques cas, de leurs modes vie. À vrai dire, il s’agit davantage d’une requête qu’une question. En effet, plusieurs de ces personnes souhaiteraient que je rédige un texte dont le sujet serait de vivre avec un handicap physique. Une requête qui est, je le reconnais volontiers, tout à fait légitime. Or, j’avais déjà décidé de ne jamais rédiger un tel article sur ce sujet au sein de mon blogue artistique. Pour quelles raisons ? C’est précisément ce à quoi je tenterai de répondre mais de manière à ne pas m’éterniser sur ledit sujet.

À vrai dire, il y a trois postulats qui expliquent bien mon objection à élaborer sur le sujet. Veuillez noter que par un souci de rendre cet exposé écrit le moins lourd à lire, je vais essayer de faire qu’un survol des trois postulats de base. Ce qui, je le crois, sera satisfaisant autant pour vous que pour moi.

Le premier postulat de base réside dans le fait que tout le monde a un handicap lequel n’est pas toujours évident à voir mais qui peut quand même être lourd à supporter. Certains de ces handicaps peuvent être d’ordre physique, mental, émotionnel ou psychologique. Qui plus est! Les gens n’affrontent pas leurs handicaps de la même manière, et ce pour les raisons suivantes : des expériences de vie des plus traumatisantes, des ressources répondant de manière plus ou moins de façon efficace à leurs besoins et des capacités de résilience pouvant être aux antipodes les unes des autres. Bref, il serait à mon humble avis superflu de rédiger un tel article portant sur le sujet car il faudrait tenir-compte des paramètres mentionnés ci-dessus. Et, pour être franc avec vous, cela ne m’intéresse absolument pas.

Le second postulat de base réside tel que mentionné ci-dessus dans mon non-intérêt pour le sujet. En effet, ayant participé à de nombreux reportages tant au sein de la presse écrite que la presse télévisée, on dirait aujourd’hui la presse électronique, sur mon vécu en tant que survivant de la thalidomide, vous comprendrez qu’en ce qui me concerne le vase est plein jusqu’à ras-bord. En résumé, j’ai déjà amplement donné et beaucoup plus que vous pourriez même l’imaginer un seul instant.

Le dernier postulat, et le plus important d’entre les trois, c’est qu’un tel sujet n’a pas vraiment sa place dans mon blogue. Certes, il est aisé de constater que je vis avec un handicap physique apparent tout en remarquant au passage que je suis de sexe masculin lorsque je publie des articles concernant mes expériences de modèle nu pour des écoles d’arts, des ateliers en arts et des artistes tant professionnels qu’amateurs. Il en est de même lorsque je diffuse les poèmes inspirés par les photos prises durant mes poses de nudité que ce soit lors de session en privé ou bien durant les cours de dessin ou autres. Cependant, j’évite de toucher directement sur ma situation physique afin d’une part, de ne pas attirer ou susciter un quelconque sentiment de pitié chez mes abonnés et d’autre part, de ne pas faire de mon blogue un instrument de propagande pouvant servir à une cause liée de près ou de loin aux diverses situations de handicap existant dans le monde. Il y en a tout plein sur le web qui sont là que pour ça.

Une mise-au-point doit être faite ici afin d’éviter une certaine contradiction de mes énoncés. Certes, il est vrai que j’ai déjà posé nu pour un jeune étudiant en photographie qui avait choisi de réaliser une exposition portant sur la beauté de la différence. Ladite exposition comprenait toute une série de réalisations photographiques sur des personnes vivant avec des différences physiques, et ce dans le cadre d’une activité scolaire de rang collégial. Soyez convaincus d’une chose, si j’ai accepté de poser nu pour une telle activité, cela a été justement pour venir en aide à un étudiant dont le seul désir était de briser une image omniprésente au sein de la société selon la beauté physique doit répondre à des critères précis. Ce qui est, vous en conviendrez, entièrement faux.

J’ose espérer que mes explications sur mon opposition à élaborer sur le handicap physique présentées au sein de cet article vous ont été satisfaisantes. Et, pour être franc avec vous, il y a tant de sujets plus captivants à développer que je préfère laisser celui-ci à un autre.
Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La chair et le sang

 

 

 

 

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La chair et le sang

Bonjour tout le monde,

Hé oui ! Nous sommes déjà le 30 novembre 2019, dernière journée du Temps ordinaire de la liturgie catholique et anglicane qui précède la période l’Avent. Une période propice à se préparer le cœur pour accueillir un enfant pas comme les autres. Un Dieu ? Un Roi ? Un être illuminé ? Un prophète ? Libre à vous de le reconnaître comme bon vous semble. Quoiqu’il en soit, pour ma part, il est Celui qui s’est incarné dans la chair et dans le sang à la fois pour connaître nos forces et nos faiblesses ainsi que pour nous enseigner ce que devrait être l’humanité.

J’ignore si vous l’avez noté mais la chair et le sang sont les deux mots essentiels sans quoi l’incarnation de cet être non seulement serait impossible, mais perdrait tout son sens. En effet, nous sommes faits d’abord et avant tout de chair. Sans celle-ci communiquer, voire de communier, avec son prochain est tout simplement utopique. Autrement dit, j’existe d’abord et avant tout par ma chair.

Cette chair peut être perçue différemment à la fois selon les époques, les lieux, les mentalités ainsi que par les us et coutumes. Par exemple, dans la Grèce antique, la nudité était tolérée alors que lors de l’avènement du christianisme elle fut non seulement réservée pour la procréation mais elle fut aussi réprimée comme étant la source de tous les péchés. Et que dire des contrées et pays qui possèdent des visions diamétralement opposées au monde occidental? La liste est presque infinie.

Attention ! Il n’est pas question de juger des valeurs mais simplement d’amener à une réflexion plus approfondie sur le sujet.

Or, qui dit chair dit aussi sang ! La période de l’Avent est aussi un temps de partager davantage avec ceux et celles qui souffrent au plus profond de leurs êtres. Parfois, la souffrance est tellement intense qu’elle peut être même ressentie dans les veines. Par ailleurs, ne dit-on pas que le sang, c’est la vie?

Chaque être humain vit grâce au sang. J’irai jusqu’à dire que nous existons grâce au sang. Deux réalités corroborent mes propos. La première est d’une simplicité déconcertante : Toute érection du membre sexuel masculin est rendue possible que par l’apport du flux sanguin dans celui-ci. La seconde est toute aussi déconcertante par sa simplicité : l’être en devenir est nourri dans le sein maternel par l’entremise du sang de celle-ci. En résumé, toute vie humaine est permise que grâce au sang. Bon ! Il n’y a pas que cela. Je l’admets volontiers.

Néanmoins, ces deux aspects de la réalité cadrent parfaitement bien dans le cadre de mon blogue consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi qu’à des réflexions personnelles. Des réflexions ayant pour arrière-plan la nudité tout en étant développée de manière à la fois respectueuse et sans vulgarité.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un coup d’œil sur mon expérience en compagnie de Priscilla Vaillancourt

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Un coup d’œil avec mes deux yeux

Un coup d’œil sur mon expérience en compagnie de Priscilla Vaillancourt

Bonjour tout le monde,

Séance photo UQAC le 27 octobre 2019 1BisJ’espère que cette dernière semaine du mois d’octobre vous est profitable autant qu’elle l’est pour moi. En effet, je ne peux que remercier le ciel pour cette belle semaine qui m’a permis de renouer avec l’une de mes passions qui enrichissent ma vie. C’est à dire être un modèle vivant pour des séances de nudité artistique. Bien entendu que la poésie et la photographie constituent des passions, comme bien d’autres aussi, qui animent mon quotidien. Cependant, le fait d’être un modèle vivant donne un cachet particulier à mon parcours de vie.

D’ailleurs, un des nombreux avantages d’être modèle vivant consiste à rencontrer des gens formidables avec lesquels je peux échanger surSéance photo UQAC le 27 octobre 2019 5 nos parcours, et ce dans un respect mutuel. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Priscilla Vaillancourt, une charmante étudiante à la maîtrise en arts visuels à l’université du Québec à Chicoutimi, ce dimanche 27 octobre. Une étudiante qui m’a permis de vivre une expérience très valorisante tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Professionnel dans le sens que l’objectif premier est d’offrir un service de qualité à l’artiste qui requiert mon aide, et ce après avoir discuté de nos attentes réciproques. Personnel dans le sens que l’artiste avec qui je ferai affaires est d’abord et avant toute chose un être humain avec qui une interaction positive devra toujours être envisagée. Après tout, il s’agit d’individus qui possèdent leurs valeurs et leurs cheminements particuliers. Ici, l’importance de maintenir un lien de respect avant, pendant et après avoir réalisé ladite séance est un prérequis.

Séance photo UQAC le 27 octobre 2019 2En ce qui concerne ma séance vécue ce dimanche 27 octobre dernier, je peux vous dire sans aucune retenue que cela a été tout simplement fantastique. En effet, la chaleur humaine, la belle humeur, l’ouverture d’esprit et la bonne entente ont été les pierres angulaires qui ont favorisé un travail à la fois sérieux et méticuleux en cette après-midi automnale. Sérieux car nous voulions nous consacrer pleinement à nos tâches réciproques et méticuleux puisque nous souhaitions réaliser une séance photo digne de mention. N’oublions pas que votre humble serviteur a parcouru plusieurs kilomètres en bus pour offrir son aide à une étudiante en arts visuels, et ce avec un grand plaisir, bien entendu. Il n’était donc pas question de faire perdre son temps ni à l’un, ni à l’autre.

Pour le moment, et par un souci d’honnêteté intellectuelle, je ne peuxSéance photo UQAC le 27 octobre 2019 4 pas élaborer sur l’ensemble des poses que j’ai réalisées ni sur les photos prises par Priscilla Vaillancourt. En effet, il y a deux raisons qui m’incitent à jeter un voile pudique sur de tels sujets. En premier lieu, je dois attendre de recevoir les photos retravaillées par Priscilla Vaillancourt afin de pouvoir faire un tri sur lesquelles j’utiliserai ou pas au sein de mon blogue artistique. En second lieu, je crois qu’une considération doit être prise en compte sur le projet de maitrise de cette étudiante. Comme on dit si bien, il est toujours préférable de ne pas trop en dire que le contraire. À cela s’ajoute le plaisir de mettre un peu de suspense pour aiguiser votre appétit dans savoir un peu plus à mes prochaines publications sur le sujet.

C’est à suivre …

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Équilibre

quilibre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Équilibre

 

Être en équilibre,
C’est je crois être libre,
Libre des qu’en-dira-t-on,
S’accomplir en dépit de la raison.

 

Agir sans aucune inhibition,
Se moquer de toute fausse-pudeur,
Et de cette foule en avoir ni crainte, ni peur,
Aller vers les chemins au-delà du temps et des horizons.

 

Agir avec assurance,
Au risque d’être sous la démence,
En se rappelant que les plus illustres artistes,
Durent pour survivre affronter bien des risques.

 

Écrire en dépit des religions,
Et de leurs multiples accusations,
Au risque de connaitre le fouet et la prison,
Et d’y rejoindre la liste des martyrs connus par leurs noms.

 

Être toujours en équilibre sur un fil,
Pour la liberté de nos fils et de nos filles,
Pour leur promettre un avenir toujours meilleur,
Et de jeter dans les limbes de l’histoire les dictatures et leurs horreurs.

 

Être en équilibre selon nos valeurs,
Non pas selon les paroles des moralisateurs,
Qui n’ont que faire de notre véritable bonheur,
Car tout ce qui leur compte c’est de vivre au dépend de nos pleurs.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada