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Le temps du repos

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Magnifique dessin de mon ami Eri Kel de la France

Le temps du repos

 

Bonsoir mes chers amis,

Comment allez-vous mes chéris?

Ce que je suis heureuse de vous revoir,

En cet instant où dame lune annonce le soir.

 

J’aimerais vous demander une faveur,

N’ayez crainte, rien qui vous fera bien peur.

Je souhaiterais tant prendre une simple pose,

Celle qui me plaira pour un court moment, si j’ose.

 

Car je sens mon corps rattrapé par l’âge,

Et qui ne cesse de me faire penser à cet adage:

“Cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire”,

Voilà triste réalité qui me fait tant souffrir.

 

Quelle époque de ma folle jeunesse,

Où j’ai connu jeunes amants m’offrant leurs caresses,

De ce temps où herbes interdites garnissaient bien des stocks,

Dans les chansons d’amour et de liberté ici ou à Woodstock.

 

Quel temps méconnu à notre ère,

Où les plaisirs sont devenus si éphémères,

Où l’être humain a perdu son âme et ses valeurs,

En s’isolant de ses frères et ses sœurs au sein de leurres.

 

Maintenant que tombe la fraîche pluie,

Et que dans vos yeux brille votre légitime envie,

D’immortaliser la fragilité de ma nudité vieillissante,

Permettez-moi que je puisse rejoindre ce qui me hante.

 

Ce temps de jadis! Ce temps longtemps révolu!

C’est vrai, je suis une simple femme si frêle et si nue.

Permettez-moi que j’aille retrouver ceux qui sont là-haut.

Dans mes rêves en cet instant, en ce temps de repos.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Insoumis

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Photo par Mélanie Dufresne de Chambly

Insoumis

 

Contre vents et marées,

En parcourant rivières et longs prés,

En allant à contre-courant de ces valeurs,

De ces règles élaborées par ces hypocrites et ces menteurs.

 

Quoiqu’il advienne de ce monde perdu,

Dévasté par tant de crimes, de pleurs et ses vertus.

Vertus données aux gens pour justifier leurs monstruosités,

D’avoir condamné filles-mères et leurs nouveaux-nés rejetés.

 

Devant tant d’injustice, je ne peux que dire non.

Car j’ai choisi de ne point garder silence en taisant mon nom.

Jamais mes yeux se fermeront devant tant de souffrance,

Et toujours ma bouche dénoncera ces âmes démences.

 

Insoumis devant ces tyrans, je serai.

Insoumis devant ces voleurs à cravates, je resterai.

Insoumis devant ces destructeurs de vierges forêts, je me lèverai.

Insoumis devant ces malfrats de tout acabit, je me dresserai.

 

Insoumis en ce jour béni,

Insoumis devant le futur infini,

Insoumis de corps et sûrement d’esprit,

Insoumis je resterai pour combattre mes ennemis.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Être heureux, c’est d’être en paix avec soi-même.

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Réalisation extraordinaire de mon ami Joël Pèlerin (Photographe)

Être heureux, c’est d’être en paix avec soi-même.

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la saison printanière soit belle. De mon côté, la vie est tout simplement magnifique et ce, pour diverses raisons qui à ma grande surprise m’étonnent par leur simplicité. En effet, j’ai longuement réfléchi sur ce qui fait réellement mon bonheur actuel. Aurais-je gagné un gros lot à la loterie nationale, remporté un prix d’excellence ou bien trouvé le grand amour ? Rassurez-vous ! Ce n’est strictement pas le cas.

Bon ! Il est vrai que l’on souhaite gagner un jour ou l’autre un montant à la loterie afin de pouvoir se gâter et, dans le cas échéant, gâter nos proches. Il est aussi intéressant de remporter un prix ou une quelconque forme de reconnaissance pour ce que nous faisons auprès de nos pairs. Encore-là ! Si cela n’est pas le cas, rien ne nous empêche d’être heureux. Pour ce qui est du grand amour ? Pourquoi pas ? Tout est possible dans la vie. D’ailleurs, j’ai déjà aimé et je continuerai d’aimer même si parfois l’amour fait mal.

À vrai dire, la base fondamentale du véritable bonheur est sans contredit d’être en paix avec soi-même. C’est-à-dire de vivre selon nos valeurs, nos principes, nos propres attentes face à notre vie et uniquement la nôtre. Nos valeurs nous ont certes été inculquées par nos proches, en particuliers nos parents, mais aussi par ceux et celles qui nous ont entourés durant notre enfance et adolescence. Ne dit-on pas que ça prend un village en entier pour élever un enfant ? Pour ce qui est de nos principes, ces derniers sont plus souvent qu’autrement façonnés par notre expérience de vie laquelle se termine seulement lorsque nous rendons notre dernier souffle. Et pour ce qui est de nos attentes face à la vie, elles peuvent varier de manière considérable selon les circonstances auxquelles nous nous retrouvons.

En ce qui me concerne, je ne remercierai jamais assez Dieu pour la beauté de ma vie actuelle. En effet, j’en ai pris conscience notamment par une petite anecdote qui m’est arrivé aujourd’hui même. En effet, quel bonheur extraordinaire que je ressens lorsqu’une chauffeuse de bus me dit qu’elle est vraiment de me voir monter à bord. Quel plaisir de discuter de nos cheminements de vie respectifs ! Et, en ce qui regarde ma passion en tant que modèle nu, elle trouve cela formidable que je puisse m’accomplir dans un domaine où peu sont appelés et où encore bien peu y trouvent leur voie. C’est un petit velours qui me fait beaucoup de bien.

Oui, pour moi, c’est ça être heureux : Être en paix avec soi-même. Une paix que l’on peut apporter aux autres souvent sans que nous nous en rendons-compte. Voilà pourquoi, je peux dire que je suis … heureux. Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans le mille

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Votre humble serviteur en compagnie d’une jeune artiste

Dans le mille

Bonjour tout le monde,

Vous savez probablement déjà que je suis un grand lecteur de journaux et qu’en règle générale je ne rate pas de lire les chroniques où les valeurs de notre époque sont analysées de manière propre au Québec. Parmi ces valeurs, le regard sur la nudité est sans conteste l’un qui m’interpelle le plus. Et pour cause, puisque qui dit nudité fait référence à l’un des sujets encore tabous au sein de nos sociétés occidentales.

Or, ce matin, j’ai eu le plaisir, un plaisir presque coupable, de savourer ce texte écrit par la chroniqueuse Sophie Durocher. Un texte qui donne l’heure juste sur les dérives du féminisme face à la nudité artistique laquelle a servi, et sert encore et servira probablement  pour les décennies à venir, de tremplin pour bon nombre d’artistes tant masculins que féminins dans leur recherche de la beauté. Une beauté vue par leurs yeux, perçue par leurs cœurs et retransmise par l’entremise de leurs œuvres.

Par un souci de respecter le droit d’auteur, j’ai ajouté en bas du présent article le lien de la chronique rédigé par Sophie Durocher. C’est la moindre des choses dans le cadre d’un blogue qui se veut être à la fois sérieux et authentique et respectueux des règles de l’art.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le délire féministe

Par

Sophie Durocher

On savait que le mouvement #moiaussi, si légitime soit-il, allait amener son lot de dérapages. Et le pire de ces contrecoups, c’est la naissance de la Police des femmes, qui veut nous dire quelle est la bonne façon de représenter les femmes dans l’art.

VOIR DU SEXISME PARTOUT

On avait déjà eu droit à quelques textes délirants de la prof de l’UQAM Martine Delvaux, qui trouvait sexiste Le Mirage ou Blade Runner 2049.

Mais on a atteint un nouveau sommet avec la publication dans La Presse d’un texte de Pascale Navarro intitulé : Le génie expliqué aux petites filles.

Mes amis, on devrait avoir un malaise à regarder Le Penseur de Rodin, parce que le sculpteur a supposément « participé à la destruction » de Camille Claudel. Misère, il y a des limites à faire du révisionnisme historique ! Non seulement Rodin a toujours vanté les qualités artistiques de Claudel, mais il a déjà déclaré : « Je lui ai montré où trouver de l’or, mais l’or qu’elle trouve est bien à elle ».

Il faudrait qu’on ait un malaise à regarder des Picasso parce que Pablo n’a pas toujours été fin avec ses 1001 amantes ? On n’a pas fini.

Bien sûr, ces néo-féministes ne disent pas un mot sur les femmes artistes qui ont été des véritables monstres pour leur entourage. J’imagine que la grand-mère d’Anaïs Barbeau-Lavalette (dont l’histoire est racontée dans La femme qui fuit) est une sainte, malgré le fait qu’elle ait lâchement abandonné ses deux enfants en bas âge pour se consacrer à « son art » ?

CACHEZ CE SEIN, CETTE FESSE, CE BRAS

Dans son texte ahurissant de morale puritaine, Navarro s’en prend même à la nudité dans la peinture.

« Depuis que nous sommes petites, nous entrons dans des musées dont les murs sont couverts de femmes déshabillées et dont les images font la gloire de leurs auteurs. Les femmes ont servi de support à tant d’œuvres et nourri tant de génies portés aux nues, que les petites filles qui regardent (ce qu’elles deviendront ? ce qu’on attend d’elles ? leur miroir ?) sentent une colère monter. »

Ben voyons donc ! Les petites filles qui vont au musée regarder Les Baigneuses de Renoir, L’origine du monde de Courbet ou les femmes nues de Matisse sont « en colère » parce que ce sont de vilains machos qui ont créé ces œuvres ?

Mais c’est quoi ce délire puritain ?

Big Mother is watching you ?

ET LES ZIZIS ?

Quand je lisais ce texte effarant, j’avais l’impression de lire le manifeste d’un taliban. Ça ne traverse pas l’esprit de ces radicales que l’art est une déclaration d’amour à la beauté et que le corps des femmes, ben… c’est beau ?

Bordel, depuis que l’humanité existe, l’être humain a représenté ses congénères dans leur plus simple appareil. Depuis des millénaires, on dessine, peint, sculpte la courbure d’un sein, le galbe d’une fesse.

Et je peux vous nommer des milliers d’œuvres marquantes de l’histoire de l’art qui sont une glorification du corps nu… d’hommes déshabillés.

Quand les féministollahs regardent le David de Michel-Ange, un homme flambant nu au pénis proéminent gravé dans le marbre, est-ce qu’elles sentent monter en elles la colère ?

Source journalistique : http://www.journaldemontreal.com/2018/02/09/le-delire-feministe

Le bon déroulement d’une séance

Le bon déroulement d’une séance

Bonjour de nouveau tout le monde,

J’espère  que le cours de votre semaine se passe bien. Pour ma part, il me semble d’être dans un état de grâce depuis quelques temps. En effet, je sens en moi un bien-être intérieur rarement vécu ces dernières années. Un bien-être qui tire son origine par une remise en question de mes valeurs, de mes attentes face à la vie et, surtout, à ce que je désire réellement tout en mettant l’accent sur ce que j’ai besoin pour m’accomplir.

12202353_10208456182267118_843604177_nChose étonnante, je ressens un tel bien-être à chacune de mes séances de nudité artistique. Pourquoi donc ? Me direz-vous ? Quels seraient les éléments qui procurent une telle quiétude lorsque je pose nu, et ce que ce soit dans un cadre d’un atelier en arts ou bien pendant une session en classe face à des étudiants et des étudiantes ? Je vous répondrai qu’il s’agit pour votre humble serviteur d’une part, d’un instant où l’harmonie entre mon esprit et mon corps est, à l’image du soleil à son zenith, à son maximum. Rien ne vient interférer dans la communion entre ces deux composantes de mon être que sont mon physique et mon corps astral. Et, d’autre part, il m’est loisible de réaliser les positions où la beauté, il est vrai si particulière, de mon physique sera mise en avant-plan. Chose pas toujours évidente à faire lorsque je fis mes premiers pas dans ce domaine.

Toutefois, je ne  me rappelle pas de vous avoir décrit à quoi consiste le bon20171110_101223 déroulement d’une séance de nudité artistique. Comment je fais mon entrée ? Que puis-je réaliser ou non devant une classe d’étudiants et d’étudiantes en arts ? Quelles sont les limites que je m’impose pendant lesdites poses, et surtout pourquoi je me les impose ? Quelles sont les étapes d’une séance de nudité artistique pour qu’on puisse la qualifier de réellement académique ? Et, c’est possiblement la question la plus importante entre toutes, quelles sont les poses choisies pendant une telle séance ? Des questions que je me dois de répondre de manière franche et en toute honnêteté. Puisque j’ai décidé de réaliser quelques vidéos explicatives au sein de mon blogue artistique afin d’un côté, agrémenter mes publications et, d’un autre côté, offrir une interaction plus conviviale entre vous et votre humble serviteur, voici donc la troisième vidéo.

N’hésitez pas à écrire des commentaires ou encore à communiquer avec moi à mon adresse email professionnelle que voici : modelevivantaquec@live.ca Je vous répondrai dans les plus brefs délais.

Sur ce, je vous souhaite une bonne écoute !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Pour bien débuter la semaine

Pour bien débuter la semaine :

le rosaire chanté en grégorien

Bon début de semaine tout le monde,

22853288_2020246764873090_4666011950016209162_nJ’espère de tout mon coeur que vous allez bien et que la vie soit bonne et belle pour vous. De mon côté, j’ai passé une journée dominicale réellement divine. En effet, comme à l’habitude, je suis allé à la célébration eucharistique en l’église St-Roch de Québec afin d’assister à ladite cérémonie comme je le fais depuis l’âge de mes 15 ans.

Fait étonnant ! N’oublions pas qu’à cet âge, nous avons tendance à se révolter de tout et de rien. Que voulez-vous ? C’est la période des remises en questions de la plupart des valeurs, des principes et du mode de vie inculqués par nos parents et ce, avec la meilleure volonté qu’ils eurent. De mon côté, ma foi chrétienne de tradition catholique a été jusqu’à maintenant plus que salutaire sur le chemin de ma vie.

Il va sans dire que ma passion pour le domaine18787894_10154940127833462_1862696579_n artistique m’a amené dernièrement à m’interroger sur la beauté des chants grégoriens. Ces chants dont les moines et les religieuses psalmodièrent en choeur dans leurs monastères, un peu comme pour protéger leurs contrées contre toutes formes de menaces tant intérieures qu’extérieures. Je me suis questionné durant la célébration eucharistique de ce dimanche à savoir : pourquoi n’y aurait-il pas quelques articles sur ce domaine musical que sont les chants grégoriens au sein de mon blogue artistique ? Après tout, notre civilisation est plus que tributaire du rôle qu’a joué le catholicisme dans l’émergence des arts. Est-il utile de vous rappeler que la cité du Vatican regorge de trésors d’une valeur inestimable ?

18763185_10154940138013462_1152071160_nBref, c’est afin de palier à cette lacune que j’ai décidé de publier au fil des semaines à venir des articles sur l’art religieux dont l’église catholique s’est servi pour d’une part, évangéliser l’Europe et, d’autre part, être garante des valeurs fondamentales qui servirent de tremplin à la plupart de nos institutions d’enseignement, de charité et d’hospitalité, voire ici les premiers asiles et hôpitaux dédiés aux moins nantis et des rejetés.

Oui, les chants grégoriens méritent de manière indéniable d’occuper une place hautement digne afin de reconnaître tant leur beauté que leur sacralité dans le domaine artistique. Les ignorer consisterait à les envoyer dans les limbes de l’histoire, de notre histoire. Ne l’oublions jamais.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un peu de douceur

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Un peu de douceur

 

En cette journée bien spéciale,

Une pensée bien amicale,

Pour vous souhaiter,

Beaucoup de gaieté.

 

De la paix en votre cœur,

De l’amour à profusion,

Une prière vers Sion,

Et de la douceur.

 

Car rien n’a plus de valeurs,

Que d’être entourés,

Et d’être aimés,

À chaque heure.

 

Merci pour votre fidélité, 

Par votre présence je suis comblé,

Je vous dis Joyeux Noël,

Car la vie est une merveille.

 

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Lettre à ma mère

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Ma mère m’a enseigné à ne pas avoir honte de mon corps.

Lettre à ma mère

Bonjour chère maman,

Cela fait maintenant plus de 21 ans que tu as quitté ce monde que tu aimais tant. Tu adorais entretenir ton jardin de fleurs, prendre soin de la demeure familiale, recevoir tes enfants partis depuis le jour de leurs noces afin de fonder à leur tour leurs familles sans oublier le cadet dont tu étais si fière. Fière d’avoir fait mentir les plus sombres pronostics à son endroit. Tu étais là dans nos moments de peines comme de joie. Tu partageais nos instants de bonheur tout en nous épaulant dans nos moments de tristesse. Tu nous as inculqué des valeurs chrétiennes si précieuses à tes yeux.

DSCN0257 (2)Ta foi en la vie, en l’amour et en Dieu est devenue mienne au fil du temps. Oui, j’ai foi en la vie car elle est de part sa précarité tellement précieuse que jamais je ne voudrais la perdre pour des futilités. Oui, j’ai foi en l’amour car qu’importe ce que nous sommes sur cette terre, vivant dans l’opulence ou bien essayant de survivre dans la médisance, savants au grandes connaissances ou petites gens aux humbles d’esprit, peau couleur d’ébène ou bien blanc comme de la crème, nous ne pouvons vivre sans amour. Oui, j’ai foi en Dieu. Celui que tu m’as fait connaître à travers tes gestes de bonté et de miséricorde, en ne pas jugeant autrui sur les apparences mais de tendre la main sans compter car nul trésor ne nous suivra dans la tombe une fois notre heure venue.

Pourtant, j’ai tant de choses à te dire, tant de secrets à te dévoiler, tantNew Image 43 de chagrins à te confier. Mais, par-dessus toute chose, j’aimerais avoir réponse à cette modeste question : pourquoi ai-je tendance à blesser les femmes qui m’ont aimé ? Je ne crois pas être une mauvaise personne et jamais, ne fut-ce qu’un seul instant, j’ai souhaité mauvais sort à autrui. Et pourtant, c’est la honte qui m’envahit dans la tournure de mes souvenirs. J’ai tellement désiré avoir une femme à combler, à chérir et à toujours respecter.

Pourtant, malgré mes gestes de bonté et mes marques de respect, j’ai si souvent blessé que je ne sais plus qui je suis. Tu sais. Je n’ai jamais rien refusé à celle qui allumait la flamme dans mon cœur, encore plus lorsque celle-ci me réchauffait dans le silence le plus complet. Je suis loin de regretter mes voyages, mes aventures et mes soirées avec toutes celles que j’ai réellement aimées. Bien au contraire !

20171130_135019 (1)Maintenant que l’automne tire à sa fin et que l’hiver installe son manteau blanc, je ne peux m’empêcher de revivre mes plus beaux souvenirs. Souvenirs qui me hantent dans mes rêves aux plus sombres de mes nuits. Me réveillant en sursaut, je t’appelle. Maman ! T’ai-je donc fait !? La douleur qui m’accable ne s’apaise que dans les strophes de mes poèmes.

Et, que Dieu m’en soit témoin, ce que je les ai aimées. Ce qui ne m’a pas empêché de les blesser. Malgré moi, malgré les valeurs que tu m’as transmises, je n’ai pas su être à la hauteur. À la hauteur de leurs attentes. Mais, ce qui m’accable le plus, c’est de voir que celle que j’ai en secret le plus aimée, est celle dont j’ai fait le plus souffrir.

Dis-moi maman, me répondras-tu la prochaine fois que je t’appellerai en pleine nuit ? Tu sais maman, j’aurais tellement de choses à te dire, de secrets à te confier et de péchés à te confesser. La prochaine fois, je t’en supplie pour l’amour de Dieu, réponds-moi.

Ton fils qui t’aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans l’œil d’un artiste

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Remerciement à Jerzy Rekas pour sa permission Source : http://jrekas.deviantart.com/

Dans l’œil d’un artiste

Bonjour tout le monde,

Je profite de cet instant pour partager avec vous mon opinion, aussiDSCN0257 (2) humble soit-il, sur un aspect précis du domaine de la nudité artistique. Un aspect qui, je le crois, n’a été qu’effleuré au fil de mes nombreuses publications sur les séances auxquelles j’ai eu la chance de participer depuis que je suis devenu modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers où le dessin était l’outil de travail des artistes présents. Cet aspect concerne le regard de l’artiste sur son modèle. Un regard qui est, vous devez vous en douter, très différent de ce que l’on retrouve au sein des magazines et, encore plus, au sein des nombreuses publicités où le corps, notamment celui de la femme et dans une moindre mesure celui de l’homme, est utilisé pour faire mousser la vente de tel ou tel produit.

1922236_910867815619763_7444781465202693521_nQuel est donc ce regard ? Je répondrai à cette question par une vérité enseignée par les plus sages : Il y a autant de regards sur autrui qu’il y a d’individus sur terre. Ceci est bien évidemment le cas pour les artistes lesquels ont leurs propres expériences de vie, leurs valeurs, leurs degrés d’ouverture sur le monde et leurs interdits plus ou moins nombreux, ainsi que leurs préoccupations pouvant altérer leurs visions du sujet étudié. C’est un fait que les expériences de vie, et pas seulement pour les artistes, ont une influence énorme sur la manière dont tout-un-chacun perçoit le monde environnant. Par exemple, chaque lecteur d’un quotidien interprétera les nouvelles qui y sont rapportées à la lumière de ce qu’il a ou non vécu au cours de sa vie. Comme on dit si bien, tout le monde peut parler sur la guerre, mais seuls ceux qui l’ont vécu de près sont en mesure de saisir tout ce que cela comporte de cruel.

Il en est de même des valeurs personnelles. Dans le cas présent, lanew-image6 grande majorité des étudiants en arts pour qui j’ai posé nu dans le cadre de leurs formations académiques a semblé être emballée par le fait que je fus entièrement nu durant leurs séances. Je leur ai donné le meilleur de moi-même et, en contre partie, ils sont venus y puiser tout ce qu’ils pouvaient en tenant compte de leur savoir-faire. Or, certains élèves ont préféré ne pas assister aux dites séances pour des motifs qui leurs appartiennent et que les responsables des groupes se devaient de respecter. Ce qui est la moindre des choses en pareilles circonstances. N’est-ce pas ?

Le degré d’ouverture sur le monde, élément sous jacent aux valeurs personnelles en y incluant leurs interdits, peut aussi être un facteur déterminant dans la vision de l’artiste envers le modèle nu. Ici, je dois reconnaître que la quasi majorité des artistes, en incluant les élèves des écoles d’arts, ont une propension fort étonnante à découvrir le monde. Je parle bien du monde en général et non seulement du milieu environnant dans lequel ils vivent. D’ailleurs plusieurs d’entre eux ont voyagé en de nombreux pays enrichissant ainsi leur culture générale. Ne dit-on pas que les voyages forment la jeunesse ?!

New Image1Et que dire de leurs préoccupations pouvant altérer leurs visions du sujet étudié ? C’est un fait indéniable que nous sommes tous marqués par les événements qui se déroulent dans notre vie quotidienne. Des factures à payer, des soucis de travail, des rapports houleux avec l’être aimé et bien d’autres aspects qui jalonnent le parcours de notre destiné peuvent obscurcir notre vision de la vie. Bien entendu que de tels aspects influenceront les artistes dans leurs démarches. Certains d’entre eux transposeront de manière plus ou moins consciente leurs préoccupations sur la vision qu’ils en ont sur le modèle nu qui se trouve devant eux. Dis-moi ce que tu penses et tu me donneras ainsi une bonne indice de ce que tu vois. Dis-moi comment tu le vois et je te dirai la couleur de ton âme. Il en est de même pour chacun d’entre nous.

Bref, le regard de l’artiste comporte des facteurs à la fois psychologiques et psychiques qui l’amèneront à mettre sur toile sa vision d’un instant précis de sa vie. Un instant figé par quelques coups de crayons ou de pinceaux ici et là sur une toile vierge. Un moment temporel couché sur une toile blanche pour le reste de l’éternité. C’est ainsi que de voir un modèle nu sur une toile quelconque, c’est d’abord et avant tout voir la profondeur de l’âme de l’artiste. Je conclue cet article en paraphrasant une parole d’un grand sage natif de Bethléem : « Qui me voit sur toile, voit aussi mon père ! »

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Moment de réflexion en ce jour spécial

Moment de réflexion en ce jour spécial

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la saison estivale vous apporte joie et bonheur et que vous êtes entourés par ceux et celles que vous aimez. La vie est courte. C’est à nous d’en profiter au maximum en partageant nos joies et en aidant plus petit que soit. C’est d’ailleurs le fondement de la moralité.

18763018_10154940139913462_816691533_nComme vous l’avez peut-être deviné, je désire en cette journée un peu spéciale partager avec vous un moment de réflexion sur le sens de la vie, en l’occurrence de la mienne. En effet, cette journée est le 7 juillet 2017, soit le 7-7-17. Le chiffre sept revient trois fois tels que les sept jours de la création, les trois personnes de la sainte-trinité et le chiffre un tel qu’un seul Dieu. Bon ! C’est peut-être le fruit du hasard, mais un tel fait me porte à me questionner sur ma vie. Quel est le sens de ma vie ? Pourquoi suis-je venu au monde ? Que signifie ce monde à mes yeux ? Et, la plus importante de mes interrogations, de quoi suis-je le plus fier ?

received_10154940127618462Ma vie a un sens fondamental qui est de vivre tout simplement. C’est-à-dire de ne pas me lever à chaque matin en me préoccupant de ce que les autres diront ou penseront de moi. Je fais ce que je dois accomplir. Un point, c’est tout. Mais attention ! Une prière est toujours de mise dès mon réveil et à l’heure du coucher. Une prière mariale car, et je m’en aperçois de plus en plus au fil des années qui passent, la foi catholique que mes parents m’ont transmise a été plus que salutaire en maintes occasions. Rendre grâce d’être là après toutes ces années et ce, en dépit de tout le pronostic plus que défavorable de certains médecins à mon endroit quelques temps après ma naissance. Avoir la foi est le propre de l’être humain. Et être un humain, c’est d’abord reconnaître qu’il y a quelque chose qui nous dépasse malgré toute notre science, nos connaissances, nos découvertes et notre pouvoir lequel peut nos élever aux nues ou bien nous précipiter dans les abîmes.

Autre question : Pourquoi suis-je venu au monde ? Je vous dirais aprèsNew Image 90 mûres réflexion, qu’il existe trois raisons à cela. Tout d’abord, cheminer vers la lumière et ne jamais lâcher prise dans un tel cheminement. C’est un procédé loin d’être aisé puisque comme chacun d’entre nous, la possibilité de faire des erreurs existe bel et bien à chacune de mes décisions. Ne dit-on pas que la somme de nos décisions, de nos erreurs et de nos succès constitue l’expérience de la vie ? Accepter cette noble vérité, c’est faire preuve d’humilité. Ensuite, aimer et être aimé même si, parfois et bien malgré moi, cela peut en plusieurs circonstances être une source de souffrance. Mais, c’est aussi une source intarissable de bonheur et de joie. Aimer, c’est savoir être là tout simplement dans le silence de notre quotidien tandis qu’être aimé, c’est faire preuve d’un courage extraordinaire puisqu’on accepte de faire confiance à l’autre au point de se présenter tel que nous sommes réellement. Enfin, c’est aussi avoir l’aptitude de dire « oui » lorsque cela s’avère être nécessaire tout comme de dire « non » quand nos valeurs les plus profondes sont mises en péril. Ici, la survie de soi, de notre société et de nos modes de vie doivent impérativement être au premier plan dans nos prisses de décision. Oui, cela fait partie de mes raisons de vivre car sans une telle capacité, je suis semblable au grain de pissenlit apporté par le vent qui ne sait ni où il s’en va, ni ce qu’il deviendra. L’homme vaut plus que cela.

Autre question de grande importance : Que signifie ce monde à mes yeux ? Je vous dirais que rien n’est plus beau que ce monde. Nos dirigeants dépensent des fortunes colossales en armement, en subvention pour des entreprises dont le seul but est de toujours faire le plus de profit possible alors qu’il suffirait d’orienter toutes ces sommes dans des causes humanitaires pour régler des problèmes avant qu’il ne soit trop tard.

Oui, ce monde est magnifique et c’est à nous d’en prendre soin selon nos capacités personnelles. Oui, ce monde est extraordinaire avec tout qu’il contient. Pensez un seul instant aux rivières qui coulent, aux montagnes millénaires, aux milliers de fleurs qui nous offrent leurs couleurs et qui embaument l’air de leurs parfums sans oublier à toutes ces créatures, aussi grandes ou petites soient-elles, qui pullulent la terre. Cette terre qui nous offre tant et que nous maltraitons tant.

Oui, ce monde est précieux à mes yeux. Et, comme disait si bien un grand sage oriental : ce n’est pas la mort qui me fait peur, c’est de quitter la beauté de la vie qui m’attriste.

New Image25Enfin, voici la question qui me turlupine l’esprit. De quoi suis-je le plus fier dans mes réalisations ? Hé bien ! Croyez-le ou non, c’est d’avoir créé ce blogue puisqu’il témoigne à lui seul de mon parcours de vie. En effet, tout ce qu’il contient est une preuve irréfutable que la vie vaut la peine, je dirais plutôt la joie, d’être vécue. Je n’ai pas de mains, mais j’ai pu écrire des textes et des poèmes suscitant en certaines circonstances l’admiration de mes pairs. Il me manque certes une jambe et un pied, mais j’ai tout de même parcouru des lieux que bien des gens n’iront jamais. Je n’ai pas de langue, mais cela ne m’a pas empêché de dire à mon premier grand amour de ma vie que je l’ai toujours aimée et l’embrassant tendrement sur le front lors de notre rencontre après plus de trente ans de séparation. Oui, je pose entièrement nu pour des écoles d’arts et des ateliers de renommée internationale alors que l’on m’avait jadis condamné à être soustrait du regard d’autrui. Ce blogue est mon témoignage. Le témoignage que la vie est vraiment magnifique.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada