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Ooops !

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Ooops ! Par Caro de Liège de Belgique

Ooops !

La vision originale d’une artiste-peintre

Bonjour tout le monde,

72954905_2491352020979337_1718708043408998400_oJ’espère de tout mon coeur que vous allez bien et que le mois de novembre se déroule selon vos attentes. Pour ma part, à part quelques mésaventures liés à ma période de vaccin, je peux dire que tout se porte à merveille. En effet, j’ai eu la chance de rencontrer la responsable des groupes d’étudiants et d’étudiantes pour lesquels j’ai posé en tant que modèle vivant (nudité intégrale) au C.É.G.E.P. de Drummondville en mars de cette année. Nous en avons profité pour discuter d’une reprise des séances en vue de la prochaine session hiver 2020 au sein de ses futurs groupes. Comme quoi, la vie se poursuit tranquillement mais sûrement.

Sous un autre ordre d’idées, j’ai découvert une artiste-peintre73048733_528095148005295_4959180135740735488_o vraiment talentueuse via le réseau social Facebook dans lequel je suis en lien quasi permanent avec des artistes du monde de la francophonie. C’est ainsi que j’ai pu faire la connaissance de madame Caro Boulanger de la belle ville de Liège de Belgique. Une artiste-peintre qui possède une vision tout à fait originale du corps nu féminin, notamment sur les seins, et qui les présente d’une manière que je qualifierais, et c’est loin d’être péjoratif, d’amusante.

71966256_2491352200979319_4136780605356507136_oJ’ai bien écrit  » amusante  » puisque d’une part, il est pratiquement impossible d’éviter de porter notre regard sur les formes quelque peu exagérées de ces seins, qui sont magnifiques en passant, et d’autre part, de la variété des couleurs lesquelles parfois accentuent et d’autrefois adoucissent leurs présentations. Des présentations tellement bien réalisées que je n’ai pu m’empêcher de rédiger un article « au sein », quel jeu de mots, de mon blogue artistique consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi que de manière sporadique à mes réflexions personnelles sur diverses réalités de la vie.

À propos de réflexion, Je m’étais questionné à savoir quelle est l’intention de cet artiste-peintre belge d’axer ses réalisations artistiques sur les seins dans une démarche tout à fait originale. Quoi de mieux que de lui laisser s’exprimer librement en empruntant ses propres mots tirés de sa page Facebook ? C’est ainsi qu’elle répond à cette ultime question : Pourquoi ? Ce à quoi elle me répond :72212995_2491351937646012_2079130227031670784_o

C’est, je crois bien, une réponse à la fois franche et sans équivoque. Une réponse franche car elle explique clairement ce que sa démarche est avec une simplicité remarquable. Une réponse sans équivoque puisqu’elle ne laisse pas de place au doute. D’ailleurs, le fait qu’elle dessine des oeuvres « sans visage afin que chaque femme puisse s’identifier » dénote une grande sensibilité envers ses congénères féminins.

Je termine cet article en y incluant une vidéo, que vous trouverez ci-dessus, dans laquelle l’artiste-peintre présente quelques-unes de ses oeuvres. Des oeuvres qui vont bien au de-là les seins. Bon visionnement !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Laissez-moi

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Magnifique création de Noble Roro

Laissez-moi

 

Laissez-moi je vous en prie,

Permettez-moi je vous en supplie,

Exaucez l’humble prière de votre serviteur,

Allez! Dites-moi oui. N’ayez aucune peur.

 

De vos magnifiques seins!

Qui rendent jaloux les saints.

De leur beauté, j’en suis perturbé.

De leurs formes, j’en suis obsédé.

 

Mais, rassurez-vous ne craignez rien!

Même si je ne suis qu’un pauvre vaurien.

Allant ici et là sous les étoiles du firmament.

Espérant un peu de tendresse et d’amour en rêvant.

 

 

En rêvant de caresser votre peau de satin,

En m’éloignant de mon sort et de mon destin,

Que vaut la vie d’un homme s’il ne peut se reposer?

Quelle est sa raison de vivre s’il ne peut d’un amour espérer ?

 

 

Laissez-moi vous approcher!

Laissez-moi tendrement vous cajoler!

Avec délicatesse de vos craintes je vous soulagerai.

Avec passion, vos plus intimes désirs je les exaucerai.

 

 

De

 

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Solaire abandon

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Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

 

« Solaire abandon »

« Parce que parfois abandonner peut être salutaire »

Un des nombreux chef-d’oeuvres de Eri Kel
Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.
RollandJr St-Gelais de Québec

P.S. Un dessin de nu peut en dire tellement si on prend le temps de simplement … l’écouter. Écouter ce que nous racontent ces lignes, ses teintes et ses formes.

L’importance de l’étude

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Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

 

L’importance de l’étude

Bonjour tout le monde,

Il me fait plaisir de discuter avec vous d’un élément fort important dans le domaine de la nudité artistique, et plus particulièrement, d’un aspect précis d’une séance de dessin. Un tel aspect est présent dans toutes les séances auxquelles j’ai eu la chance de participer depuis que je suis modèle vivant. Il s’agit de l’étude proprement dite du modèle vivant en tant que sujet de travail. Il va de soi qu’une telle étude revêt de la même importance tant pour les artistes professionnels que les amateurs ou encore les étudiants dans les écoles d’arts.

Un modèle vivant est avant toute chose un sujet d’étude.

Les personnes présentes en salle sont là pour étudier tout de lui, et ce avec un regard ressemblant presque à celui d’un aigle. Quelles sont les formes qui lui sont spécifiques ? Quelles postures prend-t-il ? Comment mettre sur papier non seulement ce qu’ils voient mais aussi ce qu’ils ressentent chez le modèle vivant ? Au fait, que peut-il bien ressentir ? Quelles sont ses particularités physiques et, surtout, comment vit-il avec ? Est-il bien dans sa peau ? Que de questions les études du modèle vivant les artistes devront répondre !

Pour ma part, j’adapte mes premières poses selon le degré d’expérience des personnes en salle. Vous comprendrez sans aucun doute que le degré de difficulté augmentera en fonction de l’expérience qu’ont les artistes avec qui je travaille. Toutefois, pour ce qui est des étudiants en arts, j’opte très souvent pour des poses couchées, sans prothèse, au tout début de mes prestations. Lesdites poses se feront graduellement debout avec ou sans prothèse afin de leur donner la “chance” d’apprivoiser mon corps.

Il y en va un peu autrement dans le cas où je pose pour des artistes d’expérience. Dès le début, les poses sont déjà plus élaborées quoique présentées de manière progressive. Qui plus est ! Il est plutôt rare que je remets ma robe de chambre lors d’ateliers professionnels afin de donner l’opportunité aux artistes d’étudier d’avantage mon aisance physique. Tout ceci constitue une aide précieuse pour eux lors de leurs premiers coups de crayon. Coups de crayon qui sont souvent les préludes à des œuvres souvent remarquables. Bref, aucune séance de nudité artistique digne de ce nom ne peut être vécue pleinement sans avoir étudié au préalable le sujet.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

À la découverte d’un modèle nu féminin

À la découverte d’un modèle nu féminin

Source : https://actu.fr/normandie/caen_14118/caen-modele-vivant-marie-pose-nue_15143249.html

 

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©Arnaud Héroult/Liberté Le Bonhomme Libre

 

Caen : modèle vivant, Marie pose nue

Depuis quatre ans, Marie Bâton de Caen est modèle vivant. Elle pose nue pour des cours de peinture, dessin ou modelage. 

Pour la première fois, le musée des beaux-arts de Caen organisait la Nuit du modèle vivant jeudi 18 janvier.

Une centaine d’élèves, étudiants ou amateurs, sont venus dessiner des nus académiques. Face à eux, quatre modèles posaient nus (3 femmes, 1 homme), dont Marie Bâton.
Une sorte de retour aux sources, mais de l’autre côté du chevalet pour la Caennaise âgée de 30 ans. « Lycéenne (au lycée Fresnel à Caen) j’ai suivi les cours du soir à l’école des beaux-arts. Cela m’avait laissé un bon souvenir. »

Sans formation particulière, il y a quatre ans Marie a posé sa candidature à l’ESAM (école supérieure d’arts et médias) à Caen. Elle a été retenue.

« Comprendre son propre corps »

« Cela a alors dépassé mes attentes », s’éclaire cette joueuse des Hippocampes, l’équipe de roller hockey de Luc-Sur-Mer. « J’ai appris en échangeant avec les professeurs et les élèves. Leurs attentes, leurs envies. Il faut comprendre son propre corps. »
Un cours, « c’est 2 à 3 h. Des fois des journées complètes de 6 h ». Seul répit pour le modèle, une pause d’un quart d’heure toutes les heures.

Métier physique, le modèle doit savoir « supporter la douleur, mais sans souffrir ». Les douleurs, ce sont toutes ces tensions, points d’appui (tête sur un genou par exemple), engourdissement ou « crampes, heureusement je n’en ai jamais », rigole Marie Bâton, qui en revanche peut avoir la tête qui tourne après une longue pose.
En revanche, se dénuder, n’est pas un souci.

La nudité : un objet d’étude

 » La nudité est synonyme d’intimité, mais lors d’un cours nous sommes un objet d’étude. C’est un travail. Il existe pourtant des modèles très pudiques ou complexés, plus souvent des femmes. Et du côté des élèves novices, ils peuvent être gênés 5 minutes, ensuite le regard change. « 

À tel point que régulièrement, Marie croise en ville un élève qui ne la reconnaît pas « du premier coup d’œil ! ». 

Pas gênée de ses formes, la jeune femme considère :
 » Qu’il faut des modèles aux gabarits différents. Il ne faut pas lasser les élèves et les professeurs. N’avoir que des corps de déesses ou d’apollon, ce n’est pas bon. Être trop squelettique n’est pas apprécié non plus. « 

En revanche, si elle est aussi une passion, « la profession de modèle vivant n’est pas reconnue. Ce sont des vacations, des contrats ponctuels. Nous n’avons aucune sécurité. »

Du yoga hard

Marie Bâton, malgré ses cours à l’ESAM ou lors d’ateliers en MJC par exemple n’arrive pas à joindre les deux bouts.

 » Je ne peux pas en vivre et pourtant c’est mon métier. Je prends donc régulièrement des boulots de nuit. « 

Les deux travails s’enchaînent parfois. Il faut alors ne pas écouter sa fatigue. Mais justement à quoi pense un modèle pendant qu’il pose ?  » À tout ! A notre liste de courses, au film qu’on veut aller voir, au ménage en retard « , rigole Marie Bâton. Mais des fois on ne pense à rien. Dans ces cas-là, le corps est toujours mis à contribution, mais l’esprit est détendu. C’est une sorte de yoga hard : on fait le vide et on morfle un peu…

Avec quelques récompenses aussi. Marie a ainsi reçu des cadeaux d’élèves. « On m’a offert des aquarelles et des croquis. » Une sorte de retour sur soi.

Se découvrir ? Pourquoi donc ?

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Par Déborah Lyra de Montréal

Se découvrir ? Pourquoi donc ?

Bonjour tout le monde,

received_1960126477551786J’espère que vous vous portez bien et que la saison estivale vous comble de ses milles petits plaisirs. De mon côté, tout va à merveille. Le soleil inonde ma vie, ma santé est impeccable et la belle humeur m’accompagne au quotidien. Bien entendu que, comme tout le monde, il m’arrive parfois de vivre des situations auxquelles il m’aurait été préférable d’éviter. Mais, bon ! La vie est ainsi faite. Mieux vaut passer à autre chose.

Vous savez que cela fait maintenant plusieurs années que je suisnew-image11 modèle nu pour des écoles d’arts et des artistes, et ce de manière occasionnelle. J’adore ce que je fais car d’une part, cela permet à un nombre impressionnant d’artistes de connaître et d’apprivoiser un corps masculin à la fois hors-normes mais possédant aussi une grande fierté tant de ses formes que de sa puissance. Un corps ayant une histoire bien particulière et une masculinité qui ferait l’envie de bien des hommes. Oui, je suis heureux dans cette profession qui possède ses lettres de noblesse depuis l’époque de l’Antiquité.

new-image3Toutefois, une question doit être résolue, et qui m’apparaît être d’une importance capitale, pour la compréhension de mes fidèles lecteurs sur ce que peut bien m’apporter le fait de poser nu. Devrais-je me contenter de composer des poèmes ou bien de réaliser des photos même si, semblerait-il, je possède un certain talent dans ces deux domaines ? D’ailleurs, ma capacité de rédaction a incité plusieurs de mes amis et connaissances de me suggérer d’écrire un livre sur ma vie. C’est certes une suggestion fort louable compte-tenu de mon parcours personnel. Cependant, et comme mon père le dit si bien, il est préférable d’admirer le beau soleil du temps présent que de ressasser les nuages sombres d’un passé habité par des chimères.

Bref, je préfère, et de loin être modèle nu que de me contenter de composer des poèmes ou faire de la photographie même si dans le premier cas je découvre le monde environnant avec les yeux de mon âme et que, dans le second cas, je le vois avec les yeux de mon corps. Mais, dans un cas comme dans l’autre, ce n’est pas moi qui me découvre ainsi au reste du monde.

Voilà pourquoi être modèle nu m’a permis de me « découvrir » au plusNew Image24 profond de mon âme aussi bien qu’aux yeux d’un public averti. En effet, il est impératif, c’est mon humble opinion, d’avoir une confiance absolue envers soi-même pour accepter de se dévêtir devant une tierce-personne, voire un groupe composé de gens provenant d’horizons diverses. Et pour cause, puisque ce n’est pas seulement mes vêtements que je retire en début de séance, mais bien davantage ce qui me protège des regards susceptibles d’être malsains à mon endroit.

new-image26D’ailleurs, le verbe « se découvrir » comporte à mon avis un double sens. Tout d’abord, il y a celui de « se découdre » tels de multiples tissus dans les mains imaginaires des artistes qui immortalisent notre corps sur un support physique. Les tissus qui nous ont formés jusqu’au moment fatidique où l’on se retrouve entre leurs mains sont transformés dans un magma d’où en sortira un être totalement nouveau. Ensuite, on y retrouve celui de « s’ouvrir ». C’est là un élément des plus importants dans mon analyse puisque c’est au modèle, et exclusivement à lui, que revient la tâche de se mettre à la disposition de l’autre. Et pour cela, non seulement la confiance doit être présente de façon absolue, mais il est tout aussi nécessaire, voire primordial, que l’ensemble de nos boucliers, ces derniers se retrouvent dans nos vêtements, soient levés afin d’établir un pont authentique et sans préjudices entre les participants.

En résumé, se découvrir est plus que le simple fait d’enlever ses vêtements. C’est exprimer à la fois une confiance envers soi et envers autrui, mais également de vivre en harmonie au plus profond de son âme. Avouons-le ! Avoir une telle opportunité est une en soi une denrée de plus en plus rare en ce monde où la méfiance, la suspicion et le doute semblent empoisonner de manière significative nos relations interpersonnelles. Et vous ? Qu’en pensez-vous ?

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ces yeux!

Ces yeux!

Dites-moi! Que regardez-vous? Serait-ce mon visage? Mon torse? Mes hanches? Mon sexe circoncis? Mes jambes si différentes l’une de l’autre? Seraient-ce mes fesses? Ou encore mon dos? Je vous offre ce corps si beau et si spécial afin d’y voir ses courbes, ses formes et ses caractéristiques qui lui sont si uniques.

Que puis-je souhaiter vous présenter avec ce corps qui est le mien? Ma fierté d’être ce que je suis; un homme parmi tous les hommes de cette terre. Il aspire au bonheur, à l’amour, à son épanouissement et à entrer en relation avec ses semblables.

Que puis-je espérer vous faire comprendre avec ce corps devant vous? Qu’il est à la fois sexué, fort, flexible et robuste. Sexué car il appartient bel et bien à un genre définit. Fort puisque j’ai su bien l’entretenir aux fils des années en ayant un mode de vie sain et équilibré. Flexible par la pratique d’arts martiaux. Ce qui lui a été plus que salutaire au cours de sa vie. Et, enfin, une robustesse née à la suite de son parcours de vie inédit.

Ces yeux, qui me regardent, qui me dévisagent et qui  s’interrogent afin d’y trouver une réponse à leur existence, se doivent d’entrer en relation avec les miens. Eux aussi vous regardent, vous dévisagent, s’interrogent et désirent plus que tout trouver ses propres réponses à leur angoisse existentielle. Ces yeux! Vos yeux! Mes yeux! Les yeux de l’autre! Tous ces yeux que nous, c’est-à-dire vous et moi, devons affronter pendant votre vie, et ce, du matin jusqu’au soir, nous interpellent tous sans aucune exception dans le plus profond de votre être.

Pourtant, tous ces yeux font en sorte que vous existez, que vous vivez et, par conséquent, que vous pouvez pénétrer même dans l’âme d’autrui.

Bref, je suis parce que l’on me voit.

Le jour où l’on ne me verra plus, c’est parce que je serai enterré.

D’ici-là, je vivrai.

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada