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Aucun clonw ne peut rire face à ce monde

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Aucun clown ne peut rire face à ce monde

 

J’aimerais bien faire rire les enfants,

Mais comment puis-je faire maintenant?

J’aimerais bien faire sourire vieilles dames,

Mais comment puis-je faire dans cette flamme?

 

J’aimerais bien faire rigoler les vieillards,

Mais comment puis-je provoquer quand il se fait tard?

J’aimerais bien amuser les gens petits et grands de la galerie,

Mais comment puis-je faire quand tout est triste dans cette vie?

 

J’aimerais bien mettre un peu de soleil dans cette journée,

Mais comment puis-je égayer tous ces gens si attristés?

J’aimerais bien soigner toutes ces profondes blessures,

Mais comment puis-je faire quand rien n’est sûr?

 

J’aimerais bien dormir en paix la nuit venue,

Mais comment le puis-je devant cette vérité nue?

J’aimerais bien m’éloigner de ces négatives ondes,

Mais comment puis-je faire quand tout est immonde?

 

J’aimerais bien pouvoir respirer librement,

Mais comment puis-je quand l’écrase mon cou allègrement?

J’aimerais bien que l’on arrête de juger parce que l’on est différent,

Mais comment puis-je faire quand tout va si méchamment?

 

J’aimerais bien arrêter mes larmes couler tel le Joker,

Mais comment le puis-je quand tout ce que je vois me fait si peur?

J’aimerais bien détruire l’odeur de cette haine telle une mauvaise onde

Mais comment le puis-je car aucun clown ne peut rire dans ce monde.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Notre noirceur

Notre noirceur
Notre noirceur Poème composé par RollandJr St-Gelais Photo réalisée Rick B. d’Allemagne Source : DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Notre noirceur

 

Nous sommes responsables,

Par conséquent, nous sommes coupables,

De nos choix allant du préférable jusqu’au pire,

De notre vivant jusqu’au moment où l’on expire.

 

Nous sommes frères aux milles couleurs,

Et rien en ce monde n’est plus faux que ces leurres,

Qui que l’on soit, il y en a qu’une seule qui en nous bouge.

Qui démontre jusqu’à tel point nous sommes semblables : le rouge.

 

Moi, prisonnière de ces fers,

J’illustre la haine de nos guerres,

Celles que nos esprits tourmentés ont imaginées,

Celles que nos craintes face à l’autre ont façonnées.

 

Mains et pieds enchaînés,

De nos fureurs, il faut à tout prix s’en libérer.

De nos torpeurs, souhaitons d’en être à jamais déliés.

Et de nos illusions, de nos êtres pour toujours éloignées.

 

Tout ce que l’on construit n’est qu’éphémère,

Du plus petit au plus grand navire voguant sur les mers,

Des sous-marins allant dans les profondeurs des océans,

Jusqu’aux vaisseaux lancés avec éclat dans le firmament.

 

Chaque chose est construite par la main de l’homme.

Lui seul peut ériger les murs de haine comme les ponts d’amour,

 Lui seul peut ensemencer les graines de la paix qui germeront un jour,

Que l’on soit blanc ou noir, à vrai dire nous sommes frères en somme.

 

Sous le ciel bleu béni par le temps ensoleillé,

Nous devons apprendre à s’aimer et à se respecter,

Ne laissons pas nous imposer toutes formes de haine et de peur,

Avant qu’il soit trop tard et que nous soyons enveloppés par notre noirceur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Fier comme une statue

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Fier comme une statue Par John K. DeviantArt : https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Statuesque-33-800324996

Fier comme une statue

 

Homme maintenant déraciné,

De son continent envié d’où il a été tiré,

Enlevé avec la mort à l’âme et les chaînes aux pieds,

Embarqué sur un navire par lequel il deviendra un exilé.

 

Il y a bien des années de cette triste histoire.

Enraciné sur une terre d’un modeste propriétaire,

Avec pour épouse femme choisie qui a fini par lui plaire,

Travaillant dans modeste champ du matin jusqu’au soir.

 

Être de ce pays nouveau-né,

De cette Amérique convoitée pour ses richesses,

Pays de tant de promesses et souvent autant de tristesse,

Mais dans le cœur pur de cet homme un seul désir ne cesse.

 

Avoir de nombreux enfants,

En bonne santé tout en étant beaux et grands,

Afin de permettre d’avoir de valeureux descendants

Qui deviendront un de ces jours des êtres vivant librement.

 

Les années passèrent bien allègrement,

Guerres changèrent les visions bien évidemment,

Les enfants de ces enfants vécurent ces péripéties assurément

Accompagnés par de nombreuses luttes réalisées ardemment.

 

Des luttes parfois en paix et parfois avec violence,

Car de temps à autre, il n’y a pas d’autres choix pour briser le silence

Ce grand silence qui vient de tous ces mots non-dits et qui consentent,

Qui acceptent tant de préjugés et d’injustices visibles ou en attentes.

 

Se souvenant des histoires racontées maintes fois par sa mère,

À propos d’un homme jadis arrachée du sein de sa lointaine terre,

Cet homme qui a laissé en héritage son précieux sang dans ses veines,

Ces valeurs de respect, de bonté et d’ignorer toutes formes de haine.

 

Repensant à ce que sa mère autrefois lui raconta,

Revoyant dans ses pensées, les multiples luttes et combats,

Il se souvenait alors de son illustre ancêtre nu lorsqu’il fut vendu,

Et dans un signe de respect à son égard, il devint fier comme une statue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Adam

Adam
Photo et modèle nu ? John K. des États-Unis

Adam

 

Adam

Où te caches -tu?

Tu sais que tu es nu?

Avoue! À moi, point tu ne mens.

 

Je ne t’en veux pas,

Le seul qui a fauté, c’est moi.

Car bien fragiles vous étiez Ève et toi,

Vous étiez que mes sujets et moi votre roi.

 

Ne fuis pas mon regard,

Car je te retrouverai tôt ou tard,

Tu es sous quelques pierres d’un ruisseau,

Magnifique est ton corps et ton visage tellement beau.

 

Et que dire d’Ève, si tendre et si belle?

N’est-elle pas une véritable merveille?

Vous êtes l’apothéose de toute la création,

La grande fierté de toutes mes réalisations.

 

Mais, vous m’avez désobéi.

Ne me craignez point, je vous pries.

Oui, je vous chasserez de mon Paradis.

Mais, c’est pour votre bien. Je vous le dis!

 

Vous apprendrez de vos erreurs,

Malgré vos craintes et vos peurs,

Vous connaîtrez tant l’amour que la haine,

Comme toute la passion couler dans vos veines.

 

Ainsi vous saisirez le sens de la vie,

Que malgré vos rêves, elle n’est pas infinie.

À vos enfants les œuvres de vos mains seront laissées,

Afin qu’ils puissent à leur tour les améliorer ou les délaisser.

 

Ne soyez pas sans espoir,

Par les prophètes de malheur,

Qui n’ont que faire de votre bonheur,

Car bien petites joies arrivent tant le jour que le soir.

 

Adam, mon fils aimé.

Va rejoindre Ève ta bien-aimée.

N’ayez point honte de votre nudité,

C’est ainsi que vous apprécierez votre intimité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Avant que ne s’éteigne la vie en moi

 

Photo réalisée par Phylactère Séance photo du 2 décembre 2019

Avant que ne s’éteigne la vie en moi

 

C’est assez ! C’est assez !

Pourquoi tant de cœurs blessés?

Tant de murs sont érigés et de ponts détruits,

Il serait si aisé de vivre malgré nos différences en harmonie.

 

Tant de haine, de peur et de cris de guerre

Au nom de ces dieux qui nous mènent en enfer

De ces prophètes de malheur qui veuillent votre bonheur,

Qui portent des masques afin de cacher leurs visages de menteurs.

 

On retrouve en chacun d’eux,

Que des hypocrites, des voleurs et des peureux,

Et qui craignent les gens aux cœurs purs et vertueux,

Encore davantage les familles où les enfants sont heureux.

 

J’aimerais tant voir cette bonne nouvelle,

À la Une de tous les journaux : Une paix éternelle

Avant mon heure venue et que je me dirige vers le cercueil,

Car je sais bien que cette heure n’est pas si loin que je le veuille.

 

J’ose espérer que je ne serai pas porté en bière,

J’ose croire que je ne serai pas enterré sous la terre,

Que je lirai une si belle nouvelle dans tous les journaux,

Et là je pourrais enfin partir en paix dans un monde si beau.

 

Mais d’ici-là, ce que je veux voir ce sont quelques sourires

C’est d’entendre chansons d’amour, des éclats de joie et de rires,

C’est de serrer avec tendresse dans le creux de mes bras une femme,

Avant que ne s’éteigne tout doucement la vie en moi telle une flamme.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada