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Figé dans le temps

 

Par Huggo Rosso 1
Figé dans le temps ! Avec la permission de par Ugo Rosso

Figé dans le temps

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous profitez de cette période rarissime dans l’histoire pour vous ressourcer et profiter du temps qui passe lentement. Avouons-le ! C’est un fait plutôt inhabituel d’avoir la chance de suivre le temps et non pas de courir après celui-ci. Une telle opportunité n’arrive pas très souvent au sein de notre société axée sur la productivité, la consommation à outrance et la satisfaction de nos désirs par l’instantanéité. Le temps a pris tout son sens et tous ses droits.

Le temps est notre meilleur allié face à tout ce qui sePar Huggo Rosso 3 passe actuellement. Le temps de se connaître et de connaître nos proches avec lesquels nous avons négligés pour la raison que nous n’avions pas le temps de le faire. Le temps d’être et non pas de paraître. Être ce que nous sommes vraiment et non pas ce que les pressions sociales dictées par les supposés besoins économiques nous forcent à devenir. Le temps de suivre le temps.

Il est 6 heures du matin ? Vraiment ? C’est d’accord. Avoir le choix de se lever et de prendre le temps de déjeuner, c’est-à-dire de briser le temps du jeûne. De savourer ce que nous mangeons. Le temps d’écouter l’autre qui nous accompagne et non pas seulement de l’entendre ou bien de s’écouter ou d’écouter le silence.

Par Huggo Rosso 2Ce silence qui nous fait souvent si peur mais qui est notre plus grand allié face à tout ce qui nous entoure et nous agresse constamment. Un silence qui a accompagné bien des sages avant qu’ils laissent leurs marques dans l’histoire. Un silence bienfaiteur ! Un silence que seul le temps nous offre de manière tout à fait gratuite. Le silence et le temps font très souvent un excellent couple qui témoigne de la futilité de nos craintes et de nos doutes lesquels sont des constructions de notre psyché, de notre subconscient, des relents laissés par nos lointains ancêtres qui devaient faire face à des situations pires que ce que nous traversons de nos jours. N’oublions pas que nos ancêtres avaient des connaissances scientifiques plus ou moins limitées. Or, c’est grâce au temps que les connaissances se sont accrues et que nos moyens de survie et de vivre sont apparues.

Être figé dans le temps, c’est un tremplin fantastique pour se préparer à aller vers l’avant. Être figé dans le temps, c’est se ressourcer, se refaire des forces, se guérir de nos blessures accumulées par la vie trépidante de la surconsommation. Peut-on appeler cela une vie ? Permettez-moi de prendre le temps d’en douter. Être figé dans le temps ! Se laisser envahir, se laisser submerger, voir devenir un avec lui. Accepter de plein gré de s’en faire un allié formidable. À vrai dire, s’en faire notre meilleur ami. Un ami qui pourra nous suivre une fois que cette crise sera devenue une page de l’histoire de l’humanité. Une page parmi tant d’autres.

Merci d’avoir pris le temps de lire ce texte de réflexion.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Mon reflet

Mon reflet
Photographer: Matt Gee Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/reflect-826715934

Mon reflet 

 

Pluie tombante sur le toit de ma demeure, 

Suis-je encore vie ou toute simplement je meure? 

Si craintive de faire face à la fatalité, à la réalité, 

Car elle va encore comme toujours me blesser. 

 

Me levant péniblement de mon lit, 

Où les rêves les plus étranges peuplèrent la nuit, 

Rêves imaginaires ou fantasmes perdus dans mes pensées, 

De mes pensées alimentées par Baudelaire mon poète préféré. 

 

Ce poète de qui j’ai aimé les œuvres depuis toujours, 

De ces doux parfums de ces quelques fleurs du mal, 

Ces fleurs que j’ai cueillies avec grand soin tel un vassal, 

Et que de mes lèvres j’ai avec liberté goûtées avec amour. 

 

Cherchant à respirer lentement, 

Reprenant tous mes sens assurément, 

Avec précaution sur le drap blanc à être assise malgré le noir 

Sur ce drap blanc comme de l’ivoire, j’aperçu mon précieux miroir. 

 

Humectant l’odeur si particulière de cette fleur, 

Hors de moi sortirent mes illusions, mes craintes et mes peurs. 

Vêtue de la parure que mère nature m’a donnée à ma naissance, 

Je prie peu à peu de ce qui m’entourait toute la connaissance. 

 

Connaissance du bien et du mal, de tout ce qui est immoral. 

Mais cela m’importait peu et à vrai dire ne valait rien qui vaille. 

Tout ce que je voulais, tout ce que je désirais tout ce que je souhaitais, 

C’était d’aller vers ce miroir que m’avait légué ma défunte mère que j’aimais. 

 

Lui seul pouvait me montrer qui réellement j’étais devenue, 

Car à se fuir sans cesse, pieux mensonges ne valent guère que vérité nue. 

“ Miroir de mon enfance! Ô miroir! Vieux miroir! Dis-moi la vérité telle qu’elle est. 

En sentant l’arôme du plaisir, je veux avec bravoure en toi contempler mon reflet. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Je suis un gambler

Le Gambler
Réalisation photo par Pascal from ezpzphotography.de Modèle? Rick B.

Je suis un gambler

 

Je suis un homme bien solitaire,
Pourtant entouré de femmes à la beauté extraordinaire,
Que j’ai rencontrées bien souvent à l’occasion d’une seule nuit,
Ainsi en a été, vraiment à bien y penser, l’ensemble de ma modeste vie.

 

Tôt j’ai appris à jouer avec mon cœur et mes mains,
Car, comme me l’a dit mon défunt père, tout est un coup du destin.
Un jour tu as toutes les cartes dans ton jeu et tu te sens si merveilleux,
Et puis le lendemain tu te rends compte que tu as tout perdu tel un miséreux.

 

Adolescent je fuyais depuis longtemps l’école,
Car je trouve que rien n’en soit et en dépit de moi me colle.
Je n’étais pourtant pas un mauvais garçon à ce que mon père me relatait,
« Viens ! Comment jouer aux cartes et à parier je te montrerai », alors il me disait.

 

Mais le plus important, il me l’a maintes fois répété :
« Tu sais mon fils ! Dans la vie tu aimeras autant que tu pleureras.
Tu rencontreras peut-être un jour celle pour qui ton cœur chavirera.
C’est alors que tu comprendras quel est le sens véritable de ta destinée. »

 

« C’est ainsi que j’ai parcouru tous les bars de ce monde,
Jusqu’au jour où j’ai fait la rencontre de cette femme formidable,
Cette femme qui a réussit à voir en moi davantage qu’un pauvre diable,
C’est pourquoi mon fils ne devient pas semblable à tous ces gens immondes. »

 

« Car tout ce que tu as gagné en un seul soir,
Crois-moi aussitôt gagné, aussitôt tu lui diras bonsoir.
Crois-moi sur parole ! Très vite, tu t’en remettras bien certainement.
Mais, je te le jure, jamais de la perte de celle qui t’aimera assurément. »

 

J’aurais donc dû écouter mon vieux père,
Peut-être aurais-je pu éviter tout cet enfer,
De ces jeux de poker et de ces quelques verres,
Mais, que voulez-vous et que puis-je maintenant y faire ?

 

J’ai vécu presque toute ma vie ainsi,
Bien entendu j’ai connu quelques moments de Paradis,
Dans les bras de femmes, soyez-en convaincus, très séduisantes.
Mais l’impression d’avoir raté quelque peu ma triste vie parfois me hante.

 

Car aucune carte ne pourra remplacer,
Une femme avec qui le reste de mes jours partager,
Voilà pourquoi en avançant âge, finir seul me fait un peu peur,
Une bien étrange sensation jamais connue car je suis avant tout un gambler.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Comme je peux te sentir aussi !

I can feel you
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Comme je peux te sentir aussi !

Sens-moi, sens-moi ! Sens-moi encore et encore. Sens mon véritable amour pour toi! Sens mon souffle sur ton cou. Sens le soleil sur ta peau. Mais sens aussi mes lèvres sur ton corps. Sens-moi comment je sens ta douceur sur ma langue. Sens-moi comme je peux te sentir aussi.

De RollandJr St-Gelais de Québec

Le sens de ma vie

Sur le chemin de la vie 2

Le sens de ma vie

Le sens de ma vie

Bonjour tout le monde,

Je désire aujourd’hui discuter d’un sujet assez particulier. Un sujet qui, ma foi, m’interpelle énormément puisque tôt ou tard nous sommes confrontés à cette ultime question : Quel est le sens de la vie ? C’est là une question qui, semble-t-il, la réponse s’offrira à nous lorsque le temps de quitter cette vie sera venu. Ce qui ne nous empêche pas de tenter d’y répondre selon nos expériences. Une chose est sûre : Toutes les réponses sont plausibles étant donné qu’il y a autant de réponses qu’il y a d’expériences vécues. Certaines expériences de la vie sont extraordinaires tandis que d’autres le sont beaucoup moins. Notez bien que mon intention n’est nullement de vous faire la leçon mais plutôt de partager avec vous ma conception de la vie, de sa valeur et de sa sacralité. Pour se faire, j’e développerai le présent texte en ces trois points précis : La responsabilité personnelle, l’influence de la pensée grecque de ma conception de la vie et de l’apport de ma foi chrétienne sur le sens même de la vie.

En premier lieu, il faut être clair sur un point précis. Nous sommes tous responsables des choix que nous faisons au cours de notre vie. Des choix qui parfois peuvent avoir des conséquences importantes pour le restant de nos jours alors que bien plus souvent elles auront que peu d’importance. Nous avons rarement à blâmer le destin pour ce qui nous arrive car il n’est que le résultat de nos actes, nos décisions et de nos idées. Bon ! Je reconnais qu’il peut avoir des circonstances qui sont hors de notre contrôle telles que, à titre d’exemples, notre origine ethnique, notre lieu de naissance, notre milieu social lequel peut être un poids très lourd à supporter pour plusieurs individus. Mais, force est de constater que nous sommes les seuls maîtres de nos vies. À ce titre, je me rappelle d’une séquence du film intitulé Retour vers le Futur dans laquelle le professeur répondait à son ami une phrase qui m’a étonnamment surpris : Rien n’est écrit à l’avance.

En deuxième lieu, la pensée grecque a énormément influencé ma conception de la vie. En effet, aucune philosophie ne possède autant de richesse que celle que nous ont transmises les philosophes de la Grèce antique. Le philosophe Socrate occupe à mes yeux une place prépondérante puisque l’on surnomme être un chrétien avant son temps. Parmi ses idées, la conception même de l’immortalité de l’âme et, par conséquent, la croyance en une vie éternelle a joué un rôle fondamental chez les Pères de l’Église, c’est-à-dire ceux qui ont élaboré sur les fondements mêmes de la pensée et de la moralité judéo-chrétiennes. D’ailleurs, est-il utile de préciser que les Églises chrétiennes primitives, dont le catholicisme original, ont adopté les vertus cardinales dans leurs descriptions de ce que devait être un chrétien authentique ? Il faut savoir qu’il s’agit de la Sagesse, du Courage, de la Tempérance et de la Prudence. Quatre vertus qui, à mon grand regret, semblent reléguées aux oubliettes à notre époque. (Je reviendrai sur ces vertus lors d’une publication ultérieure.)

En dernier lieu, ma foi chrétienne de tradition dite Catholique romaine a joué et joue encore un rôle déterminant dans mon cheminement personnel. Attention ! Je ne dis pas posséder une foi aveugle, mais plutôt une foi éclairée par la raison. Comme il est nécessaire d’avoir deux jambes pour marcher, deux poumons pour respirer et a priori deux hémisphères pour avoir la capacité d’être conscient de ce que nous sommes et de ce qui nous entoure et, par conséquent de pouvoir interagir, il est tout aussi important d’accompagner la foi par la raison.

En effet, cette dernière peut être, à l’image de la photo présentée ci-dessus, un garde-fou l’empêchant de commettre des actes irréfléchis. Toutefois, la foi peut être elle aussi une aide inestimable lorsque la raison peut, parfois à tort, faire croire que rien est possible. Voilà pourquoi, il existe des passerelles à différents points de nos vies où nous pouvons passer par un autre chemin afin de réaliser ce que l’on croit être l’impossible.

En résumé, nous sommes tous tributaires de nos vies dans chacune de nos décisions et de nos actes. Rien ne se perd, rien ne se créer ! Disait Lavoisier. Moi j’ajouterais que rien n’existe à l’avance en nos vies puisque tout découle de nous-mêmes. Choisir le chemin de la vie ou celui de la mort relève exclusivement de nos choix personnels à chaque instant. Une fois encore, je reconnais qu’il peut y avoir des facteurs existants en dehors de notre volonté.

Est-ce que la vie aurait un sens si tout ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes cesserait d’exister? De mon point-de-vue, ce serait une aberration absolue si c’était le cas. Mais s’il y a une chose qui doit être retenue dans le présent texte, c’est qu’en dépit de mes imperfections, de mes doutes, de mes questionnements et de mes égarements, la foi chrétienne demeure la pierre d’assise de ma raison d’être. Autrement dit, cesser de croire équivaudrait pour votre humble serviteur à cesser de vivre.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada