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Ce que tu es avare

Ce que tu es avare
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Ce que tu es avare

 

J’ai longtemps pensé à toi,
Dès que tu étais parti vers un autre toit,
Vers celui de ton épouse et de tes enfants,
Puis je devine qui tu choisiras assurément.

 

Trop de belles paroles pour ne rien dire,
Encore plus de gestes tendres pour me faire souffrir,
Des gestes et des mots évaporés dans la brume du temps,
Qui ont à jamais brisé en mon âme mes rêves si innocents.

 

J’ai cru à tes paroles et à tes beaux discours,
Alors que je m’étais mise sur mes plus beaux jours,
Je t’ai ouvert mon cœur, te confier mes craintes et mes peurs,
Sans cesse je t’ai comblé dans mon lit malgré ma douleur et mes pleurs.

 

Ho ! Ce que tu étais généreux en promesses,
En me disant que tu allais tout quitter pendant tes caresses,
Au plus profond mon être, je désirais tant cesser d’être ta maîtresse,
Mais tu préférais toujours me mentir me plongeant ainsi dans la détresse.

 

Avare de vérité ! Avare d’honnêteté !
Voilà la réalité qu’a découvert mon cœur brisé.
Comment ai-je pu succomber à ton grand art ?
Car de franchise et de droiture, ce que tu en es avare.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Lumière sur ton corps

Lumière sur ma belle
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Lumière sur ton corps

 

Dans l’obscurité de la druidique forêt,
Nous nous y sommes rendus aussitôt prêts,
Afin d’y découvrir la plus belle des créations,
Et toi et moi, de coeurs et d’esprits, nous y chantions.

 

Nous y psalmodiions vieilles chansons tels des hymnes,
Sous les airs de ce illustre tambour ancestral sous ses rythmes,
Avec des mots germaniques longtemps oubliés par le monde civilisé,
Ce monde rompant nos valeurs pour s’engloutir dans l’insipide société.

 

J’ai cessé un instant de chanter,
Afin de ta mystérieuse beauté la contempler,
Dans les bruits de mère-nature si généreuse pour ses enfants,
Je n’ai pu m’empêcher de penser à ce monde légué à nos descendants.

 

C’est alors que tu fixas le lointain horizon,
Y déployant avec tendresse ton regard sans peur,
Attendant le dieu germain Alfadir te réchauffer de ses ardeurs,
Et de ses flammes ton divin corps fut illuminé avec grande précaution.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Esprit combattant

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Magnifique dessin par mon ami Eri Kel de la France

Esprit combattant

 

Je suis descendant,

Des grands guerriers d’antan,

Fier de coeur et de corps émergés des flammes,

Des flammes de la guerre et amoureux de bien des femmes.

 

Homme avec armes aux poings,

Ne craignant jamais la route de son destin,

Ayant versé son sang pour la liberté de ses terres,

En offrant sa divine semence à son épouse qui devint mère.

 

Courage au fond de moi,

Affrontant de nombreux rois,

Qui voulaient asservir ce peuple qui est le mien,

Avec mes frères d’armes, je les ai rejetés tels des vauriens,

 

Au plus profond des mers, nous les avons pour toujours expédiés,

Au fond des abîmes, nous les avons précipités pour le reste de l’éternité.

En n’épargnant aucun pour servir d’exemples à ceux qui voudraient nous détruire,

Pour ceux qui dans lointain avenir rêveraient de nous effacer et de nous envahir.

 

Je suis de ces hommes fiers,

Fiers de défendre nos pères et mères,

Fiers de protéger nos descendants si innocents,

Fiers de donner une terre préservée de toute souillure à nos enfants.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Gravir cette colline

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Gravir cette colline

 

Bonsoir mon amour,

Je suis enfin de retour,

De ce voyage au-delà des mers,

J’ai parcouru milles lieux et terres.

 

Cherchant toutes les richesses,

Je n’en avais que cesse,

Trésors promis par les déesses,

Allant de la pure folie à la détresse.

 

Mes pas traînant dans l’eau,

Ce que j’étais un vrai idiot

Ayant oublié que la seule voie,

Se trouve au plus profond de soi.

 

Alors j’en ai eu plus qu’assez,

Aux noms de ces rois de lever mon épée,

J’ai donc décidé vers toi, ô mon amour, de revenir,

En l’espace d’une larme versée, d’un profond soupir.

 

Est-il utile de te raconter ?

Est-il important de te dévoiler ?

Tout ce que j’ai vécu, fait et subi ?

Ne me questionne pas, je t’en supplie.

 

Pour le reste de mes jours mon âme est blessée,

À jamais, je chercherai la rédemption de mes péchés.

Mais Dieu, par sa divine grâce, m’a ramené vers celle,

Qui est depuis toujours à mes yeux de ces dames la plus belle.

 

Laisse-moi t’aimer ! Laisse-moi te prouver !

Que l’homme que tu as connu n’existe plus,

Car toute cette souffrance que j’ai vue et que j’ai eu,

Nul homme vraiment digne de ce nom ne peut y résister.

 

Je ne te promets pas grand chose,

Mais je te donne ma parole, si j’ose.

Que nous élèverons nos nombreux enfants,

Loin de tous ces tyrans, de ces menteurs et ces mécréants.

 

Laisse-moi près de toi me coucher,

Laisse-moi pour la vie te dorloter,

Laisse-moi cette unique chance de revivre,

Laisse-moi gravir cette colline pour que nous puissions vivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Moi, l’africain !

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Photo prise à l’Espace Mushagalusa de Montréal

Moi, l’africain !

 

Moi, homme fier !

Moi, témoin de mes terres !

Des terres de mes ancêtres et de mes descendants !

De ceux et de celles qui seront mes nombreux enfants !

 

Homme de couleur !

Témoin de peuples au grand cœur !

Homme vêtu d’un costume traditionnel !

Pour courtiser ces femmes si tendres et si belles !

 

Moi qui, comme toi, connais l’amour et la peur.

Qui sais autant que toi ce que sont l’espoir et la frayeur.

Homme au sang si noble autant que le tien,

Avec sagesse j’ai appris à pardonner à mon prochain.

 

Moi qui suis aussi ton frère,

Devant les dieux de nos aïeux,

Même si nous vivons sous différents cieux,

Moi dans  la chaleur de la savane et toi dans le froid de ton hiver.

 

Oui, je suis l’africain.

Oui, tu es l’homme d’occident.

Oui, nous sommes certes différents.

Et pourtant, devant tant de défis, nous devons nous serrer la main.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La douceur du miel

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La douceur du miel

 

Bonjour madame 
Bonjour jolie flamme 
Puis-je un instant vous parler ? 
Puis-je pour un moment vous courtiser ?

 

Cela fait si longtemps que je voulais vous rencontrer 
Simplement pour vous connaître et votre beauté apprécier 
Sans bien entendu vous importuner car ce n’est point mon intention 
Je vous promets qu’à mes paroles je porterai grande attention

 

Je vous voyais souvent assise sur ce banc 
Sur ce banc dans ce parc où se trouvent des amants 
Des amants, des époux qui se promènent avec leurs enfants 
Main dans la main souriant gaiement à pleine dents

 

Oui je sais que trop vieux pour vous je le suis 
Ce qui ne m’a pas empêché de faire ces quelques pas 
Vers vous pour savoir ce qui en vous ne va pas 
Si je peux faire quelque chose pour vous dites oui

 

Est-ce une blessure d’amour ? 
Celle qui souvent croit-on dure toujours 
Et qui de notre corps de jeunesse tire nos larmes 
À en briser à jamais nos pauvres âmes

 

Vous ignorez sûrement 
Que j’ai visité bien des continents 
J’y ai rencontré riches et pauvres gens 
J’y ai vu hommes puissants et bien d’autres indigents

 

Des beaux et des laids, des parfaits et encore plus des éclopés 
Des gens vivant dans l’opulence et bien d’autres qui ont été abandonnés 
Des savants et des ignorants sans oublier les braves et peureux 
Des gens tellement comblés qu’ils en oublient comme ils sont chanceux

 

Des gens qui ont grande morale mais pas la foi 
Des gens qui vivent dans la foi mais sans morale bien des fois 
Des gens comme vous et comme moi cherchant un sens à leurs vies 
Des gens aux cœurs généreux et d’autres qui ne connaissent que l’envie

 

Mais en dépit de nos différences nous avons cette particularité 
Celle qui a passé la barrière des langues et du temps et c’est de vouloir être aimé 
Ne vous en faites pas trop avec votre chagrin car il passera comme un nuage dans le ciel 
Alors humblement, je vous en prie, garder votre sourire qui me fait penser à la douceur du miel.

 

De

 

RollandJr St Gelais 
Québec (Québec) 
Canada 

L’échange

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Dessin réalisé par Juste Angèle de la France

L’échange

 

Tu sais chérie
Avec toi, j’ai aimé la vie.
Depuis ma plus tendre adolescence
Nous avons vécu la force effervescence.

 

Nos moments de disputes
Ont disparu de manière abrupte
Car j’avais ferme désir de ne point m’endormir
Avant de t’avoir fait rire et de voir ton gracieux sourire.

 

Le temps a passé inlassablement
Avec pour compagnons nos enfants
Qui sauront être avec toi beau temps mauvais temps
Car ils sont un peu de moi et un peu de toi assurément.

 

Dans le déroulement de cette maladie
Sans cesse je n’ai de toi toujours eu envie
Malgré mes douleurs, mes craintes et mes peurs
Tu as su trouver les mots pour me réconforter à chaque heure.

 

Maintenant que le moment du départ est arrivé
Car mes forces m’ont à jamais et pour toujours quitté
Je voulais plus que tout te faire cette confidence
Te dire dans cet échange que tu es un véritable ange.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

À la renverse

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Dessin par Juste Angèle de la France

À la renverse

 

En cette journée pluvieuse,
Et, avouons-le, un peu ennuyeuse,
Où nous n’avons pas grand-chose à faire,
Tu m’as proposé un jeu qui nous enverrait en enfer.

 

Tu m’as fait allonger dans le salon aux lumières tamisées,
En me promettant que nous allons bien nous amuser,
Nous amuser comme des enfants avec leurs précieux jouets,
Sans aucune méchanceté car le mal point n’était.

 

Obéissant à ton ordre de fermer les yeux,
J’imaginais ce qui m’attendait en souriant un peu,
Tu désirais semble-t-il me faire découvrir un plat succulent,
Celui qui est réservé uniquement à tes tendres amants.

 

C’est alors que j’ai entendu vers moi tes pas,
Tout en sentant le doux parfum de rose sur toi,
Placée debout devant ma figure de marin, 
Je caressais tes jambes en peau de satin.

 

Yeux fermés mais membre bien dur,
Rester longtemps ainsi, je n’en étais pas sûr.
Et puis, tu m’as dit d’ouvrir lentement mes yeux.
Là devant moi, je découvris la plus belle création des dieux.

 

Avec lenteur désirée et plaisir mesuré,
Vers moi tu t’es assise afin de te satisfaire,
Dans le but de te montrer mon savoir-faire,
À la renverse, j’ai répondu avec une satisfaction assurée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le cœur d’une mère

Pour ceux et celles qui ont connu la perte de leurs mères

Pour ceux et celles qui ont connu la perte de leurs mères

Le cœur d’une mère

 

Le cœur d’une mère,
N’a point de barrière,
Elle aime tous ses enfants,
Qui seront petits même s’ils sont grands.

 

Le cœur d’une mère,
Est semblable à l’océan,
On peut à peine voir comme il est grand,
Voilà pourquoi la perdre donne un goût si amère.

 

Le cœur d’une mère,
Est semblable à une grande carrière,
Où sont entassés nos plus beaux souvenirs,
Qui le moment venu, longtemps après son départ, nous feront sourire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Qu’est-il advenu de ce monde ? 

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Avec la permission de Alice Folletrange (modèle) et Louis-Albert Ducharme (photographe)

Qu’est-il advenu de ce monde ? 

 

Je sors de mon sommeil, 

À peine je me réveille, 

Je ne crois pas ce que je vois, 

Est-ce réel ce qui est devant moi ? 

 

Que s’est-il donc passé ? 

Pourquoi cette triste réalité ? 

Comment en est-on arrivé à ce fait ? 

Il n’y a pas si longtemps l’amour existait. 

 

La liberté n’était point qu’un simple mot du dictionnaire, 

Et la foi en l’avenir était transportée au-delà des mers, 

Le courage et la vérité étaient souvent récompensés, 

Maintenant il n’y a que le mensonge qui est valorisé. 

 

Je ne crois pas ce que j’entends, 

Les cris et les pleurs de tous ces enfants, 

De tous ces gens égarés sur le chemin sans fin, 

Qui ne connaissent que désespoir, la soif et la faim. 

 

Mais, qu’est-il donc advenu ? 

À ce monde où il n’y a pas si longtemps, 

On y fredonnait les plus belles chansons de tous les temps, 

Celles du Peace & Love chantées par des gens souvent nus. 

 

Ce que je ferais, 

Pour que l’espoir renaît, 

Pour que les murs soient à jamais défaits, 

Qu’est-il advenu de ce monde où tout semble si laid ? 

 

De 

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada