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Pose aux barreaux 

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Superbe dessin par mon ami Eri Kel de la France

Pose aux barreaux 

 

Je pose tout en silence, 

Afin de mieux savoir à quoi je pense, 

Pourquoi ai-je tant aimé, tant souffert ? 

Ma vie ne serait-ce qu’un éternel enfer ?

 

Portant sur la tête un foulard sombre, 

Afin de cacher mes cheveux blancs, 

Qui annoncent le terme des ans, 

Et la mort qui pointe son ombre.

 

De mes boucles d’oreilles qui pendent, 

Comme le ferait le pendule d’une horloge, 

Dont les fils du temps sont dévorés par un ogre, 

Au fil du temps qui s’épuise à chaque seconde.

 

Je vis cet instant, 

Comme jamais auparavant, 

Car serais-je encore de ce monde ? 

Puisque la mort me frappera telle une onde.

 

Mes seins qui faisaient toute ma fierté, 

Et qui procuraient à mes amants fidèles tant de gaieté. 

Ont commencé depuis fort longtemps à s’affaisser, 

Épuisés d’avoir nourri mes enfants affamés.

 

Je revois les moments de ma vie les moments de grâce, 

Ceux qui m’ont donné tant de joie, de paix et d’amertume, 

Me collant à la peau donnant l’illusion que je me parfume.

Et que dire de mes amours si ce n’est que trois fois hélas ?

 

À quoi bon de s’en faire avec la vie et son destin ? 

Car c’est le propre des êtres humains de connaître du chagrin. 

Souvenons-nous que l’existence possède bien des bas et des hauts. 

C’est pourquoi je reviens à l’essentiel à cette pose aux barreaux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

Déjà la fin

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Réalisation photo par Phylactère

 

Déjà la fin

 

Les jours raccourcissent, 

Alors que le temps rétrécisse, 

Dans le sablier au sable fin, 

Glissent les blancs grains.

 

Les couleurs vives de la vie, 

Sont remplacées la sombre nuit, 

À la chaleur de nos amours torrides, 

Prend place le froid de la solitude aride.

 

Les rires des enfants, 

Semblent se taire indéfiniment, 

Et le chant mélodieux des oiseaux multicolores, 

Quitte nos forêts boréales vers de lointaines aurores.

 

Et pourtant nous sommes immobiles, 

Figés dans l’encre du temps indélébile, 

Nus comme des vers surpris par l’arrivée de notre hiver, 

Mais en attendant, voici l’automne rougeâtre absent de vert.

 

C’est déjà le temps de se dire au revoir, 

À la pénombre mystérieuse du soir, 

Où se cachent farfadets de nos bois, 

Se cachant des animaux aux abois.

 

Dis-moi, chérie !  

Comment sera l’automne prochain ? 

Puis-je lire les lignes de ta tendre main ? 

Même si c’est la fin, rien n’est vraiment fini.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Parfois le silence

 

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Poème composé en plein cœur de la nuit dans ma chambre

Parfois le silence

 

Parfois il faut savoir se taire
Pour savourer le temps filant comme l’air
Le temps de nos amours et de nos chagrins
Le temps des folles nuits effacées au petit-matin

 

Parfois il est inutile de dire un mot
Pour exprimer tous nos maux
Suffisent alors les larmes
Venant de nos âmes

 

Parfois vaut mieux simplement regarder
Et avec retenue et petite gêne s’en garder
Car seul le regard peut toucher l’être blessé
Et le guérir de ses blessures mal soignées

 

Parfois il suffit de la beauté d’une femme
Pour raviver la joie de vivre cette précieuse flamme
Et dans le silence d’un atelier où l’artiste et sa muse
Prennent le temps d’une pause entre deux poses et puis s’amusent…

 

De

 

Rolland St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je ne t’oublierai jamais

Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-Y

Je ne t’oublierai jamais

 

Pendant mon voyage,
Alors que j’avançais en âge,
Une période de joie et de bonheur,
Tu avais choisi ce moment comme ton heure.

 

Dans le silence d’une nuit,
Tu as décidé de laisser ainsi la vie,
Sans faire de bruit tu as quitté cette terre,
Pour aller rejoindre celle de tes sœurs et frères.

 

Me laissant avec mes souvenirs,
Ceux qui me réconfortent et me font sourire,
De ce temps où tu étais légère comme une plume,
De ce temps qui disparaît de ma mémoire telle une brume.

 

Avec les journées qui ont passées,
Tu es devenue belle chatte apprivoisée,
Que j’aimais caresser avec mes mains imaginaires,
En écoutant ton ronronnement qui égaya les tristes soirs d’hiver.

 

De tes espiègleries bien innocentes,
Qui me récomfortaient de mes moments de solitude,
Durant les temps où mes amours ressemblèrent à des femmes si prudes,
Et que les jours passèrent dans des douleurs si accablantes et lancinantes.

 

Installée avec confort près de moi,
Je te flattais avec la douceur d’un noble roi,
Te prenant parfois dans mes bras l’espace d’un court instant,
En respectant ton désir légitime de ne point être trop insistant.

 

Puis vient le temps de nos étés,
De ces rares périodes de grandes festivités,
J’y allais avec plaisir mais comme de raison avec précaution,
De voir à tes besoins comme il se doit avec attention.

 

Car jamais il n’aurait été question d’oublier,
Toutes ces simples promesses auxquelles à toi j’étais lié.
De voir en tout temps à ton bien-être sans omettre de te choyer,
Ce que je fis avec amour à chaque jour où tu étais avec moi mon adorée.

 

Maintenant que tu n’es plus en ce monde,
Ni en mon cœur blessé et qui s’effondre,
Tu es partie sans me dire au revoir,
Alors que je te revenais au soir.

 

Sur la route du retour comme le voulait mon destin,
J’ai ressenti sur le pavé chaotique cet ultime chagrin,
Celui, ô combien cruel, ne pas t’avoir dit comme je t’aimais,
Et sache Dame Plume qu’au plus profond de moi je ne t’oublierai jamais.

 

De

 

Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Sur le vif

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Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Sur le vif

 


Fraîche et seule
Simple comme les tilleuls
Seins encore fermes de mes temps
Du temps de mes premiers amours de mes amants

 


M’appuyant sur mes fragiles doigts
Qui me servirent jadis à satisfaire mon corps
À découvrir les plaisirs de la chair précieux tel de l’or
Et maintenant que ferais je sans celui que j’aime, que ferais je sans toi?

 


Femme magnifique on me dit souvent
Le serais-je encore avec le sablier du temps?
Car nul d’entre nous n’y échappe petit et grand,
Nul n’est oublié par la faucheuse même pas les puissants

 

 

Voilà pourquoi j’ai décidé d’être présente
Car un jour ou bien une nuit je serai absente
Être toute immobile telle une sirène sur un récif
Être là pour vous permettre d’immortaliser mon corps sur le vif

 

 

De

 

 

RollandJr St Gelais de Québec au Canada

Je m’en vais vers les chemins

Je m'en vais sur les chemins

 

 » Je m’en vais vers les chemins  » par RollandJr St-Gelais de Québec

 

Je m’en vais vers les chemins

 

Hier comme demain,

En ce jour tel que sera mon destin,

Ne tournant point mon regard sur le passé,

Puisque rien ne pourra guérir celle que j’ai aimée.

 

Hier deviendra souvenir,

Parfois de pleurs ! Parfois de rires !

De ces vagues frappant les chauds rivages,

Où j’admirais en secret la beauté de son visage.

 

Aujourd’hui vint la quiétude boréale,

Étendant son manteau blanc de l’hermine hivernale,

Le temps de mes amours insoupçonnés

Où j’en suis sortis tellement blessé.

 

Blessé dans ma fierté,

En affrontant cette triste vérité,

Mais sachant la pureté de cet illustre empereur,

Qui anime tout mon être en son fort intérieur.

 

Symbole du saint empire romain-germanique,

Combattant avec courage les épopées épiques,

Me relevant avec foi en Dieu et avec résilience,

Mieux valait prendre ce mal en patience.

 

Demain est devenu temps présent,

Avec détermination mais sans amertume pour autant,

Prenant mon baluchon avec cœur léger et gaiement,

Je m’en vais vers les chemins avec espoir assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Angle fermé ou cœur brisé ?

Angle fermé

 

Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

 

 

Angle fermé ou cœur brisé ?

 

Non ! Je ne vous montrerai plus jamais,

Mes désirs et mes envies de celles que j’aimais.

Me dévoiler et devenir devant la foule une risée ?

Non merci ! J’ai déjà tant vécu, j’ai déjà tant donné.

 

Mon cœur n’est point pour vous,

Dans ce monde vicieux et tellement fou,

Que je n’ose plus ouvrir mon jardin secret,

Pour le protéger de ce mal qui rôde et qui est.

 

Silence ! Cela sera le mot d’ordre sur ma vie.

Silence ! Cela sera le gage incommensurable de mon existence.

Silence ! Sur ce que je ressens en moi, je vois en toi et ce que je pense.

Car mon cœur a trop souffert et il a décidé que s’en est fini.

 

Désormais, je fermerai cet angle pour toujours.

Je préserverai avec jalousie l’intimité de mes tendres amours.

Car de cet angle maintenant et à jamais vous ne verrez plus rien,

Pour préserver mon cœur des blessures, secrets ne seront dits en vain.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La main de mon âme

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

 

La main de mon âme

 

Devant cette blanche feuille,

Mes pensées interdites s’effeuillent,

Quels mots écrire afin de simplement le dire ?

Le dire avec bon cœur et avec un grand sourire.

 

Pas besoin de grand chose,

Pour l’exprimer avec courtoisie si j’ose.

Un peu de passion et beaucoup d’attention,

Quelques idées de sagesse importée de la lointaine Sion.

 

Et prendre ce temps qui file dans le sablier,

Y trouver belles paroles afin d’immortaliser,

Mes précieux amours et mes plaisirs coupables,

Car les renier, je vous le jure, j’en serais incapable.

 

Prenant cette plume invisible,

Je griffonne sur ces lignes des mots indicibles,

Y noircissant avec l’encre de mon expérience vécue,

Cette page, telle une dame vierge, pas si longtemps nue.

 

Plus un geste  ! Point une parole !

Pendant que je compose cette farandole.

Venez danser avec moi, ô mes belles dames !

Ne craignez rien car je vous tends la main de mon âme.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans mon âme est l’espoir

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Dans mon âme est l’espoir

 

Regardant l’avenir de nos enfants,

Qui s’engouffre dans l’obscure néant,

Que pourrais-je bien faire pour les protéger,

De tous ces ennemis derrières leurs visages voilés ?

 

Dans nos veines coule un si précieux sang,

Que nos transmirent nos tendres et lointains parents,

Souvenez-vous Ô mes amours de tous ces valeureux combats,

Où par grand amour de notre patrie nos aïeux passèrent à trépas.

 

Pourquoi reniez-vous notre langue si belle ?

Pourquoi vendez-vous nos terres en de nombreuses parcelles ?

Pourquoi détruisez-vous nos églises là où s’unirent de tendres époux ?

Pourquoi avez-vous honte des hommes qui affrontèrent le courroux ?

 

Mon cœur saigne par amour,

Car je voudrais tellement vous voir fiers,

Que vous laissèrent hommes de ces bois cette belle terre,

En mon âme est l’espoir de vous voir réveillés pour toujours.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Entendez-vous le vent souffler ?

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Entendez-vous le vent souffler ?

 

En cette nuit froide d’un hiver canadien,
Je me questionne sur le sens véritable de ma vie,
Qui aurais-je pu devenir ? De quoi dépend ma survie ?
Donnant le meilleur de moi-même, je suis loin d’être un vaurien.

 

Souffle ! Encore et encore !
L’entendre me rappelle mes souvenirs,
Ceux de mes amours, ceux de ces dames et leurs sourires
De leurs caresses sur ma peau et de leurs baisers précieux comme de l’or.

 

Sentir dans un élan d’amour nos corps s’unir,
Le temps d’un long soupir, l’instant d’un bref désir,
Ressentir la force de ma verge découvrir les jardins du plaisir,
Et de mon laisser-aller je les amenais avec tendresse et passion à jouir.

 

Percevez-vous cet haleine ?
Ce rappel langoureux qui coule dans mes veines ?
En ce moment de solitude où brille la glace au clair de lune,
De ces hurlements de loup appelant son seul amour sur la dune.

 

En cette noirceur où apparaissent mes fantômes,
Ne serait-il pas le temps d’arracher les mauvais tomes ?
De clore tendrement mes yeux pour partir vers le monde des rêves ?
De voyager vers l’orient jusqu’au jardin d’Éden, là où sont Adam et Ève ?

 

De grâce, écoutez-le, saisissez-le !
Chut ! Faites grand silence et repérez -le !
Car dehors, Borée déchaine sans relâche sa fureur.
Entendez-vous le vent souffler ? Non ? J’en ai bien peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada