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Au violon

Au violon
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Au violon

 

En septembre,
Le soleil tremble,
Car arrive l’automne,
Son horizon d’air monotone.

 

Nous sommes pourtant le trois,
De ce mois qui pèse lourd sur moi,
C’est le signe que tout passe et rien ne dure,
Ni le temps de jeunesse et encore moins sa beauté pure.

 

Que puis-je faire pour vous consoler ?
De votre chagrin qui au gré du vent s’est envolé.
Sans pour autant amener vos peurs du lendemain,
De ce lendemain qui peut être le dernier de votre destin.

 

Mais à quoi bon de vraiment s’en faire ?
Car de ce chemin nul ne peut s’en défaire.
Chaque homme de toutes les nations doit affronter,
Faire face avec courage et avec abnégation à sa destinée.

 

Des amours d’autrefois qui sont devenus des histoires de vies,
Des erreurs de jadis que parfois on regrette et d’autres fois on en ri.
Ainsi est sa vie, son passé, son présent, en espérant un meilleur avenir.
Peu importe nos craintes, bien souvent pour les atténuer, il suffit d’un sourire.

 

Septembre est arrivé annonçant les couleurs,
Les teintes de l’or, de l’orange et du rouge de coeur.
Avec la fraîcheur matinale qui embrasse nos joues rougies,
Permettez-moi alors de vous jouer un air de violon de mon pays.

 

Un air de violon que m’avait donné mon père,
Qui m’a confié qu’il lui fut transmis par son grand-père.
En me faisant promettre d’en jouer dès les premières lueurs,
Les lueurs de l’automne afin que ses airs sèchent à jamais vos pleurs.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Par amour pour son art

Par amour pour son art

Un magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Par amour pour son art

 

J’attends tout simplement,
Tout simplement, oui j’attends.
J’attends que la séance commence,
De vivre ce plaisir est pour moi une démence.

 

Être ainsi nue,
Nue et de vous être vue,
Est loin vraiment de me déplaire,
Bien au contraire rien ne saurait me satisfaire.

 

Qu’être pour vous le modèle,
Car c’est ainsi que je me sens si belle,
Car c’est ainsi que je me sens tellement réelle,
Chers élèves, charmants garçons et demoiselles.

 

Mes amours, prenez tout votre temps,
Car je sais bien que vous avez beaucoup de talent.
Peut-être que parmi vous c’est la première fois que vous voyez,
Femme nue devant vous sur une chaise de bois sans retenue appuyée.

 

N’ayez crainte, je ne vous mangerai pas.
Car, ma foi, j’ai bien mangé à mon dernier repas.
Et entre vous et moi, il y a pire en ce monde bizarre.
Qu’une femme nue qui le fait par amour pour son art.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Amoureuses

Amoureuses
« Amoureuses » par mon ami Joël Pèlerin Poème par RollandJr St-Gelais

Amoureuses

 

Femmes belles et silencieuses
Devant la foule vous êtes anxieuses,
Craignant d’être démasquées pour votre crime,
Devant tant de désarroi, vous sombrez dans la déprime.

 

Femmes belles et aux corps tellement parfaits,
Qui de vos seins beaux et fermes pourrait couler le lait,
Femmes étendues sur ce drap noir comme est votre désespoir,
Croyant qu’à jamais sur elles tombera longue et triste nuit noire.

 

De vos amours toujours tenus en secret,
Car pour les gens pieux voilà que le péché est,
Amours interdits au nom des religions et à celui de leur Dieu,
Or, ne le craignez point mais plutôt ceux qui cherchent à plaire à ses yeux.

 

Femme à la passion langoureuse,
Femme qui désire vivre avec sa maîtresse,
Lui manifester son amour par douceurs et caresses,
Quel crime avez-vous commis sinon d’être amoureuses ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dans un rêve

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dans un rêve

 

Qui es-tu ?

Une fois la nuit venue,

Tu es là chez-moi et nue,

Belle blonde et toute menue.

 

Nous avons passé la soirée,

À se regarder sans dire un mot,

À se toucher sans aucun geste de trop,

Nous avons passé des heures à se caresser.

 

Était-il utile de dire quoi que ce soit ?

Il nous suffisait qu’être simplement toi et moi.

Dans la pénombre de mon salon éclairé par une bougie,

Avec pour chaperon quelques notes d’un piano sous une douce mélodie.

 

Tu m’invitas à t’accompagner,

En un autre lieu en un autre endroit,

Afin d’être encore plus près de toi,

Un lieu où nous pourrions nous explorer.

 

Comme dans un rêve je t’ai suivie,

Comme dans un rêve tu m’as souri,

Comme dans un rêve nous étions si heureux,

Car en réalité, toi et moi nous étions amoureux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En me promenant …

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Avec la permission de Marlène D.

 

En me promenant …

 

En me promenant dans les bois,

Alors que je ne m’y attendais vraiment pas,

J’ai aperçu un jeune garçon jouant dans les feuilles d’or,

Tel le ferait un artiste-peintre cherchant l’inspiration de son art.

 

Je ne lui ai point dit un mot,

Et encore moins, faire un seul pas de trop.

Me contentant d’aller m’assoir sur un banc,

En regardant les nuages annonçant l’hiver blanc.

 

Puis, me revoyant en ce garçon.

Je n’ai pu m’empêcher quelques leçons.

Des leçons amères sur le sens de la destinée,

Assez semblable pour tant de gens indigents ou fortunés.

 

Peu importe les richesses accumulées,

Ou bien tous les trésors à jamais dilapidés,

Un seul compte vraiment dans le cœur des hommes,

C’est celui de l’amour qui suivra dans l’éternité nos âmes.

 

De cet amour que nous avons vécu,

Tant en êtres richement vêtus ou presque nus.

Car rien de plus authentique ce que les yeux n’ont point vu,

Ni de plus sacré ce qui se trouve dans le cœur des gens disparus.

 

J’aurais tellement aimé lui raconter,

Le temps de mes multiples frasques de jeunesse,

Le temps où ma peau frémissait à l’idée d’une caresse,

Avant le temps où l’on m’enrôla pour aller mes semblables tuer.

 

J’aurais tellement aimé lui relater,

Mes expériences, mes amours et mes regrets,

De mes bons coups ! De ces femmes que j’adorais !

De mes erreurs du passé longtemps en moi oubliées.

 

Et puis, je me suis ressaisi.

À chacun de faire son chemin,

À chacun d’accomplir son propre destin,

Voilà ce que mon tendre père dans sa sagesse m’a dit.

 

Vas-y jeune homme !

Joues gaiement dans les feuilles de feu,

Bonheur et d’amour ! C’est pour toi mon vœu.

Et souviens-toi que malgré tout la vie est si bonne.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Maternité

Maternité

Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Maternité

 

De la Genèse où la vie est apparue,

Est-elle apparue ou bien a-t-elle créée ?

Voilà bien une question que philosophes se sont posé,

Peu importe ce que vous croyez ou pas et votre point-de-vue.

 

Dès cet instant où souffle des hommes fut prise,

Et de leurs épouses leurs cœurs en ont été éprises,

Laissant le jour leurs bien-aimées pour labourer les champs

Ou bien qu’ils soient partis à la guerre pour tuer autre que le temps.

 

Ils ne pouvaient guère ignorer la valeur de leurs conjointes,

Parfois de leurs concubines qui les attendaient les mains jointes.

Car c’est en elles qu’elles y trouvèrent tendresse et repos bien mérités,

Et à leurs retours, les enlacer en bénissant les cieux de les avoir épargnés.

 

Hommes braves et de guerre ou hommes de lettres et de paix,

De la grande valeur de leurs femmes de tout temps ils savaient,

Car malgré toutes leurs croyances face à vivre pour l’éternité,

Les plus sages trouvèrent réponse en leurs amours par la maternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Douleur

 

Dessin par Juste Angèle de la France

 

Douleur

 

Toute vie affronte cette réalité
Qu’elle n’est point pour être éternelle
Voilà la raison d’avoir un prix sans pareil
Et que bien des prophètes nous promirent l’éternité

 

De ce poids lourd à nos pieds
Peines d’amour viennent s’y enchaîner
Nous entraînant vers les abîmes où nous attendent nos péchés
Nos péchés sous lesquels nos âmes seront liées

 

Mais de la pire de toutes ces douleurs
Il est une certitude et j’en ai bien peur
Que c’est celle qui nous arrache le cœur
Celle de connaître la folie des grandeurs

 

Des rêves inassouvis
De ces passions et de ces envies
De ces amours perdus à jamais et pour la vie
De ces regrets qui nous suivront pas à pas pour l’infini

 

Douleur tenace de vivre!
Crainte irrationnelle de mourir!
Fantasme irréalisable de survivre!
Dans ce cas, mieux vaut alors en rire!

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Malgré la pluie et le vent

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Avec la permission de mon amie Marlène D. de Québec

Malgré la pluie et le vent

 

C’est l’automne depuis quelques temps
Je ressens en moi la nostalgie de mes amours d’antan
Ceux qui font partis de mes souvenirs
Ceux qui m’ont tant fait souffrir

 

Je marche dans les feuilles d’or et de sang
En pensant à celles que j’ai aimées tendrement
Que celles que j’ai malgré ma bonne volonté blessées
Voyant imperturbablement l’heure de mon départ avancer

 

Bien au chaud dans mon lourd manteau
Je revois en mon cœur tous mes rêves de jeunesse si beaux
Qu’est-il arrivé à mes ambitions et à mes passions longtemps disparus?
Maintenant que dans le fond de mon âme, ils se sont tus?

 

Que me reste-il au seuil de ma vieillesse?
Si ce n’est que l’amertume de leurs anciennes caresses.
Et que je ne constate que le temps passe comme jamais auparavant
Il ne me reste qu’à continuer à marcher malgré la pluie et le vent.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pose aux barreaux 

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Superbe dessin par mon ami Eri Kel de la France

Pose aux barreaux 

 

Je pose tout en silence, 

Afin de mieux savoir à quoi je pense, 

Pourquoi ai-je tant aimé, tant souffert ? 

Ma vie ne serait-ce qu’un éternel enfer ?

 

Portant sur la tête un foulard sombre, 

Afin de cacher mes cheveux blancs, 

Qui annoncent le terme des ans, 

Et la mort qui pointe son ombre.

 

De mes boucles d’oreilles qui pendent, 

Comme le ferait le pendule d’une horloge, 

Dont les fils du temps sont dévorés par un ogre, 

Au fil du temps qui s’épuise à chaque seconde.

 

Je vis cet instant, 

Comme jamais auparavant, 

Car serais-je encore de ce monde ? 

Puisque la mort me frappera telle une onde.

 

Mes seins qui faisaient toute ma fierté, 

Et qui procuraient à mes amants fidèles tant de gaieté. 

Ont commencé depuis fort longtemps à s’affaisser, 

Épuisés d’avoir nourri mes enfants affamés.

 

Je revois les moments de ma vie les moments de grâce, 

Ceux qui m’ont donné tant de joie, de paix et d’amertume, 

Me collant à la peau donnant l’illusion que je me parfume.

Et que dire de mes amours si ce n’est que trois fois hélas ?

 

À quoi bon de s’en faire avec la vie et son destin ? 

Car c’est le propre des êtres humains de connaître du chagrin. 

Souvenons-nous que l’existence possède bien des bas et des hauts. 

C’est pourquoi je reviens à l’essentiel à cette pose aux barreaux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

Déjà la fin

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Réalisation photo par Phylactère

 

Déjà la fin

 

Les jours raccourcissent, 

Alors que le temps rétrécisse, 

Dans le sablier au sable fin, 

Glissent les blancs grains.

 

Les couleurs vives de la vie, 

Sont remplacées la sombre nuit, 

À la chaleur de nos amours torrides, 

Prend place le froid de la solitude aride.

 

Les rires des enfants, 

Semblent se taire indéfiniment, 

Et le chant mélodieux des oiseaux multicolores, 

Quitte nos forêts boréales vers de lointaines aurores.

 

Et pourtant nous sommes immobiles, 

Figés dans l’encre du temps indélébile, 

Nus comme des vers surpris par l’arrivée de notre hiver, 

Mais en attendant, voici l’automne rougeâtre absent de vert.

 

C’est déjà le temps de se dire au revoir, 

À la pénombre mystérieuse du soir, 

Où se cachent farfadets de nos bois, 

Se cachant des animaux aux abois.

 

Dis-moi, chérie !  

Comment sera l’automne prochain ? 

Puis-je lire les lignes de ta tendre main ? 

Même si c’est la fin, rien n’est vraiment fini.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada