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Comment rédiger un article ?

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Comment rédiger un article ?

Bonjour tout le monde,

IMG_20190404_080359J’espère de tout mon cœur que vous allez bien et que le mois de mai sera favorable à la concrétisation de vos projets printaniers. De mon côté, je dois avouer qu’il commence du bon pied. En effet, j’ai réfléchi à mes dernières expériences en tant que modèle vivant (nu intégral) pour le département d’art visuel du C.E.G.E.P. de Drummondville et pour celui de l’Université du Québec à Chicoutimi au cours du mois dernier. Elles furent tout simplement extraordinaires tant au plan interpersonnel que celui de l’étude de l’art et celui de l’expertise que j’apporte auprès des étudiants et étudiantes en arts. Il va de soi que l’un des objectifs principaux de mes expériences vécues en ces moments consiste à partager avec vous, fidèles abonnés, consiste à écrire des articles au sein de mon blogue.

Mais, au fait ! Comment rédiger un tel article ? C’est là une question56954320_10156413336467523_4126316819482935296_n qui mérite d’être répondue de manière la plus développée qui soit, surtout lorsqu’il concerne un sujet aussi tabou que la nudité artistique. Ici, je mets l’emphase sur le terme de “nudité artistique” afin de la distinguer de la nudité liée de près ou de loin à la pornographie. La première se rapporte à l’étude du corps humain dans sa plus simple expression sous un angle académique où l’utilisation de différents supports est, je dirais même doit être, envisagée. Pour ce qui est de la seconde, rares sont les réalisations pornographiques dignes d’être qualifiées d’œuvres artistiques. Certes, il en existe quelques-unes au sein d’une marée de productions plus souvent qu’autrement de très mauvais goût, voire d’une vulgarité sans borne. Toutefois, fait intéressant à se rappeler, quelques-unes des stars du porno ont débuté dans le domaine du nu artistique avant d’orienter leurs carrières dans un domaine qui lui est diamétralement opposé.

IMG_20190410_200812Autrement dit, le désir de partager mes expériences sous un angle empreint de noblesse n’a d’égal que celui d’éviter toutes formes de vulgarité au sein même de chacune de mes publications. Et pour se faire, je garde à l’esprit trois questions fondamentales. En premier lieu, quels sont les types de poses envisagés en classe, et ce en tenant compte de l’âge des participants et de leurs niveaux de connaissances liées à ce champ d’étude ? N’oublions pas que je risque d’être photographié à n’importe tel moment par la responsable du groupe. En second lieu, plus le nombre de photos sera élevé, plus l’embarras du choix le sera aussi et plus l’opportunité de rédiger des articles de qualité sera accrue. Vous avez sans aucun doute deviné que lesdites publications peuvent être tant des proses, tel qu’en ce moment même, que de poèmes composés tout au long de ce blogue.

En dernier lieu, je dois résoudre cette énigme : Pourquoi un texte sous IMG_20190415_120356forme de prose ou bien sous la forme d’un poème ? Ici, il est à retenir qu’un dessin ou bien même une photo de votre humble serviteur peut être utilisés tant pour une prose que pour un poème. La seule grande différence entre les deux réside sur cet aspect : quel est mon message ? Un message sur ce que les personnes ont vécu en ma compagnie, sur ce qu’elles en ont tiré de bon ou de moins bon ? Ou plutôt un message sur ce que j’ai moi-même ressenti au plus profond de mon être, l’espace d’un instant aussi minime soit-il ?

Qui plus est ! La difficulté de transmettre mon message est un facteur à ne jamais négliger. Voilà pourquoi la recherche de l’excellence de la langue française dans chacune de mes publications est, et restera pour toujours un leitmotiv majeur dans mes rédactions. Une telle recherche est à mes yeux le meilleur fil coupant qui soit pour trancher entre ce que je veux dire et ce que je dis réellement. Pour se faire, rien ne doit être mis de côté pour écrire un français respectable. Fort heureusement, il existe sur l’internet une panoplie d’outils aussi utiles les uns que les autres afin de s’approprier une langue de Molière digne de cet illustre auteur.

En résumé, outre le fait d’avoir choisi le sujet et ce, après une période de réflexion plus ou moins longue, et d’avoir choisi sous quelle forme sera-t-il présenté, la qualité du français est sans contredit la pierre d’angle de chacune de mes publications. Et, comme le disait si bien mon regretté professeur de français à l’époque du lycée ; remets-toi cent fois sur ton métier à tisser si tu veux offrir une œuvre de qualité. Bref, ne jamais craindre de revenir sur le texte avant sa publication finale. C’est un principe de respect tant pour moi en tant qu’auteur de ce blogue qu’envers mes « abonnés ».

Je vous remercie de votre présence et de votre fidélité.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Il faut parfois de l’audace

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« Marmor, tu es si magnifique. » Toutes les photos présentées dans cet article sont de mon ami et collaborateur RickB. photographe. Lien DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Livre portfolio de Marmor : https://www.deviantart.com/tag/marmorbook?offset=2

 

Avis aux intéressés ! Pour acheter un exemplaire du livre de Marmor, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de 

 

Il faut parfois de l’audace

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout va bien pour vous en ce début de semaine. Pour ma part, je dois dire que la vie est magnifique surtout que nous avons enfin une réelle température digne du printemps et ce, après avoir connu quelques jours de grand froid. Fait intéressant à noter ! La ville de Sept-Îles située sur la côte-nord, où naquit votre humble serviteur le 24 mai 1962, a reçu des précipitations sous forme de neige ce samedi 5 mai. Fort heureusement que les gens de l’endroit y sont habitués. Et oui ! Il faut parfois que mère Nature ait de l’audace pour nous faire découvrir, ou redécouvrir selon le cas échéant, les merveilles de notre hiver tout blanc même si on y s’attendait pas.

marmor___the_book_by_rickb500-d8gos78En parlant d’audace, je tiens à rendre hommage au sein de ce présent article à la fois au photographe et à son modèle, tous les deux vivant en Allemagne, avec qui je communique de manière assidue depuis maintenant plusieurs années. À vrai dire je suis littéralement tombé en amour avec l’immense talent que Rick B. et son modèle connu sous le pseudonyme de Marmor, possèdent dans le domaine de la nudité artistique avec parfois un soupçon d’érotisme lequel n’a strictement rien de pornographique. Je suis impressionné par l’aisance avec laquelle le photographe manipule sa caméra afin d’une part, de saisir l’instantanéité du moment et d’autre part, les différents angles avec lesquels la modèle nue est découverte.

Ici deux aspects doivent être expliqués pourun peu daudace 1 comprendre l’importance de tels clichés. En premier lieu, l’instantanéité est le facteur fondamental de la réussite d’une telle prise photographique. On peut prendre n’importe quelle position, en n’importe quel lieu et n’importe quand, cela ne servira à rien si la volonté de trouver le moment précis où l’âme se manifeste par une quelconque expression tant faciale que corporelle, et même les deux à la fois si cela s’avère être possible. Ici, la manifestation est la pierre d’angle sur laquelle se base toute la séance de nudité artistique voir érotique dans certains cas. En second lieu, la découverte du modèle nue doit se faire de manière à la fois provocante et avec une certaine pudeur. C’est là tout un défi pour le photographe, vous en conviendrez. N’est-ce pas ?!

2014_11_01_martyna_p2809_02_bw_by_rickb500-dcaohf1Mais, par quels moyens un photographe peut-il accomplir un tel exploit ? Voici une question qui mérite une réponse claire et précise. C’est justement par l’utilisation d’un jeu d’ombre et de lumière qu’il est tout à fait possible, et parfois contre toute attente, que provocation et pudeur, deux réalités que nous pouvons placées au diapason l’une de l’autre, puissent se joindre en un point précis appelé l’excellence. Dans le cas qui m’intéresse, force est d’admettre que l’utilisation d’ombre et de lumière favorise une harmonie entre les différents angles à laquelle la magnifique modèle nue, la charmante Marmor, nous est présentée.

Un fait demeure et que je ne peux nier : cette photo est très explicite car une partie de son anatomie est dévoilée sans ambiguïté. Or, la primauté du noir & blanc dans un tel type de photo favorise davantage l’importance du jeu de l’ombre et de lumière. Ce qui rend toutes les lettres de noblesse à cette photo.

Cela aurait-il été envisageable dans le cas où elle aurait été réalisée en format couleurs ? Peut-être bien que si comme peut-être bien que non. Personnellement, j’opterais pour le second choix vu le caractère hautement explicite de la photo. Un caractère qui n’enlève rien au professionnalisme tant du photographe qu’à son modèle. Bien au contraire ! Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

Fatigué, mais satisfait.

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Titre : Fatigué, mais satisfait.

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. pour ma part, ma journée a été tout à fait exceptionnelle au sein d’une école artistique située en plein centre-ville de Montréal. En effet, j’ai eu le privilège d’avoir été modèle vivant (nu intégral) pour un groupe d’étudiants et d’étudiantes en arts.

La séance se déroula de manière impeccable sous la supervision du professeure, très charmante et super gentille, qui a été d’une aide précieuse pour ses conseils et ses recommandations tout au long de la séance. Que de conseils judicieux, des suggestions de poses nues lesquelles étaient fort appréciées par votre humble serviteur puisque le groupe était composé d’étudiants de première année de niveau universitaire sans oublier qu’il nous était impératif, si vous me permettez l’expression, d’entrer dans le vif du sujet.

Qui plus est ! L’ouverture d’esprit des étudiants présents, la volonté de se surpasser et le fait d’avoir été prévenus de ma participation ont été des éléments incitatifs à leur donner mon maximum et, surtout, à mettre de côté ma pudeur. Ce qui ne signifie en aucune façon que tout y était permis. Bien au contraire ! La recherche de l’excellence a été, l’est encore et le sera pour toujours la pierre d’angle de mon travail en tant que modèle vivant.

Croyez-moi, c’est à suivre.

Merci de m’avoir lu.

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le regard de l’autre !

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Photo : Deborah Lyra

Le regard de l’autre !

Bonjour tout le monde,

Je suis venu vous entretenir d’un sujet qui a déjà été abordé en quelques occasions au sein de mon blogue dédié à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie. Trois domaines qui me passionnent réellement. Que serais-je devenu sans leur présence au sein de ma vie ? C’est là une question existentialiste que je n’ose à peine y penser. Bienheureux ceux qui ont une passion dans leurs vies car elle leur sera une source inépuisable de bonheur et de réalisation.

L’opportunité de poser nu pour des artistes s’est souvent offerte à18928272_10153966337283039_1066943527_n votre humble serviteur. Ce qui m’a permis de faire des rencontres très intéressantes tout en développant des relations interpersonnelles enrichissantes. À vrai dire, j’ai aussi été fort étonné par l’angle d’approche de chacun des artistes envers mon corps nu. Pourquoi donc ? Je vous dirais simplement que chacun d’entre eux a perçu mon corps de manières très différentes les unes des autres. Je ne vous apprends rien en vous disant que l’on possède tous une vision qui nous est propre face à cet univers qui nous entoure. Ce qui est tout à fait normal puisque l’être humain ne peut voir qu’un seul côté de la montagne à la fois.

Personnellement, ce que je trouve d’autant plus captivant lors de mes séances de nudité artistique concerne la perspective du regard de l’artiste et celle de son instrument avec lequel il travail. Un artiste regarde certes le sujet, mais c’est par le bien de son support de travail qu’il va immortaliser l’œuvre finale. Le regard et le support ne doivent faire qu’un dans la mesure du possible. Dis-moi ce que tu vois est une chose. Montre-moi ce que tu vois, en est une autre ! C’est un phénomène inhérent à la communication visuelle.

18902170_1950274475203653_398644017_nCeci est d’autant plus vrai lorsque le sujet est vu à travers la lentille d’une caméra. En effet, prendre des clichés peut être une chose assez banale pour le commun d’entre nous. Mais, le fait de chercher, d’explorer et de parcourir les différentes d’approche d’un sujet est loin d’être une chose facile à accomplir surtout lorsque la nudité en est la pierre d’angle. Chercher ce petit quelque chose ! Explorer ce corps telle une terre vierge ! Parcourir les vallées qui jalonnent la chair nue relève presque d’un exploit. C’est d’ailleurs ce que j’ai admiré chez cette photographe extraordinaire du nom de Deborah Lyra pendant notre séance de nudité artistique qui a eu lieu voilà déjà quelques mois. Accepter d’être vu nu est sans contredit un grand risque à prendre. Toutefois, cela peut rapporter beaucoup quand c’est fait avec un grand sens professionnel et que l’on y découvre une autre facette de sa beauté. Une beauté masculine atypique mais vue avec des yeux féminins. Merci chère Deborah Lyra pour ton regard !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

De belles retrouvailles !

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De belles retrouvailles !

Bon début de semaine tout le monde,

Comment allez-vous ? Comment s’est passé votre week-end ? Avez-vous pratiqué des activités qui vous passionnent ou bien êtes-vous simplement resté bien au chaud loin de cette grisaille qui accable le Québec depuis quelques jours ? Si vous restez dans un pays ou le soleil est votre quotidien, sachez qu’un bon nombre de mes citoyens, moi le premier d’entre eux, vous envient de vivre dans une pareille situation. Vous êtes bénis par les dieux. Sachez-le !

new-image13Revenons maintenant aux choses sérieuses ! Je désire partager avec vous mon expérience vécue mercredi le 15 février au sein de l’école d’arts et d’animation de l’U.Q.A.T. satellite Montréal. Toutefois, c’est davantage l’aspect humain qui sera au cœur du présent article sans omettre certains côtés d’ordre plutôt technique. Bien entendu, l’aspect humain est la pierre d’angle de tout mon travail en tant que modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers où mes services y sont requis, mais il est aussi impératif de posséder un bon répertoire de poses lequel peut être assisté par une bonne imagination servant à s’adapter au public qui assiste à mes prestations. Bref, vous vous doutez bien qu’il s’agit là d’un travail de longue haleine et où il n’y a peu de place à l’erreur. N’ayez crainte ! L’erreur est humaine et comme les gens pour qui je pose nu le sont également, une compréhension mutuelle est toujours possible. Après tout nul est parfait en ce monde si imparfait.

J’ai pris l’habitude d’arriver une ou deux journées dans la ville où ont lieu mesnew-image26 prestations afin d’une part, me familiariser avec les lieux ou bien d’y redécouvrir des endroits qui ne m’étaient pas tellement connus jusqu’à ce jour et, d’autre part, y trouver une quelconque source d’inspiration pouvant servir lors de mes poses devant le groupe pour lequel mes services sont sollicités. En effet, il est pour moi plus que nécessaire de m’imprégner de ce qui anime la ville où se trouve l’école d’arts afin de ressentir tout ce qui l’anime, la fait vivre et, parfois, ce qui peut l’émouvoir. Rappelons-nous que chaque ville possède une âme qui lui est spécifique laquelle est, un peu à l’image du « Leviathan » du philosophe Thomas Hobbes, formée de la multitude des gens qui la compose.

cropped-new-image8.jpgC’est ainsi qu’il m’est possible de me faire une petite idée de ce que je pourrai ou non offrir comme poses. C’est un fait que mes positions seront différentes si elles sont faites devant un groupe d’étudiants en arts sous la supervision de leur professeure que si elles sont accomplies devant un groupe de gens disons-le franchement plus avancés en âge. Ce qui est tout à fait normal. N’est-ce pas ?! Après tout, il s’agit de faire preuve de ce que l’on appelle au Québec du « gros bon sens ».

En ce qui concerne ma prestation de nudité artistique qui a eu lieu mercredi le 15new-image7 février au 8e étage de l’édifice situé sur la rue John F. Kennedy où se trouvent les locaux du département satellite de l’U.Q.A.T. à Montréal, force m’est d’admettre que l’ensemble s’est très bien déroulé. L’accueil que me firent madame D.-H, et ses élèves, leur ouverture d’esprit et la belle entente qui régnait dans le local prévu pour ma prestation ont été sans contredit des éléments positifs au bon déroulement du cours. Toutefois, une question me turlupine l’esprit depuis mon retour à Québec et elle se rapporte à savoir si vous connaissez en quoi consiste un tel déroulement. D’ailleurs, sachez que le déroulement des séances auxquelles je participe peuvent sensiblement être différentes les unes des autres. Tout doit être adapté au milieu environnant. Ne pas en tenir compte risque de mettre dans l’embarras l’ensemble des participants. C’est là un principe à toujours retenir en tout temps et en chaque lieu.

new-image8J’ai donc décidé de vous présenter de manière certes sommaire en quoi peut bien consister le déroulement d’une séance de nudité artistique où mon public-cible est composé d’étudiants et d’étudiantes en arts, et ce sous l’œil attentif de leur professeure dévouée en ce mercredi 15 février. Il est important de retenir que tout est fait avec un respect de part et d’autre et que la recherche de l’excellence est le fondement même de notre séance. Voilà pourquoi une longue série d’échanges entre la professeure et moi-même a été faite bien avant notre rencontre afin d’un côté, connaître le temps de travail qui sera requis pour la journée et d’un autre côté, les thèmes susceptibles d’intéresser les élèves qui seront présents en cette occasion. Savoir où l’on va, du moins en avoir une petite idée, est un avantage indéniable dans un tel domaine.

new-image5Mon arrivé pour la séance a toujours lieu environ une demi-heure avant le début. Ce qui nous permet à la professeure et à votre humble serviteur d’établir les derniers points à retenir pour ma prestation. C’est ainsi que plusieurs informations sur le groupe m’est fourni afin de pouvoir m’adapter aux élèves qui porteront leurs regards sur ma nudité absolue qui leur est offerte avec une grande générosité. Qui plus est ! Un local est prévu pour que je puisse me préparer, ce qui signifie que je dois y enlever mes vêtements et me recouvrir de ma robe de chambre rouge et veiller à ne rien oublier pour les heures à venir. Il va de soi que, si cela s’avère utile, la professeure peut donner un coup de mains pour enlever mes vêtements. N’oublions pas que le temps alloué pour ma disposition est tout de même assez limité.

Une fois bien préparé, je suis invité par la professeure à l’accompagner au local oùnew-image4 les élèves m’attendent avec hâte afin de pouvoir travailler avec un modèle qui possède un savoir-faire indéniable dans le nu artistique. Que dois-je faire dès les premiers instants où mes pieds foulent ce lieu d’apprentissage ? Vous l’avez sans doute deviné, j’opte pour faire une présentation brève mais essentielle de ma personne mais aussi de mon parcours dans ce domaine auprès des élèves. C’est ainsi que je les réconforte de ma situation physique en leur démontrant qu’en premier lieu, je suis là pour les aider à se perfectionner dans leurs champs d’étude et, en second lieu, que nous sommes des êtres humains ayant tous besoin les uns des l’autre pour vivre. Par conséquent, la gêne n’a aucune raison d’être en ce lieu. Aider et apprendre avec un souci total de respect ! Voilà les seuls motifs de ma présence en leur sein.

new-image12Le thème central que votre humble serviteur a voulu présenter aux élèves présents au cours se rapportait aux arts martiaux dont j’ai eu la chance de pratiquer pendant de nombreuses années au sein de l’une des plus grandes fédérations de karaté au Québec. C’est ainsi que j’ai eu l’idée d’utiliser avec l’accord de la professeure un de mes katanas, sabres japonais propres aux samouraïs, dans quelques-unes de mes poses. Les élèves ont semblé avoir apprécié une telle option de ma part puisque plusieurs des plus beaux dessins ont été faits durant ces poses. Après tout, un art est un art qu’il soit martial ou bien académique. Le dessin qui vous est présenté ci-dessus prouve la véracité de mes propos. Toutes mes félicitations à son auteur.

Il va de soi que l’improvisation est toujours de mise lors de mes séances de nuditénew-image6 artistique. Ceci favorise une originalité presque sans limite chez les élèves à la recherche de créativité. C’est ainsi que la professeure adepte d’équitation et passionnée par les chevaux a amené quelques accessoires servant à ses démonstrations lors de spectacle où elle y participe en tant que cavalière et une musicienne accomplie. À mon plus grand plaisir, certains des accessoires m’ont bien fait rire puisqu’ils ont suscité en moi quelques remarques qui ont amusé, voire épaté, la galerie. Je pense, à titre d’exemples, au violon et à la cravache dont le premier a réussi à tenir sur mon épaule tout en jouant quelques notes, fausses soit dit en passant, et le second qui m’a amené à poser la question, avec bien entendu une pointe d’humour, à la professeure si je devais mimer une scène du célèbre film du nom de « cinquante nuance de gris ». Ceci a bien amusé les élèves en salle.

new-image11Une chose doit absolument être retenue de mes prestations artistiques surtout lorsqu’elles ont lieu devant un groupe d’étudiants et d’étudiantes en arts de premier cycle universitaire. Rester soi-même en tout temps est un pré requis à la bonne marche des séances et ce peu importe ce qui peut arriver. Je pense à une anecdote qui est arrivée durant le cours. En effet, cela faisait déjà plusieurs minutes que le cours était déjà commencé lorsqu’une élève arriva en retard et entra en salle afin de prendre une des rares places encore disponibles. Elle devait passer devant l’estrade où je me trouvais et ses yeux étaient à égalité avec une partie de mon anatomie que je crois être inutile de vous expliquer de quoi il s’agit. Je me rappelle avec un certain amusement du regard furtif qu’elle porta à cet endroit précis tout en poursuivant son chemin jusqu’à sa place avec un petit sourire au coin de ses lèvres et des joues bien rouges . J’ai fait exactement comme si rien avait eu lieu. Et pourquoi donc ? La réponse est simple : c’est parce qu’en effet rien de grave ou de répréhensible n’avait eu lieu. Nous étions simplement des êtres humains avec des capacités et des limites présents en un lieu précis. Devrions-nous alors faire abstraction du caractère propre à notre appartenance sexuelle ? Bien sûr que non ! Ici, l’essentiel est de garder en mémoire que l’apprentissage de l’art était la pierre angulaire de notre présence en salle.

En résumé, cette journée a été une occasion formidable de renouer avec une vision, que je qualifierais volontiers, d’académique sans pour autant omettre l’aspect humain propre à toute séance de nudité artistique digne de ce nom. Oui, ce furent vraiment de très belles retrouvailles qui ont enrichi non seulement votre humble serviteur, mais aussi les élèves qui sont venus assister le cours. Au plaisir de les revoir un de ces jours !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada