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Le libre arbitre

Texte de RollandJr St-Gelais Photo par Gfriedberg Source : https://www.deviantart.com/gfriedberg/art/free-will-569674520

Le libre arbitre

Ce présent texte donne suite au précédent intitulé ‘’Accepter son destin’’. En effet, à la base du fait d’accepter ou non son destin réside le fait que l’on doit aussi assumer chaque pensée que l’on entretienne, chaque action que l’on pose, chaque habitude que l’on adopte et chaque comportement qui façonne notre destin. Un peu à l’image du potier qui pétrifie l’argile pour lui donner sa forme définitive. Une forme qui prend conscience dans son imaginaire, qui est ensuite modelée de telle ou telle manière jusqu’à sa satisfaction et dont le résultat bien que sommaire sera placé dans un four au degré et au temps voulu par celui-ci.

Or, chacun des éléments précités est soumis à une règle bien précise de la philosophie grecque. Est-il nécessaire de vous rappeler qu’une telle philosophie est d’une importance capitale dans la doctrine chrétienne? Ladite règle est ce que l’on appelle le libre arbitre à laquelle toute personne saine de corps et d’esprit est assujettie.

Mais avant d’aller plus loin, il me semble opportun de rappeler que l’expression ‘’personne saine de corps et d’esprit’’ requiert une attention particulière. En effet, le libre arbitre se rapporte à la liberté entière de la personne concernée. Une telle liberté ne peut en aucun cas être entravée tant sur le plan physique que psychologique. Si une telle situation arrivait, la notion même de libre arbitre ne tiendrait tout simplement plus. Par exemple, un individu souffrant de graves troubles mentaux lesquels requièrent des soins psychiatriques qui lui sont mal ou pas administrés, n’a pas forcément la meilleure capacité de jugement dans ses pensées. Ce qui peut aboutir à des gestes fort regrettables tant pour lui que pour son entourage.[i] Les médias journalistiques regorgent de telles situations, bien malheureusement.

Il en va de même pour ceux et celles dont la vie serait en danger. J’ai, à titre d’exemple, le fait où une personne vivrait dans une zone de conflits armés et qu’elle doit voler de la nourriture afin de survivre. Ici, il s’agit bel et bien d’agir par nécessité. Vous en conviendrez que le libre arbitre lié de près à la notion de bien et de mal est soumis à la notion de survie même si un tel comportement peut devenir une habitude pour un laps de temps bien défini, en l’occurrence la durée même du conflit.

Mais pour le commun des mortels, le libre arbitre est un élément absolu dans le développement de sa destinée. Souvenons-nous que le sable du sablier coule de manière imperturbable nous menant ainsi à un temps qui, à première vue, peut paraître lointain mais qui est en fait beaucoup plus proche que l’on croyait. Plus le temps passe et plus vite le lendemain arrive. Un lendemain qui devient un aujourd’hui lequel fera place à un autre lendemain et ainsi de suite.

Retenons bien ceci, notre aujourd’hui est le résultat de nos pensées, de nos choix, de nos actions et de l’ensemble de nos comportements qui ont façonné non seulement qui nous sommes mais aussi chaque parcelle de notre réalité actuelle. Je me plais à me remémorer une phrase que j’ai entendue dans le merveilleux film sur le groupe musical Queen dans lequel Freddie Mercury avait dit à son père ceci : ‘’Tu m’as enseigné à avoir de belles pensées, de poser de bonnes actions ainsi j’aurai une belle vie.’’ Or, c’est justement là où l’objectif du libre arbitre réside, c’est-à-dire avoir une vie riche et féconde.

Qui plus est ! Les questions d’ordre moral et éthique inhérentes au libre arbitre ont un poids énorme dans la plupart de nos prises de décisions. Pourquoi agir ou ne pas agir de telle ou telle façon face à une situation précise? Il est intéressant de noter qu’il est si aisé de se jeter dans des comportements destructeurs que le fait de ne pas le faire pourrait être perçu comme étant hors norme, voire même déviant, de nos jours. Plusieurs d’entre nous affirmeront qu’il existe des facteurs incitatifs dans ces choix aussi néfastes que cela puissent-ils l’être. Toutefois, il y a tôt ou tard cette petite lumière intérieure qui nous prévient du danger lié à de tels choix. Cela peut être une parole entendue au moment que nous n’y attendions guère, un geste posé par autrui envers lui-même ou une tierce personne et où nous en sommes témoins ou encore, et c’est souvent le plus efficace, simplement de constater vers quoi nous nous dirigeons. Autrement dit, prendre conscience de ce que nous valons réellement est l’outil ultime pour nous mener vers un chemin où la dignité et l’honneur occupent la première place.

En résumé, ‘’ … le libre arbitre est la faculté de l’être humain de penser, de décider et d’agir librement, par lui-même, sans aucune influence extérieure. La notion de libre arbitre est intimement liée à celle de liberté.’’ [ii]Donc, l’être humain est par sa nature libre face à son destin lequel dépend exclusivement du choix de ses actions ou de ses inactions. Ce qui ne signifie pas que bien des facteurs peuvent influencer le cours des choses. Il me vient à titre d’exemples une maladie chronique, un accident sur la route ou bien même une rencontre fortuite. Oui, j’avoue que la liste est presque sans limite.

Les évènements de la vie sont fort nombreux. Mais, les êtres humains sains de corps et d’esprit doivent y répondre du mieux qu’ils le peuvent et selon leurs connaissances. Il en va de leur destin. Comme dit si bien le professeur Emmett Brown (surnommé « Doc ») dans le film  »Retour vers le futur » : Rien est écrit à l’avance.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

[i] Il n’est nullement question ici de me placer juge dans une quelconque affaire judiciaire où des crimes ont été commis sous l’influence d’une perte de conscience du bien et du mal chez l’individu. Les tribunaux sont là pour ça.

[ii] Source : https://www.jepense.org/libre-arbitre-illusion/ 

[iii] Rôle brillamment interprété par Christopher Lloyd

Le passé appartient au passé

Autrefois
Le passé appartient au passé Texte de RollandJr St-Gelais Photo libre de droit d’auteur Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-00949-4901-844314150

Le passé appartient au passé

Bon début de semaine tout le monde,

 J’espère que vous allez bien. Pour ma part, tout va à merveille et même plus. En effet, que puis-je demander de plus à la vie que de débuter la semaine avec une journée ensoleillée, d’avoir la chance de dormir dans un lit douillet et de prendre un bon petit déjeuner tout en appréciant d’avoir une excellente santé? Savoir apprécier l’instant est semble être une faculté rarissime en ce monde. Bref, merci la vie et merci mon Dieu.

Cela m’amène à me questionner sur ce qui fait que ma vie soit si belle. Je répondrais qu’un aspect fondamental de ma vision de la vie a contribué fortement à mon petit bonheur. Un aspect qui s’est développé tant au fil de mes expériences personnelles que sur mes réflexions de vie. Certes, chaque être humain possède une expérience de vie qui lui est propre. Ce qui confère une importance égale à chacune d’entre elles d’où la primauté du respect à l’égard du prochain car, comme l’affirme si bien le dicton : Parcours un kilomètre dans les chaussures d’autrui avant de le juger. Enfin bref, ledit aspect s’est construit de manière tout à fait graduelle.

Cet aspect est celui qui a pris le plus de temps à se développer. Et pour cause puisqu’il concerne ma vision de ce que j’appellerais les événements du passé. Non pas que j’ai été malheureux. C’est même loin d’être le cas. Croyez-moi sur parole. Ce qui ne m’a pas empêché de revoir quelques éléments de ma vie et de me questionner sur le pourquoi des choses. Pourquoi suis-je né ainsi? Pourquoi le décès de mon frère en 1972? Pourquoi m’être fait fourvoyer par un avocat sans scrupule en 1984? Pourquoi du pourquoi et de tout ces pourquoi? Que de questions sans réponses!

Sans réponses? Pas tout à fait puisqu’il existe une réponse infaillible à toutes ces questions. Une réponse si simple que peu d’entre nous la découvre. Il s’agit de savoir tourner la page et la tourner pour de bon. En effet, à quoi bon ressasser les événements de jadis alors que nul d’entre nous n’a la capacité de revenir en arrière. Qui plus est! Revenir en arrière et faire les choses autrement risque à son tour d’être à la source d’autres erreurs aux conséquences plus désastreuses que les précédentes. Ce qui a été fait est fait. Un point, c’est tout.

Il y a aussi une chose qui doit être dite une fois pour toutes. Le passé ne peut pas avoir toujours été sombre puisqu’il faut que la présence de la lumière, une présence aussi minime soit-elle, pour éclairer l’existence de chaque être humain. Bon! Je reconnais que mon positivisme a une influence remarquable dans ma façon de voir la vie. C’est peut-être mieux qu’il en soit ainsi. Quoiqu’il en soit, un peu à l’image du yin et du yang, la lumière et la noirceur ne peuvent exister l’un sans l’autre.

Il y a dans chaque existence, du moins je le souhaite ardemment, une présence lumineuse qui ravive le goût de vivre. Cela peut être une simple phrase, un geste humble, un regard amical ou tout autre action que l’on réalise à l’égard de nos semblables tout comme ces derniers peuvent faire envers nous. Attention ! Souvenons-nous que nous sommes interdépendants non seulement dans nos gestes mais aussi dans nos pensées.

En effet, nos pensées précèdent souvent nos actions avant même qu’elles soient commises. C’est pourquoi il est impératif de toujours porter attention aux idées que nous nous faisons de la réalité. D’ailleurs, la réalité pour l’un peut être fort différente pour l’autre. Ce qui est encore plus le cas de notre interprétation du passé lequel est vu que par des spectres construits par notre subconscient. Quoiqu’il en soit, le passé est le passé. Et, qu’il soit simplement fait en noir et blanc, il possède un charme qui lui est unique. Une unicité qui lui confère une richesse extraordinaire.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Je pense donc je suis

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Je pense donc je suis

 

Devant ma fenêtre,
M’envahit un mal-être,
Surgit en moi une idée, une réflexion.
À laquelle je dois réfléchir avec appréhension.

 

Qu’est-ce qui fait de nous des hommes?
Bien des sages ont tenté de résoudre cette question.
Certains essayèrent d’y répondre par le culte des religions,
D’autres élaborèrent des concepts assez semblables en somme.

 

Serait-ce par les idées que glapissent ces gens tels des hiboux?
De ces idées saugrenues dont s’énorgueillissent ces savants et ces fous,
De ces savants fiers de leurs théories et de ces fous pas si fous que ça,
Car il faut bien que certains des pauvres gens pensent à ce qu’ils voient.

 

À vrai dire une seule question demeure,
Que je me dois de répondre avant que je meure,
Ce que je suis en mon fort intérieur existera-t’il ?
Face à l’éternité qui nous attend tous, semble-t-il.

 

Avouons-le même si cela nous dérange,
Aucun de nos aïeux est venu nous raconter,
De l’autre côté de la porte une fois qu’elle est fermée,
Pas même un saint, pas même un pécheur, encore moins un ange.

 

Mes pensées divaguent au fil des années,
Parfois elles vont, elles viennent, elles ne font que se répéter.
Des pensées parfois nobles, parfois vilaines souvent coquines,
Surtout en la présence de quelques femmes blondes ou rouquines.

 

Mais d’où vient cette incroyable faculté?
Celle de pouvoir penser la nuit jusqu’en matinée,
Au risque de passer nuit blanche avec des idées noires,
Alors qu’à l’aube apparait de la splendeur de la vie sa gloire.

 

Même si je pense, plus je comprends tard,
Oui, c’est une situation si étrange et si bizarre,
Puisque devant tant de questions nulle réponse tienne bon,
Devant la bêtise des hommes j’ai constaté depuis jeune garçon.

 

Parfois, je pense à des blessures profondes et jamais guéries,
À de nombreuses cicatrices béantes et jamais refermées,
Ne serais-je qu’un vagabond sur cette terre damnée?
Voilà là une énigme maintes fois posée.

 

Quelques fois je me demande ce qu’est l’amour,
Serait-ce qu’un vœu pieux digne d’un conte de fée?
Un conte des mille et une nuit que Shahrazade aimait raconter,
Mais trop vouloir y songer m’a fait craindre le pire pour toujours.

 

Car, croyez-le ou non, trop penser peut tuer.
Tuer nos rêves, nos espoirs, nos illusions et nos désirs,
Voilà la raison pourquoi je préfère et de loin simplement vivre,
Pour me sortir de ce parcours ténébreux, je vais plutôt aller me balader.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada