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Ils disent que je dois attendre

Ils disent que je dois attendre Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/They-said-I-have-to-wait-895238353

Ils disent que je dois attendre

 

Depuis que je suis gamine,

Et que j’avais une drôle de mine,

Je n’avais pas de cesse de questionner,

Des questions sur des aspects de la réalité.

 

Tout, autour de mon être, me paraissait si étrange,

Un monde peuplé parfois de démons, parfois d’anges.

Je voyais chaque jour tant de choses qui me dépassèrent,

Parfois des choses remplies d’amour, trop souvent de guerre.

 

Mais, il y avait posé sur mon épaule une douce main,

Qui me fit croire qu’il y aurait un meilleur lendemain,

Des paroles qui, au plus profond de moi, me réconfortèrent,

Des mots d’affection répétés avec douceur par mon père et ma mère.

 

Les années sont tout de même passées,

Ce qui ne m’a pas empêché de me questionner,

Pourquoi tant d’injustice? Et pourquoi tant de haine?

Ma foi dans l’amour serait-elle utopie, une chose vaine?

 

Quoiqu’il adviendra de mon avenir,

Je continuerai envers et contre tout à sourire,

Car devant tant d’interrogations toujours irrésolues,

Un simple geste rempli d’amour est le plus noble que j’ai vu.

 

Oui, j’attendrai encore et encore.

Car, la vie est plus précieuse que tout l’or,

J’attendrai tant et aussi longtemps qu’il le faudra,

À toutes mes questions, une réponse, au bon moment, adviendra.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’indomptable

L’indomptable Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-untamable-894740770

L’indomptable

 

Je suis un être de chair,

Une femme fière et belle,

Une femme libre de voler de ses ailes,

Une femme libre de voguer dans les airs.

 

Vous voulez m’asservir?

N’y pensez pas même dans vos rêves.

Car je suis descendante de Lilith et non d’Ève,

Pour ma liberté, je combattrai jusqu’à mon dernier soupir.

 

Ma conscience m’appartient,

Mon corps est mon bien le plus précieux,

Le donner, je le ferai seulement quand je le veux.

Je suis fière d’être ce que je suis et je sais que je le vaux bien.

 

J’enlève ce vêtement qui m’étouffe,

Ce vêtement qui n’est pas fait de chair,

Cette tenue que vous vouliez que je porte pour vous plaire,

Car à vos yeux, je suis simplement que de la bouffe.

 

Je crie ma liberté avec pleine fierté,

Je suis celle que vous ne dompterez jamais,

Femme d’aujourd’hui, et non d’hier, c’est ce que je voulais.

L’indomptable! Voilà qui je suis maintenant et pour l’éternité.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Donc nous en sommes là

Donc nous en sommes là Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/So-here-we-are-894334374

Donc nous en sommes là

 

Ça y est !

Le mal est fait.

Je te faisais confiance,

Toi, mon amour depuis l’adolescence.

 

Je croyais que tu étais le bon.

Mais, je m’étais trompée comme de raison.

Nous avions pourtant projeté famille et heureuse maison,

Vivre ensemble jusqu’à la fin de nos jours sans contrefaçon.

 

J’ai écrit sur ma peau de satin ton nom afin de ne jamais l’oublier,

Mon cœur était à toi depuis le jour où nous nous sommes embrassés,

Ce jour où toi et moi sur une plage nous nous sommes allongés,

Nous avons juré fidélité pour l’éternité.

 

Les années sont passées comme le sable du sablier,

Tu étais parti étudier dans cette université,

Une matière où tu espérais, ta vie, gagner.

Pour futur rempli de bonheur et de gaieté.

 

Les nuits me pesèrent tant sur mon âme qu’en ma chair,

Puis, j’ai pris mon courage à deux mains et je filais comme l’air.

Toute de blanc vêtue et parfumée légèrement afin de te plaire,

Je suis arrivée à la porte de ta chambre d’un air débonnaire.

 

Mais, ce n’est pas la surprise à laquelle je m’attendais,

Car, une femme sur toi avec le sourire s’amusait.

Des mots d’amours, sans cesse tu lui disais,

Alors que mon cœur à cet instant tu le brisais,

 

Tu le détruisais, tu le broyais pour toujours.

Promesses de fidélité rompues dès ce jour,

Tu m’as vraiment joué un très vilain tour,

Cette surprise m’a bouleversée sans détour.

 

Donc nous en sommes là.

Quelle belle surprise semblait pour toi,

Quelle grande tristesse émergeait en moi,

Par cet acte, tout mon amour envers toi s’envola.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La chaise de bois

La chaise de bois Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-chair-891540651

La chaise de bois

 

En ce samedi,

Je me suis promenée,

Afin de profiter de cette journée,

Sous le soleil qui avec joie m’éblouit.

 

Marchant avec lenteur sur l’herbe verte,

Songeant en cet instant de calme à tout et à rien,

Seule, sous le regard des arbres de feuilles d’or et d’airain,

Avec plaisir j’ai enlevé mes vêtements me laissant découverte.

 

À quoi bon me priver de cette intimité?

De ces dernières chaleurs de la saison estivale,

Succéderont l’automne et ses jours de plus en plus glacials,

Jusqu’à l’avènement de l’hiver et ses nuits qui sembleront une éternité.

 

Que vois-je? Me suis-je alors demandé.

Un souvenir lointain de ma petite enfance,

Une de ces pièces sorties de mon adolescence,

Une chaise faite de bois et d’amour à ce que l’on m’a raconté.

 

Voulant profiter des chauds rayons du soleil,

Je me suis assise avec délicatesse sur cette pièce de bois,

Ne sachant en ce moment quoi dire tellement j’étais sans-voix.

Est-il utile de dire un mot alors qu’il suffit de vivre une telle merveille?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Voici la lumière

Voici la lumière Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/There-is-light-890349403

Voici la lumière

 

Toute la nuit, à toi, j’ai pensé.

Attendant le soleil se lever,

Afin de mes tristes pensées,

Je les laisserai se disperser.

 

Dans la fraîcheur,

De la nuit sans peur,

Je n’ai pas vu filer les heures,

Car, vers moi, viendra le bonheur.

 

Légèrement vêtue,

Je déambulais pieds nus,

Regardant par la fenêtre les nues,

Croyant du regard une biche avoir vu.

  

Dans le calme de la forêt endormie,

Je suis sortie en évitant de faire du bruit,

Marchant sur la pointe de mes pieds telle une souris,

Quand, soudain, quelques rayons de soleil, je vis.

 

Quels bienfaits que fit dame nature,

De cette rivière où coule une eau pure,

De cette forêt où passent de magnifiques créatures,

De ce lieu où se dégage la sérénité la plus sûre.

 

Mais le bien le plus beau, le plus précieux.

Qui pénètre jusqu’à la profondeur de mes yeux,

C’est cette tendre lumière que m’offrent les cieux,

La lumière de mon ami au cœur si simple et si généreux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada