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Je suis femme noire

Fabuleux dessin par Noble Roro de la France

Je suis femme noire

 

Je suis et je vis
Je vis avec la fierté de ma couleur
Celle de mes ancêtres qui n’ont pas peur
Je suis pleine d’amour et profite de chaque instant de ma vie.

 

Je suis toujours fière
Autant aujourd’hui qu’hier
Et de mon corps et de mes seins
Et j’avance avec foi et sans regrets.

 

Femme noire
Femme de bois d’ébène
Sang noble coule dans mes veines
Semblable à à celui du Christ dans le ciboire.

 

Car bien de mes ancêtres
Ont donné de leur sang pour cette terre
Afin d’en faire un pays si beau et si prospère
Alors que leurs maîtres se cachèrent sous les hêtres.

 

Je suis descendante de fils d’esclaves
Comme bien d’autres gens et même des slaves
Mais aujourd’hui je suis libre et à jamais
Voilà ma simple vérité et tout ce qu’il en est.

 

Je ne regarde pas derrière
Car en réalité, je n’en sais que faire
Je suis femme noire et mon lait est blanc
Blanc comme neige ou les étoiles dans le firmament.

 

Je suis femme aux seins invitants
Quels beaux seins si tentants
Je suis femme ! Je suis femme !
Et en moi l’amour est ma flamme.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Et pourtant je suis parti

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Et pourtant je suis parti

 

Au petit matin

Sans faire de bruit

Tes yeux, lentement, tu ouvris

Tu avais si froid dans tes draps de satin.

 

Tu t’es assise en constatant le silence

Ce lourd silence de mon absence

Même si je t’avais promis d’être là au petit-jour

À la vie! À la mort! Maintenant et pour toujours.

 

De mes baisers je t’ai comblée

De mes caresses je t’ai données

De ma chaleur je t’ai choyée

Et de tes larmes je les ai séchées.

 

Mes mots d’amour étaient sincères

Mais en moi je vis un véritable enfer

Un mal-être qui me ronge le sang

Qui fait de ma vie un supplice au fil des ans.

 

Pardonne-moi! Ô ma chérie!

Ce n’est pas toi que je fuis,

C’est cette blessure qui me meurtrie

Et qui sans cesse empoisonne ma vie.

 

Une blessure lointaine

Qui me brûle les veines

Et contre laquelle je me démène

Aussi noire que le bois d’ébène.

 

Je voulais te dire dans cette lettre d’adieu

Comme je t’ai aimée je le jure devant Dieu

Mais j’ai tellement peur d’être à nouveau blessé

Que pour notre bien, j’ai préféré malgré mon amour te quitter.

 

Ne pleure pas ma belle princesse

Car tu seras toujours à mes yeux une déesse

Ce que tu étais magnifique lorsque tu t’ai endormie

Ce que je t’ai adorée et pourtant je suis parti.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec