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Comment sera ma journée ?

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Comment sera ma journée ?

 

Au chant du matin et du coq,

Celui de l’apôtre Pierre ou de Paul,

Je me réveille à peine de cet étrange vol,

De mes tourments même si je m’en moque.

 

J’ouvre avec grande peine mes yeux,

Pour faire face à mes souvenirs douloureux,

De mes yeux rougis et trempés de chaudes larmes,

D’avoir connu grandes blessures la mort dans l’âme.

 

Blessures subies pour celle que j’adore,

Celle qui est dans mes nobles pensées dès l’aurore,

Celle pour qui je tendais avec joie cette main que je n’ai pas,

Celle dont voir sa beauté mettait mon cœur en émoi.

 

Suis-je un monstre ou bien un damné ?

Qui ne peut accomplir son destin depuis qu’il est né.

Homme de chair avec un esprit donné par l’Être divin,

À celui qui puisse me répondre j’offrirais le meilleur des vins.

 

J’avais tourné bien des tristes pages,

Car l’humain que je suis loin de moi d’être sage.

Face à cette solitude lourde qui sans cesse m’accable,

Le navire de mon corps a depuis longtemps levé les câbles.

 

De ce désespoir, j’en suis le seul responsable.

De cet abîme, je m’y enfonce tel un brûlant sable.

Mais, une question me vient inexorablement en moi.

Comment sera maintenant ma journée alors que tu n’es plus là ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je ne serai toujours qu’un mal-aimé

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Ce mal-aimé !

 

Je suis ce mal-aimé,

Même si je vous ai nourris,

Vous avez bu mon lait blanc et rit,

Rire de bonheur dès le moment de la tété.

 

Symbole par excellence de la féminité,

Je n’ai que faire de vos stupides divinités,

Ce globe dans l’abîme de l’adolescence se forme,

Signifiant que mon corps plein de vie se transforme.

 

Hommes avides dans leurs regards,

Et parfois même quelques femmes d’arts,

Le délice des amants et l’envie de prétendants,

Sachez me caresser au gré du temps et au fil des ans.

 

La douceur pulpeuse de ma peau,

Vous fait saliver en donnant à la bouche l’eau,

De votre langue gourmande vous titillez mon mamelon,

En se gavant de ma rondeur sans gêne tel un vilain polisson.

 

Point de honte ! Point de haine !

Allez-y aux convives jusqu’au profond de mes gênes !

Pour vous qui me prenez avec vos doigts si fébriles et si agités,

Moi fais pour l’amour et pour la vie, je ne serai toujours qu’un mal-aimé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada