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Le pont de pierre

Le pont Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture par Maryse Vesseyre de la France

Le pont de pierre

 

Il y avait à l’époque de mon enfance,

Un endroit où bien des gens y allèrent,

En dansant, quelques pas en avant, et en arrière.

Y raconter leurs plus beaux contes de belle romance.

 

Un pont fait de pierres sculptées,

Et amenées au-dessus d’une rivière,

Par des gens si pauvres et bien solitaires,

Et qui n’avaient que pour outils leurs mains fatiguées.

 

Après chaque célébration du dimanche,

Courtisans y allèrent gaiement pour se rassembler.

Jeunes femmes si éprises, de leurs soupirants, par un baiser.

Jeunes hommes épris, de leurs élues, par la grâce de leurs hanches.

 

Que de paroles d’un amour frivole,

Y furent maintes et maintes fois prononcées,

Que des regards remplis de tendresse y furent partagés,

Des paroles et des regards qui au fil du temps ont pris leurs envols.

 

Sur ce pont, bien des cœurs se sont noués,

Sur ce pont, bien des promesses ont été formulées,

Sur ce pont de pierre, bien des cœurs se sont fracassés

Sur ce pont, au-dessus de cette rivière, des rêves se sont parfois réalisés.

 

Sur ce pont, j’y ai appris une grande leçon.

Que l’amour peut naître à tout moment, à tout instant.

Que de belles paroles et autant de regards si beaux, si rafraîchissants.

Sont vrais que s’ils concrétisent dans les jours mauvais comme les bons.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Dans la chaleur du moment

Dans la chaleur du moment
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Dans la chaleur du moment

 

Dans la chaleur du moment,
Je t’ai surprise l’espace d’un instant,
Entendant tes soupirs langoureux,
En rêvant de ton amoureux.

 

Espérant que j’étais l’heureux élu,
Celui à qui tu te montrerais nue,
Celui qui aura l’unique privilège,
De découvrir si tu es vierge.

 

Ce que je doute très sérieusement,
Car de nombreux gracieux courtisans,
Tu en as connu, je le crois évidemment.
Des hommes désireux de ta beauté sûrement.

 

Tu es entrée en silence dans mes songes,
Et l’envie de te faire l’amour sans cesse me ronge,
Ce désir de te satisfaire de mes baisers jusqu’à m’épuiser,
M’épuiser à force de vouloir avec passion et douceur t’aimer.

 

Dans la fraîcheur de la nuit,
Tu es venue près de moi dans mon lit,
Dans la moiteur de mes draps je t’ai sentie,
Mais les laudes sitôt sonnées, telle une brume tu es partie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada