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Appuyée

" Appuyée " Dessin par Eri Kel
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Appuyée

 

Appuyée sur mes bras,

Je vous entends les gars,

J’imagines vos yeux émerveillés,

Du fait de mon corps sa volupté et sa féminité.

 

Pour cette occasion,

Je me suis fait un beau chignon,

Qui me donne ce petit air comme un garçon,

« Avec son blouson » comme chantait Sylvie Vartan dans sa chanson.

 

Certes, je n’ai pas sa notoriété.

Mais de la France, je possède une beauté.

Celle de ma région natale, de la superbe Vendée.

De St-Gilles-croix-de-vie, petite ville où je suis née.

 

Prenez bien tout vote temps,

Car je serai ici pour encore longtemps,

Car après discussion,nous avions convenu.

Votre professeure, une amie à moi, que je passerai la journée nue.

 

Car, vous ne le saviez peut-être pas.

Etre à l’aise avec sa nudité pour le modèle tout est là.

Et c’est dans la liberté de ses actions que se trouvent l’inspiration,

Cette inspiration qui permettra à vos crayons de m’immortaliser pour de bon.

 

Appuyé sur mes coudes,

Il faut maintenant en découdre,

Travailler bien sur vos réalisations,

Afin que vous reteniez bien comme il se doit votre leçon.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ève et sa pomme

ve et sa pomme
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Ève et sa pomme

 

J’ai à l’esprit des questions saugrenues,
Pas tant que ça à propos d’une belle dame nue,
Une dame par laquelle serait entré dans le monde le péché,
Celui qui nous accable depuis des lustres et depuis que nous sommes nés.

 

Que serait-il donc arrivé si ce fruit elle n’y avait pas goûté?
Que serait-il arrivé si le serpent elle n’avait point écouté?
Que serait-il arrivé si à Dieu elle n’avait point désobéi?
Que serait-il arrivé si à elle n’avait point pris ce fruit?

 

Je tenterai de répondre à ces quelques questions,
Mais avec grande prudence car je ne veux pas y perdre ma raison,
Voilà là bien des questions à la fois théologiques et philosophiques,
Que bien des sages ont essayé de résoudre par leurs discours épiques.

 

Ô le pauvre et humble mortel que je suis,
Certes, je suis loin d’être un sage, c’est moi qui vous le dis.
Mais, je sais fort bien que nos destinés en auraient été changées.
Guerres et armes, destruction et larmes, jamais n’auraient existés.

 

Mais, en dépit de tout ce que l’on dit et l’on raconte.
Dans cette histoire inspirée de la Babylone et de ses contes,
Il faut retenir une grande leçon tant dans nos cœurs que dans nos âmes,
Réside cet irrésistible envie d’outrepasser les règles dans chaque homme.

 

Alors, je vous demande cette ultime requête à vous mes fidèles amis.
Veuillez ne point lancer la première pierre à celle qui a fléchi,
Qui aurait par défaillance, semblerait-il, réalisé le premier délit.
Car nous sommes tous semblables à cette dame au cœur épris.

 

Aucune réponse infaillible ne peut satisfaire tant de doutes,
Aucune vérité ne peut étancher la soif de mes lèvres je goûte,
Mais une seule chose m’apparait être si claire et tellement belle,
Il y a aussi dans le cœur de l’homme le désir de créer des merveilles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dans votre donjon

Je suis votre esclave

Magnifique photo réalisée par Tastethewine Modèle ? Emily Jo

Dans votre donjon

 

Bonsoir ! Bonsoir ! Bonsoir !
Il y a si longtemps que j’attendais ce moment,
Être devant vous, ô maître adoré, nue tout simplement.
En cette heure qui est la dernière bien avant qu’il ne soit trop tard.

 

Pour vous plaire, j’ai bien apprise ma leçon.
Sans cesse et avec délices, j’en ai fait des révisions.
Espérant que cette nuit vous me donnerez cette correction,
Celle que j’ai tant méritée de ne point vous avoir donné satisfaction.

 

Ô mon maître tant adoré,
Saurez-vous cette nuit me pardonner ?
De vous avoir tant offusqué par ma désobéissance,
Car, loin était de mon être, une authentique innocence.

 

Mes seins fermes sont pour vous combler,
Ma peau est à votre main experte réservée,
Mes fesses si parfaites vous sont à jamais destinées,
Et de mon tendre visage, ma souffrance, vous contemplerez.

 

Ô maître que sans cesse je glorifie,
Pour votre savoir-faire depuis les temps infinis,
Faites de moi votre prisonnière, votre captive et esclave.
Que vos doigts effleurent mes seins tel le feraient ceux d’un noble et beau slave.

 

Chantez-moi l’une de vos berceuses,
Vous verrez alors que je ne suis guère peureuse,
Ne voyez-vous pas que vivre pour vous est mon seul droit ?
Allez ! Ô mon maitre bien-aimé ! Dans votre donjon, allons-y de ce pas.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’avais les bleus

Cowgirl
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

J’avais les bleus

 

Je suis arrivé dans ce pays,
En espérant y trouver du travail,
En désirant reprendre de ma vie son gouvernail,
Et y découvrir l’amour véritable qui comblerait ma vie.

 

Je suis venu le cœur rempli d’espoir,
En m’évitant bien des soucis et des tracas,
En voulant faire de moi un homme de ce pas,
En m’évitant idées saugrenues et pensées noires.

 

Étant originaire de la campagne,
Où la bière forte remplaçait le léger champagne,
Habitué de travailler dur et à la sueur de mon front,
Je ne redoutais ni labeur ni ceux qui me faisaient la leçon.

 

Mais, après de longues journées,
Je croyais voir mes nobles rêves s’envoler,
C’est alors que dans ce bar j’ai décidé d’y entrer,
Pour boire quelques bières et t’y entendre chanter.

 

N’en croyant pas mes yeux,
Je t’ai reconnue grâce à tes yeux bleus,
Sans oublier avec raison tes seins si admirables,
Que m’empêcher de t’offrir un verre j’en étais incapable.

 

Avec ton sourire légendaire,
Tu es venu me demander de te suivre,
Te suivre afin de mieux notre discussion poursuivre,
Dans ce bar toi et moi en un local tout juste situé en arrière.

 

Se remémorant le temps,
Où nous étions dans le vent,
Ce temps où tu rêvais de devenir une star,
Une chanteuse country qui joue maintenant dans un bar.

 

Viens avec moi cette nuit !
Viens avec moi dans mon lit !
C’est ce que tu m’as dès l’instant dit.
Je t’ai répondu : « Avec grand plaisir j’y serai ô ma chérie. »

 

Tu as alors pris ton chapeau de cowgirl et ta guitare,
Et retournée sur l’estrade avant qu’il ne soit trop tard,
En me jouant une chanson de notre terre bien-aimée,
Où toi et moi nous y sommes nés et avons vécu bien des années.

 

Ta chanson, ta beauté et quelques verres,
Suffirent pour mettre mes problèmes loin derrière,
Oui, c’est vrai que j’avais depuis quelques jours les bleus,
Grâce à ton corps de déesse le monde était devenu merveilleux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le toréador a perdu sa tunique

Le toréador a perdu sa tunique

Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Le toréador a perdu sa tunique

 

Oh toréador !
Je crois que ton chien est mort.
À ce taureau tu ne feras plus de tords,
Allez ! Ramasse ta tunique et de l’arène sort.

 

Tu avais pourtant fière allure,
Dans ton habit et avec tes chaussures,
Saluant nobles dames en haut des balustrades,
Une main levée pour les embrasser ! Ô quelle mascarade !

 

Toréador ! Toréador !
Tu te croyais être le plus fort.
Devant ce taureau descendu des cieux,
Sorti du zodiaque pour te donner une leçon voulue par les dieux.

 

Un coup de cornes par-ci ! Un autre coup par-là !
Tu en perdis tous tes moyens et fis quelques faux pas.
C’est alors qu’avec étonnement, devant la foule, il te déshabilla.
Cul nu, cette foule et ces nobles dames rirent alors de toi.

 

Une leçon que tu n’oublieras pas de sitôt,
N’est-ce pas toréador ? Toi, mon pauvre idiot.
Allez ! Allez ! Cherche ta tunique. Et puis, va-t’en !
Va pleurer dans les bras de ta mère pendant qu’il en est le temps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada