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Peux-tu la sentir ?

Peux-tu sentir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Peux-tu la sentir ?

 

Sois rassurée !
Il est vrai que je t’ai aimée,
Aimée à la folie, aimée sincèrement,
Aimée du matin au soir et si passionnément.

 

Aimée de tout mon coeur et en silence,
Au risque de plier sous le poids de la démence,
J’étais prêt à te prendre avec tes qualités et tes défauts,
Car moi aussi j’en ai tout autant et même plus qu’il n’en faut.

 

J’étais heureux de te voir sourire,
Car au fond de moi je me sentais revivre,
J’avais aussi de la peine lorsque tu pleurais,
Car malgré moi, je le savais bien que je t’aimais.

 

Tu étais libre de faire ce qu’il te plaisait,
Mais en mon coeur me mentir, pardonner ? Jamais !
Liberté ? Je t’ai donnée. Te venir en aide ? Je l’ai fait.
Mais quand mes yeux s’ouvrirent, mon espoir s’envolait.

 

Je ne t’en veux pas car j’ai agi comme un fou.
Étais-je bercé par mes illusions en mon coeur doux ?
La vie m’enseigna qu’il faut savoir souvent faire un choix.
Peux-tu la sentir ? Deviner en mon âme tout le poids de ma croix.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je resterai dans mon lit

Je reste dans le lit
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je resterai dans mon lit

 

Que cette nuit a si vite passé,
Même si nous avons longuement discuté,
Sans oublier se coller et avec tendresse s’embrasser,
S’embrasser avec amour et passion en entendant le jour se lever.

 

Je t’ai demandé si tu m’aimais encore,
Car pour toi, j’ai réalisé tellement d’effort.
Pour te plaire, pour que tu m’aimes comme je suis,
Afin de poursuivre avec toi mon destin ma route de vie.

 

À cette ultime question, tu as préféré ne pas répondre.
Voyant alors tout autour de moi mon univers s’effondre,
Ne sachant quoi dire, quoi faire afin de ne point te déplaire,
Je suis alors restée figer ignorant quand je reprendrai mon air.

 

Et puis, après que nous ayons fait l’amour,
En souhaitant que ce ne soit pas de la vie un vilain tour,
Car jamais je ne m’en remettrai, jamais je ne pourrai de nouveau aimer,
À quoi bon se faire des illusions ? À quoi bon son âme encore le torturer ?

 

De tout mon cœur, je t’avais avec passion tout donné.
De tout mon cœur, je t’ai donné même ma virginité et ma pureté.
De tout mon cœur, je t’ai laissé emporter mon innocence, celle de mon adolescence.
De tout mon cœur, je t’ai voulu dès que je t’ai rencontré dans mon enfance.

 

Aujourd’hui, je n’ai plus le goût de rêver.
Aujourd’hui, je n’ai plus le goût de me lever.
Aujourd’hui, j’ai simplement ce goût irrésistible de crier.
Mais j’ai choisi de souffrir dans le silence tout en restant couchée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une larme sur votre sein

Une larme sur ton sein
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Une larme sur votre sein

 

Que vous êtes belle,
Et gracieuse telle une hirondelle,
Vous êtes à mes yeux une merveille,
Ô que oui ! Ma chère jeune demoiselle.

 

Je vous attendais,
Depuis trop longtemps en fait,
Pour vous embrasser avec entrain,
Et délicatement vous caresser avec mes mains.

 

Je vois bien que vous n’avez qu’un seul désir,
C’est que je puisse avec mon corps vous faire jouir,
C’est aussi, croyez-moi beauté, mon plus grand plaisir.
Un plaisir que nul autre prétendant avant moi ne savait assouvir.

 

Ce que j’aime voir la brillance de la lune,
Sur votre peau de satin douce comme une prune,
Ce que j’aime admirer la grâce de vos tendres lèvres,
Vous, descendante de la légendaire femme nommée Ève.

 

Ce que j’aimerais appuyer ma tête sur votre poitrine,
Afin d’entendre battre votre cœur en pensant à cette mer saline,
Où vous et moi nous nous sommes rencontrés en cette journée,
Et de votre coup d’œil, j’ai vite compris qu’avec vous cette nuit je passerai.

 

Dans ces draps, avec mes mains je vous réchaufferai,
Dans ces draps, de mes lèvres je vous embrasserai,
Dans ces draps, avec ma langue je vous caresserai,
Dans ces draps, avec mon corps je vous aimerai.

 

Mais, de grâce ne pleurez pas.
Moi aussi, j’ai perdu bien des illusions.
De ces femmes que j’avais aimées avec passion,
Nul ne peut refaire le passé, c’est de la vie une terrible loi.

 

Je vous en prie, cessez de pleurer ma jolie,
Vous savez, il n’y a rien de plus beau dans la vie.
Que de partager avec vous toute la chaleur de ce lit,
Je vois cette larme sur ce sein. Cessez de pleurer, je vous en prie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Comme une interrogation

Comme une interrogation
Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Comme une interrogation

 

J’aimerais savoir,
Pourquoi tant de noir ?
Pourquoi tant de troubles ?
Qui sans arrêt se dédoublent.

 

J’aimerais comprendre ce qui se passe,
Avant de partir, avant que je ne trépasse,
Avant de m’éteindre pour de bon et à jamais,
Que s’est-il passé de ce monde que j’aimais ?

 

Je n’y comprends plus rien,
Où sont passés les gens de bien ?
Que sont devenues les églises de mon enfance ?
Que sont devenus les temps des belles romances ?

 

L’immoralité est devenue la norme,
Pour satisfaire les illusions des hommes,
La bonté est devenue un crime un déshonneur,
La tristesse a remplacé les moments de bonheur.

 

Expliquez-moi car je suis perdu
Perdu dans mes pensées sorties des nues,
Que sont devenus les rêves de paix et d’harmonie ?
Ont-ils été remplacés par des objets à vil prix ?

 

J’ai comme une interrogation,
Une simple et petite question,
Où se trouve maintenant l’amour ?
Est-il disparu à jamais et pour toujours ?

 

Je suis tellement désemparé,
Pourquoi suis-je en ce monde né ?
Dans le sein de ma mère, je veux retourner.
Car de ce monde si insipide, j’en suis écœuré.

 

Existe-t-il encore un lieu,
Où les hommes sont encore des frères ?
Où les femmes vivent en symbiose égalitaire ?
Où les crimes n’ont pas été commis au nom d’un Dieu ?

 

Mais pour le moment, je vais me taire.
Et me dessiner je vous laisserai-faire,
Car je suis venu pour votre plaisir,
Et pour répondre à mon désir.

 

Mon désir d’être libre et nu,
Et de vos yeux être simplement vu,
Vous permettre de m’immortaliser,
Sur du papier avec un crayon bien aiguisé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Astres dans le ciel

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Montréal le 15 août 2018

 

Astres dans le ciel 

 

Après les nombreuses agitations de la vie, 

De ma vie depuis trop longtemps au quotidien, 

Des journées où je lutte pour quelques sous et presque rien, 

Faisant tout pour celle que mon cœur a librement choisie. 

 

N’en pouvant plus de garder le silence, 

De ce silence qui me gruge depuis ma tendre enfance, 

Et de toutes mes questions sur la raison ultime de mon existence, 

Je suis allé me promener sur la plage à cette lueur d’incandescence 

 

C’est alors que je me suis rappelé grande vérité, 

Une parole prononcée par un sage depuis le début de l’éternité, 

“ Regarde les astres dans le ciel. Ils brillent depuis toujours. 

Et ce, qu’ils soient cachés par les nuages ou la lumière du jour.” 

 

Ainsi va le fil de nos chemins, 

Qui parait être sans lendemain, 

Qui nous semble être sans apparentes raisons, 

Mais ne nous y trompons pas. Ce n’est qu’une illusion. 

 

De la plus lointaine de toutes ces étoiles, 

Viendra une tendre lumière déposée sur une toile, 

Qui saura lentement dissiper nos craintes et nos doutes, 

Tel un filet d’eau d’un ruisseau en hiver coulant goutte à goutte. 

 

Astres dans le ciel sont là pour nous remémorer, 

Qu’à notre tour, il faudra bien de ce monde s’en aller. 

Afin de les rejoindre en toute sérénité dès le moment venu, 

C’est alors que nos peurs se dissiperont au plus haut des nues. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

L’ultime loi de la vie

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L’ultime loi de la vie

 

Il arrive que parfois, 

Bien malgré nous et bien malgré moi, 

Que le chemin de nos vies prend un grand détour, 

Et que l’on s’aperçoit qu’il nous a joué bien des vilains tours.

 

Nous naissons et grandissons loin des tumultes de l’existence, 

Disons que cela peut dépendre de sa propre enfance, 

Nous sommes alors animés par une grande vitalité, 

Sans savoir que ce ne sera jamais pour l’éternité.

 

Puis, vient le temps des premiers amours.

Le temps des chagrins qui semblent durer toujours. 

Ceux qui blessent au plus profond de soi et de nos âmes, 

Celles qui brûlent tout notre être par une horrible flamme.

 

Puis, un jour ou un autre et où on s’y attend le moins. 

Apparaît l’âge adulte qui contemple l’enfance disparaître au loin. 

Avec elle s’égrainent nos rêves, nos illusions et parfois nos espoirs. 

Tel le feraient les rayons du soleil à l’approche de dame lune au soir.

 

À la virginité de nos idées préconçues, 

Viennent s’y frotter grande vérité toute nue. 

Nous bousculant sans cesse dans les recoins de nos valeurs, 

Nous faisant avec raison vivre bien des craintes et bien des peurs.

 

Comment cela se peut-il ? 

Comment cela est-il un tant soit peu possible ? 

Souvent, essayer de comprendre ne fut-ce qu’un seul instant est impossible. 

Qui et où en sommes-nous ? Pourquoi de tels mensonges existent-ils ?

 

Serait-il nécessaire de faire une mise au point ? 

Que la lumière nous frappe en plein visage à coups de poings ? 

Maintenant que l’âge de la vieillesse annonce sa grise couleur, 

Mes folles pensées et rêves de jeunesse s’envolent vers les hauteurs.

 

À quoi bon avoir d’éternels regrets ? 

Bien et mal ont été, bon gré et mal gré, faits. 

Toutefois, s’il y a une chose que la vie m’a enseigné. 

C’est de ne jamais faire pleurer celles qui nous a aimés.

 

Et pourtant, ce que j’aimerais revenir en arrière. 

Aussi loin que le jour où je naquis tel un rescapé de la guerre. 

Pour éviter toutes ces erreurs que j’ai commises depuis naguère. 

Mais, c’est l’ultime loi de la vie et je ne peux rien y faire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Souffrance !

Souffrance !

 

Exister, c’est vivre et c’est souffrir.
Nous souffrons dès que nous respirons, 
Premières bouffées d’air nous souffrons,
C’est le chemin qui nous fait toujours grandir.

 

Nous souffrons d’un manque d’attention,
Nous souffrons d’un manque d’affection,
Nous souffrons de la peur même de perdre
De perdre ce que nous n’avons pas et même d’être.

 

Nous souffrons de voir ce qui existe,
Nous souffrons de ce qui nous résiste.
Alors qu’il nous suffirait de se défaire de nos chaînes,
Celle de nos illusions, de nos craintes et de nos haines.

 

Nous souffrons souvent malgré notre volonté.
C’est le propre de bien des chemins et des destinés.
Nous souffrons pour toutes sortes de raisons.
Raisons déraisonnables ! Raisons futiles à en perdre la raison.

 

Souffrance jusqu’à la jouissance !
Souffrance jusqu’à l’extase ! 
Souffrance exprimée dans le jazz !
Souffrance exprimée par la romance !

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Besoin de solitude

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Besoin de solitude

 

Besoin de solitude,

En cette froide journée d’hiver,

En cette glaciale nuit comme celle d’hier,

Où silence et poésie rythment le battement d’un cœur rude.

 

Serait-ce un péché contre Dieu ?

De vouloir se soustraire quelques temps de tous ces yeux ?

De faire comme ce « Fils de l’homme » de ces saintes écritures,

De s’éloigner sur des plaines désertiques et le soir venu si obscures ?

 

Point de croix à supporter,

Si ce n’est que toutes ces illusions perdues,

De ces paysages mirifiques et de ces contrés à perte de vue,

Car sur cette colline devant petit peuple ma tendre chair fut fouetté.

 

Aujourd’hui, mon âme criait !

Cette nuit, mon corps me suppliait !

Un peu de répit ! Un peu de repos bien mérité !

Sans vouloir se plaindre et encore moins se lamenter !

 

Hommes se plaignent du manque de temps,

De ces manques pour combler des désirs si absurdes,

Et pourtant, bien des gens vivent sous des cieux si rudes,

Ne serait-il pas le moment de cesser d’agir comme des enfants ?

 

J’avais simplement envie d’être seul,

Pour remettre dans ma vie et en mon esprit,

Un peu d’ordre, un peu de vision et sans causer de souci,

Besoin de savoir où j’en suis dans ce monde si en décrépitude.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Reprendre le temps

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Reprendre le temps

 

Reprendre le temps,

En dépit des grains de sable,

Jusqu’à en ressentir un plaisir coupable,

De savoir que futilités de jeunesse se perdent au fil des ans.

 

Quelle triste destinée,

Que partagent tous les derniers-nés,

De prendre conscience de sa mort prochaine,

Et que de passer sa vie dans l’amertume et la haine.

 

Ne serait-t-il pas la sève de l’amour,

Qui devrait nourrir les fils de la terre et des mers?

Et de ces filles belles et dévouées comme sont les mères?

Auprès de l’être aimé se trouve notre raison d’être pour toujours.

 

Tel un pèlerin sur sa route,

Mettons de côté nos illusions et doutes,

Savourons avec joie l’ardeur de nos veines,

En oubliant quelques instants les craintes et les peines.

 

Temps de vivre est un luxe de roi,

Que l’on doit de traiter comme il se doit,

Prenez bien garde mes amis d’ici ou d’ailleurs,

Ancien sagesse dit que nul ne sait quand arrivera son heure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada