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Une accolade

Une accolade Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1665-899112652

Une accolade

 

Quoi de mieux, en ce monde, qu’une accolade?

Donnée par notre mère lorsque l’on était malade,

Donnée par un être cher qui nous console d’une peine,

D’un chagrin d’amour qui parcourt notre corps et nos veines.

 

Sentir la chaleur si réconfortante,

Alors que la mélancolie en notre âme la hante.

Un geste si riche en générosité pour qui le reçoit,

Qu’il soit fils de paysans ou bien descendant d’un roi.

 

Une action qui peut être faite spontanément,

Un acte de noblesse qui peut être effectué lentement.

Une démarche qui nous ramène à notre humanité,

Qui nous rappelle que nous sommes des êtres de sensibilité.

 

Elle est souvent le meilleur remède face à la douleur.

Le traitement le plus efficace pour faire face à nos peurs.

Je vous fais une accolade à vous qui en avez tant besoin.

Que vous soyez riches ou pauvres, de vous prenez bien soin.

 

Car, peu importe qui nous sommes, une présence fait tellement de bien.

Avouons-le! Que serait l’amour, voire l’amitié, sans cette flamme au quotidien?

Que serait notre existence sans une accolade, un geste de réconfort, un mot gentil?

Quelle serait la signification de nos vies avant même que nous soyons partis?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le coup de vent

Le coup de vent Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1657-898550052

Le coup de vent

 

En ce dimanche de novembre,

Je suis allé voir une amie fort jolie,

Une amie pour qui j’étais, en secret, épris.

Une femme qui aimait bien l’un de mes membres.

 

Nous avions une entente tacite,

Nous pouvions nous fréquenter allègrement,

Sans nous dire un seul mot d’amour curieusement.

Ce qui, avec un peu de gêne, je dois dire, m’excite.

 

Ayant apporté une bouteille de spiritueux,

Agrémentée d’un bouquet de fleurs magnifiques,

Tout était prêt pour que nous puissions passer une nuit magique.

Deux coups à la porte de son logement, elle vint ouvrir avec un sourire curieux.

 

Sans plus attendre, je suis entré dans son repère mystérieux,

Il y régnait une atmosphère comme je n’en avais jamais ressenti à ce jour,

Une douce musique parcourait les lieux y laissant deviner de futurs gestes d’amour.

Aurait-elle deviné, par mon langage corporel, que j’en étais follement amoureux?

 

Sans crier gare, elle m’a proposé un jeu tout à fait nouveau.

Elle m’amena dans une pièce où se trouvaient un tabouret et un mur drapés,

Elle m’expliqua alors qu’elle désirait être dans son plus simple apparat photographiée,

Je croyais rêver, car un tel projet, pendant un court instant, me semblait trop beau.

 

Voulant acquiescer à sa demande à vrai dire à son étonnant désir.

J’ai déposé le bouquet et la bouteille sur une petite table.

Car, une telle requête, je vous le jure, refuser, j’en étais incapable.

La boisson versée, elle m’offrit avec un insoupçonné plaisir.

 

Sentant monter en moi la chaleur de la passion tel un doux venin,

Je lui ai proposé avec tact d’ouvrir une fenêtre afin d’aérer l’air ambiant,

Elle accepta tout en allant s’asseoir d’un pas léger sur le tabouret immédiatement.

Un coup de vent entra aussitôt et offrit à mes yeux ravis ces adorables seins.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce collier de perles

Ce collier de perles Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo : Auteur inconnu Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/1003b-853055240

Ce collier de perles

 

Assis sur le divan de mon salon,

J’ai ouvert une de mes boîtes de savon,

Qui me servait à entreposer de vieilles photos,

À une époque où tout me semblait tellement beau.

 

De ces photos qui immortalisèrent des jours heureux,

De ces moments de pur plaisir et de ces instants si joyeux.

De ces femmes si belles que j’ai croisées pour des séances,

Avec lesquelles, parfois, j’ai eu des nuits de passion et de romance.

 

Parmi elles, l’une m’avait tellement impressionné,

Par sa simplicité et par son authentique féminité,

Que je lui avais offert un présent soigneusement choisi,

Une offrande en gage d’admiration à ce modèle chéri.

 

En début de séance alors que je préparais le lieu,

Lui expliquant les différents styles de poses si précieux,

Ma réputation se basait, avant toute chose, sur mon savoir-faire.

Et d’autres qualités que m’avait enseignées feu mon père.

 

Les heures passèrent aussi vite que des secondes,

Car, il y avait en cet endroit, une céleste onde.

Une atmosphère de travail tellement agréable,

Vous la décrire, désolé, j’en suis incapable.

 

Je lui ai alors demandé une faveur,

Afin de terminer en beauté la dernière heure,

De porter ce collier de perles à son cou,

Elle m’avoua alors qu’elle adorait ce bijou.

 

Disposant à son gré de ce collier,

Elle le mit à son cou délicatement parfumé.

Immortalisant cet instant par quelques photos,

Ces témoins d’une autre époque révolue trop tôt.

 

Appuyée avec douceur sur le dossier du fauteuil,

Me présentant ses fesses douces comme des feuilles,

Elle avait un regard à la fois mystérieux et coquin,

Je manipulais tout de même mon appareil avec grand soin.

 

La séance est hélas ! Déjà achevée!

C’est maintenant le temps de vous lever,

Je voudrais, avant que vous partiez, vous dire un secret

Vous êtes de loin ma préférée. Voilà ce qu’il en est!

 

Garder ce modeste collier de perles, je vous prie.

Cette séance est à mon grand regret la dernière de ma vie.

Mes mains fatiguées ne pourront plus suivre ma passion,

Une grave maladie a entravé ma vie sans contrefaçon.

 

Elle s’approcha de moi pour déposer sur ma joue,

Croyez-moi ! Le plus précieux de tous les bijoux,

Un tendre baiser qui a fait couler une larme,

Un sanglot venu du plus profond de mon âme.

 

 C’est en regardant avec le sourire cette vieille image,

Que je me rende compte que la vie est plutôt sage.

Il y a en effet pour mon plaisir une surprise inattendue,

Une photo qui me rappelle que la vie vaut la peine d’être vécue.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Laisse-moi !

Laisse-moi ! Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo : Auteur inconnu Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/A-1-871996041

Laisse-moi !

 

Laisse-moi !

Être près de toi,

Sentir ton parfum,

Avec toi, ô chérie, faire un.

 

Mettre ma main sur ta fesse,

Je le ferai avec une grande délicatesse,

Déposer un baiser sur tes lèvres tel un châtelain,

Un baiser comme un prélude à l’amour jusqu’au matin.

 

M’étendre avec douceur sur ton corps,

Ton corps si précieux à mes yeux comme de l’or,

Entendre battre ton coeur dans ta poitrine généreuse,

Voir dans tes yeux en cet instant comme tu es heureuse.

 

Que je place ma main autour de ta taille,

Et faire des gestes de passion sans aucune faille,

Car de ta féminité je ne pourrai jamais la brusquer,

Et de notre union à jamais elle ne sera jamais terminée.

 

L’union de la chair dure qu’un moment

Mais, celle de deux âmes dure éternellement.

L’âme est, selon toutes les religions, immortelle. Dit-on ?

Deux âmes amoureuses? Davantage, et ce, avec raison.

 

Laisse-moi t’aimer en cette nuit,

Vois ô ma chérie comme j’en ai envie.

Que notre passion née de notre pureté de cœur,

Témoigne de notre fidélité sans crainte et sans peur.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Remonter le temps

Remonter le temps Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo : Auteur inconnu Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1647-897994734

Remonter le temps

 

Ah ! Ce que j’aimerais remonter le temps,

Le temps de jadis, de mon enfance, de mon adolescence.

Entendre les mots d’amours que mes parents se disaient dans leur romance,

Mais, à quoi bon revenir sur les pages noircies du passé qui s’envolent dans le vent?

 

Je me rappelle une très jolie fille,

Que j’ai connue au début de la vingtaine,

Une fille aux cheveux couleur d’ébène, prénommée Hélène.

Une femme que les yeux de mon cœur avaient remarquée au cinéma dans la file.

 

À ma grande surprise elle était rarement accompagnée,

Chose étrange car sa beauté fragile rayonnait son visage angélique.

Une femme si mystérieuse qui par son éclat avait quelque chose de féérique.

Devrais-je lui parler ? Je me suis souvent demandé car au fond de moi j’étais gêné.

 

Les weekends ont au fil des saisons passé,

Comme à l’habitude, nous étions des âmes perdues,

Dans cette foule béate croyant avoir dans ces films de la vie tout vu,

Une foule à la recherche de sensations afin de leurs émotions les disperser.

 

La vie m’a appelé à vivre en une lointaine cité,

Une ville où j’ai fait ma vie comme je le pouvais,

Une ville où j’ai construit une vie avec ce que j’avais,

En développant le goût pour les photos, ces témoins du passé.

 

En parcourant des albums chez un antiquaire,

Un des rares qui existent en ce monde aseptisé,

Un monde qui renie tout ce que les aïeuls ont réalisé,

Et qui censure les détracteurs pour à jamais les faire taire.

 

J’ai porté mon regard sur une photo en particulier,

Une photo en noir et blanc qui ma foi était bien conservée,

Je me suis penché pour avec douceur de la poussière la préserver,

Malgré mes yeux fatigués par l’âge, j’y ai reconnu un visage familier.

 

Assise dans son plus simple apparat,

Une jeune dame fixa une horloge de manière tranquille

Et de son doigt, elle arrêta le mouvement perpétuel des aiguilles.

Un éclair traversa mon esprit lorsque j’ai compris qu’elle était la dame du cinéma.

 

Ah ! Ce que j’aimerais être à ses côtés en cet instant

Simplement pour sa beauté sans dire un mot l’admirer,

La vie a fait en sorte que nos chemins ne se soient jamais croisés.

Quelle tristesse de constater que je ne peux pas remonter le temps.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada