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Pose suggestive

Douce et mouillée

Magnifique photo réalisé par mon ami Joël Pèlerin

Pose suggestive

 

Parfois, il faut savoir oser.

Lorsque l’on doit poser.

Poser, c’est aller plus loin.

C’est de se prendre en mains.

 

Poser, c’est parfois faire allusion.

C’est aussi susciter une tentation.

Mais sans perdre de vue la perfection,

Cette idée que sans cesse nous imaginons.

 

Imagination débordante,

Idées qui souvent nous hantent,

Fantasme inassouvi caché en un soi secret,

Cliché instantané ? Voilà qui est maintenant fait.

 

Pose suggestive !

Parfois nous porte à la dérive,

Mais la beauté de l’oeuvre finale,

Lui donne une splendeur sans égale.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pardonnez-moi, monsieur. Où est la cathédral ?

Pardonnez-moi, monsieur. Où est la cathédral
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pardonnez-moi, monsieur. Où est la cathédrale ?

 

Pardonnez-moi, monsieur. Où est la cathédrale ?
Car j’ai un peu honte de mes péchés et je me sens mal.
Non pas que je n’ai point aimé ce que j’ai fait à mes amants,
Croyez-moi, de cet instant exquis nous nous en souviendrons longtemps.

 

Mais, à vrai dire, je me sens en ce moment un peu perdue.
Perdue depuis mon réveil sans avoir pris le temps de m’habiller,
Une petite douche, quelques bouchées de croissant et une gorgée de café,
Me voilà devant vous et derrière ces gens complètement dépourvue et presque nue.

 

Quelle belle nuit, mes amants et moi avons passée.
Une nuit à se caresser, à s’embrasser et à jouer des jeux vilains,
Des jeux de langues, des jeux interdits à réaliser à pleines mains,
Maintenant que c’est fini, je me pose cette question : Où est donc le péché?

 

Fille catholique de la pure Bavière,
J’ai été élevée avec des principes sévères,
Par des parents certes très aimants mais un peu austères,
En m’inculquant dès l’heure du levé, dès l’heure du couché, de faire ma prière.

 

Malgré mes nombreux péchés mignons,
Ceux que j’adore faire avec quelques garçons,
Je désir aller à la messe et faire une sincère communion,
Ceci dit, monsieur, où la cathédrale ? Que je puisse y faire ma confession.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Statue sensuelle

Une apparition
« Statue sensuelle » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

Statue sensuelle

 

Me promenant dans les bois,
Alors que mes idées noires s’éloignèrent,
De mon esprit et qu’enfin y surgir la lumière,
Me questionnant de ce monde quelles en sont les lois.

 

Quelle en était ma raison de vivre ?
Pourquoi vivre une vie de misère et puis mourir ?
Pourquoi cette belle nature d’où est tirée notre nourriture ?
Est-elle sans cesse détruite par des êtres sans aucune mesure ?

 

Marchant dans le silence de la forêt
Légèrement vêtu mais avec belle parure,
Car saison printanière n’a pas besoin de fourrure,
Et respirant à pleins poumons de cet air tellement frais.

 

Quelle serait l’image digne de représenter cette source de vie ?
Celle qui mérite tant notre respect depuis les temps infinis,
Pensant à cette idée et surtout à ce que je pourrais faire,
Avant que ce monde devient pour toujours un enfer.

 

C’est alors qu’apparue une ombre si délicate,
Une femme tellement belle aux cheveux écarlates,
Que j’en étais bouche-bée et incapable de faire un pas de plus,
Un pas de plus pour ne pas faire fuir cette beauté si inattendue.

 

Une dame aux allures jeunes mais aux yeux exprimant une telle tristesse,
Une émotion qui n’a point besoin de mots pour y décrire toute sa détresse,
Voilà l’oeuvre de mes oeuvres ! Voilà mon ultime réalisation ! De vivre, ma raison.
Créer de mes veilles mains cette statue sensuelle avant de quitter cette vie pour de bon.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Juste un fantasme

Juste un fantasme

« Juste un fantasme » par mon ami Joël Pèlerin Poème par RollandJr St-Gelais

Juste un fantasme

 

Aux coups de sept heures,
Je me suis réveillé en sueur,
Car mon être fut envahi par un leurre,
Quel a été ce rêve sinon une grave erreur ?

 

M’étant endormi dans mes draps chauds,
Où tout était bien, tout était pur, tout était beau.
Sentant le silence m’envahir le long de mon corps,
Et le poids de la fatigue jusqu’à ce que je m’endors.

 

Une présence se fit entendre,
Un goût de menthe à mes lèvres,
Coula doucement telle une fraîche sève,
Une sève qui explora ma bouche sans attendre.

 

Survolant mon corps qui semblait être inerte,
Mais ne craignant point de la vie avoir sa perte,
Tu étais couchée bien fragile et nue à mes côtés,
Toi qui en secret j’avais tendrement plus que tout aimée.

 

Nous nous sommes rencontrés sur une île lointaine,
Où les gens fredonnèrent des paroles d’une même rengaine,
Des gens heureux qui ne se soucièrent guère de leurs lendemains,
Des gens riches d’amour et de temps qu’ils offrirent avec des pures mains.

 

Je sentais surgir en moi cette grande force,
Qui fit grandir mon arbre intime libre de sa belle écorce,
De cet arbre qui fait ma fierté depuis qu’un homme je suis devenu,
De cet homme qui est demandé par les plus grandes écoles afin d’y poser nu.

 

De cet homme au corps certes différent,
Mais qui de la vie en apprend encore pour longtemps,
Homme qui aurait tant voulu présenter devant ces artistes sa virilité,
Mais qui devait des règles établies par les us et coutumes les respecter.

 

Mais toi, je te retrouvais là dans mon lit.
Dans ce lieu où dans la noirceur de la nuit,
Revoyant mes amours de jeunesse, je m’ennuie.
Et, contre toutes attentes tu me regardes et me souries.

 

Descendants alors du plafond de ma chambre,
Tel un fantôme revêtu d’un châle à la couleur d’ambre,
Car mon désir était de te faire l’amour dès l’instant que je t’ai vue,
En cette classe où m’y voir poser nu laquelle d’entre vous y aurait crû ?

 

Ouvrant les yeux dès le chant du coq à l’aube,
Qui me faisait penser à un chant semblable à des laudes,
Juste encore un petit moment de joie de te sentir près de moi,
Juste un fantasme qui disparaît telle une brume à l’orée des bois.

 

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’ai lu ta liste de souhaits

J'ai lu ta liste de souhaits
« J’ai lu ta liste de souhaits » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Sazze

J’ai lu ta liste de souhaits

 

Joyeux anniversaire !
Pour toi, je serai nue mon cher.
À ce désir, je souhaite le réaliser.
Afin de t’offrir de mon corps sa volupté.

 

Voilà bien des jours que j’ai regardé tes yeux,
Afin d’y deviner le plus précieux de tous tes vœux,
Comme un livre ouvert, j’y ai lu tous tes tendres secrets,
Me voir ainsi pour y contempler ma féminité, point de mal y est.

 

Femme nue dans la lumière tamisée,
Mes suaves pensées sortent de l’ombre diluée,
Penchant vers l’arrière mes longs cheveux ambrés,
Songeant à chaque instant à ce présent que je veux te donner.

 

Oui, vas-y mon ami !
Touche avec tes yeux, mon chéri !
Embrasse aussi souvent que tu le désires,
Ce corps pour lequel tu pousses dans la nuit des soupirs.

 

Cette nuit, je te le permets.
Et, si tu n’es pas trop sage, qui sait ?
Ce que tu auras droit en gâteries de ma part,
Mais pour cela entre dans ma chambre avant qu’il soit tard.

 

Si tu n’es pas un bon garçon,
Je t’enseignerai une grande leçon,
Que tu te souviendras le reste de tes jours,
Alors ! N’attends pas ! Viens mon amant, mon amour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je me réveille

Après je me réveille
« Je me réveille » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Mangorose

Je me réveille

 

Cette nuit j’ai rêvé à toi,
Passionnément, tu me prenais,
Avec force et entrain, en moi tu jouissais.
Je te sentais me pénétrer au plus profond de moi.

 

Je sentais monter le désir de jouir,
Enrober mon corps dans cette chaleur,
Ne sachant quoi faire pour sortir de ma torpeur,
Puis vint cette sensation de m’abandonner m’envahir.

 

N’y prenant garde, j’y acquiesça.
Malgré la morale et ses folles lois,
Coula de mon intimité un fleuve d’amour,
Que j’aurais voulu faire durer pour toujours.

 

Imaginant tes doigts visiter cet issu,
Pendant que je suis dans mon lit et nue,
Quel fantasme interdit pour la femme que je suis,
Qu’à cela ne tienne car entre toi et moi ce que j’ai joui.

 

Entendant le chant du coq annonçant la fin de mes imaginaires ébats,
Aussitôt debout, je m’appuis sur le coin de la fenêtre car j’étais dans tous mes états.
Où étais-je donc passée ? Que m’était-il donc arrivé ? Qu’ai-je pu avoir mangé la veille ?
Pour avoir fait un rêve de luxures alors que malgré moi en cet instant je me réveille.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tu ferais mieux de partir maintenant

Tu ferais mieux de partir maintenant
« Tu ferais mieux de partir maintenant » Photo par G.B. d’Allemagne

Tu ferais mieux de partir maintenant

 

Je suis femme sauvage,
Je suis une femme sans âge,
Je suis celle qui préfère sa liberté,
Celle qui choisit avec qui elle veut baiser.

 

Je suis en ces lieux venu,
Je suis libre d’être toute nue,
Je suis consciente de ma folie,
Car de toi j’en avais tellement envie.

 

Je désirais te connaître,
Je souhaitais enfin renaître,
Je voulais apprécier ta langue experte,
Parcourant mon intimité en ayant aucune perte.

 

Je sentais le sable chaud,
Caresser allègrement mon dos,
Pendant que tu explorais ce mont mystérieux,
Que j’offre avec grande passion à tous mes amoureux.

 

C’est vrai, je t’ai laissé me lécher,
C’est vrai, je t’ai laissé me pénétrer,
C’est vrai, je t’ai permis de me défoncer.
Mais ce fut ma volonté, c’est à ne jamais oublier.

 

Ô toi bel homme ! Ô bel inconnu,
Nous avons eu tout ce que nous avons voulu,
Et comme dirait une jolie veuve noire à son amant,
Avant que je décide de te tuer, tu ferais mieux de partir maintenant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mes désirs les plus intimes

Mes désirs les plus intimes

« Mes désirs les plus intimes » Photo par G.B. d’Allemagne

Mes désirs les plus intimes

 

Nue sur ce drap de satin,
Je me satisfais avec mes mains,
En pensant à toi jusqu’au petit-matin,
Imaginant les caresses jusqu’au lendemain.

 

Fruit tant apprécié et défendu,
De ce péché du plaisir solitaire,
Retenant mon souffle afin de me taire,
Afin de ne point être en cette pose ainsi vue.

 

Longtemps je t’ai si désiré,
Encore plus longtemps à toi j’ai rêvé,
En ces nuits fraîches où s’envolèrent les bués,
Les chaudes bués de mon haleine tant haletées.

 

Sur ce drap scintillant de ce bleu verdâtre,
Faire l’amour avec mon amant, j’avais si hâte.
Était-ce trop demandé d’être comblée par ta virilité ?
Afin de satisfaire mes désirs les plus intimes jusqu’à satiété.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Cette jeune impératrice

La jeune impératrice

« Cette jeune impératrice » Photo par G.B. d’Allemagne

Cette jeune impératrice

 

Elle est resplendissante,
Elle a l’âme si réjouissante,
Elle a des envies si exaltantes,
Elle est d’une beauté si enivrante.

 

La jeune dame a connu son amant,
Sans que ne sachent ses pauvres parents,
Dans ses draps de satin elle lui a tout donné,
Elle lui a offert sur un plateau d’argent sa virginité.

 

Étant née dans une grande et noble famille,
Elle se devait d’être en tout temps bonne fille,
Toujours suivre les us et coutumes, les règles d’usage,
Même étant qu’une enfant, elle se devait d’être toujours sage.

 

Obéissante jusqu’à renier au plus profond qui elle est,
En dépit de ce qu’elle désirait, ce qu’elle souhaitait, ce qu’elle voulait.
Du jour où elle pourra de ses propres ailes s’envoler, souvent elle en rêvait,
Elle rêvait de cet homme qui l’emporterait en sa demeure pour toujours s’aimer.

 

Elle connue dans la cour royale,
Bien des hommes vraiment peu fiables,
Des hommes attentionnés par l’appât du gain,
Aux idées si sombres, si venimeuses et aux baladeuses mains.

 

Mais il y en avait un seul qui lui plaisait,
Un seul qui lui démontrait comme il l’aimait,
Un homme qui lui apportait en secret une rose du jardin,
Une rose déposée sur sa table dès l’aurore, dès le petit-matin.

 

Sans dire un mot, sans poser un geste de trop.
Simplement un homme au cœur à la fois pur et si beau,
Au fil du temps, elle devina qui était cet inconnu par le doux parfum,
Car de tous les hommes dans le palais un tel arôme ne se trouvait sur aucun.

 

C’est ainsi que par une aurore annonçant une journée ensoleillée,
Elle attendait son mystérieux visiteur afin de son corps nu l’émerveiller,
Lui offrir l’unique occasion de la connaître autrement que par les règles d’usage,
C’est avec lui seul qu’elle voulait découvrir les plaisirs de la chair car elle en avait l’âge.

 

Quel précieux instant de pouvoir partager,
Ce mielleux moment si intime avec un pur étranger,
Même si en leurs cœurs cela devait rester leur secret, ce qui est triste.
Pourtant pour une fois, elle se sentie être femme entière, cette jeune impératrice.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Comme si nous dansions !

Dansons

« Comme si nous dansions ! » Photo par G.B. d’Allemagne

Comme si nous dansions !

 

Ce que je suis bien avec toi,
Serais-tu un peu folle de moi ?
À te voir ainsi, la main dans les cheveux.
À admirer sans gêne ton corps si merveilleux.

 

Cheveux roux dans la lumière tamisée,
En cette si belle et tendre matinée,
Cachant avec coquetterie,
Ton intimité si jolie.

 

Et du miroir sur le mur silencieux,
Je pouvais contempler ce coin merveilleux,
Tant la grâce de tes fesses envoûteuses que je désirais,
Que je souhaitais cajoler de mes mains avec un joli refrain.

 

Un refrain d’une belle chanson d’amour,
Afin d’alléger ce temps d’été si chaud et si lourd,
Sans oublier le charme de cette étoile au-dessus de ce sein,
Une étoile kabbalistique qui annonce peut-être un amour sans lendemain.

 

Alors, profitons-en pour faire ce qu’il nous plaît.
Pendant que de notre jeunesse nous pouvons en jouir à souhait.
Baisons ! Baisons ! Encore et encore ! Sans gêne et regret, baisons.
Que nos gestes interdits par la morale se fassent comme si nous dansions.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada