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À chaque fois

À chaque fois Réflexion par Rolland Jr St-Gelais Photo par Pajunen Source : https://www.deviantart.com/pajunen/art/June-blossoms-918737291

À chaque fois

À chaque fois que je fais un pas, c’est à toi que je pense, cher papa. Car c’est grâce à toi que j’ai fait les premiers pas.

Lorsque je lève les yeux vers le ciel, je prie pour toi. Car je sais que pour tes enfants, tu seras toujours là.

Quand je regarde vers l’avenir, je revois en pensées ton sourire.

Un sourire qui me donne sans cesse le goût de vivre.

Bonne fête des pères, papa.

Ton fils qui t’aime

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Gustave le mangeur de saucisse

Gustave le mangeur de saucisse Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture par Noble Roro de la France

Gustave le mangeur de saucisse

 

Ce week-end, je suis allé en un coin de l’Allemagne.

Un de ces pays qui formaient jadis un véritable empire.

Une de ces régions où l’on aime bien boire et bien vivre.

Un empire fondé par mon ancêtre, l’empereur Charlemagne.

 

Dans un joli petit village de Bavière,

Je suis arrêté pour y déguster une bonne choucroute.

En savourer dans une auberge, peu importe ce que cela me coûte.

Il va de soi qu’en cette région tout s’accompagne d’une bonne bière.

 

Aussitôt entré dans un lieu quelque peu étranger.

Une belle dame aux yeux bleus et aux cheveux blonds,

Est venue à ma table de fleurs décorée en quelques bonds.

Elle me demanda, avec grand sourire, ce que je désirais manger.

 

Bien que je parle très bien la langue de Martin Luther,

Je lui montrai sur le menu une bonne choucroute appétissante,

En lui indiquant une bière de cette région fort étonnante.

Ô, mon Dieu, que ce petit péché ne m’amène point en enfer.

 

Mais, au fait, j’ai oublié de me présenter, mes amis.

Je m’appelle Gustave, originaire de l’Alsace et de la Lorraine.

Une région de la France où j’ai rencontré la belle Helen.

Une femme, avec grand amour, j’ai marié pour la vie.

 

Nous parlions tant la langue de Goethe que celle de Molière.

Nous nous disions des mots d’amour et de tendresse,

Hélas, nous n’avions pas d’enfant à notre détresse.

Toutefois, elle était une excellente cuisinière.

 

Oui, je parle bel et bien au temps passé.

Car, il y a de cela quelque temps, elle est partie.

Rejoindre un lieu que l’on appelle avec affection le paradis.

Ô, si vous saviez comme je l’ai aimée, voire adorée.

 

Heureusement, elle me faisait cuire sa grande spécialité.

Je suis le seul, et l’unique, Gustave le mangeur de saucisse.

Je l’avoue d’emblée, la gourmandise est mon humble vice.

Quel bonheur de pouvoir déguster de la saucisse bien apprêtée !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Avant de recommencer, reposons-nous un peu.

Avant de recommencer, reposons-nous un peu Photo par Gb62da Poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Now-I-have-to-rest-a-bit-905027951

Avant de recommencer, reposons-nous un peu

 

Quel instant magique que nous avons vécu,

En cette nuit où avec aisance nous étions nus.

Quel bonheur incomparable nous avons partagé,

En cette chambre d’hôtel que nous avons louée.

 

Nous avons enlevé nos vêtements avec grande légèreté.

Avec des gestes d’amour que nous avons partagés.

Lentement, nous nous sommes découverts l’un à l’autre.

Devant le miroir qui agissait en cette occasion en guise d’hôte.

 

Tu m’as laissé caresser ces œuvres si grandioses,

Cette libellule et ces fleurs qui, ma foi, sentaient les roses.

De mes lèvres, j’ai savouré ta peau douce si satinée.

Alors qu’à la radio jouait une chanson de Léo Ferré.

 

Quel moment fantastique lorsque nous nous sommes étendus,

Dans ce lit, témoin de tant d’adultères, en avait tellement vu.

Les doigts croisés, nos ventres collés, les yeux dans les yeux.

Ah mon Dieu ! Nous ne pouvions guère demander mieux.

 

Tes jambes, avec empressement, tu as écarté.

Me laissant te pénétrer avec une entière liberté.

Nos corps tellement enlacés que je croyais perdre la raison.

Quel péché véniel ! Quel péché mortel ! Ah, comme c’était bon.

 

Nos bassins cadençaient à la mesure de ce plaisir partagé.

Jusqu’à ce que dans la profondeur de tes entrailles j’aie explosé.

En un temps et trois mouvements, tout était achevé.

Encore tellement loin de nous était la matinée.

 

L’envie de recommencer animait nos corps épuisés,

Pourquoi pas ?! Je t’ai alors répondu sans hésiter.

Mon tendre amour, avec toi, je suis si heureux.

Avant de recommencer, reposons-nous un peu.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

La petite fée

La petite fée Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-little-fairy-896930733

La petite fée

 

Lorsque j’étais enfant,

Un joli conte me racontait maman.

Un conte pour me rassurer, m’endormir,

De sa voix si douce, en mon cœur, j’en ai le souvenir.

 

Un conte où se trouvait un château merveilleux,

Qui était situé sur une montagne si près des cieux,

Entouré d’un jardin parsemé de fleurs parfumées et colorées,

Au-dessus duquel des oiseaux volèrent et chantèrent avec gracieuseté.

 

Une fée y vivait loin de ce monde perdu,

Une fée aux cheveux de feu à peine vêtue,

Une fée d’une beauté tellement remarquable,

Vous la décrire, j’en serais toujours incapable.

 

De manière inévitable, le temps fit son œuvre,

Je suis devenu un bel homme, sans être un chef-d’œuvre.

J’ai acquis de ma vie somme toute modeste mon expérience,

Travaillant avec ardeur et selon mes connaissances.

 

Puis, sans crier gare, un jour ma mère est partie vers le Père.

Sans toutefois me laisser en mon âme un quelconque goût amer.

En effet, elle avait su mettre en mon cœur d’enfant un conte de fées,

Un conte qui peut-être correspond à ce mystérieux Paradis. Qui sait?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Que nous puissions rêver ensemble

Que nous puissions rêver ensemble Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Let-s-dream-together-894226757

Que nous puissions rêver ensemble

 

Je pense souvent,

À ce que nous avons tant vécu,

À ce que nous avons tellement connu,

À ce que nous avons fait en ce merveilleux temps.

 

Des souvenirs de jouvence,

De cette période en ma mémoire,

Pas si lointaine, en mon âme, si j’ose croire.

Où nous étions à peine sortis de l’adolescence.

 

Où toi et moi avons parcouru mers et monde,

En écoutant des accents voguant sur les ondes.

De ces accents qui enrichissent la vie du fait de leur présence,

Nous les découvrons avec un cœur rempli de simplicité de l’enfance.

 

Il me semble qu’il n’y pas si longtemps,

Nous nous prenions la main en marchant,

Le cœur léger en ayant le monde à découvrir,

J’avais trouvé un grand trésor en ton beau sourire.

 

Un trésor d’une valeur inestimable,

Qui remplissait ma vie d’un bonheur incomparable,

La source d’eau d’une pureté et d’une fraîcheur inégalées,

Qui faisait de mon existence un jardin de fleurs aux couleurs si variées.

 

Maintenant que le sommeil vient me trouver,

Dans ce grand lit, je vais seul, mon corps y déposer.

Dans la froideur de cette nuit solitaire, de tout mon être, je tremble.

Dans mes songes, viens me trouver, que nous puissions rêver ensemble.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada